28.09.2009
POURQUOI LA FRANCE DOIT QUITTER L'AFGHANISTAN par Alain de BENOIST
Tandis que les violences redoublent en Afghanistan, les opinions publiques européennes semblent se lasser. C’est tout particulièrement vrai en France. En 2008, 55 % des Français déclaraient souhaiter le retrait des troupes d’Afghanistan. Ils sont désormais 68 %, soit plus des deux tiers de la population, à désapprouver la décision de Nicolas Sarkozy d’envoyer de nouvelles troupes à Kaboul.
Cette position est même majoritaire (53 %) dans le propre parti du président – les sympathisants du Front national étant les seuls à se singulariser, en étant pratiquement aussi nombreux à approuver la guerre américaine qu’à s’y opposer. Lors de la création, le 20 décembre 2001 par le Conseil de Sécurité de l’ONU, de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS), la tâche de l’armée française se bornait à assurer la sécurisation de Kaboul et de ses environs, à lutter contre les narcotrafiquants et à participer à la « reconstruction » du pays, tout en permettant à certaines de ses forces spéciales de participer à des missions ciblées de lutte antiterroriste. Mais très vite, le conflit s’est transformé. Au départ, deux opérations distinctes se juxtaposaient : une opération multinationale sous contrôle européen, celle de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS), et une opération américaine. Cette distinction s’est ensuite effacée. Le tournant a eu lieu en août 2003, lorsque la FIAS est passée sous le commandement de l’OTAN, c’est-à-dire de fait sous l’autorité de Washington, ce qui a eu pour effet d’élargir le mandat de la Force internationale. Progressivement, la situation a été de moins en moins maîtrisée. Sur place, la confusion s’est instaurée, du fait d’une absence totale de concertation et de stratégie globale, tant en matière d’objectifs que de moyens. A Paris, alors que Jacques Chirac avait limité la participation des troupes françaises au strict minimum, Nicolas Sarkozy a voulu faire du zèle pour satisfaire ses amis américains. Au sommet de l’OTAN de Bucarest, en avril 2008, l’envoi d’un contingent supplémentaires de 700 soldats a été annoncé. Peu après, la France décidait de réintégrer l’OTAN, que le général de Gaulle avait quitté en 1966. Il y a maintenant 12 500 militaires français déployés en Aghanistan et dans la région (un chiffre supérieur à celui des contingents allemand et italien). Ces troupes sont engagées dans de très mauvaises conditions de cohérence opérationnelle, du fait que leurs actions dépendent de l’appui et du renseignement tactique de moyens de la coalition. 26 soldats français ont été tués, dont dix dans une embuscade tendue dans la vallée d’Uzbin le 21 août 2008. Le adversaires de la guerre avancent deux raisons : cette guerre n’est pas la nôtre, et elle ne peut pas être gagnée. Alors que le gouvernement répète sans convaincre qu’un désengagement favoriserait le retour d’un régime taliban à Kaboul et la réimplantation d’Al-Qaïda dans une région géopolitique sensible, les Français constatent que les Talibans, expression de l’identité tribale pachtoune, la principale ethnie du pays, ne sont pas des exportateurs de violence, et que la France et les Afghans n’ont aucun objet de litige. Ils constatent surtout que, sur le terrain, jamais la situation n’a été aussi mauvaise : les forces internationales ont plus perdu d’hommes en juillet dernier qu’en aucun autre mois depuis le début de la guerre. Le président Hamid Karzaï, chef d’un gouvernement faible et corrompu, ne bénéficie que d’une légitimité douteuse et d’un contrôle très réduit de son propre pays (quelques grandes villes et axes stratégiques). Ben Laden n’a toujours pas été capturé. La population afghane vit dans l’insécurité permanente, à la merci des exactions des chefs de guerre, des Talibans, des forces officielle et de militaires américains peu regardants sur le choix de leurs cibles. La vaste majorité des Afghans éprouvent en fait un violent sentiment de rejet vis-à-vis de l’étranger installé sur leur sol. Quant à la lutte contre le narcotrafic, principale source de revenus des Talibans, elle s’est soldée par une augmentation de la production du pavot, qui touche aujourd’hui 195 000 hectares, soit une surface supérieure à celle consacrée en Amérique latine à la culture de la coca. Alors que la stratégie américaine vise maintenant à étendre la guerre dans l’ouest du Pakistan, extension qui contient en germe une probable déstabilisation de ce pays, il apparaît chaque jour un peu plus qu’il n’y a pas de solution militaire à ce conflit aux allures de bourbier. Au cours de sa visite à Washington en novembre 2007, Nicolas Sarkozy déclarait : « La France restera engagée en Afghanistan aussi longtemps qu’il le faudra, car ce qui est en cause dans ce pays, c’est l’avenir de nos valeurs et celui de l’Alliance atlantique ». Des « valeurs » qui semblent se confondre avec la possible ouverture d’un gazoduc qui, passant par l’Afghanistan, devrait un jour relier la mer Caspienne à la côte pakistanaise de l’océan Indien.
