19.03.2009

PALESTINE: ISRAËL ARRÊTE DES ELUS ET DES RESPONSABLES DU HAMAS EN CISJORDANIE

Les forces israéliennes ont arrêté jeudi en Cisjordanie dix hommes politiques membres du Hamas, une mesure que les Palestiniens interprètent comme une réaction à l'échec de négociations en vue de la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit . Hamas.jpgLes efforts de médiation de l'Egypte en vue de la libération de Shalit, détenu depuis juin 2006 par le Hamas dans la bande de Gaza, en échange de celle de centaines de Palestiniens emprisonnés en Israël ont échoué cette semaine. Parmi les personnes arrêtées jeudi en Cisjordanie occupée figurent quatre députés du Hamas, dont trois ont déjà été détenus par Israël après l'enlèvement de Shalit. "Ces arrestations constituent une réaction de colère d'Israël en raison de l'absence d'accord sur Shalit. Cela n'apportera rien de bon à Israël", a dit à Reuters Mahmoud Mousleh, un autre député du Hamas.

04.03.2009

POUR L'AYATOLLAH ALI KHAMENEI, "LA RESISTANCE EST LE SEUL MOYEN DE SAUVER LA PALESTINE"

Le guide suprême iranien Ali Khamenei a déclaré que la "résistance est le seul moyen de sauver la Palestine", qualifiant Israël de "tumeur cancéreuse", lors d'une conférence mercredi sur la bande de Gaza à Téhéran. L'ayatollah Khamenei, la plus haute autorité de l'Etat, a réitéré son idée d'un retour de tous les réfugiés palestiniens suivi d'un référendum sur l'avenir du territoire israélien.2250647417-khamenei-la-resistance-est-la-seule-facon-de-sauver-la.jpg Il intervenait en ouverture d'un "sommet" alternatif sur l'aide à Gaza et aux Palestiniens, deux jours après une conférence en Egypte qui a réuni 75 donateurs internationaux et reçu des engagements à hauteur près de 4,5 milliards de dollars sur deux ans pour la reconstruction de Gaza. Le guide suprême a adressé une pique au président américain Barack Obama, en l'accusant de prendre la "défense du terrorisme gouvernemental" d'Israël. "Même le nouveau président des Etats-Unis qui est arrivé au pouvoir sur un slogan de changement par rapport aux politiques de l'administration (de l'ex-président George W.) Bush parle d'un soutien inconditionnel à la sécurité d'Israël", a-t-il dit. La conférence de Téhéran, au cours de laquelle le président Mahmoud Ahmadinejad doit s'exprimer, réunit pendant deux jours des représentants de pays de la région. L'identité des participants étrangers n'est pas connue. "La conférence va examiner la question de l'aide aux Palestiniens et aussi trouver une solution aux aventures du régime sioniste contre les Palestiniens", a dit le président du Parlement iranien Ali Larijani, cité par l'agence Fars. Téhéran est fermement opposé à la solution de deux Etats, israélien et palestinien, prônée aussi bien par les pays arabes que par les grandes puissances. Le guide suprême a qualifié d'"erreur de raisonnement" le fait qu'"un pays nommé Israël soit une réalité de 60 ans qui doive être acceptée. Une autre erreur est de dire que la seule façon de sauver les Palestiniens est par la négociation". "Je dis maintenant à tous les frères et sœurs musulmans de joindre leurs forces pour briser l'immunité des criminels sionistes", a-t-il ajouté, estimant que "le premier pas à prendre" est de passer en jugement "les responsables politiques et militaires du régime qui ont joué un rôle dans le désastre de Gaza".

