21.01.2009
PALESTINE: ET SI L'ON NE NOUS DISAIT PAS TOUT SUR L'AGRESSION ISRAELIENNE A GAZA?
Il s’agit d’une guerre de conquête. Découvertes en 2000, d’immenses réserves de gaz gisent au large de la côte de Gaza. Des droits d’exploitation gazière et pétrolière de 25 ans, signés en novembre 1999 avec l’Autorité Palestinienne (PA), ont été accordés à British Gas (BG Group) et à son partenaire d’Athènes, Consolidated Contractors International Company (CCC), propriété des familles libanaises Sabbagh et Koury.
Les droits sur le gaz offshore se montent respectivement à 60 pour cent pour BG, 30 pour cent pour CCC, et 10 pour cent pour le Fonds d’investissement de l’Autorité Palestinienne (Haaretz, 21 octobre 2007). L’accord PA-BG-CCC inclut l’exploitation des gisements et la construction d’un gazoduc. (Middle East Economic Digest, 5 janvier 2001). La licence de BG couvre la totalité de la zone maritime au large de Gaza, laquelle est contiguë à plusieurs installations gazières offshore israéliennes. (Voir carte sur le lien http://www.tlaxcala.es/pp.asp ?). Il convient de noter que 60 pour cent des réserves gazières le long de la côte de Gaza et d’Israël appartiennent à la Palestine. BG Group a foré deux puits en 2000 : Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2. British Gas estime que les réserves sont de l’ordre de 1,4 billions de pieds cubes (plus de 39 milliards de m3), évaluées à environ 4 milliards de dollars. Ce sont les chiffres publiés par British Gas. La taille des réserves de gaz palestiniennes pourraient être bien plus importantes. Qui est propriétaire des gisements gaziersLa question de la souveraineté sur les gisements gaziers de Gaza est cruciale. Du point de vue juridique, les réserves de gaz appartiennent à la Palestine. La mort de Yasser Arafat, l’élection du Hamas au gouvernement et la débâcle de l’Autorité Palestinienne ont permis à Israël d’établir un contrôle de facto sur les réserves de gaz offshore de Gaza. British Gas (BG Group) a eu à traiter avec le gouvernement de Tel-Aviv. De son côté, le gouvernement du Hamas a été court-circuité en ce qui concerne les droits d’exploration et d’exploitation sur les gisements gaziers. L’élection du Premier ministre Ariel Sharon en 2001 fut un tournant majeur. La souveraineté de la Palestine sur les gisements de gaz offshore fut contestée à la Cour Suprême israélienne. Sharon déclara sans ambiguïté qu’« Israël n’achèterait jamais de gaz à la Palestine » laissant entendre que les réserves gazières au large de Gaza appartiennent à Israël. En 2003, Ariel Sharon opposa son veto à un premier accord, qui aurait permis à British Gas d’alimenter Israël en gaz naturel des réserves offshore de Gaza. (The Independent, 19 août 2003). La victoire électorale du Hamas en 2006 a favorisé le déclin de l’Autorité Palestinienne, qui est s’est retrouvée confinée à la Cisjordanie, sous le régime fantoche de Mahmoud Abbas. En 2006, British Gas « a été à deux doigts de signer un accord de pompage de gaz vers l’Égypte. » (Times, 28 mai 2007). Selon des rapports, le Premier Ministre britannique Tony Blair est intervenu pour le compte d’Israël en vue de faire capoter l’accord avec l’Égypte. L’année suivante, en mai 2007, le cabinet israélien a approuvé une proposition du Premier ministre Ehud Olmert, « d’acheter du gaz à l’Autorité Palestinienne. » Le contrat proposé était de 4 milliards de dollars, avec des bénéfices de l’ordre de 2 milliards de dollars, dont un milliard pour les Palestiniens. Toutefois, Tel-Aviv n’avait pas l’intention de partager les revenus avec la Palestine. Une équipe de négociateurs israéliens a été constituée par le cabinet israélien pour arriver à un accord avec le BG Group en court-circuitant à la fois le gouvernement du Hamas et l’Autorité Palestinienne Les autorités de la défense israélienne veulent que les Palestiniens soient payés en biens et en services, et insistent sur le fait qu’aucun argent ne doit aller au gouvernement contrôlé par le Hamas. (Ibid, souligné par moi, MC). L’objectif était avant tout de rendre caduc le contrat signé en 1999 sous Yasser Arafat entre BG Group et l’Autorité Palestinienne.
