24.02.2009

PAKISTAN: CESSEZ-LE-FEU CONTRE SHARIA DANS LA VALLEE DE SWAT

Cet accord, qui prévoit l'application de la loi islamique comme seul système judiciaire dans cette région himalayenne, avait suscité les inquiétudes des alliés occidentaux du Pakistan, les Etats-Unis et l'Otan en particulier craignant qu'il ne laisse le champ libre aux fondamentalistes. Taleb vallée de Swatt.jpgLa vallée de Swat, à seulement 120 kilomètres au nord-ouest d'Islamabad, était l'une des régions les plus touristiques du pays avant de tomber à l'automne 2007 aux mains d'un groupe de talibans pakistanais dirigé par le maulana Fazlullah, qui depuis menait campagne pour y imposer la charia. Le gouvernement du Pakistan, sous pression des Etats-Unis pour lutter plus activement contre les islamistes, a prévenu que l'accord ne serait appliqué que si les talibans cessaient durablement les combats. Les combattants islamistes ont également annoncé qu'ils relâchaient «tous les prisonniers de façon inconditionnelle. Aujourd'hui, nous avons libéré quatre paramilitaires et nous relâcherons tous les membres des services de sécurité entre nos mains dans un geste de bonne volonté», a indiqué à l'AFP Muslim Khan, porte-parole du groupe de Fazlullah. Le porte-parole de l'armée, le général Athar Abbas, a déclaré à l'AFP que l'armée avait déjà interrompu ses opérations dans la vallée de Swat et observerait aussi un cessez-le-feu. «L'armée ne mènera aucune offensive», a-t-il souligné. «Nous accueillons du fond du coeur l'annonce du cessez-le-feu par les talibans, qui ouvre la voie à une paix durable», a réagi Syed Mohammad Javed, un haut responsable du gouvernement local.

 

03.02.2009

L'OTAN S'INQUIETE DE LA FERMETURE DE LA BASE AMERICAINE DE BICHKEK

Privée de son accès à l'Afghanistan par le Pakistan, l'OTAN s'inquiète de l'éventuelle fermeture d'une base américaine louée au Kirghizstan, la plus petite et la plus pauvre des Républiques d'Asie centrale ex-soviétiques. otan1.gifOuverte après les attentats de septembre 2001 aux Etats-Unis, la base de Manas est située non loin du principal aéroport kirghiz, proche de la capitale, Bichkek. Elle est cruciale pour l'acheminement d'hommes et de matériel de l'Alliance vers l'Afghanistan, surtout au moment où les Etats-Unis prévoient d'envoyer 30 000 soldats en renfort et que l'accès via le Pakistan n'est plus sûr. 'Evidemment, si nous n'étions plus en mesure d'utiliser l'aéroport, nous aurions des difficultés pour approvisionner nos forces en Afghanistan, donc nous le regretterions', a expliqué Robert Simmons, l'émissaire de l'OTAN pour le Caucase et l'Asie centrale, lundi 2 février. La Russie cherche depuis longtemps à obtenir le départ des Américains. En décembre 2008, la presse russe avait révélé que Moscou était prêt à accorder un crédit de 2 milliards de dollars (1,55 milliard d'euros) au Kirghizstan en échange de la fermeture de la base. Premier partenaire commercial du Kirghizstan, la Russie, qui dispose elle aussi d'une base militaire sur place, vient d'acheter, via le géant russe Gazprom, la compagnie kirghize de gaz.

 

09.12.2008

PAKISTAN: ATTAQUES REPETEES CONTRE DES CAMIONS DE L'OTAN

 

Des insurgés ont incendié dans le nord-ouest du Pakistan une centaine de véhicules de l'Otan, dont 50 camions servant à approvisionner les troupes étrangères en Afghanistan, a annoncé lundi la police pakistanaise, au lendemain d'une attaque similaire. Camions otan 2.jpgL'attaque contre un terminal de conteneurs situé à côté de la ville de Peshawar. Quelque 100 véhicules ont été incendiés, dont des jeeps et une vingtaine de camions, a précisé la police, ajoutant que les pompiers avaient pu sauver une quarantaine de véhicules. Selon un garde, quelque 200 hommes armés ont attaqué le terminal tôt lundi matin, arrosant les véhicules d'essence avant d'y mettre le feu. Ces attaques relèvent d'une stratégie visant à couper les lignes de ravitaillement des forces occidentales en Afghanistan. 75% des flux logistiques passent par le Pakistan, où les troupes occidentales ne peuvent pas intervenir pour protéger les convois, confiés à des sous-traitants privés. Par ailleurs, le NEW-YORK TIMES annonce que les Etats-Unis s'apprêtent à envoyer 20.000 hommes supplémentaires en Afghanistan, principalement dans la région de Kaboul. Une décision qui montre que la capitale semble effectivement menacée par la progression de la résistance afghane. Les troupes d’occupation occidentales ne semblent pas tirées d’affaire. Elles ne gagneront jamais cette guerre et doivent quitter l’Afghanistan. Le plus tôt sera le mieux !

