17.09.2009
AFGHANISTAN: SIX SOLDATS ITALIENS TUES DANS UNE ATTAQUE A KABOUL
Dix civils afghans et six militaires italiens ont péri à Kaboul dans une attaque à la voiture piégée contre un convoi de l'Otan sur une artère très fréquentée de la capitale, annonce le ministère afghan de la Défense. Cinquante-deux civils afghans ont également été blessés dans l'explosion, ajoute-t-il.
A Rome, le ministre italien de la Défense Ignazio La Russa a précisé que quatre militaires italiens avaient aussi été grièvement blessés mais que leur pronostic vital n'était apparemment pas engagé. Il s'agit de l'attentat le plus sanglant contre des Italiens à l'étranger après une attaque en 2003 à Nassiria en Irak, qui avait tué 17 militaires et deux civils. Il porte à 20 le nombre de victimes italiennes en Afghanistan. L'attentat s'est produit au passage de deux véhicules d'escorte en provenance de l'aéroport et qui se dirigeaient vers le quartier général de l'Isaf (Force internationale d'assistance à la sécurité), a précisé le ministère italien de la Défense. Des militaires afghans ont été vus transportant des civils blessés vers des ambulances près de l'épave d'un véhicule portant le sigle de l'Isaf sous commandement de l'Otan. Plusieurs autres véhicules ont été détruits par la déflagration, qui s'est produite sur une route très fréquentée par les forces étrangères, non loin du quartier diplomatique du centre de Kaboul.
Cette attaque est la quatrième du genre à Kaboul au cours du mois écoulé. L'un a visé le quartier général de l'Isaf avant l'élection présidentielle du 20 août, un autre a pris pour cible une base de l'Otan sur l'aéroport.
16:25 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, coalition occidentale, resistance afghane
16.03.2009
AFGHANISTAN: UN NOUVEAU SOLDAT FRANCAIS TUE AU COMBAT
Un caporal du 27e bataillon de chasseurs alpins (27e BCA) a été tué samedi par un tir de roquette contre son blindé lors d'un accrochage avec des insurgés dans l'est de l'Afghanistan, a annoncé l'état-major des armées à Paris.
Le soldat a été tué au cours d'une opération engagée dans la matinée par un bataillon de l'Armée nationale afghane (ANA) et 400 militaires français dans la vallée d'Alasay, au nord-est de Kaboul, a déclaré à l'AFP le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major. La France compte quelque 2.800 soldats sur le sol afghan, déployés au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan. Ce nouveau décès porte à 26 le nombre de soldats français tombés en Afghanistan depuis l'arrivée des premiers contingents en janvier 2002.
16:14 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, coalition occidentale, résistance afghane, soldat français tué au combat
12.02.2009
AFGHANISTAN: MORT D'UN 26ème SOLDAT FRANCAIS
C’est le deuxième officier mort au combat en Afghanistan et le 26 e militaire français tombé dans ce pays depuis l’engagement de la France fin 2001.
Le capitaine Patrice Sonzogni, du 35 e RAP (régiment d’artillerie parachutiste) de Tarbes, et son interprète afghan ont été tués hier matin dans l’explosion d’un engin piégé au passage de la patrouille motorisée qu’ils menaient avec l’armée afghane dans le Logar, une province au sud de Kaboul où les insurgés sont implantés depuis 2007. Un brigadier-chef de la même unité a été grièvement blessé aux jambes et aussitôt évacué par hélicoptère vers la base américaine de Bagram, où il a été opéré. « Un des véhicules a sauté, probablement sur un engin explosif improvisé (IED) », a expliqué à Kaboul le lieutenant-colonel Jérôme Sallé, porte-parole des forces françaises en Afghanistan. L’engin aurait été télécommandé à distance au passage du convoi. La patrouille est tombée dans une véritable embuscade puisqu’elle a été « prise sous un feu nourri » après l’explosion.