Dans le cadre de l’accord avec BG proposé en 2007, le gaz palestinien des réserves au large de Gaza devait être acheminé par un gazoduc sous-marin vers le port israélien d’Ashkelon, transférant de cette façon le contrôle sur la vente du gaz naturel à Israël. L’accord a échoué. Les négociations ont été suspendues : « Meir Dagan, le chef du Mossad, s’est opposé à l’opération pour raison sécuritaire, prétextant que cela pourrait financer le terrorisme » (Gilad Erdan, membre de la Knesset allocution à la Knesset sur « L’intention du Vice-Premier Ministre Ehud Olmert d’acheter du gaz aux Palestiniens alors que le paiement servira le Hamas, », 1er mars 2006, cité dans l’article du général (ER) Moshe Yaalon, Does the Prospective Purchase of British Gas from Gaza’s Coastal Waters Threaten Israel’s National Security ? Jerusalem Center for Public Affairs, octobre 2007) L’intention d’Israël était d’empêcher que de possibles redevances soient payées aux Palestiniens. En décembre 2007, Le BG Group s’est a retiré des négociations avec Israël, et, en Janvier 2008, il a fermé son bureau en Israël. (site Internet de BG). Le plan d’invasion à l’étudeSelon des sources militaires israéliennes, le projet d’invasion de Gaza dans le cadre de l’« Opération Plomb Jeté » a été mis en branle en juin 2008 : Des sources proche de la direction de la Défense ont déclaré que le ministre de la Défense Ehud Barak a chargé les Forces de Défense Israéliennes de se préparer à l’opération il y a plus de six mois [juin ou avant juin], bien qu’Israël ait commencé à négocier un accord de cessez-le-feu avec le Hamas. (Barak Ravid, Operation "Cast Lead" : Israeli Air Force strike followed months of planning, 27 décembre 2008). Ce même mois, les autorités israéliennes ont pris contact avec British Gas, dans le but de reprendre des négociations cruciales sur l’achat du gaz naturel de Gaza : À la fois le directeur général du Ministère des Finances, Yarom Ariav, et le directeur général du Ministère des Infrastructures Nationales, Hezi Kugler, ont convenu d’informer BG du souhait d’Israël de renouer les pourparlers. Les sources ont ajouté que BG n’a pas encore officiellement répondu à la demande d’Israël, mais que des cadres de l’entreprise pourraient sans doute aller dans quelques semaines en Israël pour des conversations avec certains fonctionnaires du gouvernement. Globes online-Israel’s Business Arena, 23 juin 2008) La décision d’accélérer les négociations avec British Gas (BG Group) coïncidait chronologiquement avec la planification de l’invasion de Gaza, amorcée en juin. Il semblerait qu’Israël était soucieux de parvenir à une entente avec BG Group avant l’invasion, qui était déjà à un stade avancé de préparation. Et qui plus est, ces négociations avec British Gas ont été conduites par le gouvernement Ehud Olmert qui savait que l’invasion militaire était à l’étude. Selon toute vraisemblance, un nouvel arrangement politico-territorial « d’après-guerre » a aussi été envisagée par le gouvernement israélien pour la Bande de Gaza. De fait, les négociations entre British Gas et les responsables israéliens étaient en cours en octobre 2008, 2 à 3 mois