17.09.2009

CHOMAGE: LE PIRE EST A VENIR

Selon l'OCDE, qui appelle les Etats à rééquilibrer leurs plans de relance en faveur de l'emploi, la montée du chômage pourrait compromettre la reprise. Le pire de la récession s'agissant de l'emploi est à venir et les pays de l'OCDE risquent de voir s'installer un chômage de longue durée préjudiciable à la reprise, selon l'organisation qui a mis ce mercredi les gouvernements au défi de "rééquilibrer" leurs plans de relance. chomage_janvier.jpgEn moins de trois ans, entre fin 2007 et fin 2010, le nombre de chômeurs aura progressé de plus de 25 millions, soit à peu près autant qu'en dix ans lors des deux grands chocs pétroliers, souligne l'organisation de coopération et de développement économiques. Dans son 28ème rapport annuel sur l'emploi, publié à Paris, elle a calculé que si les plans de relance axés notamment sur le soutien aux banques et à l'automobile sauveront 3,2 à 5,5 millions d'emplois d'ici 2010, le budget des services de l'emploi rapporté au nombre de chômeurs a presque partout diminué, sauf en Suisse et au Danemark. Dans l'immédiat, l'OCDE a maintenu le sombre pronostic d'une poursuite de l'augmentation du taux de chômage moyen qui bat déjà tous les records depuis l'après-guerre à 8,3% en juin et devrait flirter avec la barre des 10%, avec des pointes à 19,8% en Espagne et 15,1% en Irlande. Aux Etats-Unis, le taux de chômage, qui depuis 1990 oscillait entre 4 et 6%, devrait atteindre 10,1% en fin d'année prochaine. Le taux de chômage devrait atteindre en France 11,3%, fin 2010, 11,8% en Allemagne et 10,5% en Italie.

11.06.2009

ZONE EURO: LE TAUX DE CHÔMAGE ATTEINT SON PLUS HAUT NIVEAU DEPUIS 5 ANS

Le taux de chômage dans les 16 pays de la zone euro a atteint en mars son plus haut niveau depuis près de cinq ans, à 8,9% de la population active, comme en novembre 2004, contre 8,7% en février, a annoncé récemment Eurostat. article_photo_1233586503169-1-0.jpgSur la totalité de l'Union européenne, le chômage frappait 8,3% de la population active en mars, contre 8,1% en février, précise l'institut européen des statistiques. Quelque 20 millions de personnes sont à la recherche d'un emploi, soit 4 millions de plus qu'en mars. Le chômage poursuit donc sa progression en cette période de récession économique. La construction et l'industrie restent très pénalisées par une faible demande. L'Union Européenne table sur environ 3,5 millions d'emplois perdus sur l'ensemble des 27 Etats-membres en 2009, mais les patrons plus pessimistes évoquent 4,5 millions. L'Espagne, particulièrement touchée par la crise de la construction, affiche le taux de chômage le plus élevé des Vingt-Sept, à 17,4%. Dans ce pays, plus d'un tiers des moins de 25 ans cherchent un travail. Les trois autres éléments du peloton de queue sont les pays baltiques -Lettonie (16,1% de chômage), Lituanie (15,5%) et Estonie (11%)-, qui ont connu une forte croissance depuis leur entrée dans l'Union Européenne en 2004 mais sont très éprouvés par la crise mondiale actuelle.

 