Honneur aux soldats français tombés dans l'exercice de leur devoir, dans une guerre pour des intérêts qui ne sont pas ceux de la France, mais ceux de l'axe americano-sioniste. Si nous voulons réellement protéger notre pays, ce n'est pas en Afghanistan que le terrorisme doit être combattu, mais en Europe. Chaque bavure de la "coalition", de plus en plus perçue comme une armée d'occupation, ne fait que renforcer la résistance afghane, que les médias aux ordres doivent cesser d'assimiler systématiquement aux terroristes d'al-Qaïda. Le peuple afghan est un peuple libre et fier, qui n'acceptera jamais l'occupation étrangère de son pays. Cette guerre est perdue d'avance pour la "coalition". Les soldats français doivent rentrer au pays.
21:38 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, soldats français tués, "coalition" occidentale, résistance afghane
23.10.2008
AFGHANISTAN: VIOLENTS COMBATS ENTRE LA RESISTANCE AFGHANE ET L'ARMEE FRANCAISE
Des "combats violents" ont opposé, samedi 18 octobre, un détachement français d'environ 300 hommes et un groupe d'une centaine d'insurgés afghans dans le secteur de la Kapissa, apprend-on auprès de l'état-major des armées. L'affrontement a duré deux heures, dans le vallée d'Alasaï, où les Français menaient une reconnaissance dans le cadre d'une action coordonnée avec les Américains.
Au cours de ces affrontements, un poste de tir de missile Milan est tombé entre les mains de l'ennemi. Samedi, et pour la première fois depuis l'embuscade du 18 août dernier, les forces de la coalition sont retournées jusqu'au village de Sper Kunday, dans la vallée d'Uzbin, pour ce qui s'apparente à une démonstration de force. Au même moment, deux opérations étaient conduites dans les secteurs voisins, pour tenter de fixer les insurgés. Les Américains se sont engagés dans la province de Laghman et les Français dans le district de Kapissa. C'est là que la colonne française est tombée sur un groupe d'une centaine de combattants ennemis. Ceux-ci ont été engagés par l'aviation alliée et par des tirs de mortiers de 120 mm (photo). L'état-major « estime » que quatorze insurgés ont été tués. Un soldat français a été blessé par un éclat, stoppé par son gilet pare-balles. Un incident s'est produit au cours des combats. Une section d'appui Milan (un missile antichar qui, faute de blindés ennemis, peut être utilisé contre des positions retranchées) a dû décrocher sous le feu, en laissant derrière elle un poste de tir et deux missiles. Malgré plusieurs tentatives pour les récupérer, les paras français n'y sont pas parvenus et les armes sont tombées entre les mains des insurgés. La possibilité d'effectuer une frappe aérienne pour détruire le Milan a été repoussée à cause d'une trop grande proximité avec des habitations civiles. (Source : Blog Secret défense)
11:48 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, combats, résistance afghane, armée française
29.09.2008
AFGHANISTAN: GULBUDDIN HEKMATYAR du HEZB-E-ISLAMI REVENDIQUE L'EMBUSCADE DE LA VALLEE D'UZBEEN
C’est l’une des plus grandes figures de la guerre contre l’Armée Rouge, dans les années 1980. Le chef de guerre afghan Gulbuddin Hekmatyar a revendiqué lundi la responsabilité de l'embuscade de la vallée d’Uzbeen le 18 août. Dix soldats français avaient été tués dans le district de Saroubi, à une soixantaine de kilomètres à l'est de Kaboul.
