11.02.2009

L'ANTISEMITISME RESTE FORT EN EUROPE SELON UN SONDAGE

Pas moins de 31% des personnes interrogées dans sept pays européens imputent la crise économique mondiale aux juifs et une proportion plus importante encore pensent que ces derniers sont trop influents dans le monde des affaires, selon un sondage de la Ligue anti-diffamation (ADL) publié mardi.  L'ADL, une organisation basée aux Etats-Unis qui affiche l'objectif de "lutter contre la diffamation des juifs et pour la justice et le traitement équitable de tous", estime que ce sondage confirme la persistance d'un antisémitisme fort en Europe. Antisémitisme3.jpgL'enquête a été menée auprès de 3.500 personnes au total, à raison de 500 dans chacun des pays où elle a été conduite: Allemagne, Autriche, Espagne, France, Grande-Bretagne, Hongrie, Pologne. Globalement, 40% des personnes interrogées dans les sept pays estiment que les juifs ont trop de pouvoir dans le monde des affaires, un avis exprimé par plus de la moitié des sondés hongrois, Espagnols et Polonais. Et 44% estiment qu'il est "probablement vrai" que les juifs parlent trop de la Shoah. Si 31% estiment que les juifs sont "en grande partie" ou au moins "un peu" responsables de la crise économique mondiale, ce chiffre varie largement d'un pays à l'autre: C'est en Hongrie que cette opinion est la plus forte avec 46%, devant l'Autriche (43%), la Pologne (38%), l'Allemagne (30%), l'Espagne (25%), la Grande-Bretagne (16%) et la France (15%). Selon le sondage commandité par l'ADL, 74% des personnes interrogées en Espagne estiment "probablement vrai" que les juifs ont trop de pouvoir sur les marchés financiers mondiaux. Il s'agit du chiffre le plus élevé relevé par l'étude."Ce sondage confirme que l'antisémitisme persiste bel et bien dans l'esprit de nombreux Européens", commente Abraham Foxman, directeur nationale d'ADL aux Etats-Unis. "Clairement, les vieux stéréotypes antisémites ont la vie dure." Selon M. Foxman, les résultats du sondage sont "particulièrement inquiétants" à la lumière de la colère suscitée par la crise mondiale, et alors que des violences antisémites ont été recensées après le déclenchement de l'offensive israélienne menée dans la bande de Gaza le mois dernier. L'étude a été menée par l'institut First International Resources entre 1er décembre 2008 et le 12 janvier 2009, et comporte une marge d'erreur de 4 points pour chaque pays.

 

19.01.2009

ECONOMIE: UNE RECESSION "LONGUE ET DURABLE" EN EUROPE

L'Union européenne a annoncé lundi que le bloc était confronté à une récession "longue et durable" en raison de la crise financière mondiale. Les économies des 16 pays de la zone euro va connaître une croissance négative de 1,9% en 2009 tandis que cette croissance négative sera de 1,8% pour l'ensemble des 27 Etats-membres de l'Union européenne.recession.jpg Cela se traduira pour l'Union européenne par la perte de 3,5 millions d'emplois tandis que les déficits vont continuer à se creuser alors que les gouvernements emprunteront à tour de bras pour soutenir la croissance. La Commission européenne a averti toutefois que les perspectives sont encore incertaines, décrivant la crise économique actuelle comme la pire depuis la seconde guerre mondiale.

13.01.2009

NI KEFFIEH, NI KIPPA ?

Une excellente analyse dont on ne saurait trop conseiller la lecture à la mouvance identitaire, qui comme à l'accoutumée ne comprend pas grand chose aux enjeux politiques, son horizon semblant se limiter à la défense, louable en soi, de la "soupe au cochon". A chacun ses combats... Wolff

