23.07.2008

JULIUS EVOLA: DU CARACTERE ILLUSOIRE DES "LIBERTES" DEMOCRATIQUES

(…) Que "l'homme économique" n'existe pas, ce fut aussi le point de vue de Mussolini, qui lui opposa l'"homme intégral"(1933) ; son idée était que la "politique a dominé  et dominera toujours l'économie", et il releva que, dans ce contexte, ce qui est conçu comme destin de l'homme "est, pour les trois quarts, créé par son aboulie ou par sa volonté"(1932). Evola.jpgIci on peut renvoyer également aux perspectives de Spengler. celui ci, étudiant les formes sous lesquelles un cycle de civilisation prend fin (la descente de la "Kultur" au niveau de la "Zivilisation"), a envisage précisément la phase ou l'économie devient souveraine et ou se réalise une certaine connexion entre démocratie, capitalisme et finance. Cette connexion démontre par ailleurs le caractère illusoire des "libertés" revendiquées de nos jours, parce que, bien évidemment, les "libertés politiques" ne sont rien sans la liberté ou l'autonomie économique, soit dans le domaine individuel, soit dans le domaine collectif. Dans ce  dernier, parce que, en régime démocratique, ce sont les groupes en possession de la richesse qui contrôlent la presse et tous les autres moyens de formation de l'"opinion publique" et de la propagande ; dans le domaine individuel et pratique, parce que  l' accession aux diverses "conquêtes" de la civilisation moderne, technique et économique, avec sa prospérité apparente, est payée par autant d'aliénations de l'individus, par son insertion toujours plus rigoureuse dans l' engrenage collectif entraîné par l'économie. Face a cela, les libertés politiques sont quelque chose de dérisoire. (…)  Julius Evola : Le fascisme vu de droite, chapitre L’autarcie économique, page 108 et suivantes. Editions Pardès.

 

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