04.09.2009

ISRAEL: LA CORRUPTION ERIGEE EN MODE DE GOUVERNEMENT

Des inculpations aux relents de « fraude » et de « harcèlement sexuel » se suivent en cascade en Israël, révélant à la face du monde une réalité bien peu honorifique du sommet de l’Etat juif : la vénalité et la vilenie d’hommes de pouvoir de tout premier plan.01.jpg Sur les traces pour le moins déshonorantes de l’ancien président Moshé Katsav, dont le procès s’ouvrira dans le courant du mois de septembre pour viol et harcèlement sexuel, après la condamnation de deux anciens ministres, et au moment où le vindicatif ministre des Affaires étrangères est tombé sous le coup d’une inculpation pour « corruption et blanchiment d’argent », c’est au tour de l’ancien chef du gouvernement, Ehoud Olmert, de faire face à ses propres dérives illicites et de répondre de 4 chefs d’accusation dans trois affaires distinctes : "fraude", "abus de confiance", "enregistrement de faux documents" et "dissimulation de revenus frauduleux".

Rivalisant d’âpreté au gain, Ehoud Olmert se distingue en écrivant une nouvelle page de l’histoire politique d’Israël, marquée du sceau de la corruption. « C’est la première fois qu’un ancien chef de gouvernement est inculpé en Israël » relaie l’ensemble de la presse israélienne, qui retrace son parcours frauduleux entre 2003 et 2006, du temps de son mandat de maire de Jérusalem, puis de ministre de l’industrie et du commerce.