Si la formule « Ni keffieh, ni kippa » est bien connue au sein de la mouvance, elle est aussi utilisée à satiété à différentes fins. Je me propose donc de l'étudier, d'autant plus que l'actualité brûlante s'y prête. Ce slogan postule que le conflit qui oppose israéliens et palestiniens est indifférent aux Européens au motif qu'aucune des deux parties en présence n'est européenne. Analyse. Il n'est pas douteux que les deux forces en présence ne soient pas européennes sachant que le lieu d'affrontement est la Palestine, territoire situé hors d'Europe.Keffieh.jpg Pourtant, cet argument d'extraterritorialité n'est plus recevable sachant que ceux qui s'en réclament sont les mêmes qui firent preuve très récemment d'une tibétophilie manifeste face à la Chine. En quoi le Tibet est-il européen ? Est-il plus proche géographiquement de l'Europe que ne l'est la Palestine ? Ce qui est vrai du Tibet l'est aussi pour d'autres pays situés hors d'Europe, sujets à tensions ou conflits, qui furent ou sont des motifs à prise de positions partisanes par ceux qui paradoxalement prônent une indifférence européenne: le Tibet n'est donc pas d'un cas isolé. L'argument d'extraterritorialité n'étant plus désormais recevable puisque réfuté dans les faits par ceux qui en font l'apologie, il est désormais nécessaire d'aller plus avant dans la réflexion : en quoi le conflit israélo-palestinien intéresse t-il les nationalistes mais aussi les gouvernants ? Après avoir consulté une carte, on ne peut que constater la proximité géographique entre Palestine et Europe. Si les juifs se furent installés ailleurs, à Madagascar par exemple puisque cette solution fut envisagée, le problème devrait être considéré différemment. Tel n'est pas le cas. C'est ainsi que s'il y avait un embrasement au Tibet ou une révolte des pingouins au pôle, cela ne concernerait pas ceux qui se définissent essentiellement comme Européens. En revanche, le problème des adhésions de la Turquie comme d'Israel à l'Europe est aujourd'hui posé comme en témoigne les prises de positions des uns et des autres, qui, aux plus hauts sommets, tant à droite qu'à gauche, ont signifié leur intérêt pour l'entreprise. Dans cette optique, la pacification du Proche Orient est une condition sine qua non afin de permettre le succès du projet euro-méditerranéen ainsi que l'adhésion des deux pays susnommés. Cela suppose évidemment l'éradication de la résistance palestinienne. En quoi les Européens doivent-ils faire preuve de neutralité quant à l'adhésion de la Turquie et d'Israël, conséquence directe de l'adoption du très célèbre et non consensuel « ni keffieh, ni kippa » ? Il va de soi que ces adhésions devront être justifiées aux yeux de l'opinion. Rien de tel pour se faire qu'une alliance israelo-ottomane, d'ailleurs logique en terme géopolitique, afin de normaliser le Liban et dirigée militairement à l'encontre des Palestiniens et des Syriens, présentés comme ennemis à abattre. Il n'est pas difficile d'imaginer l'argumentation : Comment pourrait-on refuser aux israéliens l'entrée dans l'Europe sachant le passé qui est le leur, dont les Européens ont la responsabilité, qui motive le mea culpa que l'on nous assène et dont tous les Français sont conscients ? Comment oublier le rapport privilégié entre le Liban et la France, cette dernière étant appelée là bas « la grande sœur » ? A la lumière de cet éclairage géopolitique, on comprend mieux au passage le pourquoi de la haine que subissent Faurisson et ses alliés de la part du pouvoir en place, constructeur zélé du nouvel ordre mondial, puisque les thèses du professeur vont à l'encontre de la très grande Europe souhaitée. On passe, par l'intermédiaire de la neutralité vis à vis d'Israël, de l'Europe de l'Atlantique à l'Oural à la célébration du grand tout, s'étendant du souk au marché. On ne peut donc pas être indifférent à ce combat. Il va de soi que le différentiel démographique entre Palestiniens et Israéliens va jouer un rôle croissant. Les américains, omniprésents dans la région, en ont conscience et ne laisseront pas faire éternellement : si d'aventure Israël était menacé, les Usa frapperaient. Il y a une autre remarque à formuler, sous la forme d'une question, qui est cette fois ci d'ordre idéologique : Comment peut-on contester le nouvel ordre mondial (NOM) et prôner l'indifférence lorsqu'un de ses principaux vecteurs (Israël ) est partie prenante ? Là encore, l'incohérence est la règle.  Philippe Delbauvre  (Source : voxnr.com)