27.02.2009

PALESTINE: ACCORD EN VUE AU CAIRE ENTRE LES DIFFERENTES COMPOSANTES DE LA RESISTANCE PALESTINIENNE

Les responsables d’une douzaine de partis politiques palestiniens, dont le Fatah et le Hamas, se sont retrouvés au Caire ce jeudi lors d’une conférence de réconciliation organisée par l’Egypte. Le dialogue a bien repris et les participants à cette conférence sont tombés d'accord pour former un gouvernement d'entente nationale d'ici la fin mars.dialogue_interpalestinien_lecaire_432.jpg Cette réunion intervient à quatre jours de la conférence internationale prévue lundi à Charm el-Cheikh, où la communauté internationale doit s'engager à apporter une aide massive pour la reconstruction de Gaza. Toutes les factions palestiniennes réunies au Caire ont convenu de la procédure visant à former le gouvernement de conciliation nationale. Cela passera par cinq commissions constituées jeudi et qui devront commencer leurs travaux le 10 mars au Caire. Ces commissions discuteront de la composition du nouveau gouvernement, des préparatifs et dates des prochaines élections présidentielle et législatives, de la réforme des services de sécurité, de la refonte de l’Organisation de libération palestinienne, pour qu’elle intègre le Hamas et le Jihad islamique, et enfin de la réconciliation interne. Une sixième commission comprenant l’Egypte et la Ligue arabe sera chargée d’aplanir les éventuels problèmes. En signe de bonne volonté, le Fatah et le Hamas ont convenu de libérer les prisonniers politiques détenus en Cisjordanie et Gaza et aussi de mettre un terme à leur guerre médiatique. L’ambiance lors de la conférence de presse de jeudi était décontractée, et les représentants du Hamas et du Fatah ont même échangé des boutades.

24.01.2009

PALESTINE: L'ENTITE SIONISTE DECIDE D'UNE TRÊVE, MAIS LA RESISTANCE CONTINUE par Christian BOUCHET

Après trois semaines durant lesquelles elle a accumulée les assassinats et les dévastations, l’armée de l’entité sioniste s’est partiellement retirée de Gaza et a annoncé une trêve. Tout serait donc fini, et les médias qui ne nous ont pas beaucoup informés sur la réalité de l’agression et des massacres nous prient maintenant de regarder ailleurs (vers les USA, ce si beau pays qui vient de se doter d’un Président métisse et qui ne peut donc pas être si mauvais qu’on le dit…) et de nous inquiéter d’autre chose. Manif Gaza.jpgLe dîner annuel du CRIF est pour bientôt. Gageons qu’on y verra, comme chaque année, cette classe politique qui se tait quand Israël assassine des enfants et qui s’émeut quand une synagogue est taguée… Gageons qu’on y parlera de la montée du communautarisme dans notre pays et de son corollaire l’antisémitisme. Gageons qu’on s’y inquiétera des récents déboires d’Arthur et d’Enrico Macias, qu’on les dénoncera comme des atteintes à la démocratie, tout en réclamant au même moment que Dieudonné subisse un sort bien pire…Mais à Gaza et en Palestine le blocus de la bande de Gaza, et l’emprisonnement des Palestiniens, et l’occupation, et l’annexion des terres, et le Mur, sont toujours des réalités que l’on va tacher de nous faire oublier. Mais la résistance n’a pas cessé, le Hamas est toujours là, les roquettes toujours prêtes au lancement et notre solidarité est intacte. Elle doit maintenant prendre de nouvelles formes, sans doute moins démonstratives mais toutes aussi efficaces, voire plus. S’associer aux actions collectives visant à un dépôt de plainte contre les officiels de l’État hébreux pour crimes contre l’humanité, est un exemple. Relayer autour de soi la campagne de boycott des produits israéliens et de ceux qui soutiennent l’entité en est une autre. Cela étant, il convient de ne pas oublier de montrer l’existence d’une opinion publique déterminée par des cortèges et des manifestations quand l’occasion s’en présente. Ainsi, je convie tous mes lecteurs à participer à la délégation de soutien au peuple palestinien des partis, organisations et individus se réclamant du patriotisme, de la nation, de la justice et de la civilisation qu’organise Égalité et réconciliation au sein de la manifestation du 24 janvier à Paris. Christian Bouchet (voxnr.fr)

21.01.2009

PALESTINE: LE RETRAIT DES FORCES ISRAELIENNES SERAIT ACHEVE

Israël a achevé mercredi le retrait de ses soldats de la Bande de Gaza, au quatrième jour d'une trêve encore fragile, tout en maintenant des troupes le long de la frontière se tenant prêtes à riposter en cas de reprise des tirs palestiniens. De son côté, Barack Obama a téléphoné au président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et au Premier ministre israélien Ehoud Olmert. Retrait israélien.jpg

Le dernier soldat israélien a quitté la Bande de Gaza mercredi avant l'aube, marquant la fin d'une offensive qui a dévasté l'étroite bande côtière et fait quelque 1.300 morts palestiniens, dont au moins la moitié sont des civils, selon les autorités sanitaires de Gaza et le Centre palestinien pour les droits de l'homme (PCHR). On dénombre également 13 morts côté israélien.

