18.03.2009

DEFENSE: CONTRE LE RETOUR DE LA FRANCE DANS L'OTAN par Philippe DELBAUVRE

L’Otan est cette structure militaire regroupant les pays occidentaux en vue de contrecarrer l’impérialisme communiste dont le pacte de Varsovie, disparu depuis vingt ans, est le vecteur. Elle n’a donc en tant qu’alliance dont l’objectif initial est défensif plus aucune raison d’être à l’époque actuelle marquée par un monde militaire unipolaire. otan1.gifEn conséquence, on aurait pu logiquement s’attendre à sa dissolution ou, à tout le moins, à voir progressivement les différents pays la constituant la quitter. Paradoxalement, ce sont de nouveaux membres qui sont venus se joindre aux anciens dans un but qui ne peut être qu’offensif. Selon toute vraisemblance il s’agit d’instaurer un bonheur démocratique universel qui n’est pas sans rappeler un avenir radieux digne de celui qui fut promis à Travaillov après sa libération de l’exploitache (1) de Capitalistov. Démocratie qui, si on se souvient de la facilité avec laquelle le referendum sur l’Europe fut prestement atomisé, ne mérite plus son étymologie. Bukowski déclarait qu’entre la démocratie et la dictature, c’est que dans la démocratie on vote d’abord avant d’obéir alors que dans la dictature on ne perd pas son temps à voter. On peut tout aussi bien noter que dans les pays communistes on disposait d’argent lorsqu’on se rendait dans des magasins vides alors qu’en France et pour de plus en plus de Français, la pléthore de marchandises est inutile sachant le portefeuille vide. Objectivement et en tenant compte de la montée en puissance de l’univers rouge, le choix d’évacuer les forces militaires américaines de France et de prendre ses distances avec l’Otan par le général De Gaulle était sujet à contestation. L’avenir que nous connaissons aujourd’hui a fini par lui donner raison. Or, c’est paradoxalement dans un contexte où de nombreux fléaux d’importation américaine touchent la France et les Français (melting pot, délinquance, obésité, économisme, déliquescence de l’Etat, …) que le chef de l’exécutif juge positif d’engager notre pays dans une structure qui n’a plus désormais de raison d’être. Un président qui à mes yeux n’est ni Français, ni Européen. Peu m’importe ses origines hongroises qui au demeurant pouvaient me le rendre, pour des raisons personnelles, sympathique. C’est ici que la notion couramment admise de « Français de papier » qui met l’accent sur une altérité dont l’origine est chromatique se doit d’être nuancée. Le Français de papier n’est pas celui qui dispose de la citoyenneté sans être blanc (Boudarel l’était)(2), mais bien celui qui la possédant trahit les fondements de la civilisation européenne. Là encore, une précision s’avère nécessaire : Nicolas Sarkozy n’a pas trahi. Il ne fait qu’appliquer une politique étrangère qu’il avait depuis si longtemps vantée. Il a parié sur une victoire américaine à long terme et veut se situer dans le camp des vainqueurs. En ce sens, sa démarche est cohérente et je ne le considère pas autrement que je ne le fais pour ses compatriotes de l’etablishment américain. De même, je ne vois pas pourquoi je me scandaliserais de la position prise tant par Guillaume Faye ou par Jean François Touzé qui font office de voltigeurs de pointe de l’actuel locataire de l’Elysée. En effet, si on considère qu’il y a péril en la demeure et que le danger mortel arabo-musulman est pour notre civilisation l’ennemi prioritaire, alors il faut soutenir Israël et contribuer au renforcement de l’Otan. D’où la cohérence de ces trois acteurs politiques que je n’assimile pas à des abrutis comme je le fais pour d’autres, mais bien à des personnes sensées qui sont mes adversaires mortels.
Ce retour en fanfare contesté pour la forme ici ou là n’est en fait aucunement surprenant. Il ne s’agit que de la continuité d’une opération de formatage, cette fois ci militaire et diplomatique, qui s’apparente au mimétisme. Ainsi, la volonté de donner toujours davantage de marges de manœuvre au monde économique impliquait en elle même l’amputation de la fonction publique qui pourtant connaît dans certains de ses secteurs des carences d’effectifs flagrants. Aussi, le présidentialisme, c’est à dire le fait de voir transformé le chef de l’exécutif en un super premier ministre, mettait fin elle aussi à une structure constitutionnelle de type monarchique dont l’ascendance européenne était flagrante. Enfin, et pour prendre un dernier exemple, la disparition d’un modèle social établi à la libération mais pensé durant l’exercice du pouvoir de l’Etat français obéit à la même logique d’américanisation par l’intermédiaire de l’individualisation.
Je dois avouer ne plus espérer beaucoup d’une classe politique qui tient en main un système sans plus manifester la moindre gêne comme en témoigne les nominations à des postes enviés d’individus censés être des opposants. Avec cette réintégration dans l’Otan ce sont et le ministère des affaires étrangères, et le ministère de la défense appelé autrefois ministère de la guerre qui échappent à la France d’hier et donc de demain. Il ne s’agit pas cette fois ci de continuité ou plus exactement d’extrapolation mais plutôt, comme dans les autres secteurs, de rupture. La France s’éclipse. Philippe Delbauvre  (Source : voxnr .com)