09:25 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.09.2009
AFGHANISTAN: MORT DE QUATRE NOUVEAUX SOLDATS FRANCAIS
Quatre soldats français sont morts accidentellement dans l'est de l'Afghanistan depuis samedi soir, trois en raison d'un violent orage dans la nuit, et un autre dimanche quand son véhicule est tombé dans un ravin. Cinq autres ont été blessés, dont plusieurs très grièvement, dans ce dernier accident, a annoncé la présidence française.
Ces décès portent à 35 le nombre de militaires français, dont 3.000 sont engagés en Afghanistan, ayant perdu la vie depuis l'arrivée de troupes françaises en décembre 2001. Lors d'une opération dans la nuit de samedi à dimanche, trois soldats français ont été victimes d'un violent orage, l'un foudroyé et les deux autres noyés dans une rivière en crue, a expliqué à l'AFP l'amiral Christophe Prazuck, de l'état-major. L'opération conduite par quelque 250 militaires français et afghans, a-t-il précisé, se déroulait en vallée d'Afghanya, dans la province de Kapisa, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Kaboul avec pour "objectif des poseurs d'IED" (Improvised Explosive Device, bombes artisanales). "Lorsqu'un premier soldat a été foudroyé, un médecin et l'infirmier ont essayé de le ranimer sans succès", a indiqué l'amiral Prazuck. "L'opération a été suspendue pour tenter de le sauver puis de l'évacuer, mais l'orage s'est déchaîné et un autre militaire a été emporté par une rivière en crue une dizaine de minutes plus tard alors qu'il progressait sur une piste", a-t-il ajouté. "Un de ses camarades, parti à sa recherche, a été emporté à son tour par la rivière et ils ont été retrouvés tous deux noyés au lever du jour", a précisé l'amiral Prazuck. Toujours selon lui, l'orage, qui a été "très violent et très local", "n'était pas prévu par la météo". Un quatrième soldat est décédé et cinq autres blessés dimanche, dont plusieurs très grièvement, lorsque leur blindé est tombé dans un ravin dans le district de Surobi, voisin de la province de la Kapisa. Un sondage publié en août indiquait que 64% des Français étaient opposés à la participation française aux forces de l'Otan en Afghanistan. L'armée française y a subi sa plus grande perte les 18 et 19 août 2008 lorsque 10 soldats étaient tombés dans une embuscade des talibans en vallée d'Uzbin, à l'est de Kaboul. Les soldats français meurent aujourd’hui en Afghanistan pour des intérêts qui ne sont pas ceux de la France. L’intervention française en Afghanistan doit cesser au plus vite.
22:15 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, coalition occidentale, contingent français, otan
17.09.2009
AFGHANISTAN: SIX SOLDATS ITALIENS TUES DANS UNE ATTAQUE A KABOUL
Dix civils afghans et six militaires italiens ont péri à Kaboul dans une attaque à la voiture piégée contre un convoi de l'Otan sur une artère très fréquentée de la capitale, annonce le ministère afghan de la Défense. Cinquante-deux civils afghans ont également été blessés dans l'explosion, ajoute-t-il.
