16.12.2009
PALESTINE: MANDAT D'ARRÊT CONTRE TZIPI LIVNI AU ROYAUME UNI
Par crainte d’une arrestation, Tzipi Livni, a annulé une visite au Royaume Uni prévue ce week-end.
Elle devait prendre la parole à la Conférence 2010 du Fonds national juif [FNJ) à Londres et rencontrer le premier ministre britannique Gordon Brown. Mais la justice britannique a lancé un mandat d’arrêt contre elle pour sa participation aux crimes de guerre à Gaza.
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05.11.2009
ET SI 'LE PERIL OTTOMAN' S'ELOIGNAIT? par Christian BOUCHET
En février dernier, dans le n° 7 du bimestriel Flash, j’évoquais la situation de la Turquie, qui se sentant repoussée par les Européens et traitée en subalterne par la puissance militaire américaine, retrouvait ses réflexes ottomans, s'autonomisait et lorgnait vers Moscou.
Il n’est pas inutile de relire ce que j’écrivais alors :
« L'aigreur, vis-à-vis de l'Union européenne, qui rechigne à l’adhésion d’Ankara, est perceptible dans toutes les couches de la société turque. De même les élites militaires d'Istanbul ne cachent pas leur mauvaise humeur, depuis que George Bush, pour les besoins de la guerre en Irak, a permis la création d’un quasi-État kurde dans le nord de ce pays. Ainsi se développe un courant d’idées qui, peu à peu, rassemble des cadres musulmans de l'AKP, des membres de l’appareil militaire, des représentants de l’élite laïque et tout un peuple travaillé par des pulsions nationalistes. A défaut d’entrer dans l’Europe, nombreux sont ceux qui pensent que la Turquie peut jouer un rôle important dans la politique internationale, en s’appuyant sur la Fédération de Russie : comme le relève Thierry Portes, envoyé spécial du Figaro à Istanbul « au sud, la Syrie et l'Irak justifient des missions de bons offices avec Israël, la paix au Proche-Orient et les tensions avec Washington obligent à entretenir le dialogue avec l'Iran ; plus loin, regardant vers des profondeurs stratégiques pendant des décennies oubliées, la Turquie tente de rapprocher Afghanistan et Pakistan. Avec l'Arménie et la Géorgie, c'est la paix dans le Caucase qui est en jeu, la sûreté en mer Noire, et le dialogue avec la Russie. Enfin à l'Ouest, vers l'Europe, voilà les Balkans où la diplomatie turque aime à rappeler que les Russes ont des devoirs pour mieux rappeler ses anciennes prérogatives ottomanes. » Au ministère des Affaires étrangères turc, on parle maintenant de la Russie comme d’une alliée, on soutient nombre de ses positions comme celles sur l'indépendance du Kosovo ou sur le refus de l’intégration de l'Ukraine dans l'Otan, et on l’invite à participer au projet Nabucco, cette route énergétique partant d'Iran dont les Européens entendaient l’exclure… Dans le même temps, la Turquie a sérieusement ralenti le rythme des réformes qui étaient exigées d’elle comme préalable à son intégration dans l’Europe, montrant concrètement son moindre intérêt. » Ces dernières semaines, cette évolution de la politique étrangère de la Turquie a été telle que le néo-con yankee, Daniel Pipes, a publié, dans le Jerusalem Post du 28 octobre 2009, un billet au titre sans ambiguïté : La Turquie, ce n'est plus un allié.
