27.05.2009

IRAK: MOIS DE MAI MEURTRIER POUR LES FORCES AMERICAINES

Un soldat américain a succombé mercredi à ses blessures après l'explosion d'une bombe sur une route au passage d'une patrouille dans l'est de Bagdad, a annoncé l'armée américaine. Ce décès porte à au moins 20 morts le bilan des pertes américaines en Irak depuis le début du mois de mai, le plus meurtrier pour l'armée américaine depuis septembre, selon le décompte de l'agence Associated Press (AP). usa-irak-gi_34.jpgEn septembre dernier, 25 soldats américains avaient péri en Irak. Quatre civils américains ont également été tués en Irak depuis vendredi dernier. Ce pic de décès intervient alors que les troupes américaines doivent se retirer d'ici le 30 juin de grands centres urbains pour laisser la place aux forces de sécurité irakiennes dans le cadre de l'accord de sécurité américano-irakien. Au total, au moins 4.302 membres de l'armée américaine sont morts en Irak depuis le début de l'intervention américaine en mars 2003, selon le décompte d'Associated Press. Par ailleurs, au moins 15 civils ont été blessés mercredi dans l'explosion d'une voiture piégée non loin d'un centre médical à Abou Ghraïb à la périphérie ouest de Bagdad, selon des sources policières et hospitalières.

10.02.2009

L'IRAN PRÊT AU DIALOGUE AVEC LES ETATS-UNIS MAIS DANS L'EGALITE ET LE RESPECT

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré mardi que son pays était prêt au dialogue avec les Etats-Unis mais dans l'égalité et le respect mutuel, à l'occasion du 30e anniversaire de la révolution islamique "Le nouveau gouvernement américain a déclaré qu'il voulait le changement et entamer le chemin du dialogue mais le changement réel doit être fondamental et non tactique. aminajad.jpgLe peuple iranien est prêt au dialogue mais dans un climat d'égalité et de respect mutuel", a-t-il dit devant des dizaines de milliers personnes rassemblées à Téhéran. Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques depuis 1980, s'opposent sur plusieurs dossiers, dont le programme nucléaire iranien, officiellement civil mais soupçonné par les Occidentaux de masquer des ambitions militaires. Signe de la méfiance entre les deux pays, M. Ahmadinejad a également lancé une mise en garde aux Etats-Unis. "Le monde ne désire pas la répétition de la période noire de (l'ex-président George W. Bush). Si certains cherchent à répéter son expérience, même avec des méthodes nouvelles, ils doivent savoir que leur destin sera encore pire", a-t-il dit. Enumérant les acquis scientifiques et technologiques de l'Iran, notamment dans le domaine nucléaire et le récent envoi d'un satellite dans l'espace, il a affirmé que l'Iran était désormais "une grande puissance". Non loin de là, les autorités avaient érigé une réplique grandeur nature de la fusée qui a mis en orbite la semaine dernière un satellite. Des manifestants portaient des pancartes "30 ans de liberté, 30 ans de fierté" ou encore "mort à l'Amérique", "mort à Israël". La République islamique se pose aujourd'hui en chef de file de l'anti-impérialisme et de l'ordre injuste que font peser, selon elle, sur le monde les grandes puissances au Conseil de sécurité de l'ONU. La télévision d'Etat a diffusé les images de manifestations similaires à travers le pays pour célébrer la révolution marquée par le retour d'exil le 1er février 1979 de l'ayatollah Rouhollah Khomeiny, fondateur de la République islamique, et par le renversement du Shah.

22.01.2009

L'ENFER DE GUANTANAMO

Battus, attachés des heures durant, humiliés, enfermés des années dans de minuscules cellules sans lumière du jour, les détenus qui sortiront de la prison de Guantanamo à sa fermeture ne sont pas au bout de leur calvaire  "Personne ne peut imaginer combien c'était terrible. Même le diable n'aurait pu créer un endroit aussi mauvais", a expliqué à l'AFP Mustapha Ait Idir, 38 ans, libéré en décembre dernier après sept ans d'emprisonnement à Guantanamo. Il a été totalement innocenté par la justice américaine.Murat.jpg

"Les gardiens avaient l'habitude de venir en groupe de six ou sept et utilisaient d'abord des pulvérisateurs à gaz, et c'est alors que le tabassage commençait", se souvient-il. "Une fois, j'ai vu un docteur en compagnie des gardiens. Il désignait certains endroits sur le corps et disait +frappez-le ici+. Après le tabassage, il n'y avait pas de marques de coups visibles sur le corps mais on avait tellement mal qu'on ne pouvait pas bouger", a-t-il raconté.

