27.05.2009
ECONOMIE: LES NOUVEAUX CHIFFRES DU CHOMAGE EN FRANCE
Les nouveaux chiffres ont été annoncés mardi par l’Assurance-chômage, qui table désormais sur un déficit cumulé de 10,9 milliards d’euros pour la fin 2010. L’assurance chômage (Unedic) prévoit désormais 639.000 chômeurs de plus en France cette année et une destruction nette de 591.000 emplois salariés, sur fond de recul attendu du PIB de 3%.
Des prévisions assombries par rapport à février et diffusées mardi. Conséquence immédiate : les comptes de l’assurance chômage devraient s’enfoncer un plus profondément dans le rouge. Après une brutale hausse du nombre de demandeurs d’emplois inscrits au chômage en 2008, le nombre de chômeurs augmenterait cette année de 639.000 (inscrits en catégories A,B,C et dispensés de recherche d’emploi), dont 411.000 demandeurs d’emploi indemnisés. En 2010, le nombre de demandeurs d’emploi progresserait de 137.000. Ces projections, détaillées mardi lors d’un bureau mensuel de l’Unedic, sont établies sur la base d’un recul du PIB de 3% cette année, suivi d’une augmentation de 0,5% en 2010. Selon ces nouvelles prévisions, l’économie française va continuer à détruire plus d’emplois salariés qu’elle n’en créera: -591.000 en 2009, -133.000 en 2010. De ce fait, fin 2009, le régime devrait accuser un déficit annuel de 1,3 milliard d’euros, après un excédent de 4,5 milliards d’euros l’année précédente. Le déficit accumulé ces dernières années, ramené à 4,9 milliards d’euros fin 2008, recommencerait à se creuser pour s’établir à -6,3 milliards d’euros fin 2009, puis -10,9 milliards d’euros fin 2010. «Le déficit prévisionnel de l’assurance chômage ne perturbera d’aucune manière le versement des allocations aux demandeurs d’emploi indemnisés» et «la nouvelle convention d’assurance chômage verra ses dispositions appliquées intégralement», assurent toutefois les gestionnaires de l’Unedic. Et bien sûr, nous sommes obligés de les croire puisqu’ils le disent…
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IRAK: MOIS DE MAI MEURTRIER POUR LES FORCES AMERICAINES
Un soldat américain a succombé mercredi à ses blessures après l'explosion d'une bombe sur une route au passage d'une patrouille dans l'est de Bagdad, a annoncé l'armée américaine. Ce décès porte à au moins 20 morts le bilan des pertes américaines en Irak depuis le début du mois de mai, le plus meurtrier pour l'armée américaine depuis septembre, selon le décompte de l'agence Associated Press (AP).
En septembre dernier, 25 soldats américains avaient péri en Irak. Quatre civils américains ont également été tués en Irak depuis vendredi dernier. Ce pic de décès intervient alors que les troupes américaines doivent se retirer d'ici le 30 juin de grands centres urbains pour laisser la place aux forces de sécurité irakiennes dans le cadre de l'accord de sécurité américano-irakien. Au total, au moins 4.302 membres de l'armée américaine sont morts en Irak depuis le début de l'intervention américaine en mars 2003, selon le décompte d'Associated Press. Par ailleurs, au moins 15 civils ont été blessés mercredi dans l'explosion d'une voiture piégée non loin d'un centre médical à Abou Ghraïb à la périphérie ouest de Bagdad, selon des sources policières et hospitalières.
16:50 Publié dans Irak | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : irak, etats-unis, victimes américaines
25.05.2009
QUAND LE MONDE SORT DEFINITIVEMENT DU CADRE DE REFERENCE DES SOIXANTE DERNIERES ANNEES...