04.06.2009

ECONOMIE: BRUTALE AUGMENTATION DU CHÔMAGE EN FRANCE

Le taux de chômage en France a fait un bond "brutal" de 1,1 point au premier trimestre 2009, touchant 8,7% de la population active en métropole, contre 7,6% (chiffre révisé) au quatrième trimestre 2008, a annoncé jeudi la ministre de l'Emploi Christine Lagarde. Il faut remonter au troisième trimestre de l'année 2006 pour trouver un taux de chômage de 8,8% en métropole et de 9,3% avec les Dom. "On a un chiffre du chômage pour le premier trimestre 2009, qui est de 8,7%. chomage-01.jpgAu quatrième trimestre 2008, le chiffre a été révisé en amélioration à 7,6%. C'est une progression très forte: 1,1% de plus, c'est brutal", a déclaré Mme Lagarde sur Europe 1, devançant la publication officielle des chiffres. "C'est évidemment un mauvais chiffre (...) on a une dégradation de la situation de l'emploi qui est tout simplement la conséquence de la dégradation de la situation économique depuis six mois de manière absolument nette", a ajouté la ministre. Si l'on inclut les départements d'Outre-mer, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT), a même bondi à 9,1% en moyenne (+1,1 point) de la population française au premier trimestre 2009, a annoncé ensuite l'Insee. La ministre de l'Emploi a souligné que ce "mauvais résultat" se situe "dans la moyenne de l'Union européenne" et que la situation "se dégrade moins vite qu'ailleurs" en citant les cas de l'Espagne, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. La France, qui avait atteint pendant une partie de l'année 2008 le plus bas niveau depuis 25 ans, avait terminé 2008 sur une nette remontée du chômage (+0,3 point sur un an), qui reculait depuis 2006. Au premier trimestre, toutes les catégories d'âge et de sexe sont affectées par l'envolée du chômage, mais les jeunes actifs sont encore les plus fortement touchés. Pour les moins de 25 ans, le taux de chômage a crû fortement (+2,4 points) pour atteindre 22,7% en métropole et 23,5% avec les Dom, restant presque trois fois supérieur à celui des 25-49 ans. Il y avait 634.000 jeunes actifs au chômage en France métropolitaine à la fin mars.

 

27.05.2009

ECONOMIE: LES NOUVEAUX CHIFFRES DU CHOMAGE EN FRANCE

Les nouveaux chiffres ont été annoncés mardi par l’Assurance-chômage, qui table désormais sur un déficit cumulé de 10,9 milliards d’euros pour la fin 2010. L’assurance chômage (Unedic) prévoit désormais 639.000 chômeurs de plus en France cette année et une destruction nette de 591.000 emplois salariés, sur fond de recul attendu du PIB de 3%. chomage-01.jpgDes prévisions assombries par rapport à février et diffusées mardi. Conséquence immédiate : les comptes de l’assurance chômage devraient s’enfoncer un plus profondément dans le rouge. Après une brutale hausse du nombre de demandeurs d’emplois inscrits au chômage en 2008, le nombre de chômeurs augmenterait cette année de 639.000 (inscrits en catégories A,B,C et dispensés de recherche d’emploi), dont 411.000 demandeurs d’emploi indemnisés. En 2010, le nombre de demandeurs d’emploi progresserait de 137.000. Ces projections, détaillées mardi lors d’un bureau mensuel de l’Unedic, sont établies sur la base d’un recul du PIB de 3% cette année, suivi d’une augmentation de 0,5% en 2010. Selon ces nouvelles prévisions, l’économie française va continuer à détruire plus d’emplois salariés qu’elle n’en créera: -591.000 en 2009, -133.000 en 2010. De ce fait, fin 2009, le régime devrait accuser un déficit annuel de 1,3 milliard d’euros, après un excédent de 4,5 milliards d’euros l’année précédente. Le déficit accumulé ces dernières années, ramené à 4,9 milliards d’euros fin 2008, recommencerait à se creuser pour s’établir à -6,3 milliards d’euros fin 2009, puis -10,9 milliards d’euros fin 2010. «Le déficit prévisionnel de l’assurance chômage ne perturbera d’aucune manière le versement des allocations aux demandeurs d’emploi indemnisés» et «la nouvelle convention d’assurance chômage verra ses dispositions appliquées intégralement», assurent toutefois les gestionnaires de l’Unedic. Et bien sûr, nous sommes obligés de les croire puisqu’ils le disent…

25.03.2009

ECONOMIE : 80 000 CHÔMEURS DE PLUS EN FRANCE EN FEVRIER

Le chômage a de nouveau fortement progressé en février en France, avec 80 000 demandeurs d'emploi supplémentaires, selon une information révélée, mercredi 25 mars, par la chaîne d'information LCI. article_photo_1236264322604-1-0.jpgLe nombre d'inscrits au chômage doit être publié aujourd’hui mercredi à 18 heures avec une nouvelle présentation statistique, qui remplace les huit catégories actuelles de demandeurs d'emploi par cinq catégories. Le nombre de chômeurs aurait donc augmenté de 3,62 % par rapport au mois de janvier pour s'établir à 2,284 millions. Il s'agit du dixième mois consécutif de hausse. Sur l'ensemble de 2008, le chômage a augmenté de plus de 215 000 personnes (10,2 %), soit la plus forte hausse depuis 1993.

17.03.2009

EMPLOI: COMBIEN DE CHÔMEURS FIN 2009 ?