"Ces hommes sont restés trois ans sans voir qui que ce soit d'autre que leurs gardiens", a de son côté expliqué à l'AFP David Remes, avocat d'une vingtaine de détenus. Les premiers conseils d'avocats n'ont été autorisés à se rendre au chevet de leur client que fin 2004, près de trois ans après l'ouverture du centre de détention.

Tous les avocats civils de détenus interrogés par l'AFP racontent le choc qu'ils ont ressenti la première fois qu'ils se sont rendus à la prison, même si, pour des raisons de sécurité, ils ne peuvent entrer dans les détails.

Conseil de Lakhdar Boumediene, qui comme M. Idir a été totalement blanchi en novembre par la justice américaine, Stephen Oleskey avait néanmoins expliqué comment son client, en grève de la faim depuis des mois, était "maintenu deux fois par jour sur une chaise, attaché en sept endroits, avec un masque sur la bouche" pour être nourri de force, à l'aide d'un tuyau introduit par le nez.

"Une de ses narines a cédé, ils utilisent l'autre, parfois le tuyau va vers le poumon et non l'estomac: c'est de la torture", avait-il déploré.

En tout, environ 800 hommes, soupçonnés de terrorisme, sont passés par les geôles de Guantanamo, dont quelque 550 ont été libérés ou transférés, selon le Pentagone.

Soixante-deux d'entre eux ont fait l'objet d'une étude menées par deux universitaires de Berkeley (Californie, ouest), Laurel Fletcher et Eric Stover.

"Le cauchemar des détenus ne s'arrête pas avec leur libération: ces hommes qui n'ont jamais été inculpés d'aucun crime et à qui on n'a jamais donné l'occasion de laver leur honneur souffrent d'un +stigmate Guantanamo+ durable et ne parviennent pas à retrouver du travail", expliquent les chercheurs.

L'étude décrit aussi les cauchemars et les angoisses liés à leurs souvenirs, comme ce détenu attaché pendant des heures dans une position inconfortable avec de la musique à fond et une lumière très intense.

"Au début, vous ne sentez rien puis après un moment (...), vous commencez à avoir des crampes aux cuisses, aux fesses, aux mollets et lentement, vos jambes s'engourdissent (...) et même quand vous fermez les yeux, vous pouvez toujours voir cette lumière et vous commencez à halluciner", détaille-t-il.

Les chercheurs observent "un effet cumulatif" de ces mauvais traitements qui se répètent "dans la durée".

Libéré après cinq ans de calvaire alors que personne n'avait rien à lui reprocher, Murat Kurnaz a raconté ces années cauchemardesques en mai devant les rangs dégarnis de la commission des Affaires étrangères du Sénat.

"Je n'ai rien fait de mal et j'ai été traité comme un monstre", a-t-il raconté, évoquant de nombreuses tortures lorsqu'il était à Kandahar (Afghanistan).

"J'ai été privé de sommeil, placé à l'isolement, soumis à des humiliations religieuses et sexuelles, battu à de nombreuses reprises, interrogé encore et encore" et laissé à la merci des caprices de geôliers. "Il n'y avait pas de loi à Guantanamo", a-t-il insisté.

 

THOMAS JEFFERSON (3ème Président des Etats-Unis): LE DANGER DES INSTITUTIONS BANCAIRES

 " I believe that banking institutions are  more dangerous to our liberties than standing armies. If the  American people ever allow private banks to control the issue of  their currency, first by inflation, then by deflation, the banks and thomas-jefferson-picture.jpg corporations that will grow up around the banks will deprive the  people of all property until their children wake-up homeless on the  continent their fathers conquered. Thomas Jefferson  1802  (Letter to the Secretary of the Treasury Albert Gallatin, 1802)

Traduction

 " Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques  priveront les gens de  toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession,  jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre, que leurs parents ont conquis. " Thomas Jefferson 1802 

 

 