- Communiqué public GEAB N°35 (15 mai 2009) -
Le surréalisme financier qui aura présidé aux évolutions boursières et aux indicateurs financiers et commentaires politiques de ces deux derniers mois est le chant du cygne du cadre de référence dans lequel le monde vit depuis 1945. De la même manière que, en Janvier 2007, dans le GEAB N°11, LEAP/E2020 avait décrit la charnière 2006/2007 comme caractérisée par un « brouillard statistique » typique de l’entrée en récession et conçue pour faire douter les passagers que le Titanic était bien en train de couler (1), notre équipe considère aujourd'hui que cette fin de Printemps 2009 marque la sortie définitive du référentiel utilisé depuis une soixantaine d'années par les acteurs économiques, financiers et politiques mondiaux pour effectuer leurs prises de décisions, et en particulier de sa version « simplifiée », utilisée massivement depuis la chute du bloc communiste en 1989 (le référentiel étant alors devenu purement américano-centré). Au-delà de tout aspect théorique, cela signifie concrètement que les indicateurs que chacun a l'habitude d'utiliser pour ses décisions d'investissement, de rentabilité, de localisation, de partenariat, etc… sont devenus obsolètes, et qu'il faut désormais chercher ailleurs les indices pertinents si l’on veut éviter de prendre des décisions désastreuses. Ce phénomène d'obsolescence s'est accentué fortement depuis quelques mois sous la pression de deux tendances :. d'une part, les tentatives désespérées de sauvetage du système financier mondial, et en particulier des systèmes américain et britannique, ont de facto « brisé les instruments de navigation » du fait des manipulations en tout genre effectuées par les établissements financiers eux-mêmes et par les Etats et banques centrales concernées. Parmi ces indicateurs affolés et affolants, les bourses sont le meilleur exemple. Nous y revenons d'ailleurs plus largement dans les recommandations de ce GEAB N°35. Et les deux graphiques ci-dessous illustrent magistralement comment ces efforts désespérés n'ont pas empêché un bouleversement majeur du classement des grandes banques mondiales (c'est essentiellement depuis 2007 que s'est enclenchée la fin de la domination historique américano-britannique de ce classement). d'autre part, les quantités astronomiques de liquidités injectées en une année dans le système financier mondial, et en particulier dans le système financier américain, ont conduit l'ensemble des acteurs financiers et politiques à une perte totale de contact avec la réalité. De fait, à ce stade, ils semblent tous atteints du syndrome de l'ivresse des profondeurs - qui déclenche chez ceux qu'il affecte une impossibilité à se repérer dans les profondeurs marines et les conduit à s'enfoncer toujours plus profondément en croyant en fait remonter vers la surface. L'ivresse des profondeurs financières a visiblement les mêmes effets que son homologue aquatique. Capteurs détruits ou pervertis, perte du sens de l'orientation des dirigeants financiers et politiques, voilà les deux facteurs-clés qui accélèrent la sortie du système international hors du référentiel de ces dernières décennies.


C'est bien entendu l'une des caractéristiques de toute crise systémique. On peut d'ailleurs aisément constater que le système international auquel nous sommes habitués voit se multiplier les évènements ou les tendances qui sortent de cadres de référence multi-séculaires, prouvant à quel point cette crise est d'une nature sans équivalent dans l'histoire moderne. Et le seul moyen de mesurer l'ampleur des mouvements en cours est de prendre le recul de plusieurs siècles. A se limiter aux statistiques sur quelques décennies, on ne perçoit en fait que les détails de cette crise systémique globale ; on n'a pas la vue d'ensemble. LEAP/E2020 citera ici pour l'exemple trois cas qui montrent que nous vivons une époque de rupture comme il n'en survient qu'une fois tous les deux ou trois siècles :
1. En 2009, le taux d'intérêt de la Banque d'Angleterre a atteint son plus bas niveau depuis la création de cette vénérable institution (0,5%), soit depuis 1694 (en 315 ans).

2. En 2008, la Caisse des Dépôts et Consignations, bras financier de l'état français depuis 1816 sous tous les régimes (royauté, empire, république, ...), a connu sa première perte annuelle (en 193 ans) (2).
3. En Avril 2009, la Chine est devenu le premier partenaire commercial du Brésil, une position qui depuis des siècles anticipe fidèlement les ruptures majeures de leadership mondial. En effet, depuis que, il y a deux cents ans, le Royaume-Uni avait mis fin à trois siècles d'hégémonie portugaise, c'est seulement la deuxième fois qu'un pays accède à cette position. Les Etats-Unis, avaient en effet supplanté le Royaume-Uni au début des années 1930 comme premier partenaire du Brésil (3).