avant le début des bombardements du 27 décembre. En novembre 2008, le Ministère israélien des Finances et le Ministère chargé des Infrastructures Nationales ont ordonné à Israel Electric Corporation (IEC) d’engager des négociations avec British Gas, pour l’achat de gaz naturel provenant de la concession de BG au large de Gaza. (Globes, 13 novembre 2008). « Yarom Ariav, directeur général du Ministère des Finances, et Hezi Kugler, directeur général du Ministère des Infrastructures Nationales, ont écrit récemment à Amos Lasker, PDG d’IEC, l’informant de la décision du gouvernement de permettre aux négociations d’aller de l’avant, conformément à la proposition cadre approuvée plus tôt cette année. Il y a quelques semaines, le conseil d’administration d’IEC, dirigé par le président Moti Friedman, a approuvé les principes de la proposition cadre. Les pourparlers avec BG Group commenceront dès que le conseil d’administration approuvera l’exemption d’adjudication. ». (Globes, 13 novembre 2008) Gaza et la géopolitique de l’énergie. L’occupation militaire de Gaza a pour but de transférer la souveraineté des gisements gaziers à Israël, en violation du droit international. À quoi pouvons-nous nous attendre suite à l’invasion ? Quelle est l’intention d’Israël en ce qui concerne le gaz naturel de la Palestine ? Un nouvel arrangement territorial, avec le stationnement de troupes israéliennes et/ou la présence de « forces de maintien de la paix » ? La militarisation de la totalité du littoral de Gaza, qui est stratégique pour Israël ? La confiscation pure et simple des gisements gaziers palestiniens et la déclaration unilatérale de la souveraineté israélienne sur les zones maritimes de la bande de Gaza ? Si cela devait arriver, les gisements gaziers de Gaza seraient intégrés aux installations offshore d’Israël, qui sont adjacentes. Ces diverses installations offshore sont aussi reliées au couloir de transport énergétique d’Israël, qui va du port d’Eilat, le port maritime terminal de l’oléoduc sur la Mer Rouge, au terminal du pipeline à Ashkelon, puis vers Haïfa au nord, et qui pourrait se rejoindre éventuellement le port turc de Ceyhan grâce à un pipeline israélo-turc en projet. Ceyhan est le terminal du pipeline Transcaspien Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC). « Ce qui est envisagé, c’est de relier le pipeline BTC au pipeline transisraélien Eilat-Ashkelon, aussi connu sous le nom de Tipline dIsraël. » (Voir Michel Chossudovsky, The War on Lebanon and the Battle for Oil, Global Research, 23 juillet 2006). Michel Chossudovsky (Source: voxnr.com)
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19.01.2009
PALESTINE: "ISRAËL A PERDU UNE FOIS DE PLUS" par Gilad ATZMON
Selon Haaretz, le haut commandement des FID « estime qu’Israël devrait s’efforcer d’obtenir un cessez-le-feu immédiat avec le Hamas sans étendre son offensive contre le groupe palestinien islamiste à Gaza ».
Ceci ne devrait pas beaucoup nous surprendre. Bien qu’Israël ait indubitablement prouvé sa capacité à mener un génocide à grande échelle, il a aussi prouvé que ses forces militaires n’ont pas de réponse face à la résistance islamique.
