09.09.2008

CHRONIQUE DU TEMPS QUI PASSE N°12

EDITORIAL

SORTIR DU BOURBIER AFGHAN

 Nous l’écrivions dans le n°11 de CHRONIQUE DU TEMPS QUI PASSE daté du 18 juillet 2008 : « La situation en Afghanistan est une « impasse militaire totale et durable », citant l’analyse qui avait déjà cours dans les milieux français du renseignement. La mort au combat, dans des conditions qu’il reste toujours à préciser, de dix de nos soldats au cours d’une embuscade, vient confirmer cette analyse, en quelque sorte prémonitoire. loup.jpgQue font nos soldats en Afghanistan ? Quel intérêt la France peut-elle avoir dans cette aventure ? Aucun. Sinon servir de supplétifs à une armée américaine déjà empêtrée dans le bourbier irakien. Et tout cela pour les seuls intérêts de Wall Street et des lobbies pétroliers. Or cette guerre ne peut être gagnée par les forces de l’OTAN. Nicolas Sarkozy a eu raison de déclarer, peu avant son élection : « Aucune armée étrangère n’a réussie dans un pays qui n’est pas le sien ». Depuis, le « neo-conservateur américain à passeport français » s’est rallié aux vues de ses commanditaires d’outre-atlantique. Certes, mais la réalité est que les forces de l’OTAN sont perçues aujourd’hui, en Afghanistan, comme une armée d’occupation. Les Américains auront donc réussi le tour de force incroyable d’unir, dans la résistance, les ennemis d’hier, Pachtounes, Hazaras, et même Tadjiks, dont certains anciens mudjahidin du commandant Massoud. Car, contrairement à ce que peut dire, ad nauseam, la propagande des « médias aux ordres », les Talibans ne constituent qu’une composante, certes la plus active, de ce vaste mouvement de résistance à l’étranger. Ce à quoi nous assistons aujourd’hui, ce n’est donc pas à une guerre contre un  prétendu « terrorisme islamique », on sait maintenant l’usage que les Américains font de l’islamisme radical, en l’ « instrumentalisant » lorsque cela leur est utile (11 septembre 2001 puis guerre en Irak et guerre en Afghanistan …Tentative de déstabilisation de la Russie en Tchétchènie, Kosovo…) mais à une guerre au seul profit de l’axe américano-sioniste.  Cette guerre sera donc perdue, comme toutes les guerres coloniales ou neo-coloniales qui l’ont précédée. Le guerrier afghan, qui court la montagne, le ventre vide en ces temps de Ramadan, est d’une autre trempe que les soldats de la Paix, rompus peut-être aux opérations humanitaires, mais pas à la hauteur de ces combats en milieu hostile, face à des hommes épris de liberté et soutenus par leur foi. Les Soviétiques l’ont appris à leurs dépends en leur temps. Alors que peuvent bien faire les armées d’un monde occidental décadent, matérialiste et hédoniste sinon bombarder les populations civiles… et renforcer par là-même la résistance. Mais au fait, où en est-on de la « traque » de Ben Laden et de Mollah Omar ? Cette agression contre le peuple afghan doit cesser et nos soldats doivent regagner la France le plus rapidement possible. Nous n’avons pas pour vocation d’être les valets des Etats-Unis ni d’Israël dans leur volonté commune d’hégémonie mondiale. Telle est la voie de la sagesse. Wolff.

21.07.2008

CHRONIQUE DU TEMPS QUI PASSE N°11

 

 EDITORIAL

AFGHANISTAN: " UNE IMPASSE TOTALE ET DURABLE"

La situation en Afghanistan est une "impasse militaire totale et durable". Telle est l'analyse que l'on fait désormais dans les milieux français de renseignement. Une évaluation loin de l'optimisme officiel, alors que le ministre de la Défense rentre cette nuit d'une visite de deux jours auprès des troupes françaises en Afghanistan.loup.jpg "Il va falloir trouver d'autres portes de sorties" estime-t-on de même source, en particulier envisager de négocier avec une partie de la coalition qui combat les forces occidentales et le régime du président Karzaï. Cette analyse française est corroborée par celle d'un officier britannique qui vient de démissionner de l'Army. S’exprimant dans le Sunday Times, le lieutenant-colonel Stuart Tootal, ancien commandant du 3ème Batallion du Parachute Regiment, qualifie de "whisful thinking" l'attitude des chefs militaires et des responsables politiques de son pays concernant l'Afghanistan. Il compare le "niveau d'opposition" rencontré par ses hommes dans la province du Helmand à celui auxquels ont été confrontés les Russes il y a vingt ans.  En visite dans le pays, le candidat démocrate Barack Obama a confirmé son intention d'y renforcer la présence militaire américaine. Le même jour, neuf policiers afghans ont été tués par une frappe aérienne, dans ce qui s'apparente à une nouvelle bavure. Un soldat de l'Otan a également été tué, ce qui porte à 137 le nombre de morts depuis le début de l'année. Enfin, on est toujours sans nouvelle des deux humanitaires français enlevés vendredi. (Source : Blog  Secret Défense)