A Rome, le ministre italien de la Défense Ignazio La Russa a précisé que quatre militaires italiens avaient aussi été grièvement blessés mais que leur pronostic vital n'était apparemment pas engagé. Il s'agit de l'attentat le plus sanglant contre des Italiens à l'étranger après une attaque en 2003 à Nassiria en Irak, qui avait tué 17 militaires et deux civils. Il porte à 20 le nombre de victimes italiennes en Afghanistan. L'attentat s'est produit au passage de deux véhicules d'escorte en provenance de l'aéroport et qui se dirigeaient vers le quartier général de l'Isaf (Force internationale d'assistance à la sécurité), a précisé le ministère italien de la Défense. Des militaires afghans ont été vus transportant des civils blessés vers des ambulances près de l'épave d'un véhicule portant le sigle de l'Isaf sous commandement de l'Otan. Plusieurs autres véhicules ont été détruits par la déflagration, qui s'est produite sur une route très fréquentée par les forces étrangères, non loin du quartier diplomatique du centre de Kaboul.
Cette attaque est la quatrième du genre à Kaboul au cours du mois écoulé. L'un a visé le quartier général de l'Isaf avant l'élection présidentielle du 20 août, un autre a pris pour cible une base de l'Otan sur l'aéroport.
16:25 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, coalition occidentale, resistance afghane
AFGHANISTAN: LA FARCE ELECTORALE
Le président sortant Hamid Karzaï a recueilli 54,6% des voix au premier tour de l'élection présidentielle du 20 août en Afghanistan, selon les résultats globaux publiés le 16 septembre par la commission électorale. Bourrage d’urnes, centaines de bureaux de vote fantômes… les nombreuses et flagrantes irrégularités observées dans toutes les provinces au cours du scrutin inquiètent la communauté internationale.
Observateurs et diplomates occidentaux sont divisés sur la conduite à tenir. On les comprend : la communauté internationale a tout de même englouti la coquette somme de 225 millions de dollars dans l’organisation de ce scrutin loufoque, censé apporter aux Afghans les joies de la démocratie triomphante. Que faire pour atténuer, sinon rattraper ce ratage ?
Le 6 septembre, la Commission électorale afghane (IEC), présidée par un juriste nommé par le chef de l’État (et candidat) Hamid Karzaï, avait évoqué la possibilité d’annuler 400 000 bulletins avant de se rétracter, dès le lendemain. Elle n’en a finalement annulé « que » 200 000, avant de proclamer des résultats partiels, portant sur 93% des bulletins : Karzaï (54%) devancerait nettement Abdullah Abdullah (28%). Mais l’ancien ministre des Affaires étrangères soutient, depuis le soir du scrutin, qu’il a été volé comme dans un bois. De fait, il semble que les fraudes constatées favorisent le chef de l’État sortant.
De son côté, la Commission des plaintes électorales (ECC), un organisme indépendant présidé par le canadien Grant Kippen, a ordonné de recompter les bulletins chaque fois qu’une urne en contenait plus de six cents, et chaque fois que l’un des candidats avait recueilli plus de 95% des suffrages. Cette mesure sera-t-elle suffisante pour convaincre les Afghans que Karzaï, certes arrivé en tête,c a franchi la barre des 50% nécessaires pour être élu au premier tour ? Rien n’est moins sûr.
Dès lors, faut-il le pousser à accepter un second tour ? Richard Holbrooke, l’envoyé spécial des États-Unis dans la région, n’y était pas parvenu, le 23 août. Leur discussion avait même été houleuse. Aujourd’hui encore, Karzaï s’y refuse. Bref, l’onctueux Pachtoune est en pleine rébellion. Il ne veut plus passer pour la marionnette de Washington – l’un des griefs qui lui était le plus souvent fait, avec la corruption et l’inefficacité de son gouvernement. En parallèle, les diplomates occidentaux s’attellent, en coulisses, à lui faire accepter un gouvernement d’alliance dans lequel son rival, Abdullah Abdullah, deviendrait son « super-Premier ministre ». Un compromis que le bouillant Tadjik rejette avec la même virulence que Karzaï, du moins pour le moment.
Toutes ces gabegies font le jeu des talibans, qui progressent dans l’ensemble du pays et commettent désormais des attentats jusque dans Kaboul. Sur le plan militaire, la situation est préoccupante : plus de 300 soldats de la coalition occidentale ont été tués, depuis le début de 2009. Un record depuis le début de cette guerre, en 2001. La France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne réclament la tenue d’une conférence internationale. « L’Afghanistan, ce n’est pas le Vietnam », s’est empressé de déclarer Barack Obama à un journaliste du New York Times. Voire… Mais en attendant, c’est une belle pagaille ! (Source : Jeune Afrique)
11:20 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, élections présidentielles
08.09.2009
AFGHANISTAN/IRAK: NOUVELLES PERTES POUR L'ARMEE AMERICAINE
Quatre soldats américains tués en Afghanistan et quatre autres en Irak: la journée de mardi a été particulièrement meurtrière pour les troupes américaines opérant dans ces deux pays.