Les principaux chefs militaires israéliens ont aussi admis que « Israël a réalisé il y a quelques jours tout ce qu’il pouvait faire à Gaza ». Les FID auraient apparemment terminé leur travail à Gaza dont les quartiers ont été réduits à l’état de décombres. Elles sont même allées implacablement jusqu’à tuer la population civile en plein jour à coups de raids aériens et de bombardements à partir de navires de guerre. Les images des obus au phosphore blanc explosant au dessus d’écoles et d’hôpitaux resteront gravées dans notre mémoire collective. L’image du soldat hébreu est maintenant celle des tanks qui tirent sur les écoles pleines de personnes ayant évacué leurs maisons pour s’y réfugier. Et pourtant, les Israéliens n’ont atteint aucun de leurs objectifs. Je dois admettre qu’il faut sans doute un talent particulier pour être général israélien. Ces généraux, qui excellent à perpétrer des crimes de guerre, échouent d’une façon ou d’une autre dans tout le reste. Les politiciens israéliens ont initialement juré de détruire le Hamas ; puis ils ont rabattu leurs ambitions et ont promis de ne détruire que les installations de lancement de roquettes tout en assurant à leurs électeurs israéliens excités que cette fois l’Etat juif se battrait jusqu’au bout. Apparemment, cette fois encore, ils n’ont pas pu tenir leurs promesses. Le Hamas est toujours là ; la rue palestinienne le soutient plus que jamais. Et pas seulement la rue palestinienne. Le message de défi du Hamas se répand dans tout le monde musulman et au-delà. La semaine dernière, à Londres, je marchais avec quelque 100.000 manifestants. Le soutien au Hamas était partout : sur les pancartes, les drapeaux, les bandeaux et les haut-parleurs. Le Hamas est non seulement loin d’être battu, sa capacité à lancer des roquettes n’a pas l’air entamée. Jour après jour, les combattants du Hamas réussissent à rappeler aux Israéliens de Ashdod, Ashkelon et Sderot qu’ils vivent en fait sur une terre palestinienne volée. Donnez le temps au Hamas et il enverra son message balistique dans tous les coins de la Palestine volée.
Israël veut désespérément une stratégie de sortie. J’ai appris aujourd’hui que le Ministre de la défense, Barak, veut obtenir une semaine de cessez-le-feu humanitaire. Ne retenez pas votre souffle, le tueur de masse notoire n’a pas brusquement perdu ses taches. Ancien général, Barak se rend très bien compte que ses soldats sur le terrain ont besoin d’une pause et qu’il la leur faut tout de suite. Comme ils sont rassemblés dans quelques espaces ouverts éparpillés, ils essuient actuellement le feu des francs tireurs et des mortiers du Hamas. Ces derniers jours, les forces israéliennes ont commencé à subir un nombre croissant de pertes. Leur tentative d’intensifier la bataille à Gaza ville s’est heurtée à une vive résistance. L’armée israélienne est une fois de plus bloquée. Comme si cela ne suffisait pas, dans quelques jours Obama va entrer à la Maison Blanche et les Israéliens ne sont pas totalement convaincus que le nouveau président étasunien soutiendra aveuglément leur stratégie meurtrière. Le Ministre de la Défense Barak se rend compte qu’il pourrait perdre son créneau d’opportunité. Il se rend compte que les soldats des FID devront peut-être s’incruster dans les faubourgs de Gaza sans réaliser aucun de leurs objectifs militaires. Barak a besoin de quelques jours de cessez-le-feu pour créer une nouvelle réalité sur le terrain. Il préfère de toute évidence se cacher derrière un effort humanitaire. C’est beaucoup plus facile que d’admettre qu’une fois encore, les FID n’étaient pas prêtes. Les assistants d’Olmert ont toutefois été assez stupides pour admettre le mensonge. Apparemment, l’un d’entre eux l’a reproché à Barak aujourd’hui en lui disant que comme le « Hamas voit et entend, ces commentaires lui donnent un coup de fouet, à lui et à ses dirigeants ». En l’état actuel des choses, les soldats des FID sont coincés à Gaza. Ne vous méprenez pas, ils sont toujours capables de semer la mort et de perpétrer des massacres, mais ils ne peuvent pas gagner cette guerre. Les FAI ont épuisé leurs cibles « militaires » il y a une semaine et l’artillerie est sans doute dans le même état. A mesure que les nouvelles arrivent il devient évident que, une fois hors de leurs tanks Merkava, les soldats israéliens sont à la merci du Hamas. J’ai lu aujourd’hui sur Ynet que des soldats des FID auraient dit qu’ils « ne voient pas vraiment l’ennemi » « nous sommes touchés et nous ne savons pas par qui ni comment ». On en est au point où le Hamas devient le symbole de la persévérance héroïque. Ses combattants sur le terrain se battent presque à mains nues contre la technologie étasunienne la plus létale. De même, le leadership politique du Hamas a réussi à se poser comme la clé de toute solution possible au conflit actuel. Espérer que le Hamas serait renversé ou discrédité n’était qu’une pollution nocturne de plus. La communauté internationale commence a accepter largement le Hamas qui est considéré comme un ingrédient élémentaire de toute solution possible. Israël, en revanche, est considéré pour ce qu’il est vraiment : un état meurtrier criminel impliqué dans des crimes de guerre de la pire espèce. Il y a toutefois une nouvelle réalité que nous devons prendre en compte. Les dommages qu’Israël laisse derrière lui à Gaza sont horrifiants. Il a aplati des quartiers entiers, il a répandu du phosphore blanc dans les zones peuplées. Comme si cela ne suffisait pas, les tonnes de bombes bunker buster qu’Israël a utilisées de jour et de nuit ont ébranlé les fondations de tous les bâtiments à Gaza et on se demande si on pourra vivre en sécurité dans les maisons qui sont encore debout. Les officiels de l’UE ont soulevé la question aujourd’hui et se demandaient qui allait payer pour la reconstruction de ces villes, de ces camps et de ces villages détruits.