Nous ne reviendrons pas ici sur la multiplication des tendances propres aux Etats-Unis qui sortent également des référentiels nationaux de ces cent dernières années (au-delà, le pays n'a pas vraiment de référentiel utilisable pour des comparaisons pertinentes) : perte de valeur du Dollar, déficits publics, dette publique cumulée, déficits commerciaux cumulés, effondrement du marché immobilier, pertes des établissements financiers, … (4)
Mais, bien entendu, dans le pays au cœur de la crise systémique globale, les exemples de cette nature sont légions et largement commentés dans les numéros du GEAB depuis 2006. C'est en fait la multiplication de pays et de zones concernés qui est symptomatique de cette sortie de référentiel global : s'il y avait un seul pays concerné ou un seul secteur touché, il ne s'agirait que d'une période hors norme pour le pays ou le secteur considéré ; mais aujourd'hui, ce sont de nombreux pays, au cœur du système international, et une multitude de secteurs économiques et financiers qui sont affectés simultanément, par cette « sortie de route multi-séculaire ».

Ainsi, pour conclure sur cette perspective historique, nous nous contenterons de souligner que cette sortie de référentiels multi-séculaires est graphiquement visible sous la forme d'une courbe qui, tout simplement, sort du cadre qui permettait pourtant depuis des siècles de représenter l'évolution du phénomène ou de la valeur concernée. Et, la tendance à la sortie de ces cadres de référence traditionnels s'accélère, touchant un nombre de secteurs et de pays de plus en plus important. Ce phénomène renforce automatiquement la perte de signification des indicateurs utilisés quotidiennement ou mensuellement par les bourses, les gouvernements ou les instituts de statistiques, et accélère la prise de conscience généralisée du fait que les « indicateurs usuels » ne permettent plus de comprendre, ni même de représenter, l'évolution actuelle du monde. La planète abordera donc l'été 2009 sans aucun référentiel fiable disponible. Bien entendu, chacun est libre de penser que la variation mensuelle de quelques points, en plus ou en moins, de tel ou tel indicateur économique ou financier, lui-même largement affecté par les interventions multiples des pouvoirs publics et des banques, est beaucoup plus porteuse de sens et d'information sur l'évolution de la crise actuelle, que ces sorties de référentiels multi-séculaires. Chacun est aussi libre de croire que ceux qui n'avaient prévu ni la crise ni son intensité sont aujourd'hui en mesure d’en connaître précisément la date de fin.
Notre équipe conseille à ces derniers d'aller voir (ou revoir) le film Matrix et de réfléchir aux conséquences de la manipulation des capteurs et indicateurs d’un environnement sur la perception de cet environnement. Cela ne sera pas inutile car, à l'image de Matrix (5), comme nous le détaillerons dans le GEAB N°36, spécial Eté 2009, les mois à venir pourront s'intituler « Crisis Reloaded » (6).
Dans ce GEAB N°35, nous formulons par ailleurs nos conseils concernant les indicateurs qui, dans cette période de transition entre deux référentiels, sont en mesure de fournir des informations pertinentes sur l'évolution de la crise et de l'environnement économique et financier.
Les deux autres grands thèmes de ce numéro de GEAB du mois de mai 2009 sont, d'une part, l'échec programmé des deux principaux plans de stimulation économique, à savoir les plans américain et chinois ; et, d'autre part, le recours du Royaume-Uni au FMI d'ici la fin de l'été 2009.
Enfin, en matière de recommandations, notre équipe anticipe dans ce GEAB N°35 l'évolution des principaux marchés immobiliers mondiaux, ainsi que celle du marché des bons du trésor.