13.10.2008

AFGHANISTAN: ARMER LES TRIBUS AFGHANES, UN AVEU DE FAIBLESSE AMERICAIN

Face à l’aggravation de la situation en Afghanistan, pointée par des responsables des services secrets américains, Washington s’apprête à revoir sa politique pour lutter contre Al-Qaida. Trente ans après avoir armé les talibans contre les Soviétiques, les Américains envisageraient une collaboration accrue avec les chefs de tribus. article_lune.jpgSelon le New York Times qui cite des responsables s'exprimant sous couvert d'anonymat, ayant eu accès à un projet de rapport détaillé et confidentiel, la situation en Afghanistan est dans «une spirale descendante», et des doutes sont émis sur les capacités du gouvernement afghan à enrayer la résurgence des talibans. Après s’être longtemps opposée à un affaiblissement du pouvoir central, la Maison Blanche pourrait donc entamer une collaboration accrue avec les chefs de tribus afghans en leur fournissant des armes. «Une démarche qui colle à la méthode Pétraeus (général de l’armée américaine chargé de superviser les opérations en Afghanistan), qui s’appuie sur les groupes sunnites tribaux», explique Didier Chaudet, spécialiste de l’Asie centrale et de l’Afghanistan à l’Ifri. «La question aujourd’hui est de savoir si les erreurs du passé se répèteront ou non», souligne-t-il. En effet, armer des leaders tribaux représente une prise de risques non négligeable pour Washington, puisqu’il est difficile de connaître leurs objectifs à longs termes. «Ils se pourraient que certains finissent par se retourner contre les Américains», met en garde le spécialiste. Selon le Washington Post, les «analystes ont conclu que (…) les talibans, sont en train de collaborer avec un réseau de plus en plus important de groupes militants, rendant la lutte contre les insurgés infiniment plus compliquée». En se tournant vers les milices tribales, Washington prend donc des risques et commet «un aveu de faiblesse», souligne Didier Chaudet. «Si les milices armées ne sont pas suffisamment encadrées, il se pourrait, qu’un jour, des occidentaux sur le territoire afghan se fassent tuer par des armes occidentales», ajoute-t-il. Le plus dur est à venir pour les troupes d’occupation occidentales en Afghanistan.

10.10.2008

IRAK: L'IMAM CHIITE MOKTADA SADR ACCUSE LES AMERICAINS DE L'ASSASSINAT DU DEPUTE SALEH AL OUGAÏLI

L'imam chiite irakien Moktada Sadr accuse les Etats-Unis d'avoir assassiné le député Saleh al Ougaïli, l'un de ses partisans victime jeudi d'un attentat à la bombe à Bagdad."Ce martyr n'avait pas épargné ses efforts pour chasser les occupants (...) et c'est la raison pour laquelle il est tombé sous les coups terroristes de l'occupant plein de haine", affirme le dirigeant chiite dans un message manuscrit diffusé lors des obsèques d'Ougaïli. 1990932203-obseques-en-irak-du-depute-sadriste-tue-jeudi.jpgDes centaines de partisans sadristes se sont rassemblés à Bagdad puis dans la ville sainte de Nadjaf pour les funérailles du député. Dans le quartier de Sadr City, à Bagdad, la foule a escorté le cercueil du parlementaire, recouvert du drapeau irakien, en scandant des slogans politiques, puis la dépouille a été conduite à Nadjaf, à 150 km au sud de la capitale. "Dieu est le plus grand, l'Amérique est l'ennemie de Dieu", ont crié des manifestants dans les rues de la ville après la grande prière du vendredi. Ougaïli a été tué par l'explosion d'un engin au passage de sa voiture dans le quartier de Habibiya, dans l'est de Bagdad. "Nous condamnons cet attentat et nous accusons les forces d'occupation qui profitent de ce crime", a dit le député sadriste Naseer al Isaoui. Des affrontements ont opposé durant la nuit les forces américaines et irakiennes à des hommes armés dans le bastion chiite de Sadr City. L'armée américaine a fait état d'une victime dans ses rangs, sans dire s'il s'agissait d'un mort ou d'un blessé.

28.09.2008

LA TENSION MONTE A LA FRONTIERE ENTRE PAKISTANAIS ET AMERICAINS

Pakistanais et Américains ont échangé des tirs jeudi à la frontière pakistano-afghane après des tirs pakistanais sur deux hélicoptères américains, faisant monter d'un cran la tension entre Islamabad et Washington, accusé de multiplier les attaques contre les insurgés en territoire pakistanais.2710694058.jpg Le président pakistanais Asif Ali Zardari, dont l'armée assure avoir réagi à une incursion sur ses terres, a tapé du poing sur la table jeudi à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU en affirmant que "de la même manière que nous ne laisserons pas les terroristes utiliser le territoire pakistanais pour nous attaquer nous et nos voisins, nous ne pouvons permettre que notre territoire et notre souveraineté ne soient violés par nos amis". Selon Gregory Smith, porte-parole du Commandement américain en charge du Moyen-Orient et de l'Asie centrale, des soldats pakistanais d'un poste-frontière ont ouvert jeudi le feu sur deux hélicoptères américains OH-58 Kiowa suivant une patrouille de soldats afghans et américains, qui se trouvait à plus de deux kilomètres de la frontière avec le Pakistan.