A Kaboul, l'armée américaine a annoncé que quatre de ses hommes avaient été tués lors d'une attaque dans l'est de l'Afghanistan.
La porte-parole des forces américaines, Elizabeth Mathias, a précisé qu'ils avaient été pris dans "une attaque complexe" mardi matin dans la province de Kunar, qui jouxte le Pakistan.
En Irak, quatre soldats américains ont également été tués mardi, cette fois par l'explosion de bombes placées en bordure de routes, selon l'armée américaine.
La première bombe a explosé au passage d'une patrouille dans le sud de Bagdad, tuant un soldat américain. Peu de temps après, une autre bombe a explosé dans le nord de l'Irak, également au passage d'une patrouille, tuant trois soldats américains.
19:18 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, irak, coalition occidentale
23.08.2009
AFGHANISTAN: LA FARCE DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES
Alors que le candidat sortant Hamid Karzaï affirme être arrivé en tête du scrutin présidentiel afghan, son principal opposant, Abdullah Abdullah dénonce les "irrégularités" observées pendant la campagne.
Le principal rival du président sortant Hamid Karzaï, arrivé dans les fourgons de l’armée américaine, Abdullah Abdullah, ancien proche du commandant Ahmed Shah Massoud, a dénoncé dimanche 23 août des "irrégularités et fraudes massives" en faveur de son adversaire. "Il y a des irrégularités, fraudes et tentatives de trucages massives", a-t-il déclaré à la presse, en se fondant notamment sur les rapports de ses propres observateurs sur le terrain. Selon de "nombreuses informations" reçues par son équipe de campagne, la participation annoncée dans certaines zones a été "quatre fois supérieure à ce qui a été compté en réalité", soit "40 à 45%" au lieu de "10%", et avec des votes qui "se sont portés sur le sortant Karzaï", a-t-il indiqué.
Ces irrégularités concernent des zones où la participation a été très faible, voire nulle. Elles correspondent en général au sud et au sud-est, régions où la résistance à l’occupation occidentale est très forte et où la participation n'a parfois pas dépassé 10%, selon des observateurs. Abdullah Abdullah a dénoncé plusieurs fois ces derniers jours des irrégularités dans la région de Kandahar, la grande ville du sud. Il a ajouté que son équipe continuait d'enquêter, car "nous n'avons pas encore d'idée complète" de la situation
"Comme il s'agit d'un trucage massif, je pense que le peuple d'Afghanistan mérite de savoir ce qui est en train de se passer, et la communauté internationale mérite d'être au courant de nos inquiétudes", a-t-il affirmé. Toutes ces informations ont été transmises à la Commission des plaintes électorales (ECC) pour qu'elle puisse enquêter. Cet organisme indépendant créé par la loi afghane a déclaré dimanche 23 août avoir reçu quelque 225 plaintes contre des irrégularités présumées commises lors des suffrages présidentiel et provinciaux de jeudi, dont certaines pourraient affecter les résultats définitifs. Les accusations concernent essentiellement le bourrage d'urnes, l'intimidation d'électeurs, des violences ainsi que la qualité douteuse de l'encre indélébile servant à marquer le doigt des électeurs, a déclaré à la presse le président de la Commission, Grant Kippen. L'équipe d'Abdullah a annoncé avoir transmis 40 plaintes, la plupart dénonçant l'attitude de responsables locaux qui ont ordonné aux électeurs de voter pour Karzaï. Abdullah affirme depuis le lendemain du scrutin qu'il est en tête, tout comme l'équipe de Karzaï. Les résultats définitifs ne sont pas attendus avant la mi-septembre. Et pendant ce temps-là, Etats-Unis et Union européenne se félicitent des progrès de la « démocratie » en Afghanistan ! A mourir de rire…
19:48 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, élections présidentielles, karzaï, abdullah abdullah
19.08.2009
AFGHANISTAN: 64% DES FRANCAIS HOSTILES A L'INTERVENTION MILITAIRE
Selon un sondage Ifop pour le Figaro, 64% des Français sont opposés à l'intervention militaire française en Afghanistan. Ils ne sont que 36% à y être favorables.