Et notre homme d’y mettre en avant quelques événements signifiants récents. Pour lui, trois événements survenus tout au long du mois d’octobre révèlent l'ampleur de ce changement. Le premier s'est produit le 11 octobre avec la nouvelle que l'armée turque- bastion de longue date de la laïcité et défenseur de la coopération avec Israël- avait brusquement demandé aux forces israéliennes de ne pas participer à l'exercice annuel de la Force aérienne turque. Erdogan a mentionné des « sensibilités diplomatiques » pour justifier l'annulation et le ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a parlé de « sensibilité à propos de Gaza, Jérusalem-Est et la mosquée d'Al-Aqsa ». Le deuxième événement a eu lieu deux jours plus tard, le 13 octobre, lorsque le ministre des Affaires étrangères de Syrie, Walid al-Moallem, a annoncé que les Forces turques et syriennes venaient juste « d'effectuer des manœuvres près d'Ankara ». Le troisième événement a été la rencontre de dix ministres turcs, dirigés par Davutoglu, de leurs homologues syriens, le même jour, pour des pourparlers sous l'égide du nouveau « Haut Conseil de Coopération stratégique Turquie-Syrie ». Les ministres ont annoncé qu'ils avaient signé près de quarante accords, à mettre en œuvre dans les dix jours ; que seraient réalisés des exercices militaires terrestres conjoints, plus complets et plus approfondis et que les dirigeants des deux pays allaient signer un accord stratégique en novembre. En conclusion le Conseil a publié une déclaration conjointe annonçant la formation d'un « partenariat stratégique durable » « entre les deux parties ». Mais, comme le remarque Daniel Pipes l'amélioration des relations avec Damas n’est qu'une partie d'un effort beaucoup plus important d'Ankara pour renforcer les relations avec les Etats régionaux et musulmans, une stratégie énoncée par Davutoglu dans son livre paru en 2000 « Profondeur stratégique : la position internationale de la Turquie ». L’actuel ministre des Affaires étrangères y prévoit de réduire les conflits avec les voisins, la Turquie émergeant alors comme une puissance régionale. Dans cette stratégie est implicite la distanciation de la Turquie, de l'Occident en général et d'Israël en particulier. Daniel Pipes, n’est pas le seul à s’inquiéter. A Tel Aviv, l’analyste Barry Rubin a déjà tranché : « le gouvernement turc est plus proche politiquement de l'Iran et de la Syrie que des Etats-Unis et d'Israël » et Caroline Glick, éditorialiste du Jerusalem Post, le confirme : « Ankara a déjà quitté l'alliance occidentale et est devenue un membre à part entière de l'axe iranien. » Or ce changement capital dans les choix géopolitiques de la Turquie est lourd d’implications dont la principale à nos yeux est sans doute la mise tacite sous le boisseau de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. L’avenir nous dira si les rapports de force à Ankara et les manœuvres des grandes puissances font que cette nouvelle orientation géostratégique de la Turquie est maintenue. En attendant, il se pourrait bien qu’un autre pays frappe à la porte d’entrée de l’Europe : Israël, au sujet duquel, le porte-parole de la diplomatie européenne, Javier Solana, a déclaré, le 21 octobre dernier « Israël est plus proche de l'Union européenne que ne l'est la Croatie (...) Israël, permettez-moi de le dire, est un membre de l'Union européenne sans être membre de ses institutions ». Si cette volonté d’intégration de l’entité sioniste dans l’Union européenne se concrétisait, gageons que les hommes politiques qui s’y opposeraient seraient bien moins nombreux que ceux qui ont lutté contre l’éventuelle adhésion de la Turquie. (Source: voxnr.com)
11:51 Publié dans Libres propos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : turquie, israël, union européenne
04.09.2009
ISRAEL: LA CORRUPTION ERIGEE EN MODE DE GOUVERNEMENT
Des inculpations aux relents de « fraude » et de « harcèlement sexuel » se suivent en cascade en Israël, révélant à la face du monde une réalité bien peu honorifique du sommet de l’Etat juif : la vénalité et la vilenie d’hommes de pouvoir de tout premier plan.
Sur les traces pour le moins déshonorantes de l’ancien président Moshé Katsav, dont le procès s’ouvrira dans le courant du mois de septembre pour viol et harcèlement sexuel, après la condamnation de deux anciens ministres, et au moment où le vindicatif ministre des Affaires étrangères est tombé sous le coup d’une inculpation pour « corruption et blanchiment d’argent », c’est au tour de l’ancien chef du gouvernement, Ehoud Olmert, de faire face à ses propres dérives illicites et de répondre de 4 chefs d’accusation dans trois affaires distinctes : "fraude", "abus de confiance", "enregistrement de faux documents" et "dissimulation de revenus frauduleux".
Rivalisant d’âpreté au gain, Ehoud Olmert se distingue en écrivant une nouvelle page de l’histoire politique d’Israël, marquée du sceau de la corruption. « C’est la première fois qu’un ancien chef de gouvernement est inculpé en Israël » relaie l’ensemble de la presse israélienne, qui retrace son parcours frauduleux entre 2003 et 2006, du temps de son mandat de maire de Jérusalem, puis de ministre de l’industrie et du commerce.