 

 

 

28.09.2008

LA TENSION MONTE A LA FRONTIERE ENTRE PAKISTANAIS ET AMERICAINS

Pakistanais et Américains ont échangé des tirs jeudi à la frontière pakistano-afghane après des tirs pakistanais sur deux hélicoptères américains, faisant monter d'un cran la tension entre Islamabad et Washington, accusé de multiplier les attaques contre les insurgés en territoire pakistanais.2710694058.jpg Le président pakistanais Asif Ali Zardari, dont l'armée assure avoir réagi à une incursion sur ses terres, a tapé du poing sur la table jeudi à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU en affirmant que "de la même manière que nous ne laisserons pas les terroristes utiliser le territoire pakistanais pour nous attaquer nous et nos voisins, nous ne pouvons permettre que notre territoire et notre souveraineté ne soient violés par nos amis". Selon Gregory Smith, porte-parole du Commandement américain en charge du Moyen-Orient et de l'Asie centrale, des soldats pakistanais d'un poste-frontière ont ouvert jeudi le feu sur deux hélicoptères américains OH-58 Kiowa suivant une patrouille de soldats afghans et américains, qui se trouvait à plus de deux kilomètres de la frontière avec le Pakistan.

 

15.09.2008

PAKISTAN: 12 CIVILS TUES PAR UN MISSILE AMERICAIN

Un nouveau missile apparemment tiré par un drone de l'armée américaine venu d'Afghanistan a tué vendredi au moins 12 personnes, selon des responsables locaux, dans le nord-ouest du Pakistan, où Washington veut éradiquer les repaires d'Al-Qaïda et des talibans. Cette nouvelle frappe intervient au lendemain d'un échange de propos acrimonieux entre Washington et Islamabad, pourtant son allié dans sa "guerre contre le terrorisme": les Etats-Unis ont menacé de multiplier les opérations militaires dans les zones tribales pakistanaises frontalières avec l'Afghanistan, le Pakistan a juré de s'y opposer "à n'importe quel prix". A28FEC2BB551EDB6BBB3AFB6DD210.jpgLe missile s'est abattu sur une maison de Tol Khel, dans la banlieue de Miranshah, principale ville du district tribal du Waziristan du Nord, réputé être un fief des talibans pakistanais qui abritent et soutiennent des combattants étrangers d'Al-Qaïda, a déclaré à l'AFP un haut responsable de l'administration locale, sous couvert de l'anonymat. "Cette attaque, juste avant l'aube, a détruit la maison et tué 12 personnes", a ajouté cette source, précisant que 10 autres personnes ont été blessées. Ces informations ont été confirmées par un autre responsable de l'administration du district et des officiers des forces de sécurité. Malgré les protestations répétées d'Islamabad, les forces américaines qui combattent l'insurrection en Afghanistan ont considérablement intensifié, ces derniers mois, les tirs de missiles visant des combattants présumés talibans ou d'Al-Qaïda dans les zones tribales du Pakistan, n'épargnant pas, bien souvent, les populations civiles. La frappe de vendredi est le quatrième tir de missile ou de salves de missiles dans le nord-ouest du Pakistan en une semaine, qui ont tué au moins 38 personnes, dont des civils. Ainsi, lundi, 14 combattants, mais aussi sept civils, dont des femmes et des enfants, ont été tués par plusieurs missiles américains dans ce même district du Waziristan du Nord, selon les autorités pakistanaises. Des responsables locaux ont assuré à l'AFP que la maison visée vendredi était louée par une organisation fondamentaliste musulmane afghane, Al-Badar, soutenue par l'ancien Premier ministre afghan Gulbuddin Hekmatyar, et dont les partisans épaulent depuis fin 2001 les insurgés. Mercredi, le chef d'état-major de l'armée américaine, l'amiral Michael Mullen, avait annoncé avoir ordonné une nouvelle stratégie militaire prenant en compte "les deux côtés de la frontière". Son homologue pakistanais, le général Ashfaq Kayani, rétorquait aussitôt que son armée ne tolérerait plus les attaques des forces étrangères en territoire pakistanais. Le New York Times assurait jeudi que le président George W. Bush avait autorisé secrètement en juillet des raids terrestres dans le nord-ouest du Pakistan, sans l'approbation préalable d'Islamabad. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé à l'aube du 3 septembre, quand des commandos américains héliportés ont attaqué un village pakistanais, tuant, selon Islamabad, 15 civils, dont des femmes et des enfants.