L'armée israélienne a annoncé l'ouverture d'une enquête interne suite aux accusations des Nations unies et de groupes de défense des droits de l'homme sur la manière dont elle a utilisé des armes au phosphore blanc, qui peuvent provoquer de graves brûlures.

Ces armes sont autorisées par le droit international pour créer des écrans de fumée, mais Amnesty International accuse Israël d'avoir commis un crime de guerre en les utilisant dans des zones densément peuplées.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a quitté la région en début de journée mercredi après s'être rendu à Gaza et dans le sud d'Israël. Il a demandé une enquête sur les bombardements israéliens contre des locaux des Nations unies dans la Bande de Gaza durant les combats, qualifiant ces tirs de "scandaleux".

Selon le Centre palestinien pour les droits de l'homme (PCHR), 1.284 Palestiniens ont été tués et 4.336 blessés durant l'offensive israélienne "Plomb durci", qui a duré 23 jours. Le PCHR précise que 894 civils, dont 280 âgés de moins de 18 ans, figurent parmi les morts, citant des données collectées par des enquêteurs et vérifiées auprès d'hôpitaux.

Le PCHR a constitué la principale source d'information sur le nombre de victimes durant l'offensive israélienne. L'armée israélienne affirme de son côté que 500 militants palestiniens ont été tués alors que les groupes militants de Gaza disent avoir perdu 158 combattants.

 

19.01.2009

PALESTINE: "ISRAËL A PERDU UNE FOIS DE PLUS" par Gilad ATZMON

Selon Haaretz, le haut commandement des FID « estime qu’Israël devrait s’efforcer d’obtenir un cessez-le-feu immédiat avec le Hamas sans étendre son offensive contre le groupe palestinien islamiste à Gaza ».

Ceci ne devrait pas beaucoup nous surprendre. Bien qu’Israël ait indubitablement prouvé sa capacité à mener un génocide à grande échelle, il a aussi prouvé que ses forces militaires n’ont pas de réponse face à la résistance islamique. tank-guy.jpgLes principaux chefs militaires israéliens ont aussi admis que « Israël a réalisé il y a quelques jours tout ce qu’il pouvait faire à Gaza ». Les FID auraient apparemment terminé leur travail à Gaza dont les quartiers ont été réduits à l’état de décombres. Elles sont même allées implacablement jusqu’à tuer la population civile en plein jour à coups de raids aériens et de bombardements à partir de navires de guerre. Les images des obus au phosphore blanc explosant au dessus d’écoles et d’hôpitaux resteront gravées dans notre mémoire collective. L’image du soldat hébreu est maintenant celle des tanks qui tirent sur les écoles pleines de personnes ayant évacué leurs maisons pour s’y réfugier. Et pourtant, les Israéliens n’ont atteint aucun de leurs objectifs. Je dois admettre qu’il faut sans doute un talent particulier pour être général israélien. Ces généraux, qui excellent à perpétrer des crimes de guerre, échouent d’une façon ou d’une autre dans tout le reste. Les politiciens israéliens ont initialement juré de détruire le Hamas ; puis ils ont rabattu leurs ambitions et ont promis de ne détruire que les installations de lancement de roquettes tout en assurant à leurs électeurs israéliens excités que cette fois l’Etat juif se battrait jusqu’au bout. Apparemment, cette fois encore, ils n’ont pas pu tenir leurs promesses. Le Hamas est toujours là ; la rue palestinienne le soutient plus que jamais. Et pas seulement la rue palestinienne. Le message de défi du Hamas se répand dans tout le monde musulman et au-delà. La semaine dernière, à Londres, je marchais avec quelque 100.000 manifestants. Le soutien au Hamas était partout : sur les pancartes, les drapeaux, les bandeaux et les haut-parleurs. Le Hamas est non seulement loin d’être battu, sa capacité à lancer des roquettes n’a pas l’air entamée. Jour après jour, les combattants du Hamas réussissent à rappeler aux Israéliens de Ashdod, Ashkelon et Sderot qu’ils vivent en fait sur une terre palestinienne volée. Donnez le temps au Hamas et il enverra son message balistique dans tous les coins de la Palestine volée.