Le soutien des Français se réduit au fil du temps : en octobre 2001, 58 % ( contre 32 %) étaient favorables, puis 45% (contre 55%) en avril 2008.
Globalement, les sympathisants de gauche sont plus hostiles à l'intervention que ceux de droite. C'est aussi le cas des femmes (71%) que des hommes (56%), des catégories populaires (ouvriers-employés) que des cadres. Seuls sont favorables à plus de 50%, les cadres (53%) ainsi que les sympathisants de l'UMP (57%) et électeurs de Nicolas Sarkozy au 1er tour (55%).
92% des Français estiment que " la situation sur place est très difficile et nos militaires y sont très exposés", 86% qu'il y a "un vrai risque d'enlisement des troupes occidentales", 50% que "la présence militaire est nécessaire pour lutter contre le terrorisme international" et 42% que "la présence militaire a permis de faire progresser le pays vers la démocratie".
12:41 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, coalition occidentale, intervention française, hostilité des français
16.03.2009
AFGHANISTAN: UN NOUVEAU SOLDAT FRANCAIS TUE AU COMBAT
Un caporal du 27e bataillon de chasseurs alpins (27e BCA) a été tué samedi par un tir de roquette contre son blindé lors d'un accrochage avec des insurgés dans l'est de l'Afghanistan, a annoncé l'état-major des armées à Paris.
Le soldat a été tué au cours d'une opération engagée dans la matinée par un bataillon de l'Armée nationale afghane (ANA) et 400 militaires français dans la vallée d'Alasay, au nord-est de Kaboul, a déclaré à l'AFP le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major. La France compte quelque 2.800 soldats sur le sol afghan, déployés au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan. Ce nouveau décès porte à 26 le nombre de soldats français tombés en Afghanistan depuis l'arrivée des premiers contingents en janvier 2002.
16:14 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, coalition occidentale, résistance afghane, soldat français tué au combat
09.03.2009
AFGHANISTAN: OBAMA PRÊT A ENTAMER DES DISCUSSIONS AVEC LES TALIBANS
Le président américain Barack Obama estime que les Etats-Unis ne sont pas en train de gagner la guerre en Afghanistan et laisse entendre que son pays pourrait entamer des discussions avec certains talibans, dans une interview publiée dimanche par le « new York Times ». Le succès de la stratégie américaine en Irak consiste selon lui à faire venir des insurgés sunnites à la table des négociations en les éloignant d'Al-Qaïda. Une stratégie conçue par le général David Petraeus, alors commandant des forces américaines dans le pays.
«Si vous parlez au général Petraeus, je pense qu'il dirait qu'une part du succès en Irak impliquait de tendre la main à des gens que nous considérions comme des fondamentalistes islamiques mais qui étaient disposés à travailler avec nous parce qu'ils rejetaient complètement les tactiques d'Al-Qaïda en Irak», explique Obama qui a cependant prévenu que la situation en Afghanistan était «plus complexe» qu'en Irak, et que la pacification du pays était un «sacré défi». Le président afghan Hamid Karzaï a aussitôt salué ces déclarations. «C'est une très bonne nouvelle» que Barack Obama «soutienne l'idée de discussions avec les talibans qu'il considère comme modérés», a-t-il déclaré à Kaboul. C'est sans doute aussi une façon de tendre la main à ceux qui revendiquent les attentats du 11-septembre 2001. Un moyen, pour Obama, d'éviter que ne se répète ce type d'attaque, alors que les services de renseignements américains assurent que les probabilités d’un nouvel attentat terroriste aux Etats-Unis sont très fortes. Interrogé par le NYT pour savoir si les Etats-Unis étaient en train de gagner la guerre en Afghanistan, nouveau front de la lutte contre le terrorisme selon le président américain, Obama a simplement répondu: «Non». «Nous avons vu les conditions se dégrader ces dernières années. Les talibans sont plus téméraires qu'avant. Je crois que dans les régions situées au sud du pays, ils ont mené des attaques de manière inédite». «Le gouvernement national (afghan) n'a toujours pas gagné la confiance de la population», a au passage déploré le président américain. Peu après sa prise de fonction le 20 mars dernier, Obama a ordonné un réexamen de la politique américaine vis-à-vis de l'Afghanistan et du Pakistan qui doit lui être transmis avant son départ pour une série de rencontres internationales en Europe le 31 mars. Il a annoncé en février l'envoi de 17.000 soldats américains supplémentaires en Afghanistan, dont une partie doivent servir à assurer la sécurité de l'élection présidentielle d'août prochain. «Nous devons refondre notre politique» pour faire en sorte «qu'Al-Qaïda et les extrémistes qui pourraient nous faire du mal ne disposent plus des sanctuaires» qui leur permettent de mener des attaques aujourd'hui, a-t-il souligné, en référence aux zones tribales montagneuses, instables et difficilement contrôlables qui bordent la frontière afghano-pakistanaise.
