04.09.2009

ISRAEL: LA CORRUPTION ERIGEE EN MODE DE GOUVERNEMENT

Des inculpations aux relents de « fraude » et de « harcèlement sexuel » se suivent en cascade en Israël, révélant à la face du monde une réalité bien peu honorifique du sommet de l’Etat juif : la vénalité et la vilenie d’hommes de pouvoir de tout premier plan.01.jpg Sur les traces pour le moins déshonorantes de l’ancien président Moshé Katsav, dont le procès s’ouvrira dans le courant du mois de septembre pour viol et harcèlement sexuel, après la condamnation de deux anciens ministres, et au moment où le vindicatif ministre des Affaires étrangères est tombé sous le coup d’une inculpation pour « corruption et blanchiment d’argent », c’est au tour de l’ancien chef du gouvernement, Ehoud Olmert, de faire face à ses propres dérives illicites et de répondre de 4 chefs d’accusation dans trois affaires distinctes : "fraude", "abus de confiance", "enregistrement de faux documents" et "dissimulation de revenus frauduleux".

Rivalisant d’âpreté au gain, Ehoud Olmert se distingue en écrivant une nouvelle page de l’histoire politique d’Israël, marquée du sceau de la corruption. « C’est la première fois qu’un ancien chef de gouvernement est inculpé en Israël » relaie l’ensemble de la presse israélienne, qui retrace son parcours frauduleux entre 2003 et 2006, du temps de son mandat de maire de Jérusalem, puis de ministre de l’industrie et du commerce.

31.07.2008

DEMISSION DU PREMIER MINISTRE ISRAELIEN EHUD OLMERT EN SEPTEMBRE

Eclaboussé par des accusations de corruption, le Premier ministre israélien Ehud Olmert a annoncé mercredi qu'il quitterait son poste après la désignation de son successeur à la tête du parti Kadima prévue le 17 septembre. "J'ai décidé de ne pas participer aux primaires au sein du mouvement Kadima et de ne pas intervenir dans ces élections", a dit Olmert depuis sa résidence officielle à Jérusalem. olmert_israel.jpg"Lorsque le nouveau président (de Kadima) sera choisi, je démissionnerai du poste de Premier ministre pour lui permettre de former efficacement et rapidement un gouvernement", a-t-il ajouté. Le parti centriste Kadima avait annoncé la veille qu'il organiserait le 17 septembre une consultation interne pour choisir un nouveau chef de file. En l'absence de vainqueur, un second tour devrait être organisé une semaine plus tard. Olmert a accepté le principe d'un renouvellement anticipé de la direction de sa formation dans le cadre d'un accord conclu avec le Parti travailliste, qui menaçait de se retirer de la coalition gouvernementale. L'ancien maire de Jérusalem, soupçonné de corruption dans plusieurs affaires, avait toujours affirmé jusqu'à lors qu'il ne démissionnerait que s'il était officiellement inculpé. Olmert est principalement visé par deux enquêtes. Il est accusé d'une part d'avoir reçu plus de 150.000 dollars de pots-de-vin en une quinzaine d'années de la part de l'homme d'affaires juif américain Boris Talansky, et d'autre part d'avoir bénéficié d'un système de double facturation lors de voyages à l'étranger. La classe politique israélienne est régulièrement éclaboussée par des affaires de corruption ou de mœurs.