Israël veut désespérément une stratégie de sortie. J’ai appris aujourd’hui que le Ministre de la défense, Barak, veut obtenir une semaine de cessez-le-feu humanitaire. Ne retenez pas votre souffle, le tueur de masse notoire n’a pas brusquement perdu ses taches. Ancien général, Barak se rend très bien compte que ses soldats sur le terrain ont besoin d’une pause et qu’il la leur faut tout de suite. Comme ils sont rassemblés dans quelques espaces ouverts éparpillés, ils essuient actuellement le feu des francs tireurs et des mortiers du Hamas. Ces derniers jours, les forces israéliennes ont commencé à subir un nombre croissant de pertes. Leur tentative d’intensifier la bataille à Gaza ville s’est heurtée à une vive résistance. L’armée israélienne est une fois de plus bloquée. Comme si cela ne suffisait pas, dans quelques jours Obama va entrer à la Maison Blanche et les Israéliens ne sont pas totalement convaincus que le nouveau président étasunien soutiendra aveuglément leur stratégie meurtrière. Le Ministre de la Défense Barak se rend compte qu’il pourrait perdre son créneau d’opportunité. Il se rend compte que les soldats des FID devront peut-être s’incruster dans les faubourgs de Gaza sans réaliser aucun de leurs objectifs militaires. Barak a besoin de quelques jours de cessez-le-feu pour créer une nouvelle réalité sur le terrain. Il préfère de toute évidence se cacher derrière un effort humanitaire. C’est beaucoup plus facile que d’admettre qu’une fois encore, les FID n’étaient pas prêtes. Les assistants d’Olmert ont toutefois été assez stupides pour admettre le mensonge. Apparemment, l’un d’entre eux l’a reproché à Barak aujourd’hui en lui disant que comme le « Hamas voit et entend, ces commentaires lui donnent un coup de fouet, à lui et à ses dirigeants ». En l’état actuel des choses, les soldats des FID sont coincés à Gaza. Ne vous méprenez pas, ils sont toujours capables de semer la mort et de perpétrer des massacres, mais ils ne peuvent pas gagner cette guerre. Les FAI ont épuisé leurs cibles « militaires » il y a une semaine et l’artillerie est sans doute dans le même état. A mesure que les nouvelles arrivent il devient évident que, une fois hors de leurs tanks Merkava, les soldats israéliens sont à la merci du Hamas. J’ai lu aujourd’hui sur Ynet que des soldats des FID auraient dit qu’ils « ne voient pas vraiment l’ennemi » « nous sommes touchés et nous ne savons pas par qui ni comment ». On en est au point où le Hamas devient le symbole de la persévérance héroïque. Ses combattants sur le terrain se battent presque à mains nues contre la technologie étasunienne la plus létale. De même, le leadership politique du Hamas a réussi à se poser comme la clé de toute solution possible au conflit actuel. Espérer que le Hamas serait renversé ou discrédité n’était qu’une pollution nocturne de plus. La communauté internationale commence a accepter largement le Hamas qui est considéré comme un ingrédient élémentaire de toute solution possible. Israël, en revanche, est considéré pour ce qu’il est vraiment : un état meurtrier criminel impliqué dans des crimes de guerre de la pire espèce. Il y a toutefois une nouvelle réalité que nous devons prendre en compte. Les dommages qu’Israël laisse derrière lui à Gaza sont horrifiants. Il a aplati des quartiers entiers, il a répandu du phosphore blanc dans les zones peuplées. Comme si cela ne suffisait pas, les tonnes de bombes bunker buster qu’Israël a utilisées de jour et de nuit ont ébranlé les fondations de tous les bâtiments à Gaza et on se demande si on pourra vivre en sécurité dans les maisons qui sont encore debout. Les officiels de l’UE ont soulevé la question aujourd’hui et se demandaient qui allait payer pour la reconstruction de ces villes, de ces camps et de ces villages détruits.

