17.07.2009

PALESTINE: A GAZA, L'ARMEE ISRAELIENNE A UTILISE DES BOUCLIERS HUMAINS

Les soldats israéliens qui ont combattu à Gaza ont utilisé des civils comme boucliers humains et reçu pour instruction de tirer sans se préoccuper des conséquences, selon des témoignages de soldats rendus publics mercredi par une ONG israélienne. Gaza.jpgDans son rapport, l'organisation de soldats vétérans «Breaking the Silence» révèle les « pratiques acceptées » au sein de l’armée israélienne Selon l’organisation, il s'agit de «la destruction de centaines de maisons et mosquées sans que cela n'ait d'objectif militaire, l'emploi de phosphore en direction de zones habitées, la mort de victimes innocentes tuées avec des armes légères, la destruction de propriétés privées et (...) une atmosphère permissive dans la structure de commandement qui a permis aux soldats d'agir sans contraintes morales».  Le document est composé de témoignages anonymes de trente soldats engagés dans les combats durant l'offensive israélienne à Gaza (du 27 décembre au 18 janvier dernier). «Les témoignages prouvent que la manière immorale dont la guerre a été menée était due aux systèmes en place et non aux soldats individuellement», a affirmé Mikhael Manekin, membre de «Breaking the Silence». L'armée israélienne a, bien sûr, rejeté ces accusations. L'offensive de l'armée israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza a fait plus de 1.400 morts, dont plus de 900 civils, et 5.000 blessés palestiniens, selon un bilan des services médicaux palestiniens.

07.04.2009

PALESTINE : EN ANGLETERRE, LES OFFICIERS ISRAELIENS PEUVENT TOUJOURS ÊTRE POURSUIVIS POUR CRIMES DE GUERRE

Le gouvernement britannique a fait savoir aux dirigeants israéliens que, contrairement à des promesses antérieures, il ne ferait voter aucune modification de la loi qui autorise l’arrestation pour crimes de guerres d’officiers de l’armée israélienne.2009-026-01tsahal.jpg "Dans un message officieux à la ministre des Affaires Etrangères Tzipi Livni, les Britanniques ont fait savoir, qu’en raison de la dégradation de l’image publique d’Israël, ils ne peuvent pas faire passer cet amendement de la loi avant les élections prévues l’année prochaine. La loi britannique permet à tout citoyen d’engager des poursuites contre des étrangers pour crimes de guerre. Une fois qu’une inculpation a été délivrée, les suspects peuvent être arrêtés et traduits devant un juge, s’ils mettent les pieds sur le sol britannique.  En 2005, l’ancien général de réserve Doron Almog s’était envolé pour une courte visite à Londres. Après avoir appris, dans l’avion, que la police l’attendait pour le débarquer et l’arrêter, Almog était resté à bord de l’avion et était reparti pour Israël. Un mandat d’arrêt avait été délivré contre lui pour son rôle dans la destruction de maisons palestiniennes à Rafah, alors qu’il dirigeait le commandement militaire dans le Sud (Gaza).  Depuis cet incident, les officiers supérieurs de l’IDF d’active et de réserve, y compris les anciens chefs d’Etat major et de cabinets ministériels (Ehud Barak, Shaul Mofaz), se sont bien gardés de voyager en Angleterre.  Le gouvernement travailliste anglais, d’abord sous Tony Blair et récemment sous Gordon Brown, avait promis à Israel de faire passer des changements dans la loi pour que des citoyens privés voulant poursuivre pour crimes de guerre obtiennent d’abord l’accord du Procureur Général. Promesse qu’ils ne peuvent plus tenir, ont-ils fait savoir." Sources : Palestinian Center for Human Rights