11:23 Publié dans Israël | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : israel, ehoud olmert, corruption
31.08.2009
VERS UN RENVERSEMENT D'ALLIANCE par Christian BOUCHET
La politique adoptée par Barack Obama au Proche-Orient, depuis son accession à la présidence, agace pour le moins – le mot est faible – une partie de l’establishment sioniste. Si aucune rupture inéluctable n’est encore survenue, certains analystes pensent que la situation peut notablement s’aggraver et conduire à un dangereux isolement d’Israël sur la scène internationale.
Cela n’est pas sans susciter une inquiétude vive dans l’état-major de Tsahal où des officiers généraux, particulièrement influents, défendent en conséquence la nécessité d’agir en vue d’une alliance alternative avec la Russie. Leur meilleur allié dans cette affaire est le très contesté ministre des Affaires étrangères d’origine russe Avigdor Liberman dont la stratégie est transparente : construire une alliance profonde avec son pays natal et dans la foulée faire passer l’alliance USA-Israël au second rang. En cela, il est aidé par un phénomène démographico-sociologique particulier : le million de juifs russes qui a émigré en Israël dans les années 1990 détient de plus en plus de responsabilités gouvernementales et se trouve au cœur de l’appareil d’État. Un nombre important d’entre eux ont gardé des liens familiaux ou affectifs avec la Russie et se sentent mille fois plus proche d’elle que des USA, ils sont donc extrêmement favorables à la mise en œuvre d’une coopération politique, technologique et militaire solide entre leur pays de naissance et leur pays d’élection. Ce n’est donc pas du tout par hasard que Shimon Péres s’est rendu la semaine passée à Moscou. Ce n’est pas non plus par hasard qu’il y a abordé des sujets auxquels les américains ont toujours été très hostiles (achat d’armement, transfert de technologie et de savoir-faire israélien vers la Russie dans des domaines sensibles : drones, avionique, nanotechnologie, nucléaire, etc.) Si des accords venaient à être conclus, toute la région y gagnerait sans aucun doute en stabilité car les bonnes relations qu’entretiendrait alors Moscou avec la Syrie, l’Iran et … Israël, seraient de nature à modifier notablement la donne au Proche-Orient. C’est ce que craint, bien sûr, plus que tout au monde le Département d’État. Et c’est, vraisemblablement, ce qui explique que la police israélienne aie très récemment clos une enquête qui durait depuis trois ans et recommandé l'inculpation d’Avigdor Lieberman pour fraude, obstruction à la justice, harcèlement et blanchiment d'argent… Car il n’y a pas, en effet, qu’en Europe que le parti américain compte des auxiliaires zélés. (Source voxnr)
13:03 Publié dans Libres propos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, israel, usa, russie, avigdor liberman
22.04.2009
IRAN: INTERVENTION DU PRESIDENT MAHMOUD AHMADINEJAD A LA CONFERENCE DURBAN II A GENEVE
M. Mahmoud Ahmadinejad, Président de la République islamique d’Iran, a déclaré que si les leçons avaient été tirées de l’oppression, des horreurs et des crimes des deux guerres mondiales, des rayons d’espoir auraient pu filtrer pour confronter l’avenir. Mais les puissances victorieuses se sont autoproclamées les conquérantes du monde en imposant des lois et arrangements oppressifs. Il suffit pour s’en convaincre de se pencher sur le Conseil de sécurité, qui est un legs des deux guerres mondiales, a-t-il expliqué. Quelle est la logique dont s’inspire l’octroi, par ces puissances, d’un droit de veto, a-t-il demandé ?
Se pourrait-il que cela soit conforme avec les principes reconnus de justice, d’égalité devant la loi, d’amour et de dignité humaine ou est-ce plutôt conforme à la discrimination, à l’injustice, voire à l’humiliation de la majorité des pays ? Le Conseil de sécurité est l’organe suprême de prise de décision en matière de préservation de l’ordre et de la sécurité internationaux ; comment s’attendre à ce que soient réalisées la justice et la paix lorsque la discrimination est légalisée et lorsque l’origine de la loi est dominée par la coercition et la force plutôt que par la justice et le droit ? Après la deuxième guerre mondiale, « sous prétexte des souffrances des juifs », un groupe de pays puissants a eu recours à l’agression militaire pour faire d’une nation entière une population sans abri, a poursuivi le Président iranien (plusieurs délégations ont alors quitté la salle). Ces pays ont envoyé des migrants d’Europe, des États-Unis et d’ailleurs pour établir un « gouvernement totalement raciste » en Palestine occupée et, pour compenser les « sinistres conséquences du racisme en Europe », ont aidé à porter au pouvoir les racistes les plus cruels et les plus durs en Palestine. Le Conseil de sécurité a aidé à stabiliser le régime sioniste et a soutenu les sionistes durant ces six dernières décennies, leur laissant main libre pour continuer leurs crimes, a insisté le Président iranien. Il est tout à fait regrettable qu’un certain nombre de gouvernements occidentaux ainsi que les États-Unis aient entrepris de défendre ces racistes auteurs de génocide ; ils ont toujours soutenu les actes odieux du régime sioniste ou sont restés silencieux face à ces actes, a déclaré M. Ahmadinejad. Ce qui est le plus regrettable, a-t-il poursuivi, c’est que la raison de ce soutien réside dans le fait que le sionisme égoïste et non civilisé est parvenu à pénétrer leurs structures politiques et économiques. Aussi longtemps que continuera la domination sioniste, de nombreux pays ne seront pas en mesure de jouir de la liberté, de l’indépendance et de la sécurité. Le moment est venu de briser l’idéal du sionisme, qui est le modèle du racisme, a déclaré le Président iranien.