05.09.2008

L'EUROPE A BESOIN D'UNE RUSSIE FORTE

Depuis la chute du Mur de Berlin, l’Europe a retrouvé ses frères séparés du centre et de l’est : polonais, roumains, hongrois, etc. Non seulement les pays de l’ancien « Pacte de Varsovie » ont retrouvé leur indépendance mais d’anciens pays rattachés de force à l’URSS sont devenus indépendants : les trois Pays baltes, la Géorgie, l’Arménie, etc. Conséquence : la Russie s’est trouvée plus réduite géographiquement qu’à la fin du règne de Catherine II, au XVIIIe siècle. Jamais une grande puissance n’a accepté autant de reculs sans guerre, et ce pour le plus grand bien de l’humanité. Mais il y a des limites à ne pas franchir. kremlin_moscou_russie.jpgQuand les pays limitrophes de la Russie se rapprochent de l’Alliance « atlantique », de son organisation militaire l’OTAN, s’alignent sur la politique offensive et parfois belliciste des États-Unis d‘Amérique, la Russie a le sentiment que ces politiques anti-russes et pro-américaines de pays voisins constituent autant de menaces contre elle, autant de pistolets braqués sur elle, et autant de tentatives de l’encercler. C’est dans ce contexte qu’est survenue la crise géorgienne. Que s’est-il passé ? La Géorgie, après avoir longtemps dans son histoire recherché la protection de la Russie, notamment contre les Perses, est dirigée par un président très clairement allié inconditionnel des États-Unis. C’est par ailleurs une plaque tournante pour l’acheminement du pétrole. Le 13 mars 2007, le parlement géorgien a adopté une Déclaration sur l’adhésion « complète et urgente » de la Géorgie à l’OTAN. Les conséquences en sont bien entendu légitimement inquiétantes pour la Russie, à ses portes. La Russie doit elle accepter ce que les États-Unis n’ont pas toléré lors de la crise des missiles à Cuba en 1962 ? La Russie n’a pourtant entrepris aucune action militaire. C’est la suite des événements qui l’a amené à intervenir. Pourquoi ? Explications. La Géorgie comporte trois régions peuplées de populations qui demandent leur autonomie et sont pro-russes (l’Ossétie du sud, l’Abkhazie, l’Adjarie). Les deux premières régions sont limitrophes de la Russie. Ayant dû se retirer pour l’essentiel de l’Ossétie du sud, la Géorgie a tenté de la reprendre par la force le 8 août 2008, n’hésitant pas à bombarder la population. La Russie est alors intervenue, elle aussi militairement, pour garantir la très majoritaire volonté d’indépendance de l’Ossétie du sud et ses aspirations de rapprochement avec l’Ossétie du nord, appartenant à la fédération de Russie. Dés lors, Ossétie du sud et Abkhazie ont proclamé leur indépendance que la Russie a reconnu. Quel exemple suivait la Russie ? Celui des puissances occidentales, qui ont reconnu il y a quelques mois l’indépendance unilatérale du Kosovo, en portant atteinte à l’intégrité territoriale de la Serbie. A la différence que la Serbie, si elle était de sympathie « pro-russe », ne constituait aucunement un pistolet braqué sur le cœur de l’Alliance atlantique et n’aspirait aucunement à intégrer une alliance militaire pro-russe et anti-occidentale. On le voit : au-delà de la mosaïque des ethnies dans les affaires du Caucase et singulièrement de la Géorgie le problème de fond est de savoir si on veut une Russie forte ou faible. Une Russie faible, c’est l’intérêt des États-Unis. Ce n’est pas l’intérêt de l’Europe. La Russie est une part de l’Europe, donc l’Europe ne peut vouloir la faiblesse d’un de ses membres. La Russie est notre arrière pays, l’Europe n’est forte qu’étendue vers la Sibérie. De son côté, la Russie est européenne sans être toute européenne : elle est ainsi un pont vers les autres. La Russie est ce qui donne et donnera à l’Europe sa force, son espace, sa capacité d’agir pour le multilatéralisme. L’Europe a besoin d’une Russie forte et respectée, de même que l’Europe a besoin d’être forte et respectée ; Europe et Russie sont deux espaces de civilisations qui ont vocation à se rapprocher, à travailler ensemble pour leur défense et leur sécurité, à lutter contre l’hégémonisme sans frein de la seule hyper-puissance d’aujourd’hui, les États-Unis d’Amérique du nord. Vouloir encercler la Russie, vouloir l’écarter du règlement des affaires du monde, la marginaliser, déformer la présentation de ses actes, intoxiquer les opinions sur sa politique prétendue impérialiste, c’est agir contre l’Europe ; Oui l’Europe a besoin d’une Russie forte, elle a besoin d’une Russie respectée, elle a besoin d’une Russie en sécurité sur ses frontières. Non, ce n’est pas la Russie qui est menaçante, c’est l’expansionnisme de l’OTAN qui est facteur de risques de guerre. La Russie doit savoir que des Européens lui disent : nous avons besoin d’une Russie forte et ferme, autant que mesurée. L’Europe ne doit pas être solidaire d’une politique de confinement dirigée contre la Russie. Amitié et paix avec la Russie éternelle. Pierre Le Vigan (Source: voxnr.com)