19.03.2009

PALESTINE: CRIMES DE GUERRE SIONISTES, DES SOLDATS ISRAELIENS COMMENCENT A PARLER

Après les "ratés" de la guerre du Liban, l'institution militaire israélienne est maintenant secouée par les récits d'exactions de ses soldats à Gaza  Certains d'entre eux se répandent jeudi dans les colonnes du quotidien libéral Haaretz, évoquant des meurtres de civils de sang-froid et des actes de vandalisme durant les 22 jours de l'offensive israélienne à Gaza, en décembre et janvier derniers. 1688291914-des-soldats-israeliens-ayant-combattu-dans-la-bande-de-gaza.jpgCes soldats, des anciens d'une même école militaire, se sont réunis en février pour échanger leurs expériences personnelles lors de cette opération, qui a fait plus de 1.400 morts, en majorité des civils, parmi les Palestiniens. Un certain nombre d'organisations de défense des droits de l'homme ont parlé de "crimes de guerre" de la part d' Israël durant cette offensive qui visait officiellement à réduire les combattants du Hamas tirant des roquettes sur le territoire israélien. Selon le directeur de l'école militaire, Danny Zamir, il régnait au sein de l'armée un climat de "mépris débridé" et un "sentiment de supériorité" envers les Palestiniens. "Ils ont parlé de tirs non justifiés sur des civils palestiniens. Ils ont aussi parlé de déprédations", a confié Danny Zamir à la radio de l'armée israélienne. Le ministre de la Défense, le travailliste Ehud Barak, a répondu à ces mises en cause en réaffirmant que Tsahal était une des armées les plus éthiques du monde. Néanmoins, l'avocat général des Forces de défense israéliennes (IDF) a décidé d'ouvrir une enquête sur ces allégations. Selon Haaretz, qui évoque cette affaire en "une", la divulgation de ces "sales secrets" rend difficile pour l'Etat juif de réfuter ces faits comme de la pure propagande palestinienne. Un des témoignages, émanant d'un chef de section d'infanterie, fait état d'un tireur d'élite de l'armée qui a abattu une mère et ses deux enfants parce qu'ils avaient pris la mauvaise direction quand les militaires leur avaient ordonné de sortir de chez eux. "Le commandant du détachement a sommé la famille de s'en aller par la droite. Une mère et ses deux enfants n'ont pas compris et s'en sont allés vers la gauche. "Le tireur d'élite les a vus s'approcher, au-delà des lignes qu'on lui avait dit que personne ne devait franchir. Ils les a simplement abattus." Ce chef de section a encore rapporté que les hommes sous son commandement estimaient que "la vie des Palestiniens était bien moins importante que celle de nos soldats, donc que ceci justifiait cela". Un autre chef de section rapporte qu'un officier a ordonné d'abattre une femme âgée alors qu'elle marchait sur la route à une centaine de mètres d'une maison dont les soldats venaient de prendre possession. Il fait en outre état d'actes de vandalisme commis par les soldats. "Ecrire 'Mort aux Arabes' sur les murs, se saisir de photos de famille pour cracher dessus, simplement parce qu'on en a le pouvoir... Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que cela dénote à quel point l'éthique des IDF s'est dégradée." Danny Zamir a déclaré avoir transmis à l'état-major les témoignages des anciens de son école ayant servi à Gaza, qui n'auraient pas eux-mêmes commis de crimes de guerre mais "sont mal à l'aise de n'avoir pu en empêcher".

17.03.2009

PALESTINE: NOUVEAU CRIME DE GUERRE ISRAËLIEN

Tristan Anderson, qui participait vendredi à une manifestation pacifique contre le Mur de l’annexion sur les terres du village palestinien de Ni’lin, avec d’autres internationaux, des Palestiniens et des Israéliens, a été visé au crâne par un soldat israélien, en l’absence de toute menace. [UNSET].jpgOpéré à l’hôpital de Tel Hashomer à Tel Aviv hier, ce militant américain originaire de Oakland en Californie, a été gravement atteint au cerveau par une cartouche de gaz lacrymogène, au point que les médecins ont dû procéder à l’ablation du lobe frontal droit et ne peuvent se prononcer sur le pronostic vital. Cela s’est produit à 17 H samedi, alors que la principale manifestation était terminée et que Tristan se reposait dans l’herbe, raconte son amie américaine Gabrielle Silvermann. L’ambulance du Croissant Palestinien venue le secourir a été retardée pendant un quart d’heure à un check-point par l’armée israélienne, tandis que Tristan Anderson perdait beaucoup de sang. Il y a quasiment 6 ans jour pour jour, la même armée israélienne tuait une autre pacifiste américaine, Rachel Corrie, de ISM, écrasée délibérément par un bulldozer Caterpillar tandis qu’elle tentait de s’opposer à la démolition d’une maison palestinienne dans la Bande de Gaza. Et peu de temps après, le jeune britannique, Tom Hurndall, 21 ans, était assassiné par l’armée israélienne, dans le camp de réfugiés de Rafah, alors qu’il était en train de porter secours à trois enfants dans la ligne de feu d’un tank israélien.

