31.10.2008
QUE DIRE A UN HOMME DE 20 ANS?
Que dire à un homme de 20 ans ?
Quand on a connu tout et le contraire de tout,
quand on a beaucoup vécu et qu'on est au soir de sa vie,
on est tenté de ne rien lui dire,
sachant qu'à chaque génération suffit sa peine,
sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause
font partie de la noblesse de l'existence.
Pourtant, je ne veux pas me dérober,
et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci,
en me souvenant de ce qu'écrivait un auteur contemporain :
«Il ne faut pas s'installer dans sa vérité
et vouloir l'asséner comme une certitude,
mais savoir l'offrir en tremblant comme un mystère».
A mon jeune interlocuteur,
je dirai donc que nous vivons une période difficile
où les bases de ce qu'on appelait la Morale
et qu'on appelle aujourd'hui l'Ethique,
sont remises constamment en cause,
en particulier dans les domaines du don de la vie,
de la manipulation de la vie,
de l'interruption de la vie.
Dans ces domaines,
de terribles questions nous attendent dans les décennies à venir.
Oui, nous vivons une période difficile
où l'individualisme systématique,
le profit à n'importe quel prix,
le matérialisme,
l'emportent sur les forces de l'esprit.
Oui, nous vivons une période difficile
où il est toujours question de droit et jamais de devoir
et où la responsabilité qui est l'once de tout destin,
tend à être occultée.
Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela,
il faut croire à la grandeur de l'aventure humaine.
Il faut savoir,
jusqu'au dernier jour,
jusqu'à la dernière heure,
rouler son propre rocher.
La vie est un combat
le métier d'homme est un rude métier.
Ceux qui vivent sont ceux qui se battent.
Il faut savoir
que rien n'est sûr,
que rien n'est facile,
que rien n'est donné,
que rien n'est gratuit.
Tout se conquiert, tout se mérite.
Si rien n'est sacrifié, rien n'est obtenu.
Je dirai à mon jeune interlocuteur
que pour ma très modeste part,
je crois que la vie est un don de Dieu
et qu'il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît
comme l'absurdité du monde,
une signification à notre existence.
Je lui dirai
qu'il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves,
cette générosité,
cette noblesse,
cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde,
qu'il faut savoir découvrir ces étoiles,
qui nous guident où nous sommes plongés
au plus profond de la nuit
et le tremblement sacré des choses invisibles.
Je lui dirai
que tout homme est une exception,
qu'il a sa propre dignité
et qu'il faut savoir respecter cette dignité.
Je lui dirai
qu'envers et contre tous
il faut croire à son pays et en son avenir.
Enfin, je lui dirai
que de toutes les vertus,
la plus importante, parce qu'elle est la motrice de toutes les autres
et qu'elle est nécessaire à l'exercice des autres,
de toutes les vertus,
la plus importante me paraît être le courage, les courages,
et surtout celui dont on ne parle pas
et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeunesse.
Et pratiquer ce courage, ces courages,
c'est peut-être cela
«L'Honneur de Vivre»
Hélie DENOIX de SAINT-MARC
http://www.heliedesaintmarc.com
11 février 2008
09:51 Publié dans Les nôtres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hélie de saint-marc, avoir 20 ans
07.07.2008
CHEZ NOS AMIS: GROUPE DE LIAISON ROYALISTE SESSION 2008
GROUPE DE LIAISON ROYALISTE: SESSION 2008. Du 31 juillet au 3 août 2008 à SOMMIERES dans le Gard, sur le thème; REFONDER LE ROYALISME POUR SAUVER LA FRANCE. Pour s'inscrire: http://www.lesmanantsduroi.com

19:40 Publié dans Les nôtres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : royalisme, groupe de liaison royaliste, session 2008
27.06.2008
DIXIEME ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE PIERRE BOUTANG: METAPHYSICIEN, PHILOSOPHE, MONARCHISTE
Pierre Boutang, né le 20 septembre 1916 à Saint-Etienne et décédé le 27 juin 1998 à Saint-Germain en Laye, était un philosophe, un poète, une journaliste politique et un traducteur français. Normalien, agrégé de philosophie en 1936, il participe la même année à la rédaction de l’Action Française et se révèle comme un fervent partisan des idées de Maurras. Ayant participé au gouvernement Giraud en Afrique du Nord en 1943, et quoiqu’il ait fait partie des troupes alliées en Tunisie et au Maroc en 1943 et resté dans l’armée jusqu’en 1946, il est révoqué sans pension et avec l’interdiction d’enseigner après la guerre.
Il se consacre alors notamment au journalisme, collaborant à Aspects de la France et au Bulletin de Paris où, sous pseudonyme, il assure la chronique théâtrale. Cherchant à rénover le royalisme, à en articuler le message avec le christianisme, il fonde avec son ami Michel Vivier l’hebdomadaire La Nation française en 1955, où signent notamment les Hussards, mais aussi Marcel Aymé, Gustave Thibon, Armand Robin, etc. Il se veut « être à l’abri de Sartre » et des « entrepreneurs en nihilisme ». Tour à tour, et en fonction des évènements, il va soutenir le général de Gaulle ou le combattre, en insistant particulièrement sur le modèle monarchique sur lequel repose, selon lui, la constitution de la Vème République. Suite à des interventions diverses, notamment d’André Michelet et d’Alain Peyrefitte, il est réintégré dans l’enseignement par le général de Gaulle en 1967. Il est d’abord professeur de philosophie au lycée Turgot puis devient maître de conférences à l’Université de Brest en 1974. Il est nommé ultérieurement professeur de métaphysique à la Sorbonne, où il enseigne jusqu’en 1984, prolongeant ensuite son séminaire à son domicile de Saint-Germain en Laye jusqu’à sa mort le 27 juin 1998. Pierre Boutang est connu comme continuateur de la pensée de Maurras tout en articulant la pensée de la monarchie avec la philosophie ou la théologie chrétienne. La formation de sa pensée philosophique s’est faite parallèlement à son activité politique et journalistique (1936-1967). Ses textes philosophiques appartiennent, quant à eux, aux années 1970-1995. Ses Cahiers 1946-1997 (inédits) témoignent de cette constance du souci métaphysique. Considéré comme un maître par Emmanuel Levinas, remarqué par Vladimir Jankélévitch, interlocuteur et ami de Georges Steiner (Dialogues sur Abraham et Antigone publiés en 1989), Pierre Boutang a donc occupé une place à la confluence de la philosophie, de la politique, de la théologie, du journalisme et de la littérature. Son œuvre et sa pensée restent à redécouvrir. Les éditions de La Différence ont publié l’ensemble de son œuvre romanesque et des essais. Après sa mort, ses anciens confrères et disciples ont fondé l’Association des amis de Pierre Boutang 47, rue du Rochechouart 75009 Paris. Wolff
17:04 Publié dans Les nôtres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pierre boutang, tradition, métaphysique, théologie, philosophie, politique