 

03.08.2008

EUROPE: 71% DES IRLANDAIS OPPOSES A UN NOUVEAU REFERENDUM

Les Irlandais sont 71 % à s’opposer à la tenue d’un nouveau référendum sur le traité de Lisbonne…Irlande-confiance_pf.jpg Et si les politiciens passaient outre… les Irlandais seraient 62% à voter NON, contre 34% pour le OUI… Ces chiffres sont fournis dans les résultats d'un sondage publié par le cercle de réflexion "Open Europe". Les esprits chagrins feront valoir qu'il s'agit d'un cercle "eurosceptique".

26.07.2008

CE QUE NOUS COÛTE L'EUROPE

Du "coût de l'Europe" pour la France, on s'est jusqu'à présent contenté d'évoquer le « solde net » budgétaire, c'est à dire la différence entre la cotisation officielle versée au budget de l'Union et les « retours » des fonds européens en France. Celle-ci d'ailleurs ne cesse de croître. Notre pays récupère en aides agricoles et structurelles environ 66% de ce qu'il a versé : lorsque l'Etat contribue pour 100 euros au budget européen, les agriculteurs français récupèrent 50 euros et nos régions 16 euros, les 34 euros restants subventionnant l'Europe de l'Est et du Sud, ainsi que le fonctionnement des institutions européennes.drapeau.jpg La France est devenue le deuxième contributeur net en volume et présentera d'ici 2013 un solde "européen" déficitaire de près de 7 milliards d'euros par an. S'y ajoutent d'autres dépenses budgétaires directes, moins connues, telle que la contribution au fonds européen de développement (738,3 millions), les "refus d'apurement" et amendes communautaires pour défaut de transposition des directives (837 millions en 2008) ou le budget de la présidence française de l'UE (190 millions). Surtout, l'Etat français contribue en tant que percepteur des ressources européennes (la collecte fiscale a un coût), redistributeur des "retours" communautaires qu'il a subventionnés et transpositeur d'un important volume de normes communautaires (plus de 80% des lois nouvelles), le tout, au nom et pour le compte de l'Union européenne. Ces charges d'administration déconcentrée de l'Union européenne mobilisent quotidiennement des moyens publics de l'Etat et des collectivités locales. Du côté des entreprises, le coût d'assimilation de la législation européenne représente environ 37 milliards d'euros. Ainsi, le coût global comptable de l'intégration européenne atteindrait 50 à 65 milliards d'euros par an pour la France. C'est le résultat du dernier rapport que publient les "Contribuables Associés" à la veille de la présidence française de l'Union, et qui est signé Christophe Beaudouin, du groupe Indépendance et Démocratie au Parlement européen. (Source : http://www.lesmanantsduroi.com)

20.07.2008

EUROPE: JUSQU'A CE QUE MORT S'EN SUIVE...

Certes, ce n'est pas dit dans la "chanson", mais c'est pensé si fort… "L'Irlande devra revoter"… Parole de Sarkozy! Et un second couteau d'insister: "Il n'y a pas d'autre solution" … (Axel Poniatowski – président UMP de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale). sarko-europeen2.jpg Martelant une fois de plus : "L'Irlande seule ne peut pas bloquer le traité de Lisbonne. Il n'est pas normal que quatre millions d'habitants puissent bloquer l'avenir de 500 millions" Simple, non ? Le vote n'a qu'une raison d'être: approuver les propositions des oligarques européens ! A l'avenir attendons nous à ce que soit instauré un vote obligatoire se prononçant non plus sur une question mais sur une affirmation: "Vous approuvez le traité de Lisbonne"; Un seul bulletin "Oui".  Pas d'abstention possible… Lundi prochain, le président "européen" Sarkozy doit se rendre en Irlande. Soutenons nos amis irlandais!