Dans un monde moral, Israël aurait laissé les Gazaouis retourner sur leurs terres. Mais la morale et Israël ressemblent à deux lignes parallèles : elles ne se rejoignent jamais. Bien qu’il soit évident que les Palestiniens retourneront dans leurs terres, ce ne sera pas Israël qui accueillera les Palestiniens qui rentreront inévitablement. Quelqu’un devra reconstruire Gaza et le seul nom qui vienne à l’esprit est celui du Hamas démocratiquement élu. En réalisant un projet aussi énorme le Hamas fera pièce à la guerre criminelle d’Israël et à ses objectifs meurtriers.

Gilad Atzmon est musicien de Jazz, compositeur et écrivain. (Source Info-Palestine.net)

 

 

18.01.2009

PALESTINE: L'ARMEE ISRAELIENNE QUITTE DES POSITIONS CLES A GAZA

L'armée israélienne a quitté dimanche des positions clés dans et autour de Gaza-ville, se redéployant à proximité de la frontière avec Israël, après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu, ont indiqué des témoins. Tsahal 02.jpgSelon des témoins, les chars ont quitté leur principale position dans l'ancienne colonie de Netzarim, au sud de Gaza, ouvrant pour la première fois depuis le 3 janvier la route entre le sud et le nord de la bande de Gaza. Les troupes ont également quitté la région du nord de Gaza, à Atatra. Les chars se sont positionnés à la frontière nord et est du territoire, en territoire palestinien, ont précisé des témoins.

 

PALESTINE: APRES ISRAËL, LE HAMAS ANNONCE UN CESSEZ-LE-FEU A GAZA

Le Hamas a annoncé dimanche un cessez-le-feu et donné une semaine à l'armée israélienne pour se retirer de Gaza, où des dizaines de corps ont été retirés de décombres dans le nord du territoire, théâtres de combats sporadiques. L'annonce du Hamas répond, à quelques heures d'intervalle, à l'arrêt unilatéral par Israël de son offensive de 22 jours dans la bande de Gaza qui a fait au moins 1.300 morts Palestiniens et provoqué des destructions considérables. Israël a toutefois laissé positionnées ses forces dans Gaza pour une durée qui n'a pas été précisée."L'ennemi israélien a échoué à imposer ses conditions. hamas_flags.jpgNous, les mouvements de la résistance palestinienne annonçons un cessez-le-feu dans la bande de Gaza et demandons que les forces de l'ennemi s'en retirent d'ici une semaine", a déclaré Moussa Abou Marzouk, le numéro deux du bureau politique du Hamas. Depuis Damas, il a appelé Israël à ouvrir "les points de passage pour laisser entrer les aides humanitaires et les produits de (première) nécessité". Le responsable du Hamas s'est par ailleurs dit prêt à favoriser les efforts diplomatiques arabes et turcs, afin de permettre "la levée définitive du blocus" et "l'ouverture de tous les points de passage"."Si le Hamas n'attaque pas et ne provoque pas Israël, nous respecterons notre cessez-le-feu", s'est borné à répondre le porte-parole du gouvernement israélien, Mark Regev. Profitant de l'arrêt des bombardements, les services de secours palestiniens ont sillonné toute la matinée les ruines à Beit Lahya et Jabaliya (nord), découvrant une centaine de corps qui n'avaient pas pu être récupérés en raison des combats, a affirmé le chef des urgences Mouawiya Hassanein. Après une nuit entièrement calme, la première en 22 jours d'offensive sans précédent, l'armée a lancé un raid aérien dimanche matin dans le nord de la bande de Gaza, blessant cinq personnes, en riposte à des tirs de roquettes. Au total, quatorze roquettes ont été tirées contre le sud d'Israël depuis l'entrée en vigueur de la trêve à 00H00 GMT, faisant un blessé israélien léger, selon l'armée israélienne. A Beit Hanoun, dans le nord du territoire, une enfant de huit ans a été tuée par des tirs israéliens. Dans le sud, près de Khan Younès, un jeune homme a été abattu par l'armée israélienne, selon une source médicale. A Gaza-ville, les habitants se sont aventurés dans les rues pour juger de l'ampleur, immense, des dégâts. "Il n'y a plus de maison ici. C'était chez moi", s'est lamenté Yahya Karim, devant les ruines de son domicile du quartier de Zeitoun. "Tout a été détruit". "Je demande à (Ehud) Olmert (le Premier ministre israélien): Pourquoi avez-vous détruit ma maison? Je ne suis pas Hamas. Je n'appartiens à aucun groupe politique. Je suis un civil. Je veux la paix", a-t-il lancé. Malgré les lourdes pertes palestiniennes, au moins 1.300 morts et 5.300 blessés selon un bilan du Dr Hassanein, des mosquées du Hamas ont clamé la "victoire". "Le Hamas félicite notre peuple pour sa victoire courageuse", ont lancé les hauts parleurs de la mosquée al-Kinz, où flottent au vent les drapeaux verts du mouvement islamiste. L'armée israélienne a évalué à plus de 500 le nombre de combattants du Hamas tués. L'aviation a mené 2.500 raids tandis que les combattants palestiniens ont tiré 700 roquettes et obus de mortier vers le territoire israélien