Dans un monde moral, Israël aurait laissé les Gazaouis retourner sur leurs terres. Mais la morale et Israël ressemblent à deux lignes parallèles : elles ne se rejoignent jamais. Bien qu’il soit évident que les Palestiniens retourneront dans leurs terres, ce ne sera pas Israël qui accueillera les Palestiniens qui rentreront inévitablement. Quelqu’un devra reconstruire Gaza et le seul nom qui vienne à l’esprit est celui du Hamas démocratiquement élu. En réalisant un projet aussi énorme le Hamas fera pièce à la guerre criminelle d’Israël et à ses objectifs meurtriers.
Gilad Atzmon est musicien de Jazz, compositeur et écrivain. (Source Info-Palestine.net)
15.01.2009
PALESTINE: UN BATIMENT DE L'ONU TOUCHE PAR DES OBUS AU PHOSPHORE BLANC ISRAELIENS
Un complexe de l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) pris pour cible jeudi à Gaza par les Israéliens a apparemment été touché par des obus au phosphore blanc, déclare John Holmes, responsables des affaires humanitaires de l'Onu.
Le mouvement de défense des droits de l'homme Human Rights Watch a déjà accusé Israël d'utiliser du phosphore blanc qui peut servir à créer des écrans de fumée ou à marquer des cibles mais qui est aussi une arme incendiaire. Une convention internationale de 1983 interdit l'usage d'armes incendiaires contre des civils. Israël s'est refusé à tout commentaire sur ses munitions. "Le principal entrepôt a été fortement endommagé par ce qui semble être des obus au phosphore blanc", a dit Holmes lors d'un point de presse à New York. "Les personnes sur le terrain n'ont aucun doute à ce sujet", a-t-il ajouté. Une attaque distincte a touché un centre de formation professionnelle dans le complexe, a dit Holmes. Les deux attaques ont fait trois blessés. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, en visite en Israël pour tenter de faciliter un règlement de la crise, a fait part de son indignation aux dirigeants israéliens.
22:27 Publié dans Palestine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, gaza, résistance palestinienne, agression israélienne, crimes de guerre sioniste
PALESTINE: COMBATS ACHARNES A GAZA
Des dizaines de chars israéliens appuyés par l'aviation ont pénétré en profondeur jeudi matin pour la première fois dans un quartier de Gaza-ville où des combats acharnés ont opposé les soldats à des combattants palestiniens, ont indiqué des témoins.