Hekmatyar a reconnu la mort de dix de ses propres combattants dans ce combat, dans une vidéo reçue lundi par une agence de presse privée afghane. Gulbuddin Hekmatyar y adresse ses condoléances aux familles de ses miliciens morts au combat. L'attaque avait auparavant été revendiquée par les talibans, qui forment un groupe distinct du Hezb-e-Islami (parti islamique, HIG) d'Hekmatyar. Récemment, Karim Pakzad, chercheur associé à L’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), expliquait à 20minutes.fr les rapprochements entre talibans et d’autres chefs de guerre du pays, unis par un même rejet de l’occupant. «Les talibans sont proches aujourd’hui de leurs ennemis d’hier, comme les anciens moujahidines. Prenez Gulbuddin Hekmatyar, dans l’est du pays, l’un des plus grands chefs de la résistance à l’Armée Rouge, on l’appelait ‘‘l’enfant chéri des Américains’’ dans les années 1980, il est aujourd’hui à leurs côtés dans l’insurrection.» Ancien commandant de la lutte antisoviétique (1979-1989) en Afghanistan et éphémère Premier ministre dans les années 1990, Gulbuddin Hekmatyar, connu pour ses retournements d'alliance, est aujourd'hui activement engagé dans les combats contre les autorités afghanes et les forces internationales. Ancien protégé du Pakistan et des Etats-Unis, qui lui ont abondamment fourni argent et matériel lors de la lutte contre les Soviétiques, il est désormais recherché pour «terrorisme» par Washington, qui l'accuse d'être lié à Al-Qaïda. Il entretient des relations ambiguës avec les talibans, qui avaient affronté ses troupes lors de leur conquête de l'Afghanistan dans les années 1994-1996. Depuis, ils ont repoussé à plusieurs reprises les propositions d'Hekmatyar pour constituer un front commun contre les forces étrangères dans le pays. Mais comme le confiait Karim Pakzad: «Les tribus sont souvent dans l’hostilité, mais quand un ennemi commun se présente, l’unité se fait contre cet envahisseur. C’est ce qui s’est passé avec les Anglais, avec les Soviétiques. Quant aux alliés locaux des Américains et des Français aujourd’hui, ils peuvent changer de camp si la présence devient durable. La lutte armée risque de s’étendre. On ne peut pas gagner en Afghanistan en se servant d’une partie de la population contre l’autre…» (Source 20minutes.fr)
10:16 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, hekmatyar, résistance afghane
04.09.2008
AFGHANISTAN: L'INTEGRALITE DE L'ENTRETIEN PUBLIE PAR PARIS MATCH
L'événement. Eric de Lavarène a rencontré un des assaillants qui ont tendu un piège fatal aux hommes du 8e RPIMa le 18 août dernier en Afghanistan. Ces talibans sont installés à une vallée de distance seulement de l’Uzbin où a eu lieu l’embuscade qui a coûté la vie aux soldats français. Le premier village afghan est à vingt minutes de marche. Propos recueillis par Eric de Lavarène. Photo Véronique de Viguerie. Celui qui commande un des groupes responsables de la terrible attaque contre les soldats français se fait appeler le commandant Farouki. Il affirme être originaire de la province de Laghman. Il a environ 30-35 ans, comme la plupart de ses hommes. Ils seraient plus de 500. L’entretien ne va durer que quelques minutes. Personne ne s’attarde, dans ces régions. Paris Match. Pourquoi vous en êtes-vous pris aux militaires français ? Commandant Farouki.
Ils ont franchi une limite en venant près d’ici. La vallée d’Uzbin nous appartient. C’est notre territoire. Quelques jours avant, des villageois les avaient prévenus : n’allez pas au-delà de cette zone, c’est dangereux. Ils ne les ont pas écoutés. Alors, nous les avons attaqués. C’est de la légitime défense. Aviez-vous obtenu des informations sur cette patrouille avant l’embuscade ? L’embuscade n’était pas préparée. Nous avons juste été prévenus un peu avant l’attaque de la présence de soldats étrangers sur notre territoire. Ensuite, nous avons agi très rapidement. Ce n’était pas compliqué. Nous disposons de caches d’armes un peu partout et nous connaissons évidemment bien le terrain. Nous étions positionnés avant qu’ils arrivent. Cent quarante combattants bien entraînés. Si la nuit n’était pas tombée, nous les aurions tous tués. Avez-vous torturé des soldats tombés entre vos mains ? Non. Ces hommes sont morts à cause de Bush et de votre président. Nous n’avons pas voulu tuer vos maris ou vos enfants. Nous n’en voulons pas aux Français. S’ils partent, alors tout ira bien. Tant que vous resterez chez nous, nous vous tuerons. Tous. Qu’allez-vous faire à l’avenir, s’ils reviennent ? Nous recommencerons. Par cette attaque, nous avons voulu montrer aux soldats français qu’il faut cesser d’aider les Américains. Et croyez-moi, c’était juste une sommation. La prochaine fois, nous les attaquerons directement là où ils se terrent, à Tagab et ailleurs. Et nous frapperons les intérêts français partout dans le monde. Nous en avons largement les moyens. Nous ne sommes pas seuls ni isolés dans ces montagnes. Avez-vous le soutien de la population ? Les gens ne nous soutiennent pas vraiment. Nous les laissons tranquilles et ils ne nous trahissent pas. Mais de plus en plus de jeunes nous rejoignent à cause des bombardements de l’Otan. Une maison bombardée, c’est un nouveau combattant à nos côtés. Ça s’appelle l’esprit de vengeance. C’est normal. Surtout ici. Avez-vous le soutien de groupes étrangers ? Nous sommes tous afghans. Nous n’avons pas besoin des autres. Nous défendons notre pays. C’est une guerre de libération. C’est tout. Mais il y a des liens entre groupes, jusqu’au-delà des frontières. Armes, argent, combattants passent d’une région à l’autre. D’un pays à l’autre. Facilement. Seriez-vous prêts à négocier avec les autorités de Kaboul ? Aucune négociation tant que les étrangers sont sur notre territoire. Nous nous en prenons à vos soldats, nous nous en prendrons à vos organisations humanitaires. Nous allons continuer à défendre notre pays. Jusqu’au bout. Jusqu’au dernier des nôtres. Il faudrait tous nous tuer pour en finir avec notre mouvement. Et croyez-moi, nous sommes nombreux.