Notes

1-Les moins jeunes auront reconnu l’accent inimitable de Georges Marchais.
2-Boudarel, Français tortionnaire de Français.

 

07.10.2008

DEFENSE: Erard CORBIN de MANGOUX NOMME A LA TÊTE DE LA DGSE

Erard Corbin de Mangoux devrait être nommé, ce matin en Conseil des ministres, à la tête de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), où il succèdera à Pierre Brochand. Annoncée hier par la lettre d'informations TTU et par le site du Point, cette nomination a été confirmée hier soir par l'AFP. images.jpgPréfet, Erard Corbin de Mangoux est conseiller à l'Elysée pour les affaires intérieures depuis 2007. Agé de 55 ans, ce proche du chef de l'Etat a été directeur général des services du département des Hauts-de-Seine (2006-2007), le fief électoral de Nicolas Sarkozy. Il avait été auparavant secrétaire général de la préfecture des Yvelines (2004-2006) et sous-directeur de l'administration générale et des finances de la Police nationale (1999-2004). Ce haut fonctionnaire a débuté sa carrière comme commissaire dans la Marine nationale (1977-1988).

 

03.10.2008

DES "DESERTIONS" POUR NE PAS ALLER EN AFGHANISTAN ?

Suite à un post sur les chasseurs alpins frustrés  d'une mission en Afghanistan, un internaute  signale que "les désertions et autres congés de maladie foireux grimperaient en flèche pour les unités en partance pour ce théâtre de plus en plus dangereux. Le 8e RPIMa aurait "perdu" près d'une demi-compagnie en PATC (permissions à titre de convalescence, c'est-à-dire arrêts-maladie) et désertions avant son départ.afghanistan1.jpg Le 1er RI, qui devrait aussi aller par là, connaît des baisses d'effectifs. Enfin le 27e BCA serait aussi touché".Les désertions et arrêts-maladie délivrés par un médecin civil (pour mal de dos par exemple...) sont un problème récurrent  de l'armée professionnelle. Sont-ils en train de s'aggraver ? On enquête... (Source : Blog "Secret Défense")

 

30.09.2008

DEFENSE: LES "ETUDES AMONT" SUPPRIMEES DANS L'ARMEE DE TERRE

Selon les informations du blog « Secret défense », le ministère de la Défense aurait supprimé, pour 2009, presque tous les crédits de la DGA consacré aux "études amont" dans le secteur terrestre. armée de terre.jpgIl s'agit des sommes permettant de mener des recherches sur les programmes de l'avenir. Un proche du dossier parle de "désastre absolu", alors que l'armée de terre est engagée dans des opérations de plus en plus dangereuses. Les matériels terrestres ne pèseront que pour 2,5% des crédits de recherche. Les crédits de la BOA (Bulle opérationnelle aéroterrestre) ainsi que ceux des futurs engins de combat de l'armée de terre, sont par exemple supprimés.

 