PALESTINE: GAZA, UNE VICTOIRE DU HAMAS ?

Le célèbre journal britannique "The Observator" a considéré dans son analyse sur Gaza, que l’offensive israélienne qui visait à frapper le Hamas et lui donner une leçon inoubliable, n'a pas pu l'affaiblir durant les trois semainesde combats. Bien au contraire  le Hamas a pu séduire les coeurs des palestiniens en Cisjordanie comme à Gaza.Hamas 01.jpg

"Les palestiniens en Cisjordanie comme à Gaza sont inquiets de l'engagement de l'autorité dirigée par Mahmoud Abbas qui n'a rien fait durant l'agression perpétrée par les forces israéliennes contre les femmes et les enfants  palestiniens innocents", a rapporté le journal britannique.

Le journal a  cité les déclarations du dirigeant du Fatah, Kadoura Fares qui est convaincu que la guerre de l'occupation a renforcé le pouvoir du Hamas sur la scène palestinienne et  internationale. "Au moment où le Hamas était soutenu par le monde entier, durant ces trois semaines d'agression et d’occupation,Israël n'a réalisé aucun de ses objectifs sinon de montrer sa sauvagerie à l’encontre de civils innocents". Selon "The Observator", Kadoura Fares   estime que la réconciliation entre le Hamas et Fatah va se baser sur l'accord de la Mecque, signé en 2005.

Pour sa part, le militant du Fatah, Zaccaria Mohammed,  a déclaré que le Fatah doit décider de soutenir la résistance ou de disparaître de la scène palestinienne, en ajoutant que si le Fatah accepte de collaborer avec le Hamas, il aura une chance de réussir.

Il a révélé, par ailleurs, que certains dirigeants du Fatah ont parié sur la défaite et la faiblesse du Hamas, en espérant bénéficier de la victoire de l’agression israélienne sur lui, « mais ils se sont complètement trompés », a-t-il ajouté. (Source : Centre Palestinien d’Information)

 

"TROP TARD RICHARD, TROP TARD GILLES, C'EST DEJA FAIT... ET C'EST TANT MIEUX !