19:09 Publié dans Politique internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, résistance afghane, talibans, entretien paris match
29.08.2008
AFGHANISTAN: "LES TALIBANS ONT PRIS UNE RACLEE"
L'opération était "réussie, n'en déplaise à certains tacticiens en herbe ou en chambre qui viennent porter un jugement à 7.000 km, confortablement installés dans leur fauteuil. L’adversaire a été mis en fuite, il a pris une sacré raclée, nous avons détruit des dépôts d’armes et nous nous adaptons à lui ».
Voilà ce qu'a déclaré ce jeudi le général Puga, un responsable de l'état-major des armées pendant une conférence de presse, concernant l'opération pendant laquelle sont morts 10 soldats français, le 18 août dernier. Franchement, il fallait oser …Comme dirait Audiard : « Les cons, ça ose tout, c’est même à cela qu’on les reconnaît ! »…En quelque sorte, c’est à qui perd gagne… A ce petit jeu, la « victoire » ne fait aucun doute. C’est comme un relent de communiqué de l’état-major américain pendant la guerre du Vietnam. Dix hommes au tapis, c’est une façon comme une autre de « s’adapter » à l’adversaire…qui court toujours les montagnes ! Le plus dur est à venir, mon général, et sans trop nous avancer, nous pouvons prévoir que la raclée des troupes qui occupent l’Afghanistan sera une nouvelle fois mémorable. Cela fait quelques décennies que cela dure… En attendant ce sont des soldats français qui tombent pour des intérêts américains.
20:12 Publié dans Politique internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, résistance afghane, talibans, morts français
22.08.2008
AFGHANISTAN: SELON KARIM PAKZAD DE L'IRIS: "IL EST IMPOSSIBLE DE GAGNER MILITAIREMENT EN AFGHANISTAN"
La coalition internationale est dans une position de plus en plus difficile en Afghanistan. «La guerre totale» au terrorisme privilégiée par les Etats-Unis depuis l’invasion fin 2001, et encore prônée par Nicolas Sarkozy tout au long de la semaine, pose clairement question., Karim Pakzad, chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).revient sur la stratégie des talibans. (Extraits de son interview par Matthieu Grégoire de 20minute.fr).Dix soldats français, trois canadiens et trois polonais tués, le bilan de la semaine a été particulièrement meurtrier…
Ce qui est marquant, ce sont les zones où les insurgés talibans ont frappé. Leur région historique est le sud du pays, autour de Kandahar. Là, ils ont notamment attaqué dans le centre, et à l’est de Kaboul. Depuis le début 2008, on note un changement de stratégie des talibans. Ils sont montés vers Kaboul, se sont installés à 50 km au sud, à l’est et à l’ouest de la capitale. Ils sont de plus en plus présents dans le district de Saroubi, qui borde la région de la Kapissa où les Français viennent d’envoyer leurs troupes. Ils sont clairement dans une stratégie d’encerclement, ils veulent déstabiliser le régime. Qui sont vraiment les talibans? C’est un mouvement disparate. Il y a des éléments étrangers qui appartiennent à Al Qaeda, qu’on retrouve par exemple dans les attentats kamikazes. Mais il est simpliste de les réduire à un mouvement terroriste. On parle aussi d’eux comme un parti politique, c’est les méconnaître. Les talibans ont une véritable assise populaire dans les zones pachtounes. Et les pachtounes représentent 40% de la population afghane. Ils n’ont pas le moindre problème de recrutement. Leur idéologie est rétrograde, à base de fanatisme religieux, mais ce sont également des farouches nationalistes. Et ils sont proches aujourd’hui de leurs ennemis d’hier, comme les anciens moujahidines. Prenez