24.07.2008

DEFENSE: NOUVELLE CARTE MILITAIRE, 83 UNITES SUPPRIMEES

Le Premier ministre, François Fillon, a dévoilé aujourd'hui les restructurations militaires. L'objectif est de faire des économies et s'adapter aux nouvelles menaces. Un budget de 377 milliards d'euros sera consacré à la Défense jusqu'en 2020. 83 unités militaires vont être supprimées à partir de 2009. Lors d'une conférence de presse ce jeudi 24 juillet, le Premier Ministre François Fillon a dévoilé son "plan de modernisation de la Défense". Legio patria nostra.jpgLe gouvernement prévoit donc la suppression de sites et 33 déménagements d'une ville à l'autre. François Fillon a expliqué, en présentant la réforme de la Défense, que 377 milliards d'euros lui seraient consacrés jusqu'en 2020. Ce chiffre figurera dans une loi de programmation militaire qui sera présentée à l'automne au Parlement par le ministre de la Défense Hervé Morin. Le budget de la Défense "sera maintenu au niveau de l'inflation jusqu'en 2012". Pour les maires des 471 communes comptant un site militaire sur leur territoire, cette réorganisation locale est un choc. 54.000 postes, sur les 320.000 que compte la Défense, devraient être supprimés dans les 7 ans à venir. Le gouvernement pourrait donc prévoir une enveloppe de 320 millions d'euros pour aider à redynamiser les régions. Pour économiser 2 milliards d'euros par an, le gouvernement prévoit, dès 2009, notamment de fermer le 57ème régiment d'artillerie de Bitche (Moselle, 1.138 personnes), le 601ème régiment de circulation routière d'Arras (Pas-de-Calais, 730 personnes), le 12ème régiment d'artillerie d'Haguenau (664 personnes, Bas-Rhin). Ces unités sont très variables, allant de quelques dizaines de personnes à 2.502 personnes pour la base aérienne 128 de Metz, appelée à fermer après 2011. Mais Haguenau cependant doit récupérer, toujours en 2009, le deuxième régiment de hussards de Sourdun (Seine-et-Marne, 895 personnes) qui quittera la ville. Par ailleurs, le 501ème - 503ème régiment de chars de combat (RCC) de Mourmelon (1.256 militaires) va être maintenu, a annoncé jeudi à l'AFP le maire de la ville Fabrice Loncol. Au terme de la réforme de la Défense, "l'armée de terre aura perdu 20 régiments et bataillons", "l'armée de l'air 11 bases aériennes" et la Marine "une base aéronavale". L'armée de terre comptera donc "131.000 hommes" l'armée de l'air "50.000 hommes" et la Marine "44.000". La future carte militaire "va s'articuler autour de ce concept extrêmement novateur de base de défense", qui consiste à regrouper des "moyens opérationnels différents" autour d'un "même dispositif logistique", a indiqué François Fillon. Qui sera assez naïf pour croire toute cette démagogie politicienne. Le véritable résultat de cette « réforme » est un nouvel affaiblissement des capacités de défense de la France, conjuguée à une réintégration de l’OTAN et à un alignement sur la politique de l’Axe américano-sioniste. Ni plus, ni moins. Mais Nicolas Sarkozy, « ce néo-conservateur américain à passeport français », n’a-t-il pas été élu pour mener la politique de ses commanditaires outre-atlantique ? Les Français n’ont en définitive que les hommes politiques, de gauche comme de droite, qu’ils méritent…

 

01.07.2008

LE GENERAL BRUNO CUCHE, CHEF D'ETAT-MAJOR DE L'ARMEE DE TERRE DEMISSIONNE

Le chef de l'état-major de l'armée de terre, le général Bruno Cuche, a démissionné mardi à la suite de la fusillade qui a fait 17 blessés dimanche à Carcassonne, en raison de l'usage apparemment accidentel de balles réelles lors d'un exercice public. C'est l'Elysée qui a annoncé cette démission en précisant que le président Nicolas Sarkozy, chef des armées selon la Constitution, l'avait acceptée. Le ministre de la Défense Hervé Morin a de son côté diffusé simultanément un autre communiqué faisant état de "manquements graves" et semblant envisager des sanctions pour des responsables plus subalternes, sans mentionner le cas du général Cuche. Il a ensuite commenté sur RTL l'annonce de l'Elysée. "Ça n'est pas prématuré puisque, quoi qu'il arrive, il n'y a aucune raison qu'un sergent de l'armée de terre, même appartenant à un régiment d'élite et un groupement de commandos parachutistes, soit détenteur d'un chargeur avec des balles réelles", a dit le ministre. CUCHE1.jpgSelon lui, Bruno Cuche, qui occupait le poste de chef de l'état-major de l'armée de terre depuis juillet 2006, avait évoqué auprès de lui dès dimanche soir sa démission, dans l'avion qui l'emmenait à Carcassonne. L'Elysée a expliqué que l'affaire devait amener l'armée à des révisions. "Le président de la République, comme il l'a annoncé, suit avec attention les différentes enquêtes en cours", souligne l'Elysée dans son communiqué. "Il entend que les armées en tirent toutes les conséquences quant à leur organisation et leur fonctionnement." Selon le site internet du Point, qui ne cite pas ses sources, Nicolas Sarkozy aurait décidé de supprimer tous les officiers généraux de la promotion de la Légion d'honneur et d'ajourner les nominations de généraux prévues au Conseil des ministres de mercredi. La démission du général Cuche intervient après la publication d'un "livre blanc" sur la défense présentée le 17 juin par le chef de l'Etat. Dans une lettre au chef d’état-major des armées, en date du 17 décembre 2007, le général Cuche avait dénoncé un risque de « paupérisation globale »  guettant les forces terrestres devant la « dégradation importante sur le plan des équipements ». Cette réforme, qualifiée d'"imposture" par un groupe d'officiers généraux de l'armée dans une tribune signée sous le surnom de Surcouf, prévoit notamment de réduire de 54.000 personnes les effectifs civils et militaires de la défense française. L’atlantiste Nicolas Sarkozy semble donc vouloir saisir l’occasion des évènements "accidentels" de Carcassonne,  pour mettre l’Armée française au pas.