 

UN RADAR ANTIMISSILE AMERICAIN EN ISRAEL

Les Etats-Unis ont livré la semaine dernière à Israël un radar antimissile sophistiqué qui permettra de détecter précocement une éventuelle attaque iranienne, a-t-on appris auprès de responsables israéliens.israel usa.jpgArrivé avec environ 120 techniciens américains, ce radar a été installé sur la base aérienne de Nevatim, dans le désert du Néguev, ont précisé ces responsables ayant requis l'anonymat.Le radar peut détecter un missile balistique très vite après son lancement, ce qui va raccourcir le temps de réaction du système Arrow, conçu pour intercepter les missiles.

27.08.2008

LES AMERICAINS VONT PERDRE LA GUERRE EN IRAQ

Spécialiste de la politique étrangère des Etats-Unis et co-auteur du célèbre The Israel Lobby and U.S. Foreign Policy (2007), le professeur de sciences politiques à l’Université de Chicago, John Mearsheimer, analyse la politique américaine au Proche-Orient et en Afghanistan. Al-Ahram Hebdo : Vous soutenez dans vos écrits l’idée que les Etats-Unis vont perdre leurs guerres en Iraq et en Afghanistan. Pourquoi ? John Mearsheimer : Les Américains vont effectivement perdre leurs guerres en Iraq et en Afghanistan. En Iraq, les Etats-Unis appliquent une stratégie qui vise non seulement la diminution de la violence, mais aussi la création de conditions qui permettraient aux parties en conflit de régler leurs divergences de manière à aider à l’établissement d’un ordre politique stable. mearsheimer_john_print.jpgC’est à ce moment seulement que les Etats-Unis pourront quitter l’Iraq. La question principale n’est pas de savoir si les Etats-Unis, avec l’augmentation de leurs troupes, ont pu réduire la violence en Iraq. Il est normal qu’avec l’augmentation des troupes, on constate une baisse de la violence. La question centrale est de savoir s’il existe un véritable progrès sur la scène politique iraqienne dans le sens d’un règlement des différends entre les sunnites, les chiites et les Kurdes. Car c’est entre ces différentes communautés que l’on pourrait créer un ordre politique stable. Mais si vous regardez la situation actuelle en Iraq, on constate qu’on est loin de pouvoir résoudre les divergences interethniques. Donc, il n’est plus désormais question que les troupes américaines rentrent chez elles. Il est plutôt question de garder d’importantes troupes en Iraq pour plusieurs années. L’erreur initiale et monumentale faite par les Etats-Unis était de penser qu’ils pourraient reconstruire l’Etat iraqien sur de nouvelles bases.— Les Etats-Unis vont-ils aussi perdre, selon les mêmes raisons, leur guerre en Afghanistan ?— Oui. Les Etats-Unis ont marqué une victoire éclatante contre les Talibans en Afghanistan fin 2001 et début 2002. Ils ont cependant décidé de maintenir d’importantes troupes pour empêcher tout retour des Talibans et créer les conditions favorables à l’établissement d’un gouvernement viable à Kaboul qui pourra administrer l’ensemble du pays. Mais ce qui s’est passé, c’est que les Talibans sont revenus en force. Ils sont actuellement plus puissants que jamais, à tel point que les Etats-Unis sont obligés d’apporter un soutien militaire au gouvernement afghan plus important que celui prodigué au pouvoir central en Iraq, et que les commandants militaires américains parlent de la nécessité de retirer des soldats d’Iraq pour les envoyer en Afghanistan. Cela veut dire que la situation sur le terrain est de plus en plus mauvaise pour les Américains et leurs alliés en Afghanistan. Et je ne suis pas sûr si les troupes américaines pourraient régler les problèmes qui se posent en Afghanistan. Ce qui me semble plus probable est que les Etats-Unis vont perdre en Afghanistan, comme ce fut le cas pour l’ancienne Union soviétique et, avant elle, la Grande-Bretagne. Comme en Iraq, les Américains ont pensé au début, à tort, qu’ils pourraient reconstruire l’Etat et la Nation en Afghanistan. Or, les Talibans sont toujours là et narguent le gouvernement pro-américain de Hamid Karzai.— Pensez-vous qu’à terme, les Talibans pourraient renverser le régime actuel en Afghanistan ?— Il y a effectivement de fortes chances que le régime afghan soit renversé. Il est évident que ce régime bénéficie de peu de soutien en dehors de la capitale Kaboul. En même temps, les Talibans se renforcent militairement et s’emploient à affaiblir le gouvernement de Karzai. Si les troupes des Etats-Unis se retirent aujourd’hui d’Afghanistan, il est évident que le gouvernement à Kaboul s’effondrera. (Source: voxnr.com)

