24.03.2009
SANTE: APPEL DE SCIENTIFIQUES SUR LES DANGERS DES CHAMPS ELECTRO-MAGNETIQUES
Des scientifiques ont estimé lundi que les champs électromagnétiques pourraient "être à l'origine d'un problème de santé publique majeur", dans une déclaration publiée à l'occasion d'un colloque au Sénat sur l'enjeu sanitaire des technologies sans fil.
"Les effets des champs électromagnétiques sur notre santé sont démontrés par l'observation clinique de très nombreuses investigations toxicologiques et biologiques et certaines études épidémiologiques", soulignent quatre professeurs, l'Allemand Franz Adlkofer, coordinateur du projet de recherche européen Reflex rassemblant 12 équipes de 7 états membres, le Français Dominique Belpomme, cancérologue et les Suédois Lennart Hardell, cancérologue et chercheur, et Olle Johansson, du département de neuroscience du Karolinska Institute. Ils notent encore qu'il existe "un nombre croissant de malades devenus intolérants aux champs électromagnétiques" et qu'"on ne peut exclure chez eux l'évolution vers une maladie dégénérative du système nerveux, voire certains cancers". Pour eux, cette intolérance pourrait "être à l'origine d'un problème de santé publique majeur" et il y a urgence à appliquer le principe de précaution.
09:53 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, téléphonie mobile, champs electro-magnétiques
18.03.2009
SANTE: LA WI-FI SANS DANGER ?
Le wi-fi, une belle avancée technologique? Pas si sûr, à en croire les associations, sénateurs et experts qui tenaient une conférence de presse au Sénat mardi, avant un colloque qui aura lieu sur ce thème le 23 mars. On connaissait la polémique sur les risques potentiels que certains reprochent à la téléphonie mobile et aux antennes-relais, notamment en termes de cancers.
Place désormais aux soupçons concernant les réseaux wi-fi qui ont envahi les villes et les foyers français. Si aucune étude scientifique n'en a pour l'instant mesuré les dangers, les craintes sont nombreuses.
«Ce qui est sûr, c'est qu'il vaut mieux opter pour la fibre optique, parce qu'elle n'émet pas d'ondes, explique Etienne Cendrier, président de l'association Robin des toits. Celles-ci peuvent interférer avec celles, naturelles, du corps. Chez soi, se connecter avec des câbles ordinaires reste donc la meilleure solution.» Michèle Rivasi, présidente du Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem), dénonce le silence des autorités: «On devrait faire des études pour en savoir plus, mais rien n'est fait. On sait déjà que plus on est proche d'un émetteur wi-fi, plus la puissance est forte. Après, tout dépend de la sensibilité de chacun.» Des employés de la Ville de Paris ont, par exemple, ressenti des symptômes d'électro-hypersensibilité à la suite de l'installation de bornes dans les bibliothèques, avec maux de tête, nausées et vomissements. En Allemagne et en Autriche, à défaut d'en savoir plus, les gouvernements ont adopté un mot d'ordre, basé sur le principe de précaution: éviter le wi-fi dans et autour des écoles.
C’est la distance minimale de sécurité qui doit être observée avec une borne wi-fi, selon les associations de défense de santé publique.
10 milliwatts C'est la puissance d’émission la plus courante. Elle peut aller jusqu’à 100 mW en intérieur et sur certains canaux.
300 entreprises concentrent jusqu’à 300 bornes wi-fi dans un même bâtiment.
31.000 accès publics sont disponibles à travers l’Hexagone. Paris en compte 450 gratuits.
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16:49 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : wi-fi, ondes, santé
04.03.2009
TELEPHONIE MOBILE: BOUYGUES CONDAMNE A DEMONTER UNE ANTENNE-RELAIS
Ondes propagatrices? Après la Cour d'appel de Versailles condamnant Bouygues à démonter une antenne-relais dans le Rhône il y a un mois, c'est au tour du tribunal de grande instance de Carpentras de forcer SFR à démonter une antenne en raison de sa «nuisance esthétique» et de «l'incertitude de son impact sanitaire».