13.02.2009

PALESTINE: DES MINISTRES PALESTINIENS DEMANDENT L'OUVERTURE D'UNE ENQUÊTE PAR LA COUR PENALE INTERNATIONALE (CPI)

Les ministres de la Justice et des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne ont demandé vendredi à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye d'enquêter sur des "crimes de guerre" commis par l'armée israélienne depuis 2002. DSCN0660.jpg"Nous sommes venus aujourd'hui apporter des documents qui montrent que la Palestine en tant qu'Etat (...) est en mesure de saisir la Cour et de demander une enquête sur les crimes commis par l'armée israélienne", a déclaré le ministre de la Justice Ali Kachan devant des journalistes. "Nous déposerons encore d'autres documents sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité, pas seulement à Gaza lors de la dernière attaque israélienne mais aussi de 2002 à aujourd'hui", a-t-il ajouté. M. Kachan, accompagné du ministre des Affaires étrangères Riad al-Malki, a indiqué avoir été reçu pendant plus de quatre heures par le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo qu'il avait rencontré une première fois le 22 janvier. L'offensive israélienne dans la bande de Gaza (27 décembre-17 janvier) a fait 1.330 morts palestinien. Côté israélien, dix militaires et trois civils sont morts. Le procureur Luis Moreno-Ocampo avait indiqué le 3 février qu'avant qu'une enquête puisse être ouverte, il fallait déterminer "si l'Autorité palestinienne a la capacité légale pour accepter la juridiction de la Cour". Il avait précisé qu'il allait "analyser conformément au droit (international)" la demande de l'Autorité palestinienne d'enquêter sur des présumés crimes de guerre commis par Israël lors de son offensive meurtrière dans la bande de Gaza."Notre président s'est rendu récemment dans plusieurs pays d'Europe, en France, en Italie, en Pologne et a été reçu en tant que président de la Palestine. Ses visites étaient considérées comme des visites d'Etat", a souligné le ministre des Affaires étrangères Riad Al-Malki. L'Autorité palestinienne avait déposé en janvier une déclaration au greffe de la CPI reconnaissant la juridiction de la Cour. Le Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, stipule que seul un Etat peut accepter la juridiction de la Cour. La CPI est compétente pour les crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide commis depuis 2002. Elle peut inculper un individu si les crimes ont été commis sur le territoire d'un Etat partie ou si l'individu est ressortissant d'un Etat partie. Israël n'est pas un Etat partie de la CPI. L’Etat sioniste peut donc assassiner en toute impunité. Deux poids, deux mesures.

03.02.2009

PALESTINE: L'AUTORITE PALESTINIENNE RECONNAÎT LA COMPETENCE DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE

L'Autorité palestinienne a reconnu aujourd’hui la compétence de la Cour pénale internationale, une mesure destinée à ouvrir la voie à une enquête sur de possibles crimes de guerre durant la récente offensive israélienne dans la bande de Gaza. palestine.jpg

La CPI ne peut enquêter qu'à la demande du Conseil de sécurité de l'ONU ou d'un Etat qui a reconnu la juridiction. Seuls les Etats peuvent reconnaître la CPI et on ne savait pas dans l'immédiat quelle valeur pouvait avoir la reconnaissance par l'Autorité palestinienne. Le procureur de la juridiction internationale a précisé que ses services examinaient la question. Amnesty International et d'autres organisations de défense des droits de l'homme accusent Israël, qui n'a pas reconnu la CPI, d'avoir commis des crimes de guerre durant son offensive dans la bande de Gaza.