M. Ahmadinejad a ensuite appelé chacun à s’interroger sur les causes profondes des attaques des États-Unis contre l’Iraq ou encore de l’invasion de l’Afghanistan. L’invasion de l’Afghanistan a-t-elle restauré la paix, la sécurité et le bien-être économique à ce pays, a-t-il demandé ? Les États-Unis et leurs alliés ne sont même pas parvenus à contenir la production de stupéfiants dans ce pays ; au contraire, cette production n’a cessé d’augmenter, a souligné le Président iranien. Qui sont les responsables de la crise économique globale que connaît le monde, a par ailleurs interrogé M. Ahmadinejad ? Pendant longtemps, les lois et règlements inéquitables en matière économique ont été imposés par les États-Unis et l’Europe grâce à leur pouvoir politique sur l’économie mondiale. Un système économique et financier a été imposé sans qu’il n’y ait de mécanisme de contrôle au niveau international. Ces pays n’ont même pas permis à leurs populations d’avoir un droit de regard sur leurs pratiques et politiques. Ils ont mis en place des lois et règlements contraires aux valeurs morales pour protéger les intérêts des détenteurs de richesse et de pouvoir. Ils ont transféré à d’autres leurs problèmes et aujourd’hui injectent des milliards de la poche de leurs propres populations vers les banques et entreprises en faillite. La racine du racisme réside dans le manque de compréhension quant à la réalité de l’existence humaine en tant que créature sélectionnée par Dieu, a poursuivi le Président iranien. Le racisme est le signe d’une ignorance qui, aujourd’hui, met en danger la paix internationale et met en péril la coexistence entre les nations. Le racisme est le signe d’une frustration dans la sphère du développement de la société humaine. Pour lutter contre ces manifestations, il faut enseigner toute la philosophie associée à la vie de l’homme ; il faut en revenir aux valeurs morales, aux valeurs spirituelles et en fin de compte, à la dévotion à Dieu, a déclaré M. Ahmadinejad. Aujourd’hui, la communauté humaine est confrontée à une sorte de racisme qui a terni l’image de l’humanité à l’aube du troisième millénaire, a poursuivi le Président iranien. « Le sionisme mondial personnifie le racisme » qui recourt à la religion et à l’abus des sentiments religieux pour cacher sa haine et son visage hideux, a-t-il déclaré. Il est important de mettre à jour les objectifs politiques de certaines des puissances mondiales et de ceux qui contrôlent d’énormes intérêts économiques et richesses dans le monde. Ils mobilisent toutes leurs ressources, y compris leur influence économique et politique et les médias du monde pour soutenir le régime sioniste et insidieusement chercher à minimiser l’indignité et la disgrâce de ce régime. Des efforts doivent être déployés pour mettre un terme aux abus des sionistes et de leurs soutiens ; les gouvernements doivent être encouragés et soutenus dans leurs efforts visant à éradiquer ce racisme barbare. « Il ne fait aucun doute que vous êtes tous conscients de la conspiration de certaines puissances et des cercles sionistes contre les buts et objectifs de cette Conférence d’examen », a déclaré M. Ahmadinejad. Il devrait être reconnu que le fait de boycotter une telle session indique clairement le soutien à l’exemple flagrant du racisme. Il est nécessaire de restructurer les organisations internationales existantes et leurs arrangements respectifs. Aussi, cette Conférence constitue-t-elle un terrain d’essai. Le monde connaît des changements fondamentaux ; le craquement des piliers de l’oppression mondiale peut maintenant être entendu et les principales structures politiques et économiques sont sur le point de s’effondrer. Les crises politiques et sécuritaires augmentent. La crise de l’économie mondiale, qui s’aggrave et pour laquelle aucune perspective d’éclaircissement n’est en vue, témoigne amplement de la marée montante des changements globaux de grande ampleur qui sont en train d’intervenir. « La gestion injuste et inéquitable du monde se trouve maintenant en fin de route », a assuré le Président iranien. Cette impasse était inévitable étant donné que la logique de cette gestion imposée était oppressive, a-t-il ajouté. La victoire du bien sur le mal et l’instauration d’un système mondial juste ont été promis par Dieu et ses Messagers et ont constitué un objectif commun de différentes sociétés et générations au cours de l’histoire, a poursuivi le Président iranien, qui a par ailleurs affirmé que le libéralisme occidental, comme le communisme, touche à sa fin car il n’est pas parvenu à percevoir la vérité profonde du monde et de l’être humain. Il est absolument possible d’améliorer la situation actuelle dans le monde dans le contexte actuel, a assuré M. Ahmadinejad ; mais cela ne pourra se faire que par le biais de la coopération de tous les pays.