Les chars, appuyés par l'aviation, ont avancé jusqu'au cœur du quartier résidentiel de Tal Al-Hawa, un quartier périphérique de la ville de Gaza. Les forces israéliennes se sont heurtées à des combattants palestiniens tirant au mortier et à la roquette anti-char. Les blindés tiraient des obus, y compris en direction d'immeubles résidentiels, alors que l'aviation menait des raids, selon les témoins. Une colonne de chars a pris position dans un parc public dans le centre du quartier. Des centaines de familles palestiniennes fuyaient les lieux vers des zones plus proches du centre de Gaza-ville. Des blindés ont effectué des incursions dans deux autres quartiers de Gaza, ceux d'Al-Choujaïya et Zeitoun, où des combats ont été également signalés. L'aviation a aussi mené des attaques dans le nord de la bande de Gaza. Une femme et ses trois enfants ont péri dans l'un de ces raids à Beit Lahya, selon des sources médicales. Depuis le début de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza le 27 décembre, 1.054 Palestiniens ont été tués, dont 355 enfants et 100 femmes et plus de 4.870 autre blessés, selon un dernier bilan.
15:52 Publié dans Palestine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, gaza, résistance palestinienne, agression israélienne
13.01.2009
PALESTINE: LA FUMEE DES BOMBES AU PHOSPHORE, JUSTE POUR FAIRE BEAU...
"Israël aurait recours à des bombes au phosphore blanc pour couvrir l'assaut de ses soldats dans la bande de Gaza », rapportait le Times, dès le 5 janvier, une information démentie alors par l'armée israélienne. Ces bombes, "utilisées par les troupes américaines et britanniques en Irak, peuvent causer d'horribles brûlures mais ne sont pas illégales si elles sont utilisées comme écran de fumée", rapportait le quotidien.
Israël avait admis avoir eu recours au phosphore blanc en 2006 lors de son intervention au Liban. Le Traité de Genève de 1980 interdit l'utilisation offensive du phosphore blanc dans les zones civiles, mais il n'existe pas d'interdiction internationale de son utilisation en tant que fumigène. Un expert militaire cité par le Times estime que "si le phosphore blanc était délibérément utilisé contre une foule de gens, cela se terminerait devant la Cour pénale internationale à La Haye". L'armée israélienne a démenti avoir eu recours au phosphore, sans convaincre personne, mais a refusé de révéler les types d'armes utilisés....."
12:09 Publié dans Palestine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, gaza, agression israélienne, bombes au phosphore
PALESTINE: A PROPOS DE L'UTILISATION DES MUNITIONS AU PHOSPHORE BLANC
L'organisation humanitaire Human Rights Watch (HRW) a accusé samedi Israël d'utiliser des munitions au phosphore blanc dans la bande de Gaza. Ce n'est sans doute pas faux, mais cela n'a rien d'illégal au regard du droit international. HRW reconnait d'ailleurs dans son communiqué que cet usage est "toléré en principe selon le droit humanitaire international". De son côté, l’armée israélienne, tout en ne souhaitant pas communiquer sur les munitions employées - affirme que "les forces de défense israéliennes emploient exclusivement des armes autorisées par le droit international". 
De quoi s'agit-il ?
Le phosphore blanc est, pour les chimistes, une variété "allotropique" du phosphore. Il est utilisé pour fabriquer des armes incendiaires et non pas des armes chimiques. Une munition au phosphore blanc produit à la fois une vive lumière et un fort dégagement de fumée blanche, lors de sa combustion. Elle est donc utilisée pour éclairer (de nuit ou pour marquer une cible de jour) et surtout pour créer un rideau de fumée, servant à masquer les troupes amies.
Par ailleurs, il s'agit d'une arme incendiaire, qui a été massivement utilisée par les alliés contre les villes allemandes et japonaises durant la seconde guerre mondiale.
La "Convention sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination", signée en 1980 et entrée en vigueur en 1983, encadre strictement l'emploi de ces armes incendiaires, dans son protocole III. Il interdit leur emploi contre les civils tout en réglementant celui contre les cibles militaires.
Ce protocole, comme tous les traités de désarmement, n'engagent que les 93 pays qui l'ont signé. Or Israël ne l'a pas fait. L'Etat hébreu n'est donc pas engagé juridiquement par un texte qu'il n'a pas signé. Israël n'est pas seul dans ce cas : les Etats-Unis n'ont pas signé ce protocole, pas plus que la quasi-totalité des pays arabes ou musulmans (Algérie, Egypte, Iran, Syrie...). La France l'a signé en 2002, avec toutefois des précisions.