 

 

01.07.2008

LE PRESIDENT POLONAIS REFUSE DE RATIFIER LE TRAITE DE LISBONNE

Un deuxième camouflet en perspective pour le traité de Lisbonne. Après le « non » irlandais, c’est au tour de la Pologne de refuser de ratifier le texte. président polonais.jpgLe président polonais Lech Kaczynski estime en effet qu'il est «sans objet» après le refus des électeurs irlandais de le ratifier, selon l’AFP. Le parlement polonais a pourtant ratifié, dès avril, le traité destiné à réformer le fonctionnement des institutions européennes. Mais pour être définitivement acquise, la ratification doit recevoir la signature du président. La défection de Lech Kaczynski porte un coup sérieux aux efforts de Nicolas Sarkozy, qui entendait circonscrire le problème de la ratification à l'Irlande, lors de sa présidence de l’Union européenne. Et d’ajouter: «Il est difficile de dire comment cela se finira. En revanche, l'affirmation selon laquelle il n'y a pas d'Union s'il n'y a pas de traité n'est pas sérieuse», a encore affirmé le président polonais, en référence à l’intervention télévisée du président français.

21.06.2008

ISRAEL: PARTENAIRE PRIVILEGIE DE L'UNION EUROPEENNE?

« Dans quelques jours, Israël sera admis comme partenaire privilégié de l'Union européenne sans que les peuples d'Europe aient été consultés, ni même avertis d'une décision aussi lourde de conséquences pour leur avenir"[...] eu-israel_001.jpgLast but not least, quatre jour après la ratification irlandaise, le 12 juin - si importante pour M. Bush - doit intervenir un autre fait d’une importance capitale et qui éclaire l’ensemble des grandes manœuvres dont la zone Europe-Méditerranée est actuellement le théâtre : le 16 juin à Luxembourg, le conseil des ministres des affaires étrangères des Vingt-Sept devrait entériner un partenariat avancé avec IsraëlCela signifie une intégration quasi complète au sein du marché unique, dans les institutions européennes avec la participation des ministres israéliens dans les conseils européens et d'experts dans  tous les  programmes et groupes de travail, « ce qui équivaudrait à conférer à l'Etat juif un statut de quasi-membre de l'UE » comme le soulignait « Le Monde » dans son édition du 7 juin. La chose s’est préparé dans le silence feutré des chancelleries car apparemment rien n’avait filtré dans la grande presse – les archives du quotidien Le Monde sont muettes en 2007 sur cette question  - histoire de mettre l’opinion devant le fait accompli. Nous avons ici une preuve supplémentaire que les vraies décisions, celles qui engagent le destin des nations ne sont pas connues du public, qu’elles sont soigneusement tues… greater-middle-east.jpgComme fut caché, dès l’origine, au début des années 40, les finalités réelles de la construction européenne…des objectifs pas très éloignés de ceux qui président aujourd’hui  à la « Greater Middle East Initiative » : démembrer des États souverains et créer des entités fédérales sur des bases communautaristes… un prolongement et une amélioration substantielles de l’accord secret Sykes-Picot passé le 16 mai 1916 entre la France, la Grande-Bretagne et la Russie, lequel organisait le partage des dépouilles de l’Empire ottoman... Est-ce aussi pure coïncidence si la tournée de M. Bush a démarré par la Slovénie là où justement, en avril dernier, se tint la commission chargée de finaliser cette discrète entrée de l’État hébreu dans la communauté des Vingt Sept ? On comprend mieux alors la hâte de M.Sarkozy à réaliser cette Union pour la Méditerranée si l’on considère avec un peu de recul, et dans son ensemble, l’échiquier géostratégique proche-oriental […]" Jean-Michel Vernochet

19.06.2008

L'IMMIGRATION EXTRA-EUROPEENNE, UN DEFI MAJEUR POUR L'EUROPE (Partie 3)