02.08.2008

RADOVAN KARADZIC AURAIT BENEFICIE DE LA PROTECTION DES ETATS-UNIS JUSQU'EN 2000

Radovan Karadzic aurait été protégé par les Etats-Unis jusqu'en 2000, date à laquelle la CIA l'aurait surpris en train de rompre les termes de l'accord qui le liait à eux et qui lui permettait d'échapper à la justice internationale, assure samedi le quotidien serbe Blic. L'ancien chef des Serbes de Bosnie, Radovan "Karadzic, inculpé pour génocide et crimes de guerre, aurait bénéficié de la protection des Etats-Unis jusqu'en 2000, date à laquelle la CIA aurait intercepté ses conversations téléphoniques démontrant clairement qu'il dirigeait personnellement" encore son parti, le SDS, indique le journal, citant "une source du renseignement américain bien informée". ap_karadzic_070227_ssv.jpgRadovan Karadzic, qui a comparu jeudi pour la première fois devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPI) à La Haye, a assuré que l'émissaire américain Richard Holbrooke, l'un des architectes de l'accord de paix en Bosnie, en 1995, lui avait promis qu'il échapperait à la justice internationale s'il se retirait de la vie publique. Richard Holbrooke a démenti de nouveau un tel accord. « Je ne suis pas sûr qu'il y ait eu un document écrit confirmant (un tel accord), mais je sais par contre que Holbrooke a admis que des garanties verbales avaient été fournies à Karadzic au plus haut niveau américain », a ajouté cette source citée par Blic.  « Au cours de l'année 2000, au moment des élections (générales de novembre) en Bosnie, la CIA a appris que Karadzic dirigeait le SDS (la formation nationaliste serbe qu'il avait mis en place au début des années 90), en dépit de leur accord stipulant qu'il ne devait pas s'occuper de politique", a poursuivi la même source. « En 2000, a précisé cette source, s'est tenue une réunion du SDS dans la localité de Bijeljina (est de la Bosnie), dirigée personnellement par Karadzic. Il donnait des instructions aux militants et désignait les membres de la direction qui devaient être remplacés ou encore les personnes qui devaient être nommées et à quelles positions ». Karadzic « était personnellement engagé dans toutes les activités du SDS. En Amérique, ils sont devenus furieux lorsqu'ils ont réalisé que Karadzic se payait leur tête de la sorte ». Les Américains et la CIA ont décidé alors d'interrompre la « protection informelle » dont bénéficiait l'ancien chef des Serbes de Bosnie, conclut la source. Dans le cadre de cet accord avec la CIA, Radovan Karadzic était également protégé d'une arrestation par d'autres services de renseignement, comme ceux de France et de Grande-Bretagne, écrit Blic.  Radovan Karadzic a été protégé par les Etats-Unis jusqu'en 2000, date à laquelle la CIA l'a surpris en train de rompre les termes de l'accord qui le liait à eux et qui lui permettait d'échapper à la justice internationale, assure samedi le quotidien serbe Blic. L'ancien chef des Serbes de Bosnie, Radovan "Karadzic, inculpé pour génocide et crimes de guerre, bénéficiait de la protection des Etats-Unis jusqu'en 2000, date à laquelle la CIA a intercepté ses conversations téléphoniques démontrant clairement qu'il dirigeait personnellement" encore son parti, le SDS, indique le journal, citant "une source du renseignement américain bien informée". Que tout ceci est plaisant et devrait inciter bien des amis de la Serbie a beaucoup plus de prudence dans leurs déclarations de soutien aux nationalistes serbes.Une nouvelle fois, la réalité des faits apparaît comme bien plus complexe que leurs apparences. Quant au double jeu américain, cela ne saurait constituer un scoop. Espérons que Radovan Karadzic vivra assez longtemps pour s’en expliquer…

 

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