29.01.2009

PALESTINE: LA JUSTICE ESPAGNOLE OUVRE UNE ENQUÊTE CONTRE DE HAUTS RESPONSABLES MILITAIRES ISRAELIENS POUR "CRIMES CONTRE L'HUMANITE"

La justice espagnole a ouvert jeudi une enquête pour "crimes contre l'Humanité" visant l'ex-ministre israélien de la Défense Benjamin Ben-Eliezer et six hauts responsables militaires israéliens, pour un bombardement meurtrier à Gaza en 2002.  Cette annonce a provoqué la colère d'Israël, où le ministre de la Défense Ehud Barak a réagi en affirmant qu'il "fera tout" pour obtenir l'annulation de cette enquête "délirante". Bombardement Gaza 2.jpg"La réaction d'Israël est la réaction d'Israël et la réaction du gouvernement espagnol est de respecter la justice", a déclaré pour sa part le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos. Le juge madrilène Fernando Andreu a jugé recevable une plainte du Centre palestinien pour les droits de l'Homme sur le bombardement qui avait tué un dirigeant du Hamas, Salah Chehadeh et 14 civils palestiniens, "en majorité des enfants et des bébés", le 22 juillet 2002. Quelque 150 Palestiniens avaient également été blessés lors de cette attaque, par l'explosion d'une bombe d'une tonne larguée par un F-16 israélien à Gaza, sur une maison du quartier Al Daraj. Le magistrat a pris cette décision en vertu du principe de juridiction universelle reconnu par l'Espagne en matière de crimes contre l'Humanité, de génocide et de terrorisme. Le juge espagnol estime que les faits dénoncés "présentent des indices de crimes contre l'Humanité", dans son procès-verbal auquel l'AFP a eu accès. "En effet, écrit-il, nous serions confrontés à l'existence d'une attaque contre la population civile, illégitime dès le départ, car ayant pour objectif un assassinat, celui de Chehadeh". Evoquant une "action qu'on devine clairement disproportionnée et excessive", le juge affirme qu'Israël ne pouvait ignorer "les conséquences possibles" du lancement d'une bombe de "grande puissance" sur une zone habitée. Outre l'ancien ministre israélien Benjamin Ben-Eliezer, la plainte vise six hauts responsables militaires. Il s'agit du commandant des forces aériennes israéliennes au moment des faits, Dan Haloutz, du général Doron Almog, du président du Conseil national de sécurité israélien Giora Eiland, du secrétaire militaire du ministre de la Défense, Michael Herzog, du chef d'état-major des Forces armées Moshe Yaalon et du directeur du Service général de sécurité, Avi Dichter. Sommé à l'époque par la gauche israélienne et des organisations de défense des droits de l'Homme en Israël de s'expliquer, le général Haloutz avait dit que l'attaque contre Chehadeh ne l'empêchait "pas de dormir".  Nous ne pouvons qu’espérer voir la « loi internationale » s’appliquer également aux dirigeants israéliens, responsables de crimes de guerre. La récente agression israélienne à Gaza, dont les civils furent les principales victimes, justifierait que les responsables politiques et militaires israéliens comparaissent devant le Tribunal Pénal International pour répondre de leurs crimes. Combien de temps encore, l’Etat sioniste bénéficiera-t-il de l’impunité ?

 

12.01.2009

PALESTINE: A GAZA, ISRAËL EXPERIMENTE DE NOUVELLES ARMES SUR LES POPULATIONS CIVILES

Des blessés d'un type nouveau adultes et enfants dont les jambes ne sont plus que des trognons brûlés et sanguinolents ont été montrés ces derniers jours par les télévisions arabes émettant de Gaza. Dimanche 11 janvier, ce sont deux médecins norvégiens, seuls occidentaux présents dans l'hôpital de la ville, qui en ont témoigné. blessé Gaza.jpg

Les docteurs Mads Gilbert et Erik Fosse, qui interviennent dans la région depuis une vingtaine d'années avec l'organisation non gouvernementale (ONG) norvégienne Norwac, ont pu sortir du territoire la veille, avec quinze blessés graves, par la frontière avec l'Egypte. Non sans ultimes obstacles : 'Il y a trois jours, notre convoi, pourtant mené par le Comité international de la Croix-Rouge, a dû rebrousser chemin avant d'arriver à Khan Younès, où des chars ont tiré pour nous stopper', ont-ils dit aux journalistes présents à Al-Arish.

Deux jours plus tard, le convoi est passé, mais les médecins, et l'ambassadeur de Norvège venu les accueillir, furent bloqués toute la nuit 'pour des raisons bureaucratiques' à l'intérieur du terminal frontalier égyptien de Rafah, entrouvert pour des missions sanitaires seulement. Cette nuit-là, des vitres et un plafond du terminal furent cassés par le souffle d'une des bombes lâchées à proximité.