3/ Or la dynamique décrite (dépeuplement européen/repeuplement africain et asiatique) risque de se combiner dans les années à venir à des facteurs extérieurs à l’Europe autant démographiques qu’économiques ou géopolitiques, ces raisons déterminant l’origine socio-économique de ces flux migratoires. Pour quelles raisons, en effet, la pression migratoire du Sud sur l’Union européenne va-telle s’aggraver ? Comparons l’évolution quantitative des populations de la rive Nord et de la rive Sud de la Méditerranée. Dans la rive Nord nous rassemblons la France, l’Italie, l’Espagne, la Grèce, le Portugal ; dans la rive Sud, en faisant le tour du « boulevard périphérique méditerranéen », le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye, l’Egypte, la Turquie, les 4/5 de la population de Chypre (3), la Syrie, la Palestine, le Liban et la Jordanie. Israël est mis à part car c’est un pays d’accueil d’une forte immigration juive et très peu un pays source. immigration 4.jpgLa rive Nord (européenne) compte aujourd’hui environ 180 millions d’habitants tandis que la rive Sud en compte 240 millions. En 2030, dans 25 ans, la rive Nord aura perdu (si l’on ne compte pas l’afflux d’immigrés extra-européens qu’elle connaîtra certainement) 6 millions d’habitants, tandis que la rive Sud en gagnera 100 millions pour dépasser les 100 millions d’habitants. Les démographies italienne et espagnole connaîtront un recul particulièrement terrible. On aura donc « face à face », dans l’interface méditerranéenne, deux fois plus de population au Sud qu’au Nord. Or ce réservoir démographique qui fait face aux rivages méditerranéens de l’Europe est caractérisé notamment par le plus fort taux d’émigration du monde. Alors que la moyenne mondiale se situe à 2 % de la population (qui émigre chaque année), le taux de départ moyen en Méditerranée est de 5 % de la population. Taux supérieur à la zone Caraïbes et à l’Asie. Traduisons cela en données quantitatives : depuis le début des années 1960, près de 20 millions des ressortissants des pays de la rive Sud ont émigré (pas seulement vers l’Europe, mais aussi vers l’Amérique du Nord). Or cette réalité démographique de la rive Sud doit être combinée avec les risques géopolitiques qui pèsent dans la région. Le premier risque géopolitique majeur est celui de l’évolution des régimes du monde méditerranéen musulman vers l’islam politique (l’islamisme). La persistance du conflit israélo-palestinien, l’occupation américaine de l’Irak, la collaboration de leurs gouvernements avec les Etats-Unis d’Amérique perçue par une très large majorité des Arabes d’Afrique du Nord comme du Levant comme une aliénation et une humiliation, l’absence de véritable développement socio-économique au-delà de marques évidentes de croissance, tout ceci contribue à faire le lit de l’islamisme. Quel est, dans ces conditions, le degré de solidité des régimes algérien ou jordanien par exemple ? Deuxième phénomène à prendre en compte : les conséquences de la révolution économique mondiale causée par l’émergence de l’Asie et notamment de la Chine. Sous pression croissante et pour rester compétitives, les économies européennes risquent de connaître un glissement vers l’économie souterraine. Déjà 10 % du PNB de l’Espagne et 30 % du PNB de l’Italie ou de la Grèce sont le « fruit » de l’économie parallèle. Plus l’Europe vieillit, plus les Etats providence sont confrontés au coût de la vieillesse et de la santé, plus l’économie en subit les conséquences, et plus celle-ci cherche naturellement à se soustraire à la ponction fiscale, en délocalisant ou en fraudant. Or qui plus d’économie clandestine dit davantage d’emplois clandestins. Des pans entiers des économies européennes risquent donc de recourir à de l’emploi étranger et clandestin ou même légal dans la mesure où « l’immigré » est en général moins exigeant en matière de conditions de travail et de niveau de rémunération (il n’a tout simplement pas le choix !). Il y a une pompe aspirante de l’immigration légale et illégale qui est d’essence économique, de nombreux acteurs de l’économie jugeant que le « mondialisme » leur permet de rester compétitif face à la capacité d’adaptation remarquable des Etats-Unis et surtout face au défi chinois et plus largement asiatique. A propos de mondialisation, parmi les multiples conséquences (positives ou négatives d’ailleurs) de celle-ci, figure l’aggravation du poids des maffias trans-étatiques. La globalisation financière et la liberté de tous les flux favorisent en effet les structures trans-étatiques illicites. Or l’un des secteurs lucratifs de ces maffias est justement le « marché de l’immigration clandestine ». Plus la demande migratoire augmente, plus les maffias prospèrent, et plus celles-ci prospèrent, plus elles