08.09.2009

BURQA: LE COMMISSAIRE A L'EGALITE ET A LA DIVERSITE DES CHANCES S'EXPRIME

Le débat sur la burqa est un «nouveau piège tendu» à la France, lâche Yazid Sabeg dans un entretien à paraître ce mardi dans le quotidien La Croix. burqa77.jpg Le commissaire à l’égalité et à la diversité des chances a été interrogé alors que la mission parlementaire sur la question du port du voile intégral, burqa et niqab, lancée en juin dernier, entame ses auditions ce mercredi. Selon lui, «la confusion qui est installée dans les esprits va encore perturber le vrai débat sur les vrais enjeux qui sont d'abord économiques et sociaux». Et de rappeler que les «vrais sujets» sont avant tout le chômage, le logement ou encore l’éducation dans les quartiers difficiles. Pas la peine, assure-t-il, de relancer une polémique qui va «rouvrir des frustrations, des antagonismes, des racismes alors qu'il faut au contraire rassembler les Français». D’autant que «la crise s'aggrave dans les quartiers, et les tensions sociales sont à leur maximum». «Va-t-on interdire de pratiquer le monokini sur la plage?» Pour Yazid Sabeg, le timing n’est pas anodin: le débat sur la burqa intervient «de nouveau avant les régionales, et c’est  par pur calcul politique, que certains élus de droite ou de gauche veulent relancer le processus». Reste que, selon lui, «l'Etat n'a pas à se prononcer sur les tenues vestimentaires des Français».

19.08.2009

ISLAM: LE VOILE INTEGRAL, TOUT UN HOURVARI POUR SI PEU...

Véritable lame de fond qui s’est soudainement abattue sur les femmes musulmanes dans un tumulte politique indigne, le débat de toutes les divagations sur le port de la burqa et du niqab se voit enfin ramener à une rationalité salvatrice, qui a cruellement fait défaut jusqu’ici.burqa.jpg Loin du péril vert claironné à grand renfort d’émissions réunissant le gotha de l’élite bien-pensante, seulement 367 femmes musulmanes revêtues du voile intégral ont été recensées sur l’ensemble du territoire national, des données concrètes émanant de la non moins indiscutable sous-direction de l’information générale (SDIG), au sein du ministère de l’Intérieur. Une telle battue médiatique stigmatisant l’islam et les musulmans, dans un hourvari aussi vainement bruyant pour … moins de 400 femmes ! La République va-t-elle donc si mal que cela, qu’elle doive livrer à la vindicte populaire des boucs émissaires tout désignés ? Enfonçant le clou, une deuxième note de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) vient tordre le cou aux lancinants fantasmes occidentaux que de vils esprits exaltent sciemment, en observant que ce signe vestimentaire distinctif relève d’un phénomène très marginal, qui ne concerne que des jeunes femmes (moins de 30 ans), vivant le plus souvent en milieu urbain, et qui, loin d’être asservies, ont fait ce choix librement.

Alors, que reste-t-il de cette bourrasque parlementaire peu glorieuse qui a déferlé sur l’Assemblée Nationale, balayant opportunément toutes les divergences, et emportant dans son sillage le plus haut sommet de l’Etat, le Président Nicolas Sarkozy en personne ?

Un élu, André Gérin, qui tente de sauver la face en récusant jeudi matin, sur les ondes de RMC, les estimations chiffrées des services du ministère de l’Intérieur, trahissant son trouble à travers une piètre échappatoire : savoir quels fondamentalistes se cachent derrière chaque musulmane portant le voile intégral… Une classe politique, une médiasphère, des intellectuels pétris d’arrogance, qui se sont discrédités en exacerbant les pires préjugés.

Enfin, une commission d’information parlementaire, dont la vocation intrinsèque échappe, qui se ridiculiserait à vouloir légiférer. (Source: oumma.com)

 

17:38 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, burqa

23.06.2009

ISLAM: LE GRAND AYATOLLAH FADLALLAH DEMANDE A NICOLAS SARKOZY DE RECONSIDERER SA POSITION SUR LA BURQA

Les femmes musulmanes ne doivent pas être forcées à porter la burqa, mais si elles décident de revêtir de leur propre chef le voile intégral, leur volonté doit être respectée, a estimé le religieux chiite libanais. Au lendemain des propos sur le voile islamique intégral de Nicolas Sarkozy devant le congrès, le grand ayatollah Fadlallah, le plus influent religieux chiite libanais, a appelé mardi 23 janvier le président français à reconsidérer sa position sur la burqapour respecter la volonté des femmes musulmanes qui choisissent de dissimuler leur visage sous le voile. Les femmes musulmanes ne doivent pas être forcées à porter la burqa, mais si elles décident de revêtir de leur propre chef le voile intégral, leur volonté doit être respectée a-t-il estimé. "La liberté, (…) l'un des sujets sacrés pour les êtres humains, (…) doit venir de la volonté de la personne, pas des lois qui sont imposées par des personnes", a-t-il ajouté.

 

12.07.2008

LA NATIONALITE FRANCAISE REFUSEE A UNE MAROCAINE PORTANT LA BURQA

Une Marocaine mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France s'est vu refuser la nationalité française en raison d'une pratique radicale de sa religion, écrit vendredi Le Monde. burqa.jpgDans un arrêt du 27 juin, dont Reuters a obtenu une copie, le Conseil d'Etat prend en compte pour la première fois le niveau de pratique religieuse pour se prononcer sur la capacité d'assimilation d'une personne étrangère. Cette femme a "adopté, au nom d'une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment avec le principe d'égalité des sexes", écrit-il. En conséquence, il rejette la requête présentée par cette femme, qui lui avait demandé d'annuler un décret de 2005 refusant sa demande de nationalité française pour "défaut d'assimilation." Jusqu'à présent, dans la communauté musulmane seules des personnes jugées proches de mouvements fondamentalistes se sont vu refuser la nationalité française, souligne Le Monde. La commissaire du gouvernement, chargée de donner un avis juridique, a mis pour sa part en avant la tenue vestimentaire et la vie privée de la Marocaine, qui se serait présentée lors d'entretiens avec les services sociaux "recouverte du vêtement des femmes de la péninsule arabique, longue robe tombant jusqu'aux pieds, voile masquant les cheveux, le front et le menton et une pièce de tissu masquant le visage."