Gulbuddin Hekmatyar, dans l’est du pays, l’un des plus grands chefs de la résistance à l’Armée Rouge, on l’appelait «l’enfant chéri des Américains» dans les années 1980, il est aujourd’hui à leurs côtés. Existe-t-il une solution militaire ? Non, plus maintenant. Au début de l’année 2002, la coalition internationale a manqué l’occasion de renforcer le régime de Hamid Karzaï. Les Américains ont préféré poursuivre Ben Laden, ils ont négligé la question des talibans. Ces derniers ont quitté Kaboul et les grosses villes, ils se sont repliés dans leurs fiefs du sud, avec leurs armes. La reconquête qu’ils ont entamée depuis deux ans est partie de là. Ils semblent prendre le pas sur les forces de l’Otan…On sous-estime le lien très fort entre les tribus pachtounes. Elles sont souvent dans l’hostilité, mais quand un ennemi commun se présente, l’unité se fait contre cet envahisseur. C’est ce qui s’est passé avec les Anglais, avec les Soviétiques. Quant aux alliés locaux des Américains et des Français aujourd’hui, ils peuvent changer de camp sur la présence devient durable. La lutte armée risque de s’étendre. On ne peut pas gagner en Afghanistan en se servant d’une partie de la population contre l’autre…
Un bombardement fait débat. 76 civils, en majorité des femmes et des enfants, ont été tués vendredi dans un bombardement de la coalition dans l'ouest de l'Afghanistan, a annoncé le ministère afghan de l'Intérieur, qui a indiqué dans un communiqué avoir ouvert une enquête. La coalition a reconnu avoir mené des opérations qui ont fait 30 morts parmi les insurgés talibans, mais a réfuté avoir fait quelque victime civile que ce soit. Et nous allons les croire….
23:42 Publié dans Politique internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, résistance afghane, talibans
21.08.2008
AFGHANISTAN: MORT DE TROIS NOUVEAUX SOLDATS DE L'OTAN
Trois soldats de l'Otan ont été tués dans une explosion dans l'est de l'Afghanistan, annonce le commandement allié qui n'a pas précisé leur nationalité. Le véhicule dans lequel ils se trouvaient a explosé mercredi sur une bombe, précise l'état-major de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf).
Ces nouvelles pertes surviennent deux jours après la mort de dix soldats français tombés dans une embuscade à une cinquantaine de kilomètres à l'est de la capitale, Kaboul, bilan le plus lourd subi au cours d'une opération par les forces alliées depuis le début de leur intervention, fin 2001. Par ailleurs, l'armée américaine annonce jeudi que plus de 30 insurgés ont été tués lors de combats dans la province orientale de Laghman. Quand on sait la facilité avec laquelle les troupes US confondent combattants et civils (et ça ne date pas d’aujourd’hui), on ne peut qu’être sceptique. Pas besoin d’être un expert pour comprendre que cette guerre est perdue d’avance pour la coalition sous commandement américain, qui ne contrôle d’ailleurs que Kaboul, quelques villes et sans doute à peine un tiers du pays. Les Afghans n’accepteront jamais de voir leur terre occupée par des armées étrangères. Le problème dépasse largement la seule question des Talibans, qui ne sont en réalité qu’une composante de la résistance afghane. Quant à la détermination des Etats-Unis à lutter contre l’Islamisme, cela fait sourire…La France n’a rien à faire sur ce terrain d’opération et nos soldats n’ont pas à être envoyés au « carton » pour des intérêts qui ne sont pas les nôtres. Wolff
09:07 Publié dans Politique internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, isaf, talibans, resistance afghane