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Notes:
(1) Notre équipe ajoutait à l'époque, « comme dans tout changement de phase, le passage par le point zéro est caractérisé par ce qu’on peut appeler le « brouillard statistique », qui voit les indicateurs pointer dans de directions opposées et les mesures donner des résultats contradictoires, avec des marges d’erreur désormais supérieures ou égales aux mesures elles-mêmes. En l’occurrence pour la planète en 2007, le naufrage qui va préoccuper tout le monde est celui des Etats-Unis, que LEAP/E2020 a décidé d’appeler la « Très Grande Dépression », d’une part parce que le nom « Grande Dépression » est déjà utilisé pour faire référence à la crise de 1929 et aux années qui ont suivi ; d’autre part car pour nos chercheurs, la nature et l’ampleur de ce qui va se passer est d’une tout autre dimension ». Source : GEAB N°11, 15/01/2007
(2) Source : France24, 16/04/2009
(3) Source : TheLatinAmericanist, 06/05/2009
(4) Les dirigeants politiques et les experts continuent à essayer de comparer la crise actuelle à la crise de 1929 comme si c'était un référentiel indépassable. Pourtant, aux Etats-Unis notamment, les tendances en cours ont dépassé dans de nombreux secteurs les évolutions qui ont caractérisé la « Grande Dépression ». LEAP/E2020 a d'ailleurs rappelé dans le GEAB N°31 qu'il fallait désormais chercher des références dans la grande crise mondiale de 1873-1896, soit plus d'un siècle en arrière.
(5) Dans la série des films Matrix, les êtres humains vivent dans un environnement dont leur perception est manipulée informatiquement. Ils s'imaginent vivre une vie cossue alors qu'ils vivent dans une misère noire, mais toute leurs perceptions (vue, ouïe, odorat, toucher, goût) sont manipulées.
(6) A l'image du titre du second épisode de la série Matrix, littéralement « Crise rechargée ».
Vendredi 15 Mai 2009
10:06 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : economie, geab, crise économique mondiale
24.05.2009
LE DOCTEUR PHILIPPE GRENIER: PREMIER DEPUTE MUSULMAN EN FRANCE
Avant le 20 décembre 1896, aucun musulman de la France métropolitaine n’avait été élu député de la République. Au mois de décembre 1896, il y a donc 113 ans, le Docteur Philippe Grenier fut élu dans le Jura comme député à l’Assemblée nationale. Il avait 31 ans et il était musulman. Le père du Docteur Grenier était capitaine de cavalerie, membre de l’Etat-major de l’empereur Napoléon III, et avait servi dans les Chasseurs d’Afrique à Mostaganem (Algérie). Quand il meurt en 1872, son fils Philippe n’a que 7 ans. Après avoir passé son baccalauréat à Besançon, Philippe Grenier poursuit des études de médecine de 1883 à 1890 avant d’ouvrir un cabinet à Pontarlier. La même année, il rend visite à son frère cadet à Blida en Algérie et a son premier contact avec les musulmans de l’empire colonial français. Il est alors choqué par la condition dans laquelle la France maintient les Algériens musulmans. (A cette époque, les juifs d’Algérie bénéficient déjà de la citoyenneté française mais pas les musulmans). A son retour en France, il commence à étudier le Coran. En 1894, il fait un nouveau voyage en Algérie. Il se rend à Blida où il embrasse l’Islam. Après avoir prononcé la shahada, il prend le chemin de La Mecque pour y accomplir son hadj. Il est alors âgé de 29 ans. Il adopte la tenue traditionnelle des musulmans algériens. De retour en France, il est élu au Conseil municipal de sa ville et s’intéresse particulièrement aux questions d’hygiène et à l’aide aux pauvres. Son engagement auprès des démunis en fait un homme connu dans sa région et apprécié sans considération de sa foi musulmane qu’il ne cache pas. A la mort du député de Pontarlier, le Docteur Philippe Grenier se présente à sa succession. Il n’a ni le temps, ni les moyens de mener une véritable campagne électorale. De plus, il est la cible de la grande presse nationale qui déjà ne cachait pas une certaine islamophobie. Mais son discours est convaincant. Son programme politique et social est ambitieux pour l’époque. Il insiste sur la nécessaire « fraternité » entre les