La dégringolade continue. «L’emploi salarié a encore chuté de 0,5% au quatrième trimestre 2008, ce qui équivaut à une perte de 86.400 postes», a annoncé mercredi Bernard Ernst, directeur « statistiques » de Pôle emploi. Sur un an, les effectifs salariés ont diminué de 0,4%, soit 66.800 emplois en moins. «Il faut retourner à 2003 pour retrouver une chute pareille», a commenté Bernard Ernst. chomage_zoom1.jpgCes mauvais chiffres s’expliquent notamment par le déclin des missions d’intérim: en un an, leur baisse s’établit à 29,7%. Un fait d’autant plus inquiétant que l’intérim est considéré comme un indicateur avancé de l’emploi. Parmi les secteurs les plus touchés par la crise, l’industrie a vu ses effectifs reculer de 0,9% au dernier trimestre 2008 et de 2,2% sur un an (-75 200 postes). «L’industrie ne représente plus que 18% de l’emploi salarié actuel contre 42% en 1976», a commenté Bernard Ernst. Même sinistrose, du côté du tertiaire qui chute de 0,5% au dernier trimestre et de 0,1% sur un an (-16 600 emplois). La construction a un peu mieux résisté car elle affiche une légère progression des effectifs au dernier trimestre 2008 (+0,2%) et sur un an (+1,7%). Ces chiffres positifs ne devraient pourtant pas perdurer car les carnets de commandes des entreprises ont de plus en plus de mal à se remplir. Quant aux régions les plus touchées par ces baisses d’emplois, «les plus industrielles (Franche-Comté, Champagne-Ardenne, Basse-Normandie, Lorraine…) sont les plus affectées par la chute de l’intérim», a indiqué Bernard Ernst. Au total, dix-sept régions ont vu baisser leurs effectifs salariés sur un an, contre sept qui ont enregistré des créations d’emplois (Corse, Paca, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Bretagne et Ile-de-France). Reste à savoir comment finira l’année 2009. Là encore, pas de quoi se réjouir. La situation devrait encore empirer en raison de la mise en œuvre de nombreux plans sociaux annoncés. Le gouvernement table d’ores et déjà sur la destruction de 350.000 emplois d’ici à la fin de l’année… On peut donc s’attendre au pire.

 

 

25.02.2009

EMPLOI: 90 000 CHÔMEURS DE PLUS EN JANVIER

Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant l'avait avoué à demi-mot mercredi matin sur LCI : les chiffres du chômage en janvier, attendus en fin de journée, ne seraient "pas meilleurs", voire pires que "les mois précédents". pole-emploi-2764217iblst_1378.jpgSelon une information LCI, le nombre de chômeurs a augmenté de 90.000 en janvier, soit deux fois plus qu'en décembre. En décembre, le nombre de demandeurs d'emplois avait augmenté de 45.800 à 2,1 millions. Sur l'ensemble de 2008, le chômage a augmenté de plus de 215.000 personnes, soit la plus forte hausse depuis 1993. L'Unedic, qui a fusionné avec les Assedic pour former Pôle Emploi, prévoit 282.000 chômeurs de plus cette année.

 