Par ailleurs, a poursuivi le Président iranien, eu égard à l’inefficacité des systèmes politiques, économiques et sécuritaires actuels, il convient, en particulier, de réformer rapidement la structure du Conseil de sécurité et notamment d’éliminer le droit de veto discriminatoire qui y prévaut, ainsi que de modifier le système financier et monétaire mondial. Il est évident que ne pas comprendre l’urgence des changements équivaut à devoir assumer les coûts beaucoup plus élevés de remettre à plus tard ces changements.
12:52 Publié dans Iran | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : durban 2, ahmadinejad, sionisme, racisme, israel
30.03.2009
PALESTINE : LA CIA ENVISAGE L'AFFLUX DE 2 MILLIONS DE REFUGIES ISRAELIENS AUX USA
Les services de renseignement américains vivent comme une humiliation le départ de Charles Freeman, contraint par le lobby sioniste de renoncer à son poste de président du Conseil national du renseignement. Les déclarations se multiplient pour dénoncer l’influence disproportionnée d’une faction dont le fanatisme porte atteinte aux intérêts nationaux états-uniens, et même israéliens.
Dans ce contexte, le directeur de la CIA, Leon Panetta, a remis au président Obama et aux leaders parlementaires concernés une étude sur l’avenir d’Israël dans les vingt prochaines années. Le rapport établit qu’il est impossible à long, voire à moyen terme de maintenir le régime d’apartheid au pouvoir à Tel-Aviv, que la « solution à deux États » est une chimère et qu’une évolution à la sud-africaine est inévitable. Israël devra restituer aux neuf millions de Palestiniens la nationalité et la citoyenneté dont elle les prive depuis 1948.
Sur cette base, la CIA invite l’Éxécutif et le Législatif à anticiper l’afflux de 2 000 000 de réfugiés israéliens sur le territoire US, dont 500 000 ont la double nationalité US. L’Agence pose également la question de savoir quelle attitude adopter vis-à-vis des criminels de guerre ou contre l’humanité qui chercheront alors refuge aux États-Unis.
15:05 Publié dans Palestine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, israël, rapport cia, réfugiés israéliens aux usa
30.01.2009
QUAND LE SIONISME A BESOIN DE L'ANTIJUDAISME par Rudolf BKOUCHE
Depuis les massacres perpétrés à Gaza par l'armée israélienne, on a vu se développer en France des actes antisémites plus ou moins graves, depuis les graffitis jusqu'à des incendies de synagogues ou une agression contre une collégienne juive.
Aussitôt certains ont mis en garde contre le transfert en France du conflit israélo-palestinien et le risque de dérapages des manifestations pro palestiniennes incontrôlées, pro palestiniennes faut-il préciser, car on a moins parlé des manifestations de soutien à Israël qui, au moment où l'armée israélienne détruit la bande de Gaza et massacre ses habitants, sont autant de provocations. Comment peut-on soutenir la barbarie israélienne ? C'est la question première à partir de laquelle on peut essayer de comprendre, ce qui ne revient pas à les justifier, les actes antijuifs de quelques uns qui s'imaginent ainsi marquer leur soutien aux Palestiniens.
