04.09.2009

ISRAEL: LA CORRUPTION ERIGEE EN MODE DE GOUVERNEMENT

Des inculpations aux relents de « fraude » et de « harcèlement sexuel » se suivent en cascade en Israël, révélant à la face du monde une réalité bien peu honorifique du sommet de l’Etat juif : la vénalité et la vilenie d’hommes de pouvoir de tout premier plan.01.jpg Sur les traces pour le moins déshonorantes de l’ancien président Moshé Katsav, dont le procès s’ouvrira dans le courant du mois de septembre pour viol et harcèlement sexuel, après la condamnation de deux anciens ministres, et au moment où le vindicatif ministre des Affaires étrangères est tombé sous le coup d’une inculpation pour « corruption et blanchiment d’argent », c’est au tour de l’ancien chef du gouvernement, Ehoud Olmert, de faire face à ses propres dérives illicites et de répondre de 4 chefs d’accusation dans trois affaires distinctes : "fraude", "abus de confiance", "enregistrement de faux documents" et "dissimulation de revenus frauduleux".

Rivalisant d’âpreté au gain, Ehoud Olmert se distingue en écrivant une nouvelle page de l’histoire politique d’Israël, marquée du sceau de la corruption. « C’est la première fois qu’un ancien chef de gouvernement est inculpé en Israël » relaie l’ensemble de la presse israélienne, qui retrace son parcours frauduleux entre 2003 et 2006, du temps de son mandat de maire de Jérusalem, puis de ministre de l’industrie et du commerce.

12.01.2009

ISRAËL: LES PARTIS ARABES ISRAELIENS INTERDITS D'ELECTION LE 10 FEVRIER PROCHAIN

Les responsables israéliens en charge de l'organisation des élections ont interdit lundi aux partis politiques arabes de se présenter lors du scrutin anticipé du 10 février prochain.knesset.jpg

La porte-parole du Parlement, Giora Pordes, a annoncé que le Comité électoral central avait voté à une majorité écrasante l'interdiction de deux blocs de partis arabes, estimant qu'ils étaient coupables d'incitation et de soutien au « terrorisme ». Il faut sans doute entendre, par là, « la résistance palestinienne » à l’agression israélienne.

Le Comité électoral est constitué de représentants des partis politiques d'Israël. Le parlementaire arabe Ahmed Tibi a qualifié cette décision de raciste, ajoutant qu'il allait faire appel auprès de la Cour suprême. Environ un cinquième des sept millions de citoyens israéliens sont arabes. Sans doute la conception sioniste de la démocratie. Nous attendons avec intérêt les réactions des démocraties occidentales…