hommes et commence tous ces discours par la formule coranique « al-hamdu-lillah ». Contre toute attente, le 20 décembre 1896, le Docteur Philippe Grenier est élu au second tour face à un brillant avocat. Le lendemain, le « premier député musulman » fait la une de tous les journaux. A l’occasion de la rentrée parlementaire, quelques semaines plus tard, il est de nouveau à la une des journaux. Pour les uns, il est le « député des musulmans », pour les autres il est le « député des arabes ». Pourtant, dans son édition du 14 janvier 1897, le Figaro n’hésite pas à le comparer à Victor Hugo et à Louis Pasteur. De fait, le Docteur Philippe Grenier se comportera comme le « député des arabes ». Il se rendra de nombreuses fois en Algérie et rassemblera des données et des informations qui lui permettront de défendre au Parlement la cause de ceux que l’on appelle avec condescendance les « indigènes ». Si ses collègues l’écoutent souvent avec attention, et parfois l’approuvent, peu le suive au moment des votes. Dans son combat en faveur des musulmans d’Algérie, le Docteur Philippe Grenier oublie ses électeurs de Pontarlier. Aux élections de mai 1898, son adversaire est élu. Il retourne alors à son cabinet de médecin. Il meurt le 25 mars 1944 à l’âge de 79 ans. Depuis la fin de son mandat en 1898, aucun français métropolitain musulman n’a été élu à l’ Assemblée nationale.
23:04 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, docteur philippe grenier, député musulman, assemblée nationale
11.05.2009
ECONOMIE: LA FRANCE S'ENFONCE DANS LA RECESSION
L'économie française s'enfonce dans la récession. Le gouvernement va réviser d'ici début juin sa prévision pour 2009, annonce la ministre de l'Economie Christine Lagarde, qui évoque des chiffres de -2,5% à -3% dans "Le Monde" daté de mardi.
Mme Lagarde annonce par ailleurs que 34.000 postes seront supprimés dans la fonction publique en 2010, tout en excluant de mener une politique de rigueur. La crise mondiale touche désormais de plein fouet l'économie française. Sans surprise, le chiffre du premier trimestre 2009, que l'INSEE doit publier vendredi, "sera sans doute mauvais", prévient l'hôte de Bercy pour préparer les esprits. "Il témoignera, comme celui du quatrième trimestre 2008 (-1,2%), du choc extrêmement brutal auquel nous sommes confrontés depuis l'automne". Ce mauvais chiffre va pousser le gouvernement, qui tablait jusque là sur une récession de -1,5% sur l'ensemble de l'année, à revoir sa prévision. La nouvelle prévision sera annoncée avant la prochaine réunion des ministres européens des Finances, prévue le 9 juin à Luxembourg, précise Mme Lagarde.
15:04 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie française, récession, christine lagarde
07.05.2009
DEFENSE: UN RAPPORT ACCABLANT
Le «Rapport d'information par la commission de la défense nationale et des Forces armées sur l'exécution de la loi de programmation militaire pour les années 2003 à 2008 » sonne-t-il l’hallali pour nos forces? Hallali debout ou hallali « couché »? Un rapport accablant qui ne semble pas mobiliser les élus de la nation... Serons-nous toujours plus condamnés à être « serviles »?
Il y a bien sûr les matériels, les hommes aussi. Les retards... Des hommes qui parfois ne sont pas assez entraînés...
De rapports en commissions, d'années en années le « tableau » s'est obscurci. A point d'être devenu bien « noir ».
Ce dernier rapport enregistré à l'Assemblée nationale le 14 janvier 2009 annonce-t-il un prochain coup de grâce?
A lire sans être obsédé par une lecture « entre les lignes », nous devons nous rendre à quelques évidences: La disponibilité technique des appareils de l'armée de l'air affiche pour les années 2003 à 2008 une moyenne qui n' a eu de cesse de se dégrader avec un prévisionnel qui a du mal à décoller des 50% pour 2008... Ce pour la chasse.
Du côté de l'armée de terre, plus d'avenir pour nos blindés lourds et nos AMX 10 RC se hissant à 53% de disponibilité... tous les espoirs sont portés sur le VAB... Dans l'ALAT, tous les rotors sont en berne: Gazelle, Puma et Cougar plongent... et le Tigre se hausse à 51%...