La barbarie israélienne, un grand mot pourrait-on dire lorsqu'il s'agit d'un pays considéré comme participant de la civilisation, de la "vraie" civilisation faudrait-il préciser, puisqu'il est considéré par ses partenaires de l'Union Européenne comme un pays européen, officieusement il est vrai. Mais le siècle dernier nous a appris que civilisation et barbarie savaient s'entendre quand nécessaire et l'hégémonie occidentale sait user de cette double face. On comprend alors pourquoi ce bastion de civilisation face à la barbarie comme le présentait Herzl soit considéré, quoiqu'il fasse, comme une part de l'Occident. On peut alors aisément se donner belle conscience en présentant l'intervention israélienne comme "disproportionnée", autrement dit, « vous avez le droit de tuer quelques uns de ces "vrais" barbares que sont les Palestiniens, mais pas trop, cela risquerait de ternir votre image ». Double langage de l'Occident qui ne peut que déclencher ce que Jean Ziegler, dans un livre remarquable, appelle "la haine de l'Occident". Et ce double langage joue d'autant plus qu'ici la haine frappe ces anciennes victimes de l'Occident que sont les Juifs, eux qui n'ont été reconnus Européens qu'après des siècles d'antijudaïsme européen et le massacre de six millions d'entre eux il y a quelque soixante ans. Mais, en devenant Européens, les Juifs sont passés de l'état de peuple paria à l'état de peuple persécuteur, d'autant que leur européanisation s'est traduite pas la création d'un Etat dit juif sur une terre qu'ils ont conquises par les armes et dont ils ont chassés les habitants. Ainsi le sionisme, idéologie minoritaire parmi les Juifs avant le grand massacre, devenait l'idéologie officielle juive et intégrait la majorité des Juifs à la face sombre de l'Europe, celle des conquêtes coloniales et de l'impérialisme. Aujourd'hui, alors que se lèvent en Occident des mouvements dénonçant cette face sombre, le sionisme, au nom de la défense des Juifs, tend à maintenir les Juifs européanisés dans le côté sombre de l'Europe. Réflexe de défense d'un sionisme qui a compris que sa survie, dans le climat de violence qu'il a installé en Palestine depuis la création de l'Etat d'Israël, dépend d'une part de son emprise sur la majorité des Juifs, d'autre part du soutien de l'Occident. On comprend alors que le sionisme, s'il s'est défini, à la fin du XIXe siècle, en réaction à l'antisémitisme européen, a besoin aujourd'hui de l'antisémitisme pour survivre. C'est en ce sens que les manifestations de soutien à Israël peuvent être considérées comme de véritables provocations, ce que savent ceux qui se proclament les représentants de la "communauté juive", qui le sont peut-être, mais cela importe peu, et qui cherchent à maintenir cette "communauté" dans l'enfermement sioniste. C'est cela qui conduit ces représentants à identifier Juifs et Sionistes et qui réussissent en partie puisque certains croient qu'en s'attaquant de façon inconsidérée aux Juifs, il s'attaque au sionisme et à l'Etat d'Israël. Tout cela ne justifie en rien des actes antijuifs. Que ceux-ci relèvent de réactions spontanés ou qu'ils soient des actes réfléchis, ces actes sont inacceptables et par conséquent condamnables. Mais cette condamnation nécessaire ne saurait dédouaner les provocations de ceux qui soutiennent une politique criminelle et qui ont besoin de l'équation "juif = sioniste" pour faire marcher leur machine de guerre. C'est donc cette équation "juif = sioniste" qu'il faut casser, ce qui exige que s'affirment des juifs antisionistes avec ce double objectif- dénoncer les crimes auxquels conduit l'idéologie sioniste- mettre en évidence l'impasse dans laquelle cette idéologie enferme les Juifs.
Rudolf Bkouche, le 12 janvier 2009
Membre de l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix) et de l'IJAN (International Jewish AntiZionist Network)
Je distingue ici l'antijudaïsme provoqué par le sionisme et la politique israélienne de l'antisémitisme européen qui visait les Juifs en tant que Juifs et qui a contribué à en faire un peuple paria.
10:14 Publié dans Libres propos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, israël, sionisme, antijudaisme, antisémitisme
12.01.2009
ISRAËL: LES PARTIS ARABES ISRAELIENS INTERDITS D'ELECTION LE 10 FEVRIER PROCHAIN
Les responsables israéliens en charge de l'organisation des élections ont interdit lundi aux partis politiques arabes de se présenter lors du scrutin anticipé du 10 février prochain.