Ce jugement qui fait référence au précédent versaillais implique qu'une jurisprudence est en train de se créer, allant à l'inverse des recommandations de l'Organisation mondiale de la santé et du ministère de la Santé. Ces derniers retiennent qu'«en l'état actuel des connaissances scientifiques et compte-tenu des faibles niveaux d'exposition (…) l'hypothèse d'un risque pour la santé des populations vivant à proximité (…) ne pouvait être retenue». Il n’est pas facile de s'y retrouver, actuellement, entre des tribunaux qui reconnaissant «une crainte légitime d'une atteinte directe à la santé» comme à Carpentras, et d'autres qui déboutent, faute de preuves, des plaignants se disant électro-sensibles à cause des antennes-relais, comme cela a été le cas à Colmar. Un Grenelle des antennes-relais doit être organisé d'ici la fin du mois de mars pour mettre tous les interlocuteurs autour de la même table, ce qui n'a jamais été fait, l'Etat bottant souvent en touche sur ces questions.
13:46 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, téléphonie mobile, antennes-relais
15.06.2008
TELEPHONIE MOBILE: VERS UNE NOUVELLE CATASTROPHE SANITAIRE ?
Une vingtaine de scientifiques, essentiellement des cancérologues, lancent un appel à la prudence dans l'utilisation des téléphones portables en l'absence de conclusions scientifiques définitives sur leur éventuelle dangerosité pour la santé. Les signataires du texte, publié dans le Journal du Dimanche, dressent une liste de mesures de précaution simples qui peuvent être prises dans l'attente de données plus complètes. Selon le ministère de la Santé, aucune preuve scientifique ne permet aujourd'hui de démontrer que l'utilisation des téléphones mobiles présente "un risque notable" pour la santé, que ce soit pour les adultes ou les enfants.
Cependant, plusieurs études récentes, qui doivent encore être approfondies, mettent en évidence la possibilité d'un risque "faible" d'effet sanitaire lié à une utilisation intense et de longue durée (plus de dix ans) d'un mobile. Une étude internationale de grande ampleur, menée dans 13 pays sous l'égide de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), est actuellement en cours. Seuls des résultats partiels ont été publiés à ce jour. Si de nombreuses études sont menées à travers le monde, la question de leur financement et de l'indépendance des experts qui ont en la charge suscite régulièrement de vives polémiques. Pour les scientifiques à l'origine de cet appel, parmi lesquels figurent, outre des médecins français, un Italien, un Néerlandais et un Américain, le mode d'utilisation des portables doit s'articuler autour de dix règles. Ne pas autoriser les enfants de moins de 12 ans à utiliser un téléphone portable sauf en cas d'urgence, maintenir le téléphone à plus d'un mètre du corps lors des communications en utilisant le mode haut-parleur ou un kit mains libres ou une oreillette, éviter le plus possible de porter un téléphone mobile sur soi, même en veille. Le texte suggère aussi de communiquer plutôt par SMS et d'éviter d'utiliser le portable lorsque la force du signal est faible ou lors de déplacements rapides en voiture ou en train. "Nous sommes aujourd'hui dans la même situation qu'il y a cinquante ans pour l'amiante et le tabac. Soit on ne fait rien, et on accepte un risque, soit on admet qu'il y a un faisceau d'arguments scientifiques inquiétants", explique Thierry Bouillet, cancérologue à l'hôpital Avicenne de Bobigny et signataire de l'appel. Pour le professeur de psychiatrie David Servan-Schreiber, à l'origine de ce texte, il faut "absolument" prendre des précautions du fait de l'absence de recul suffisant dans le temps. "Même sans preuve définitive, il faut expliquer aux gens que l'usage des portables n'est sans doute pas anodin et qu'il y a des façons avérées de se protéger", explique dans le JDD l'auteur de plusieurs best-seller sur la santé. Depuis plusieurs années, nombre d'experts à travers le monde mettent en garde contre un usage immodéré chez les enfants, dans la mesure où leur système nerveux, en cours de développement, pourrait être plus sensible aux rayonnements dus aux téléphone portable. Début janvier, deux associations de défense de l'environnement avaient réclamé au ministère de la santé l'interdiction à la vente d'un téléphone portable destiné spécifiquement aux enfants. Le ministère n'avait pas donné suite à cette demande mais cependant appelé les parents à la prudence, affirmant que l'hypothèse d'un risque ne pouvant être "complètement exclue", la précaution était de mise.
16:38 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé publique, téléphonie mobile, principe de précaution