Les Etats-Unis ont fait usage de munitions au phosphore blanc à Falloujah (Irak) en 2004. Comme toutes les armées, ils ont employé massivement ces armes au cours des conflits. Lors de la seconde guerre mondiale, plus de 10.000 obus au phosphore blanc ont été tirés lors de la libération de Cherbourg, en juin 1944.
Au vu des compte-rendus de terrain, il ne semble pas que l ‘armée israélinne utilise ces munitions pour incendier la bande de Gaza. Si c'était le cas, elle serait transformée rapidement en un gigantesque brasiers. Trois jours de bombardements anglo-américains sur Hambourg, en juillet 1943, avaient complètement ravagé la ville allemande, causant environ 45.000 morts. Pour l'instant, les organisations humanitaires n'ont fourni aucun chiffre sur le nombre de civils palestiniens brûlés par du phosphore blanc. (Source : blog Secret Défense)
10:55 Publié dans Palestine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, gaza, agression israélienne, phosphore blanc
12.01.2009
PALESTINE: ISRAËL ENVOIE DES RENFORTS DE RESERVISTES A GAZA
Israël a envoyé, dimanche 11 janvier, des renforts de réservistes pour ses opérations dans la bande de Gaza. Le recours aux réservistes, rapporté par les télévisions israéliennes, pourrait préluder au lancement d'une 'troisième phase' dans l'offensive avec des assauts au cœur des villes et dans les camps de réfugiés, après les bombardements aériens et le déploiement de troupes au sol. 
Le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, le ministre de la défense, Ehoud Barak, et la ministre des affaires étrangères, Tzipi Livni, se sont réunis dimanche dans la soirée et sont convenus d'intensifier la lutte contre le Hamas, a rapporté Radio Israël. 'Israël se rapproche de ses objectifs, mais plus de patience et de détermination sont nécessaires pour y parvenir, afin de changer la situation en matière de sécurité dans le Sud et pour que ses citoyens vivent en sécurité pendant longtemps', a déclaré M. Olmert dimanche, dans la matinée. 'Nous ne devons pas perdre au dernier moment ce qui a été achevé au prix d'un effort national sans précédent', a-t-il averti. Le vice-ministre de la défense israélien, Matan Vilnaï, a également estimé qu'Israël était 'proche de l'arrêt des actions terrestres et de l'ensemble des opérations d'une manière générale' dans la bande de Gaza. 'Nous avons commencé à intégrer les réservistes aux actions dans la bande de Gaza', avait peu auparavant indiqué un porte-parole militaire. Les réservistes n'avaient jusqu'à présent pas participé directement à l'offensive aérienne et terrestre lancée le 27 décembre 2008 contre les infrastructures et les combattants du Hamas dans l'enclave côtière.
Selon les médias, le gouvernement hésitait jusqu'à présent à donner son feu vert à cette 'troisième phase', synonyme d'une escalade. La ministre des affaires étrangères, Tzipi Livni, préconise un retrait immédiat de l'armée et des attaques systématiques ensuite au cas où le Hamas poursuivrait ses tirs de roquettes vers Israël. Le ministre de la défense, Ehoud Barak, également réticent à cette troisième phase, préconise une trêve garantissant aussi la fin de la contrebande d'armes par les tunnels entre Gaza et l'Egypte. En revanche, selon les télévisions, le premier ministre démissionnaire Ehoud Olmert est favorable à une escalade, comme le chef du Shin Beth, le service de sécurité intérieure, Youval Diskin, et le commandant de la région sud d'Israël, le général Yoav Galant, chargé de l'opération 'Plomb durci'.
13:57 Publié dans Palestine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, gaza, agression israélienne, résistance palestinienne
09.01.2009
PALESTINE: LE HAMAS REJETTE LA RESOLUTION DE L'ONU
"Nous rejetons (cette résolution) car elle ne sert pas nos intérêts ni ceux du peuple palestinien", a affirmé Raafat Morra, responsable du Hamas.