La porte-parole du Parlement, Giora Pordes, a annoncé que le Comité électoral central avait voté à une majorité écrasante l'interdiction de deux blocs de partis arabes, estimant qu'ils étaient coupables d'incitation et de soutien au « terrorisme ». Il faut sans doute entendre, par là, « la résistance palestinienne » à l’agression israélienne.
Le Comité électoral est constitué de représentants des partis politiques d'Israël. Le parlementaire arabe Ahmed Tibi a qualifié cette décision de raciste, ajoutant qu'il allait faire appel auprès de la Cour suprême. Environ un cinquième des sept millions de citoyens israéliens sont arabes. Sans doute la conception sioniste de la démocratie. Nous attendons avec intérêt les réactions des démocraties occidentales…
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30.12.2008
PALESTINE: ISRAËL OU LA BARBARIE FECONDE
« …Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ? Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez, ne mourons-nous pas ? Si vous nous faites tort, ne nous vengerons-nous pas ? Si nous vous ressemblons dans le reste, nous vous ressemblerons aussi en cela... » William Shakespeare
Ainsi, c’est par un massacre que l’Etat d’Israël a choisi de clore l’année 2008. Toutes les télévisions du monde ont donné à voir ces effroyables images de policiers palestiniens de la bande de Gaza, agonisant dans d’effroyables souffrances après avoir été fauchés par les bombardements de l’armée israélienne. Deux cent cinquante morts pour la seule journée du 27 décembre. Des civils (les policiers ne sont pas des combattants) victimes d’un raid où il s’agissait de tuer massivement, afin de semer la terreur, d’effrayer.
Y a-t-il une différence avec les massacres qui ont récemment été perpétrés en Inde par des jeunes gens fanatisés, ou avec les attentats meurtriers qui se déroulent presque quotidiennement en Irak ? La qualification de « crime terroriste » serait-elle réservée aux groupes qui ne sont pas officiellement mandatés par des Etats ? Israël prétend agir ainsi pour sa sécurité, en réponse aux attaques dont son espace territorial fait régulièrement l’objet de la part de combattants palestiniens. Mais que produit un pareil massacre ? Davantage de haine. Encore plus de désir de détruire Israël. Une rage encore plus grande chez les jeunes Palestiniens qui ne peuvent nourrir aucun autre rêve que celui de se venger.
Israël vit dans l’illusion que c’est en terrorisant les populations des Etats voisins, qui lui sont globalement hostiles, qu’il garantira son avenir. Il croit dans la religion de la force. Mais plus l’Etat hébreu agit ainsi, plus il suscite des vocations de combattants, et particulièrement des vocations de kamikazes. Devant les images de civils palestiniens agonisant, ce sont tous les Arabes et les Musulmans du monde entier qui éprouvent des sentiments de colère et des envies de châtier Israël à son tour. Depuis 1948, année de sa création, l’Etat d’Israël est parvenu, de fait, à venir à bout de toutes les menaces qui ont pesé sur son existence.
Mais combien de temps cela peut-il encore durer ? Les trois cents millions d’humains qui entourent Israël sont des barils de colère. Trois cents millions d’êtres qui n’en peuvent plus de l’humiliation à travers le déni et le mépris que subissent leurs frères palestiniens. Selon Olivier Abel « Le fort devient toujours plus barbare avec le faible, il faut donc armer le faible d’un contre pouvoir. Pour que la barbarie s’arrête, il faudrait retrouver le sens « épique » : traiter l’ennemi avec équité, avec respect, avec admiration même, comme David épargnant Saül ».
Gaza, ce terrifiant ghetto où sont enfermés, emmurés, un million et demi d’hommes et de femmes qui s’efforcent de survivre dans une misère insoutenable et cette terrifiante pénurie d’eau potable. Comment imaginer que, dans pareille situation, plusieurs dizaines de milliers de jeunes ne sont pas prêts à combattre jusqu’à la mort ? Israël peut tuer deux cents d’entre eux chaque jour, il y en aura toujours autant, et plus encore, qui seront prêts à aller se faire exploser au coeur des quartiers juifs quand l’occasion s’en présentera. Folie d’Israël qui creuse lui-même sa tombe.