16:47 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, talibans, obama, nouvelle stratégie américaine
03.03.2009
AFGHANISTAN: PIERRE LELOUCHE SE PRONONCE POUR UNE "REMISE A PLAT" DU DISPOSITIF DE LA COALITION
Pierre Lellouche, représentant spécial de la France pour l'Afghanistan et le Pakistan se prononce pour une "remise à plat" du dispositif allié en Afghanistan. Le député UMPde Paris, ancien président de l'Assemblée parlementaire de l'Otan, s'est vu confier les fonctions d'émissaire parNicolas Sarkozy. L'Elysée a rendu publique mardi sa lettre de mission datée du 27 février.
Pierre Lellouche pourra s'appuyer sur une cellule spécialement créée au ministère des Affaires étrangères, où interviendront experts, membres de la société civile et représentants d'autres ministères. Le travail de cette "force de frappe intellectuelle" va notamment servir "à remettre à plat ce que nous faisons" en Afghanistan et "à influer sur la stratégie des alliés, notamment des Américains", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse au Quai d'Orsay. "Les Américains sont en phase d'écoute sur l'Afghanistan, ils savent que c'est extrêmement difficile et que ça n'est pas très bien parti", a ajouté le député. "Ils sont prêts à écouter. Pendant combien de temps, on ne sait pas, mais c'est le moment de remettre à plat l'ensemble du dispositif allié", a-t-il ajouté. Les Etats-Unis comptent 38.000 hommes en Afghanistan, intégrés dans la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) ou participant à l'opération "Liberté immuable". Le président Barack Obama a annoncé le retrait américain d' Irak à l'horizon 2010, faisant de l'Afghanistan sa priorité dans la lutte contre le terrorisme. A la mi-février, il a annoncé l'envoi de 17.000 hommes en renfort dans les prochains mois. Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a précisé avoir abordé le dossier afghan avec la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton la semaine dernière à Washington et lundi en Egypte, en marge de la conférence de Charm el Cheikh sur l'aide à la reconstruction de Gaza. Pierre Lellouche sera l'interlocuteur français de Richard Holbrooke, l'émissaire de Barack Obama dans la région. L' Allemagne et le Royaume-Uni ont eux aussi désigné des émissaires au Pakistan et en Afghanistan. Avocat de formation, Pierre Lellouche, 57 ans, siège notamment à la Commission de défense de l'Assemblée nationale. S'intéressant de près au Pakistan et à l'Afghanistan, où il s'est rendu à plusieurs reprises, il a co-signé un rapport sur l'Afghanistan avec le député socialiste François Lamy. Dans ce document remis en octobre dernier, les deux élus constataient que la coalition occidentale était dans une situation d'impasse au plan militaire en Afghanistan. Pierre Lellouche, qui se rendra à Bruxelles mercredi, a dit qu'il consulterait ses partenaires européens avant d'aller voir Richard Holbrooke "dans un deuxième temps". Le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a suggéré lundi que l'Otan fixe une date de début de retrait des forces alliées en Afghanistan une fois qu'une nouvelle stratégie aura été arrêtée. En plus des forces américaines, 30.000 militaires des autres pays de l'Otan et alliés sont déployés en Afghanistan.La France, avec 2.800 militaires (3.300 pour l'ensemble de la région), est le quatrième pays contributeur derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne. Bernard Kouchner a répété mardi qu'il n'était pas question d'augmenter le contingent français en Afghanistan, où 700 hommes ont été envoyés en renfort l'an dernier."Il n'y a pas eu de vraie demande" en ce sens de la part de Washington, a-t-il précisé.
16:24 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, coalition occidentale, pierre lelouche