sont en mesure de développer de nouvelles filières d’immigration clandestine et donc de susciter l’offre. L’analyse des flux d’immigration clandestine révèle le poids des réseaux albanais, yougoslaves, chinois, russes... Trafic d’êtres humains qui se combine d’ailleurs souvent avec trafic de drogue, ces pauvres immigrés clandestins étant parfois obligés de payer leur passage devenant ainsi des revendeurs ou des passeurs de drogues et hypothéquant ainsi fortement les chances de leur liberté et de leur dignité futures (4). Les mafias marocaines en particulier obligent nombre de leurs candidats à l’émigration à leur acheter du haschisch du Rif qu’ils devront revendre en Espagne, en France ou en Belgique pour survivre dans les premiers mois de leur arrivée. S’agissant du Maroc, ce trafic d’humains couplé à un trafic de stupéfiants pèse de l’ordre de 10 milliards de dollars par an ! Mais les perspectives d’immigration ne sauraient se limiter au constat d’un différentiel démographique béant entre rive Nord et rive Sud, à la pression asiatique sur les économies européennes qui déterminera chez de nombreux acteurs un comportement favorable à l’immigration, ou encore au risque de basculement dans l’islamisme de pays du Maghreb ou du Machrek. Une question souvent ignorée, en effet, est celle des perspectives post-pétrolières dans le Golfe arabo-persique. Aujourd’hui, a-t-on bien conscience que le Golfe arabo-persique, grâce à son économie pétrolière et gazière, absorbe une proportion importante de l’émigration asiatique, égyptienne et turque qui aurait pu venir jusqu’en Europe ? Six pays du Golfe (dont la population arabe autochtone est relativement faible) absorbent à eux seuls plus de onze millions d’immigrés : des Pakistanais, des Hindous, des Philippins, des Egyptiens, des Turcs... Or deux remarques sont à faire concernant l’évolution du profil de cette immigration dans la zone « tampon » du Golfe située entre Europe et Asie. D’une part la proportion des Arabes par rapport aux Asiatiques tend à diminuer. En 1990, les Egyptiens formaient encore 40 % des délinquants. Aujourd’hui, plus de 70 % de la main d’oeuvre est asiatique. Les raisons de cette évolution sont évidemment multiples. Mais il faut insister sur la peur de l’islamisme dans les pays du Golfe qui risque de pousser ceux-ci à favoriser la venue d’immigrés asiatiques non musulmans, comme également sur le fait que l’asiatique est souvent réputé plus travailleur que le méditerranéen. Songeons maintenant à ce qui se passera lorsque nous entrerons pleinement dans une nouvelle révolution énergétique mondiale, c’est-à-dire, sans doute autant pour des raisons d’épuisement des ressources elles-mêmes que de saturation en gaz à effet de serre de notre atmosphère terrestre, l’humanité aura enfin choisi de se libérer des hydrocarbures. Que se passera-t-il alors ? Le Golfe sera-t-il encore cette zone tampon placée sur le chemin de cette « marche vers l’ouest » de millions de migrants asiatiques ? N’iront-ils pas plutôt alors grossir les rangs de l’émigration vers l’Europe ? Autre question géopolitique. Le conflit israélo-palestinien. Loin d’être terminé, malgré la pause qui suit le choc de la mort du Raïs palestinien, ce terrible conflit laisse en suspens l’avenir de millions d’hommes et de femmes, Juifs et Arabes, sur la terre de la Palestine. Dans cette région, il est hélas difficile de croire une paix possible (deux peuples voisins dans deux Etats souverains distincts) tant les équilibres démographiques, hydrologiques, économiques d’aujourd’hui dépendent de la domination de l’un des deux peuples sur l’autre. Un nouveau cataclysme reste donc possible avec, à la clé, des millions de réfugiés fuyant vers d’autres pays arabes ou vers l’Europe. Autant la carte géopolitique de l’Europe est pacifiée, autant celle du Moyen-Orient ne l’est pas. Personne ne peut affirmer que les minorités kurdes ou palestiniennes, incorporées aujourd’hui dans tel ou tel Etat-nation, le seront encore demain. Le peuple kurde, sans Etat et dans des frontières étatiques parfois fragiles (considérons à ce propos l’évolution de l’Irak vers le fédéralisme) constitue encore un formidable réservoir d’émigration vers l’Europe. Déjà 2,5 millions de Kurdes vivent en Allemagne ; 200 000 en France et 200 000 en Grande- Bretagne et aux Pays-Bas. De même que rien ne nous dit que l’Union européenne, parfois généreuse jusqu’à mettre en péril son propre avenir, ne proposera pas un jour (avec les encouragements des Etats-Unis) l’accueil de centaines de milliers de Palestiniens pour favoriser un règlement israélo-palestinien (5). Et d’ailleurs, cette faiblesse de l’Europe face au défi de l’immigration n’est-elle pas finalement la principale menace qui pèse sur celle-ci ? L’Europe accepte le