04.07.2008

CHRONIQUE DU TEMPS QUI PASSE N°10

EDITORIAL

Non, nous ne vous parlerons pas de la libération d’Ingrid Bettancourt, nous refusant de nous laisser emporter par des évènements largement relayés par les médias officiels, pour ne pas dire aux ordres, et qui disparaîtront de la scène médiatique aussi rapidement qu’ils y sont apparus. Ainsi va le « zapping » de l’information. loup_039.jpgNous nous attarderons, par contre, davantage sur la situation politique, économique et sociale, qui est celle de notre pays. Et cette actualité, bien réelle et quotidienne, ne manque pas de nous inquiéter. Augmentation constante du prix du baril de pétrole (+ de 146 dollars aujourd’hui), reprise de l’inflation, démantèlement de nos forces armées, déjà bien mises à mal par les pouvoirs précédents, évènements des plus « bizarres » au 3e RPIma de Carcassonne, passés aux oubliettes de l’information par l’opportune libération d’Ingrid Bettancourt, poursuite des politiques libérales « européistes » malgré l’hostilité répétée des peuples européens, poursuite des politiques mondialistes et « immigrationnistes », Gay Pride, adoption du décret liberticide n° 2008-632 du 27 juin 2008 portant création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « EDVIGE », dont nous publions dans ce numéro le texte in extenso. Les Français doivent savoir, qu’après le contrôle des contenus Internet, ils seront désormais également « fichés » comme dans la pire des « démocraties populaires » de la belle époque et sans que le système « démocrassouillard » et « droits de l’hommesque » « UMPS » ne s’inquiète des libertés publiques, dont la principale demeure à nos yeux la liberté de penser, voire de mal penser... Il ne faut pas être un observateur particulièrement perspicace et au fait de tous ces évènements pour voir que se met en place en France, au jour le jour, toutes les conditions d’une explosion politique et sociale majeure. Au beau temps du marxisme triomphant, cela s’appelait, dans leur jargon, une situation pré-révolutionnaire ! « Ca mijote...! » Nul ne sait quand le séisme aura lieu. Mais Nicolas Sarkozy s’y emploie avec talent… Certes, les Français, même aux prises avec les premières difficultés, s’accrochent désespérément à un modèle de société dite moderne, consumériste  et superficielle ainsi qu’à l’idéologie d’un progrès sans fin. La soupe que leur mijote les milieux mondialistes et apatrides risque de leur paraître fort aigre et peu digeste. Attendons donc patiemment et paisiblement la purge salvatrice. Délocalisations, immigration, baisse du pouvoir d’achat, métissage, « américanisation » de notre vieille Europe, le réveil sera sans aucun doute brutal.  Wolff  (Pour recevoir par mail  la lettre d’information CHRONIQUE DU TEMPS QUI PASSE, en faire la demande en nous écrivant : patalimar@yahoo.fr )

 

 

 

 

 

13.06.2008

CHRONIQUE DU TEMPS QUI PASSE N°9

EDITORIAL

COURAGEUX PEUPLE IRLANDAIS

Nous l’avions espéré sans oser y croire. Après le Danemark, les Pays-Bas et la France, l’ Irlande vient de dire NON, par référendum à l’Europe marchande, libérale et « immigrationniste »  inaugurée par Le calamiteux Traité de Maastricht. photo_1213268018924-1-1.jpgLes Irlandais ont nettement rejeté le traité européen de Lisbonne, avec 53,4% de "non" contre 46,6 % de "oui", plongeant l'Europe dans une nouvelle crise institutionnelle, selon les résultats définitifs rendus publics vendredi par la radio-télévision irlandaise RTE. Et pourtant, les pressions et les avertissements  n’avaient point manqués.  Même Bernard Kouchner, le docteur « horribilis » y était allé de son couplet de menaces, à peine voilées, la veille du scrutin. Bien sûr, nous ne sommes pas naïfs et nous savons bien que tout sera mis en œuvre pour que la volonté du peuple irlandais ne soit pas prise en compte. Les lobbies divers et les parlements démocratiques y veilleront. Pour s’en convaincre, je vous renvoie à la note « Comment Bruxelles veut contourner le NON irlandais » parue le 12/06/08 sur notre blog . Français, nous sommes bien placés pour savoir comment la volonté populaire est respectée par les élus de la République, puisque le résultat du référendum de 2005, où le NON s’était largement exprimé, a été bafoué par la représentation parlementaire. Nous ne voulons pas de cette Europe. Et tôt ou tard, de gré ou de force, il faudra bien que tous ces politicien,s « européistes » professionnels, de droite et de gauche, entendent le refus qui monte de nos vieilles nations européennes. Il n’y a plus désormais ni gauche ni droite, mais une opposition radicale entre nationalisme et mondialisme, entre identité et immigration. Mais ne boudons pas, ce soir, notre plaisir et levons nos chopes de Guinness à la santé du courageux peuple irlandais !  Wolff