'A l'hôpital Al-Chifa, de Gaza, nous n'avons pas vu de brûlures au phosphore, ni de blessés par bombes à sous-munitions. Mais nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d'armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l'acronyme DIME pour Dense Inert Metal Explosive', ont déclaré les médecins.

Petites boules de carbone contenant un alliage de tungstène, cobalt, nickel ou fer, elles ont un énorme pouvoir d'explosion, mais qui se dissipe à 10 mètres. 'A 2 mètres, le corps est coupé en deux; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d'aiguilles. Nous n'avons pas vu les corps disséqués, mais nous avons vu beaucoup d'amputés. Il y a eu des cas semblables au Liban sud en 2006 et nous en avons vu à Gaza la même année, durant l'opération israélienne Pluie d'été. Des expériences sur des rats ont montré que ces particules qui restent dans le corps sont cancérigènes', ont-ils expliqué.

09.01.2009

PALESTINE: LES CRIMES DE GUERRE DE L'ARMEE ISRAELIENNE A GAZA

L'armée israélienne a tué cette semaine dans un bombardement 30 civils qui faisaient partie d'un groupe de 110 Palestiniens qu'elle avait rassemblés dans une maison de Gaza, a affirmé vendredi l'ONU en citant des témoins. "Selon plusieurs témoignages, le 4 janvier, des soldats ont évacué environ 110 Palestiniens vers une seule maison à Zeitoun (dont la moitié était des enfants) en leur ordonnant de rester à l'intérieur", a affirmé un communiqué de l'Office de l'ONU pour la coordination humanitaire (Ocha).417149382-gaza-les-combats-continuent-en-depit-de-la-resolution-de.jpg "Vingt-quatre heures plus tard, les forces israéliennes ont bombardé à plusieurs reprises cette maison, tuant environ 30" personnes, ajoute le communiqué. Selon Ocha, il s'agit de "l'un des plus graves incidents depuis depuis le début des opérations" israéliennes dans la bande de Gaza, le 27 décembre. "Ceux qui ont survécu et ont pu le faire ont marché deux kilomètres vers la route de Salaheddine avant d'être transportés vers un hôpital dans des véhicules civils. Trois enfants, le plus jeune étant âgé de cinq mois, sont morts à leur arrivée", a ajouté Ocha. Interrogée, une porte-parole de l'armée israélienne a affirmé ne pas disposer d'information sur cet incident mais a ajouté que l'armée enquêtait. La Croix-Rouge internationale a accusé jeudi l'armée israélienne de l'avoir empêché d'accéder à des blessés palestiniens pendant plusieurs jours dans ce même quartier de Zeitoun de Gaza-ville, dont des enfants coincés dans leur maison avec le corps de leur mère tuée dans des combats. Selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), des ambulances n'ont été autorisées que mercredi --soit cinq jours après le début des combats-- à accéder à plusieurs maisons dans le quartier de Zeitoun où se trouvaient des blessés et des morts.

06.01.2009

PALESTINE: A GAZA, LES CRIMES DE GUERRE DE L'ARMEE ISRAELIENNE

Deux obus de char israéliens sont tombés mardi devant une école administrée par l'Onu dans le nord de la bande de Gaza, faisant une quarantaine de morts et des dizaines de blessés, rapporte-t-on de sources médicales concordantes.Ecole Gaza.jpg Les projectiles de l’armée israélienne ont explosé en répandant des éclats parmi les Palestiniens qui se trouvaient à l'extérieur de l'établissement et les centaines d'autres qui s'étaient réfugiés à l'intérieur pour fuir les combats. La scène de l'attaque, filmée par des correspondants de Reuters, offrait une vision de dévastation: corps, chaussures et vêtements déchirés jonchaient le sol, au milieu de flaques de sang. Cette nouvelle 'bavure' dans le camp de réfugiés de Djabaliah porte à plus de 600 - dont une proportion croissante de civils - le nombre de Palestiniens tués depuis le début de l'offensive lancée il y a 11 jours par l'armée israélienne contre le mouvement islamiste armé Hamas. Mardi, en début de journée, un raid aérien israélien avait visé une autre école de l'Agence de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine(UNRWA), tuant trois civils. (Voir l’album photo : Gaza sous les bombes)