14.07.2009
L'INTERMINABLE PERSECUTION D'UN LAMPISTE par Christian BOUCHET
L'affaire est aussi tragique que révoltante. John Demjanjuk, vient de fêter ses 89 ans, il souffre d’un cancer du sang en phase terminale, mais il ne décédera pas entouré de sa famille et de ses proches. Malgré son état, il a été extradé des USA vers la République fédérale d’Allemagne qui vient de décider de le juger pour complicité dans plus de 29.000 meurtres !
Or, en 1993, la haute cour de justice israélienne devant laquelle il comparaissait l’avait lavée de tous soupçons et décidée qu’il n’y avait lieu ni de l’emprisonner, ni de le poursuivre. C’était compter sans les acharnés de la vengeance qui avaient juré sa perte. D'origine ukrainienne, ayant servi dans l’Armée rouge et ayant été fait prisonnier par la Wehrmacht, John Demjanjuk choisit de ne pas rentrer en URSS à la fin de la guerre. Il put s’établir aux États-Unis dont il prit la nationalité et où il trouva un emploi aux usines Ford de Détroit. Il se maria, eut des enfants et il s’apprêtait à une vivre une retraite heureuse et bien méritée quand tout bascula. Au milieu des années 1970, dans une de ses campagnes internationale de dénigrement des États-Unis, le KGB transmit à un magazine communiste yankee, une liste de « criminels de guerre » ukrainiens vivant paisiblement aux USA. Parmi ceux-ci, il y avait John Demjanjuk. Soucieuse d’améliorer son image de marque, l’administration américaine enquêta et, surprise, en 1977, plusieurs témoins se présentèrent pour affirmer qu’ils reconnaissaient dans Demjanjuk « Ivan le terrible », un gardien du camp de Treblinka célèbre pour sa cruauté et son sadisme envers les prisonniers. Après quatre années de procédure, un juge fédéral décida que Demjanjuk avait menti aux officiers de l’immigration en pénétrant aux Etats-Unis. Il devait donc être privé de sa nationalité américaine et expulsé vers son pays d’origine, l’URSS. C’est alors que l’État d’Israël se manifesta et réclama, en 1983, l’extradition de l’Ukrainien afin de le juger comme criminel de guerre. Trois années plus tard l’extradition fut acceptée et John Demjanjuk se retrouva en prison à Jérusalem. A l’issu d’un procès long de dix huit mois, il fut condamné à mort pour avoir personnellement participé au gazage de juifs dans le camp de concentration de Treblinka. Jurant d’être innocent, Demjanjuk fit appel. Le nouveau procès dura près de cinq années durant lesquelles l’Union soviétique s’effondra. Cela permit l’accès à ses archives et les enquêteurs israéliens y découvrirent la preuve que leur prisonnier n’était nullement « Ivan le terrible », mais un simple auxiliaire des allemands qui avait effectué des taches sans importances dans le camp de Sobidor. Les juges le relaxèrent donc et le renvoyèrent aux États-Unis où, en 1993, un tribunal constata qu’il avait été victime d’une erreur de la justice et qu’il convenait donc de lui restituer la nationalité américaine. L’affaire aurait pu se terminer ainsi, mais les « chasseurs de nazis » du Centre Simon Wisenthal veillaient. Pour eux, si John Demjanjuk n’était pas « Ivan le terrible », il n’en avait pas moins servi l’administration des camps de concentration, il était donc son complice et il devait payer ! En 1999, un nouveau procès fut donc intenté contre Demjanjuk afin de le priver de nouveau de sa citoyenneté américaine. Celle-ci lui fut retirée en 2004 et les juges décidèrent, l’année suivante, que notre homme serait expulsé vers la Pologne, l’Ukraine ou l’Allemagne, si ces pays le réclamaient pour le juger. Leurs administrations s’abstinrent de le faire, estimant que le décès de l’homme, qui ne saurait tarder, leur éviterait de s’embarquer dans une affaire juridiquement pourrie. Une nouvelle fois, c’était compter sans le Centre Simon Wisenthal qui, désignant Demjanjuk comme le « nazi le plus important encore en vie n’ayant pas été condamné », entreprit une active campagne de lobbying pour qu’un de ces pays demande son extradition. En juin 2008, l’Allemagne céda à ces pression et demanda à ce que Demjanjuk lui soit remis pour être jugé pour complicité d’assassinat de 29.000 juifs dans le camp de Sobidor…Ainsi, un homme peut-il être déclaré non coupable par la justice israélienne et n’en voir pas moins sa vie brisée et sa vieillesse gâchée. Pourquoi ? Parce que, comme nous le rappelle le chroniqueur Méïr Ben-Hayoun : « Pour se venger, parce que la vengeance sur les ennemis d'Israël est une valeur juive suprême. »
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22.04.2009
IRAN: INTERVENTION DU PRESIDENT MAHMOUD AHMADINEJAD A LA CONFERENCE DURBAN II A GENEVE
M. Mahmoud Ahmadinejad, Président de la République islamique d’Iran, a déclaré que si les leçons avaient été tirées de l’oppression, des horreurs et des crimes des deux guerres mondiales, des rayons d’espoir auraient pu filtrer pour confronter l’avenir. Mais les puissances victorieuses se sont autoproclamées les conquérantes du monde en imposant des lois et arrangements oppressifs. Il suffit pour s’en convaincre de se pencher sur le Conseil de sécurité, qui est un legs des deux guerres mondiales, a-t-il expliqué. Quelle est la logique dont s’inspire l’octroi, par ces puissances, d’un droit de veto, a-t-il demandé ?