 

29.05.2008

CHRONIQUE DU TEMPS QUI PASSE N°8

EDITORIAL

Il court, il court le furet Sarkozy ! Bling-Bling s’agite de nouveau. Sa visite matinale à « ceux qui se lèvent tôt » aux Halles de Rungis et sa prestation radiophonique  du mardi 27 mai sur RTL ne sont que les derniers avatars de cette excitation maladive. Soyons juste, force est de lui reconnaître un authentique talent de bonimenteur, de forain, de marchands de cravates ou de tissus du Sentier. Cet homme, il vendrait une paire de pantoufles à un cul de jatte ! A l’entendre, les Français travaillent, le gouvernement gouverne et leur Président veille tout en menant les réformes promises à un train d’enfer. Nicolas Sarkozy en est sûr, « sa politique produira ses fruits ». Dans l’immédiat cependant, et depuis un an, les dits fruits sont plutôt verts et ne cessent d’agacer les dents des Français. On parle, certes, d’une « embellie » dans les sondages réalisés auprès des électeurs de l’UMP voire du Front National… mais quelle crédibilité leur accorder ? Quant aux réformes, elles commencent à provoquer une certaine irritation jusque dans les rangs même de l’UMP. On est donc en droit de se demander si toute cette agitation pourra suffire à convaincre nos compatriotes, qui doivent, eux, gérer au quotidien l’envolée des prix du carburant, de l’alimentation, de l’énergie (fuel et gaz) en un mot de la vie, alors que dans le même temps, selon le magazine l’Expansion, « les revenus encaissés en 2007 par les patrons des 40 plus grandes entreprises françaises ont augmenté de 58%, par le biais du dévoiement du système des stocks-options. Nos compatriotes qui, de plus en plus confrontés à une immigration de peuplement massive, voient se modifier, chaque jour un peu plus,  l’identité de notre pays. Gageons que tout ceci ne sera une nouvelle fois que poudre aux yeux. Les faits ont pour qualité d’être têtus. Comme nous, d’ailleurs. La réforme constitutionnelle semble mort née, les mesures préconisées par le chef de l’Etat pour compenser la hausse des carburants se heurtent aux règlements européens,  nouvelle preuve que la politique de la France ne se fait plus à Paris, le chômage recule par le développement du travail précaire, et l’immigration « choisie » qu’elle soit européenne ou extra-européenne, pour ne parler que de celle-ci, entraînera inéluctablement les salaires à la baisse. Le moral des ménages, qui est à son point le plus bas depuis 1987, témoigne de l’inquiétude légitime des Français, alors qu’aucune alternative politique ne paraît crédible, au vu de la faillite des partis parlementaires de droite ou de gauche et de l’état désespérant de la Droite nationale, que nous ne pouvons que constater. Mais l’heure ne saurait être à la résignation. C’est l’avenir de la France et de toute l’Europe qui se trouve menacé aujourd’hui. Un sursaut national et européen s’impose. Wolff.

 

22.05.2008

CHRONIQUE DU TEMPS QUI PASSE N°7

EDITORIAL

Sarkozy, combien de temps encore ?

Nicolas Sarkozy vient de fêter sa première année à la tête de la France. Année perdue en coups de cœur, coups de pub et coups de gueule, les seules réformes adoptées, les seules initiatives prises ayant été des mauvais coups contre la France, qu’il s’agisse de l’ouverture à gauche,  qu’il s’agisse de la ratification du traité de Lisbonne, de la loi Hortefeux ou de l’alignement atlantiste. En guise de gâteau d’anniversaire, le chef de l’Etat a eu en tout cas son content de soupe à la grimace, entre la fronde et la grogne de ses députés de plus en plus hostiles à ses réformes institutionnelles, et le sondage CSA pour Marianne selon lequel 29% des Français souhaitent le voir briguer un second mandat 55% brûlant au contraire de le voir débarrasser le plancher.   Wolff