Invité de RTL, le lundi 5 janvier, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Richard Prasquier, a déclaré qu'il était « absolument inconcevable que le conflit israélo-palestinien se transplante en France. Il n'y a aucune raison que la France vive le conflit israélo-palestinien. C'est quelque chose qui a failli survenir, il y a huit ans, au début de l'Intifada, il n'est pas question que cela recommence ». Manif sioniste.jpgDans la logique de cette déclaration, ce grand humaniste et ce grand démocrate a annoncé, peu de temps après, qu’il prendrait la tête d’une délégation (qui comptera dans ses rangs l’ancien ministre François Léotard, le maire-adjoint de Neuilly Philippe Karsenty, le journaliste Ivan Levaï, etc.) qui se rendra – du 10 au 13 janvier – dans les territoires de l’entité sioniste pour apporter à celle-ci le soutien des juifs de France… De son côté, le « grand » rabbin Gilles Bernheim, qui vient de prendre ses fonctions le 1er janvier a estimé sur les ondes d’une radio commerciale « les responsables communautaires juifs comme musulmans devaient redoubler d’ardeur pour que le conflit du Proche-Orient ne se transfère pas dans la société française ». C’est sans doute pour cette raison qu’il s’était fait remarquer, le 4 janvier, lors d’un rassemblement de soutien aux crimes de l’armée israélienne devant l’ambassade israélienne à Paris. Comme si les représentants politiques du sionisme en France, ne suffisaient pas pour exciter leurs sympathisants à la haine raciale, le « grand » rabbin Bernheim avait tenu, par sa présence, à y ajouter une dimension religieuse, en prenant officiellement la parole devant les manifestants. Ainsi, pour le président du Crif, comme pour celui du consistoire israélite, il est anormal que les musulmans français puissent manifester leur soutien à la résistance palestinienne, alors qu’eux même peuvent se solidariser avec l’entité sioniste sans que personne n’ait le droit de s’en scandaliser.
Pourtant, ce ne sont pas les Français issus de l’immigration qui ont importé en France le conflit palestino-sioniste, mais tout au contraire Prasquier, Bernheim, leurs prédécesseurs, leurs amis et leurs affidés… Ce sont eux qui, depuis des décennies, à l’imitation du lobby sioniste à l’œuvre aux USA, jugent les hommes politiques français à l’aune de leur sympathie pour l’entité. Ce sont eux qui dans les annuels dîners du Crif s’arrogent le droit de juger la politique étrangère française et de décerner blâmes et satisfecit. Ce sont eux qui accordent aux partis politiques français, aux historiens, aux artistes, etc., des brevets de cacherout et malheurs à ceux qui ne le reçoivent pas…Mais il se peut bien que quelque chose ait changé ces dernières semaines, il se peu qu’un mouvement de fond que nous percevions depuis plusieurs années (nous l’évoquions dans le n° 29 de Résistance, en décembre 2005) soit devenu apparent pour tous, et c’est cela qui fait peur à Prasquier et à Bernheim. Depuis trois décennies, tout a été fait pour que les Français d’origine non-européenne n’aient pas de représentation propre. Tout a été fait pour que leur parole soit déléguée à des structures étroitement tenues en laisse par des cadres politiques qui n’avaient qu’une seule peur : que les masses populaires issues de l’immigration prennent leur autonomie politique et se dotent de leurs porte-paroles organiques. Tous avaient bien compris que si cela advenait, tout pourrait changer... en particulier l’intouchabilité du lobby dont le Crif est le vaisseau amiral. Ainsi tout a été fait pour marginaliser et criminaliser les structures indépendantes et rebelles (on pensera par exemple au Mouvement de l’immigration et des banlieues, au Parti des musulmans de France, au Mouvement des damnés de l’impérialisme ou à Dieudonné et à sa mouvance) dans le même temps où on mettait en avant SOS-Racisme, Putes et soumises, etc..
Or, le soutient à la résistance gazaouie prouve soudain que l’opération a échouée. Le meilleur symbole en est sans doute l’apparition de Dieudonné à la dernière manifestation parisienne et le triomphe que lui a réservé la foule au grand dam des services d’ordre des partis collabos de Besancenot et Buffet, soudain incapables de contrôler quoique ce soit (1). Un Dieudonné que la presse traînait dans la boue depuis son courageux zénith et qui voyait ses spectacles annulés les uns après les autres, et dont tout le monde a pu vérifier que sa popularité n’avait pas faiblie, tout au contraire. Pour notre part, nous ne pouvons que nous réjouir de cette situation. Il y a longtemps que nous répétons le slogan « la libération de la France passe par celle de la Palestine » et nous sommes plus que jamais convaincus de son actualité. Christian Bouchet (voxnr.com)

Notes

1 – Dans le même style le quotidien suisse Le Temps relate « Dans le cortège s'étaient glissés des activistes de la droite extrême, tendance «nationaliste révolutionnaire». Un de leurs sites internet de référence, Vox NR, avait appelé à se joindre au défilé avec des mots d'ordre comme «Chrétiens de France, avec les musulmans!» ou «Sionistes, c'est vous les terroristes!» » et rend compte de la détresse du douanier de la pensée de service : «Pour nous, c'est clair, nous n'avons et n'aurons jamais aucun lien avec ces gens, précise Erwan Simon. Normalement, nous organisons le service d'ordre de manière à les sortir de la manifestation. Mais là, il y avait beaucoup plus de monde que prévu et c'était très difficile

 

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