fait accompli de l’immigration illégale en régularisant sans cesse davantage. immigration 2.jpgChaque année, sur le territoire de l’Union à 15 (avant l’élargissement de 2004 donc), entre environ un demi million de clandestins (c’est évidemment une estimation) ; chaque année le nombre de personnes régularisées après avoir enfreint les lois européennes ne cesse d’augmenter sur tout le territoire de l’U.E. 220 000 régularisations en France ces trois dernières années ; 50 000 en Belgique ; 720 000 en Grèce ; 1,5 million en Italie (dont 700 000 pour la seule année 2002) ; 575 000 en Espagne ; 240 000 au Portugal. On oublie souvent que la mécanique du regroupement familial fait (en France notamment mais aussi dans plusieurs autres pays de l’Union) qu’une seule régularisation signifie du même coup trois, quatre ou cinq nouveaux immigrés légaux. 20 000 personnes régularisées peuvent faire d’un coup jusqu’à 100 000 nouveaux immigrés légaux. L’Union européenne est donc entrée, en profondeur, dans un processus qui, à l’issue de ce siècle, aura abouti au remplacement de sa population d’origine par des populations non européennes, africaines et asiatiques. L’Europe ne sera plus européenne à la fin du XXI e siècle. Mais ce que connaît notre civilisation européenne, héritière de Rome et des cathédrales du Moyen-âge, est à différencier de la situation nord-américaine, des Etats-Unis en particulier. Le dernier livre de l’universitaire américaine Samuel Huntington montre en effet que si l’Amérique tend à perdre sa dominante « blanche » et anglo-saxonne, elle reste néanmoins culturellement chrétienne; plus que cela, les guerres dans lesquelles elle est entrée contribuent, au-delà des fractures communautaristes, à refonder la nation américaine autour d’une religiosité commune. Les Etats-Unis continuent donc, à partir de plusieurs races, à fabriquer des Américains. Au contraire, il y a peu d’espoir que l’Union européenne, à partir de populations ethniquement extra-européennes, ne parvienne à fabriquer des Européens de culture. D’abord parce qu’à la différence des Etats-Unis (qui absorbe une majorité de chrétiens et parvient encore à convertir une proportion significative de ceux qui ne l’étaient pas), l’immense majorité des migrants vers l’Europe n’est pas de religion chrétienne; ensuite, parce que la volonté de « convertir » ces migrants, si ce n’est à la religion des Européens, du moins aux valeurs qui en découlent, a disparu. Non seulement la construction européenne telle qu’elle est envisagée aujourd’hui contribue à éradiquer les identités nationales, mais aucune identité européenne de substitution n’est proposée en lieu et place de celles-ci. En conséquence, l’immigré extra-européen est accueilli par un ensemble économique progressivement vidé de ses contenus identitaires et dans lequel il n’a aucune chance de s’assimiler puisqu’il n’a plus rien à assimiler. Plus les années passeront, moins les écoles européennes seront en mesure d’assimiler les petits enfants d’origine extra-européenne. Regardons à ce propos les chiffres en France et notamment celui des effectifs des enfants d’immigrés d’origine extra-européennes (âgés de moins de 15 ans) : ils constituent déjà 13 % des enfants dans les classes. En 2030, ce chiffre sera passé à 25 % mais dans les grands centres urbains (Paris, Marseille, Strasbourg...) cette proportion pourra être de 50 voire 75 %. On voit bien que l’idée même d’assimilation n’a déjà plus de sens. Ma conclusion est donc radicale ou sombre. Ou bien l’Union européenne lance dans les prochaines années à venir une sorte de « Plan Marshall » de relance de la natalité et de réduction de l’immigration extra-européenne (politique d’immigration sélective, abolition du regroupement familial, encouragement au retour par limitation drastique des prestations sociales...) ou bien la civilisation européenne aura disparu à la sortie de ce siècle. » (1) A elle seule, l’Allemagne accueille presque la moitié des arrivants annuels dans l’Union à 15 : + 700 000 immigrés chaque année. (2) Dans le quotidien milanais « Il Sole » en février 2000. (3) Nous distinguons donc la population chypriote de la population turque occupante du Nord de l’île, en contradiction avec le droit international (4) On voit là tout le drame de l’immigration qui transforme parfois ainsi des pauvres honnêtes et dignes en pauvres délinquants. Comme ces dizaines de femmes qui, de la pauvreté digne dans leur patrie, passent à l’étranger à l’indignité de l’esclavage sexuel. (5) La question des réfugiés étant en effet l’un des points essentiels de blocage entre Palestiniens et Israéliens. Trop de monde, pas assez de terre, pas assez d’eau, des lieux saints qu’on ne partage pas… 

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