Folie d’Israël qui génère la violence dont il se protège. Folie d’Israël qui, à l’époque de la suprématie de l’OLP, a tout fait pour favoriser le développement d’un mouvement islamiste voulu comme concurrent, et qui aujourd’hui fait tout pour le diaboliser. Or quand Israël agit avec barbarie, Israël œuvre pour la gloire de ce Hamas. Dans toute la Palestine d’abord. Dans tout le monde arabo-musulman in fine. Rachid Benzine (Source Oumma.com)
10:03 Publié dans Palestine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, israël, hamas, résistance palestinienne
09.11.2008
SHALOM BARACK ! par Christian BOUCHET
L’obamania, cette sidération médiatique dans laquelle communient depuis plusieurs mois les opinions publiques des pays occidentaux a été décuplée par l’élection, mercredi, du candidat métis (et non pas noir, la différence est de taille !) à la présidence des USA. Drauche et goite la partagent et tous s’imaginent – ou veulent simplement nous faire croire – qu’un changement d’image peut être un changement politique, comme si pour changer le contenu d’une boîte de conserve il suffisait de modifier son étiquette…
Dominique de Villepin a été un des rares hommes politiques français à rester lucide et à nous mettre en garde en déclarant au Journal du Dimanche « Obama est séduisant, mais n'allons pas réinventer l'atlantisme ! Obama, comme McCain l’aurait fait, défendra les intérêts de son pays, qui ne sont pas exactement les nôtres. Il développe des thèmes sociaux qui renvoient à Roosevelt. Mais il est aussi choisi par des lobbies financiers: la moitié du financement d'Obama vient des grands groupes, de dollars venus de Goldman Sachs... ». En ces quelques mots, l’ex-Premier ministre qui avait osé tenir tête à l’Empire du mal - et qui fut éliminé de la course à l’Élysée pour cela - a résumé la véritable situation : les USA se sont donné le président choisi par les lobbies. Tout le reste n’est que poudre aux yeux et manipulation médiatique. Comment peut-on imaginer un seul instant que la présidence de Barack Obama va changer quelque chose au niveau de la politique sociale et économique des USA quand on sait qui le soutient ? Les lobbies de la finance, de l’assurance et de l’immobilier (dont Warren Buffet, l’homme le plus riche du monde, ami de Bill Gates, et pressenti pour être le secrétaire au trésor, l’équivalent de notre ministre des finances) ont fait des dons si généreux pour sa campagne électorale qu’il a refusé, pour la première fois dans l’histoire des Etats-Unis, la subvention de l'Etat fédéral…Comment peut-on imaginer un seul instant que la présidence de Barack Obama va changer quelque chose au niveau la politique internationale des USA quand on sait qui le soutient ? Si 77 % des électeurs de la communauté juive américaine (dont on connaît l’orientation ultra-sioniste) ont choisi Obama, ce n’est pas par hasard mais bien parce qu’il avait donné des gages… Et le choix, dans les 48 h qui ont suivi son élection, de Rahm Emanuel comme directeur de cabinet de la Maison-Blanche – un des postes les plus élevés dans la hiérarchie du système politique américain, considéré par beaucoup comme plus important que celui du Vice-Président élu – est plus que signifiant. Le véritable numéro 2 de l’exécutif américain, exerçant une large influence sur la politique présidentielle, est ainsi un homme familialement issu du sionisme le plus extrémiste qui a choisi volontairement de servir comme auxiliaire dans Tsahal et que le quotidien Haaretz considère comme « israélien ». Si quelque chose doit changer, ce sera, comme le souligne le quotidien Le Temps dans son édition de jeudi passé, un peu moins de soldats en Irak et beaucoup plus en Afghanistan, avec un appel tout particulier aux alliés pour qu’ils renforcent leur contingent. Soyons clair, les partisans de l’Occident ont un nouveau maître… et c’est tout. Un maître qui incarne le rêve de Samuel Huntington, c’est-à-dire : « L’image idéale d’une Amérique cosmopolite, celle d’une société aux frontières ouvertes, encourageant les identités ethniques, raciales, et culturelles infranationales…et dirigée par des élites s’identifiant de plus en plus avec des normes et des règles mondiales plutôt que nationales. Cette Amérique sera multiethnique, multiraciale et multiculturelle »( in Qui sommes-nous, p. 354 ; éd. Odile Jacob, 2004). Pour nous, il reste que l’Amérique, comme Carthage, doit être détruite… Christian BOUCHET (voxnr.com)
21:20 Publié dans Libres propos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, sionisme, israël, lobbies