Dans la « Royale » bien des bâtiments sont à bout de souffle...
Combien de déclarations et de grandes promesses ont-elles été trahies?
Aujourd'hui l'Armée de l'air est incapable de remplir en totalité le contrat imposé par l'Etat: projeter une force de réaction immédiate de 2.200 personnes et de 3.400tonnes de matériel en trois jours et à 5.000km. Pas de problème majeur pour les hommes. En revanche, moins d'un tiers du matériel peut être acheminé. Des hommes oui, mais pas complètement équipés! Notait le Télégramme, le 16 avril... Que dire quand nous apprenons que seulement 4% des hélicoptères sont récents (Toutes armées confondues).
Un tableau noir qui avait été illustré par l'opération de sauvetage des otages du Ponant: « Sur place, la frégate Surcouf avait été victime de problèmes de ligne d'arbre, la frégate Jean-Bart de problèmes de moteur. Un chaland de débarquement avait même coulé, sous le poids des équipements des commandos. Enfin, victime d'une panne moteur, l'avion de patrouille, qui supervisait l'interception des preneurs d'otages, avait dû atterrir en catastrophe au Yémen. Une heure plus tôt et toute l'opération, menée avec brio, capotait! »
A nos armées, héritières de grands savoirs et de technologies jadis en « pointe », disposant encore d'hommes motivés, il manque quelque chose de primordial et qui n'est pas de leur ressort: une volonté politique.
Précisons toutefois que depuis quelques années,du côté des « Opex » la situation est nettement plus brillante. Encore heureux diraient vous...
Mais plus nous avançons et plus ces « Opex » sont au service d'intérêts qui sont de moins en moins dans l'intérêt de la France...
Un rapport à lire et relire pour comprendre bien des enjeux...
«Rapport d'information par la commission de la défense nationale et des Forces armées sur l'exécution de la loi de programmation militaire pour les années 2003 à 2008 »
09:12 Publié dans Défense | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : défense nationale, rapport d'information, commission de la défense nationale
ECONOMIE: 2009 et 2010, DEUX ANNEES NOIRES POUR L'ECONOMIE FRANCAISE
Les prévisions économiques restent noires pour 2009 et 2010. L'OFCE prévoit pour la France un recul du Produit intérieur brut (PIB) de: - 2,3% en 2009- 0,2% en 2010, Le taux de chômage dépassera les 10% dès le début 2010, selon les prévisions communiquées lundi 20 avril.
C'est pire que les prévisions du gouvernement, qui table sur un recul du PIB de 1,5% en 2009 avant un rebond de l'ordre de 1% l'année suivante. Au niveau mondial, l'Observatoire français des conjonctures économiques prévoit- une contraction du PIB de 1,5% en 2009, - puis un rebond de 1,5% en 2010. "En 2009, l'économie française devrait connaître sa plus forte récession depuis les années 30", écrit l'OFCE. L'activité attendue en 2010 ne permettra pas de "parler de reprise" en France, précise le communiqué. Les prévisions sont également noires pour les comptes publics: - le déficit public devrait s'établir à 6,1% du PIB en 2009 et à 7,2% en 2010 (contre 3,4% en 2008) - la dette publique devrait atteindre 75,8% du PIB en 2009 et 81,8% l'année suivante (contre 68% en 2008) "On est sur des niveaux jamais atteints", a commenté lors d'une conférence de presse, Eric Heyer, de l'OFCE. Il estime que nous sommes entrés dans une ère "d'incertitude complète".Selon Eric Heyer, l'"ajustement" social de la crise n'a pas encore débuté. Il prévoit une très forte hausse du chômage avec "800.000 pertes d'emploi" dans les deux années à venir, soit la plus forte progression depuis vingt-cinq ans. Le taux de chômage montera ainsi à: - 9,8% fin 2009- 10,7% fin 2010 (contre 8,2% à la fin de l'année 2008).
08:59 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, crise économique et financière