31.10.2008

LES IMMIGRES DEUX FOIS PLUS AU CHÔMAGE QUE LES NON-IMMIGRES

Le taux de chômage des immigrés, qui sont principalement ouvriers ou employés, est deux fois plus élevé que celui des non-immigrés, avec des différences selon les qualifications, le sexe et l'origine, souligne une étude de l'Insee réalisée en 2007 et publiée vendredi. En 2007, 361.000 immigrés de 15 ans ou plus étaient au chômage, d'après l'enquête Emploi de l'Institut national de la statistique. ANPE2.jpgLes immigrés (nés étrangers à l'étranger mais qui ont pu devenir Français) représentent ainsi 16% des chômeurs, alors qu'ils ne constituent que 9% de la population active (2,4 millions d'immigrés sur 27,8 millions d'actifs). Le taux de chômage parmi les immigrés (15,2%) est deux fois plus élevé que parmi les non-immigrés (7,3%). Cet écart est en partie dû aux différences de qualifications. "Les immigrés sont plus nombreux à occuper des emplois peu ou non qualifiés et sont donc davantage exposés au chômage", explique l'Insee. Parmi les 30-64 ans, les immigrés actifs sont trois fois plus nombreux que les non-immigrés à ne posséder aucun diplôme (37% contre 12%). Mais, à diplôme égal, les immigrés actifs, dont un quart sont diplômés de l'enseignement supérieur, demeurent plus souvent au chômage que les autres. Ainsi, le taux de chômage de ces immigrés diplômés est près du triple de celui des autres actifs de niveau équivalent. "Les formations qu'ils ont pu suivre à l'étranger ne sont pas forcément reconnues en France", souligne Pascale Breuil (Insee) qui se dit "prudente sur la question des discriminations". Les femmes immigrées sont également plus touchées par le chômage que les hommes immigrés (17,3% contre 13,5%) et elles travaillent plus fréquemment à temps partiel que les autres actives (34% contre 28%). Même constat chez les jeunes immigrés : 28% des 15-24 ans sont au chômage, contre 13% des 50 ans et plus. L'Insee note également que les immigrés actifs nés dans l’Union européenne sont beaucoup moins exposés au chômage que les autres. "Les immigrés qui viennent d'Espagne, d'Italie ou du Portugal, qui sont présents depuis plus longtemps en France", ont même un "taux de chômage inférieur" d'un point à celui des actifs non immigrés, précise Mme Breuil. À l'inverse, les natifs d'Algérie ou de Turquie ont un risque de chômage triple de celui des non-immigrés. Globalement, 62% des immigrés occupent des emplois d'ouvriers ou d'employés, contre 51% des autres actifs ayant un emploi. Les immigrés venus des pays d'Europe, autres que l'Espagne, l'Italie et le Portugal, sont davantage cadres ou professions intermédiaires. Quant aux femmes immigrées, un tiers d'entre elles occupent des postes d'employées non qualifiées, contre une sur cinq pour les non immigrées. Comme le reste de la population en emploi, les immigrés travaillent majoritairement dans le tertiaire (73%). Et dans des secteurs comme le nettoyage, les services domestiques et les entreprises de sécurité, plus de 20% de la main d’œuvre est constituée d'immigrés. L'Insee précise qu'en Ile-de-France, 69% des salariés des entreprises de nettoyage sont des immigrés.

 

28.10.2008

ECONOMIE: INDUSTRIELS ET MENAGES INQUIETS POUR L'EMPLOI

La perception de l'évolution du marché du travail par les ménages français et les industriels s'est fortement dégradée en octobre et ne laisse augurer rien de bon pour les prochains mois, montrent deux enquêtes publiées par l'Insee.  ANPE.jpgLa publication de ces données coïncide avec le discours sur l'emploi que doit prononcer le président Nicolas Sarkozy en fin de matinée à Rethel, dans les Ardennes, à deux jours de l'annonce des chiffres du chômage de septembre. Le moral des ménages, qui avait enregistré le mois dernier sa première amélioration de l'année, est retombé en octobre principalement sous l'effet des anticipations de hausse du chômage, selon l'enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages de l'Insee. L'indicateur résumé de l'opinion des ménages en données corrigées des variations saisonnières a reculé de trois points à -47 contre -44 en septembre, soit un point de moins que le consensus établi par Reuters. Il retrouve ainsi son niveau de juillet qui était un plus bas depuis la création de l'enquête en janvier 1987. La dégradation s'explique principalement par les craintes sur le niveau de vie futur en France et sur les perspectives d'augmentation du chômage qui flambent de 17 points à 69, après avoir pris 29 points entre juin et septembre. L'Insee a publié au même moment son enquête trimestrielle dans l'industrie, qui montre là aussi une détérioration sensible des anticipations concernant le marché du travail. Cette enquête complète l'enquête mensuelle publiée la semaine dernière qui montrait que la confiance des entreprises était à son plus bas depuis la récession de 1993."Selon les chefs d'entreprise, la baisse des effectifs s'est de nouveau accentuée au cours du troisième trimestre (...) et elle pourrait s'intensifier au cours des trois prochains mois", écrit l'institut national de la statistique.

29.09.2008

LE GOUVERNEMENT CONFRONTE A UNE BRUSQUE AUGMENTATION DU CHOMAGE

Confrontés à une brusque dégradation du chômage, la ministre de l'Economie Christine Lagarde et son secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez tiendront lundi à 17h00 une réunion de crise. Fillon.jpgAlors que le nombre de demandeurs d'emplois devrait avoir enregistré le mois dernier sa plus forte augmentation mensuelle depuis le printemps 2003, le gouvernement s'est efforcé de préparer l'opinion à cette mauvaise nouvelle. A la veille du week-end, le secrétaire d'Etat à l'emploi avait annoncé de "mauvais chiffres" du chômage au mois d'août, parlant 30.000 à 40.000 demandeurs d'emplois supplémentaires. Christine Lagarde a quant à elle évoqué un chiffre "autour de 40.000", à la veille de la publication des chiffres de l'emploi compilés par la Dares et l'ANPE.

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