"Cette résolution ne tient pas compte des aspirations et des principaux objectifs du peuple palestinien", a-t-il insisté.
12:14 Publié dans Palestine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, gaza, resistance palestinienne, agression israélienne, hamas, résolution de l'onu
PALESTINE: L'AGRESSION ISRAELIENNE SE POURSUIT A GAZA MALGRE LA RESOLUTION DE L'ONU
Les attaques israéliennes dans la bande de Gaza et les tirs de roquettes sur Israël se poursuivaient vendredi matin en dépit de la résolution du Conseil sécurité de l'ONU appelant à l'arrêt immédiat des combats, selon des témoins et des sources militaires. L'aviation israélienne a mené des raids le matin sur le territoire palestinien après des attaques nocturnes qui ont fait 12 morts, selon des témoins et des sources médicales palestiniennes.
L'armée israélienne a fait état du tir de six roquettes sur le sud d'Israël depuis la bande de Gaza, faisant un blessé léger. Selon l'armée, les roquettes de type Grad se sont abattues à Beersheba, à quelque 40 km de la bande de Gaza, ainsi que dans la région d'Ashdod. Dans un communiqué, l'armée a affirmé avoir visé dans la nuit 50 cibles dans la bande de Gaza. Adoptée dans la nuit par 14 des 15 membres du Conseil de sécurité --les Etats-Unis s'abstenant--, la résolution 1860 "appelle à un cessez-le-feu immédiat, durable et pleinement respecté, menant au retrait complet des forces israéliennes de Gaza". La résolution "condamne toute violence et hostilité dirigées contre des civils et tout acte de terrorisme", sans désigner explicitement les tirs de roquettes du Hamas sur le sud d'Israël. Elle appelle "à la fourniture sans obstructions (...) de l'aide humanitaire". Le texte appelle aussi les Etats à favoriser la mise en place à Gaza de dispositifs garantissant que le cessez-le-feu sera durable, notamment en "empêchant la contrebande" d'armes et en "assurant la réouverture des points de passage" vers Gaza. L’Etat sioniste n’ayant jamais respecté la moindre résolution de l’ONU, on ne voit pas pourquoi il se plierait subitement aux injonctions, toutes théoriques, de la résolution 1860.
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08.01.2009
AGRESSION ISRAELIENNE A GAZA: DERNIERES INFORMATIONS
Le Hamas s'oppose au plan de sortie de crise.
Des organisations palestiniennes basées à Damas, dont le Hamas, considèrent que l'initiative égyptienne en vue d'une trêve permanente dans la bande de Gaza "ne constitue pas une base valable", estime un responsable palestinien, Khaled Abdel-Majid, chef du Front de lutte palestinien. Au moins 704 Palestiniens, dont 220 enfants, ont péri depuis le déclenchement, voilà deux semaines, de l'opération "Plomb durci" qui a provoqué 3.100 blessés, d'après le bilan des services d'urgence palestiniens.
Un officier israélien est mort jeudi dans des combats avec des combattants palestiniens au nord de Gaza-ville. Ce nouveau décès porte à huit le nombre de militaires israéliens tués depuis le début de l'offensive.
Les dirigeants israéliens divisés.
Les dirigeants israéliens sont partagés sur la poursuite et l'extension possibles de l'offensive menée contre le Hamas dans la bande de Gaza. Ces divergences sont apparues lors de la réunion, mercredi, du cabinet de sécurité. D'après la radio publique, ce dernier approuve la poursuite des opérations terrestres au niveau actuel, se réservant la possibilité de les étendre en passant à une troisième phase. D'après la radio militaire israélienne, le ministre de la Défense Ehoud Barak se positionne en faveur de la trêve, mais le Premier ministre Ehoud Olmert y est hostile. Par ailleurs, le cabinet a approuvé l'envoi d'émissaires en Égypte pour discuter d'une trêve stable. En cas d'échec des efforts diplomatiques, le cabinet déciderait de passer à la vitesse supérieure.
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