 

LE SERGENT DU 3e RPIma ETAIT LE RESPONSABLE MUNITIONNAIRE

« Le sergent du 3ème RPIMa, qui a malencontreusement blessé des spectateurs dimanche à Carcassonne, doit être présenté aujourd"hui au juge d'instruction de Montpellier. Il devrait être mis en examen  pour «blessures involontaires ayant entraîné une incapacité totale supérieure à trois mois», a indiqué le procureur de la République, sans doute avec des circonstances aggravantes puisque le militaire a «violé les règles de sécurité». 4150683254-sarkozy-parle-de-negligences-inacceptables-apres-le-drame-de-carcassonne.jpgCélibataire, âgé de 28 ans, ce sous-officier s'est engagé au 3ème RPIMa en 2001, après un an passé dans la Marine, où il souhaitait devenir commando. Il a rejoint le GCP (Groupement des commandos parachutistes) du "3" en 2004 et participé à plusieurs Opex (Tchad, Afghanistan, Cote d'Ivoire). Les GCP sont l'élite des régiments paras, avec des missions proches de celles des forces spéciales. Au sein de ce groupe, le sergent était le "responsable munitionnaire", c'est-à-dire que c'est à lui que revenait la gestion des munitions. Selon son témoignage, il aurait conservé par devers lui des balles réelles, à la suite d'un exercice le 20 juin. C'est ce chargeur qu'il aurait malencontreusement utilisé dimanche. Selon une source militaire, le sous-officier est "effondré" par le drame de dimanche. » (Source : Blog « Secret Défense »)

 

 

23.06.2008

HERVE MORIN RAPPELLE "AU DEVOIR DE RESERVE" LES OFFICIERS SUPERIEURS DU GROUPE "SURCOUF"

Le ministre de la Défense Hervé Morin a rappelé au "devoir de réserve" les officiers supérieurs du mystérieux groupe Surcouf qui ont vivement critiqué le Livre blanc de la défense. Herve-Morin-1.jpg"Il existe un devoir de réserve. Chacun doit avoir la loyauté de mettre en œuvre les décisions prises par le pouvoir élu par le peuple, car nous sommes en République", déclare Morin, dans une interview parue vendredi dans Le Figaro. Dans une tribune parue jeudi dans le même journal , un groupe d'officiers supérieurs et de généraux des trois armées (terre, air, mer), intitulé "Surcouf", a vivement critiqué les mesures présentées mardi dans le Livre blanc de la défense. Le groupe, dont ni la composition ni l'importance numérique ne sont connues, assure que "l'Europe en général et la France en particulier diminuent leur effort de défense au moment même où chacun les augmente". Il relève de nombreuses "incohérences" dans le document approuvé par le président Nicolas Sarkozy.

 

 

12.06.2008

DEFENSE: LA SECURITE DE L'ILOT SAINT-GERMAIN CONFIEE AU PRIVE

La sécurité de l'îlot Saint-Germain à Paris, qui abrite le ministère de la Défense, l'état-major des armées et celui de l'armée de terre, va être confiée à une société privée de gardiennage à partir de décembre prochain. Légion 2.jpgIl s'agit de Main Sécurité du groupe Onet.  Jusqu'à présent, 74 gendarmes assuraient cette mission. L'îlot Saint-Germain accueille en effet des sites extrêmement sensibles comme le CPCO (Centre de planification et de commandement des opérations) ou le COFN (Centre opérationnel des forces nucléaires). Seuls 13 gendarmes devraient rester sur le site, sans compter les gardes républicains affectés uniquement à l'Hôtel de Brienne, où est installé le ministre de la Défense. En Irak, ce sont 7000 vigiles Ougandais qui gardent les bases US. Et quelques milliers de Péruviens pour la Zone verte. C'est une tendance, la privatisation de la guerre... Tout comme la mondialisation...