Se pourrait-il que cela soit conforme avec les principes reconnus de justice, d’égalité devant la loi, d’amour et de dignité humaine ou est-ce plutôt conforme à la discrimination, à l’injustice, voire à l’humiliation de la majorité des pays ? Le Conseil de sécurité est l’organe suprême de prise de décision en matière de préservation de l’ordre et de la sécurité internationaux ; comment s’attendre à ce que soient réalisées la justice et la paix lorsque la discrimination est légalisée et lorsque l’origine de la loi est dominée par la coercition et la force plutôt que par la justice et le droit ? Après la deuxième guerre mondiale, « sous prétexte des souffrances des juifs », un groupe de pays puissants a eu recours à l’agression militaire pour faire d’une nation entière une population sans abri, a poursuivi le Président iranien (plusieurs délégations ont alors quitté la salle). Ces pays ont envoyé des migrants d’Europe, des États-Unis et d’ailleurs pour établir un « gouvernement totalement raciste » en Palestine occupée et, pour compenser les « sinistres conséquences du racisme en Europe », ont aidé à porter au pouvoir les racistes les plus cruels et les plus durs en Palestine. Le Conseil de sécurité a aidé à stabiliser le régime sioniste et a soutenu les sionistes durant ces six dernières décennies, leur laissant main libre pour continuer leurs crimes, a insisté le Président iranien. Il est tout à fait regrettable qu’un certain nombre de gouvernements occidentaux ainsi que les États-Unis aient entrepris de défendre ces racistes auteurs de génocide ; ils ont toujours soutenu les actes odieux du régime sioniste ou sont restés silencieux face à ces actes, a déclaré M. Ahmadinejad. Ce qui est le plus regrettable, a-t-il poursuivi, c’est que la raison de ce soutien réside dans le fait que le sionisme égoïste et non civilisé est parvenu à pénétrer leurs structures politiques et économiques. Aussi longtemps que continuera la domination sioniste, de nombreux pays ne seront pas en mesure de jouir de la liberté, de l’indépendance et de la sécurité. Le moment est venu de briser l’idéal du sionisme, qui est le modèle du racisme, a déclaré le Président iranien.
M. Ahmadinejad a ensuite appelé chacun à s’interroger sur les causes profondes des attaques des États-Unis contre l’Iraq ou encore de l’invasion de l’Afghanistan. L’invasion de l’Afghanistan a-t-elle restauré la paix, la sécurité et le bien-être économique à ce pays, a-t-il demandé ? Les États-Unis et leurs alliés ne sont même pas parvenus à contenir la production de stupéfiants dans ce pays ; au contraire, cette production n’a cessé d’augmenter, a souligné le Président iranien. Qui sont les responsables de la crise économique globale que connaît le monde, a par ailleurs interrogé M. Ahmadinejad ? Pendant longtemps, les lois et règlements inéquitables en matière économique ont été imposés par les États-Unis et l’Europe grâce à leur pouvoir politique sur l’économie mondiale. Un système économique et financier a été imposé sans qu’il n’y ait de mécanisme de contrôle au niveau international. Ces pays n’ont même pas permis à leurs populations d’avoir un droit de regard sur leurs pratiques et politiques. Ils ont mis en place des lois et règlements contraires aux valeurs morales pour protéger les intérêts des détenteurs de richesse et de pouvoir. Ils ont transféré à d’autres leurs problèmes et aujourd’hui injectent des milliards de la poche de leurs propres populations vers les banques et entreprises en faillite. La racine du racisme réside dans le manque de compréhension quant à la réalité de l’existence humaine en tant que créature sélectionnée par Dieu, a poursuivi le Président iranien. Le racisme est le signe d’une ignorance qui, aujourd’hui, met en danger la paix internationale et met en péril la coexistence entre les nations. Le racisme est le signe d’une frustration dans la sphère du développement de la société humaine. Pour lutter contre ces manifestations, il faut enseigner toute la philosophie associée à la vie de l’homme ; il faut en revenir aux valeurs morales, aux valeurs spirituelles et en fin de compte, à la dévotion à Dieu, a déclaré M. Ahmadinejad. Aujourd’hui, la communauté humaine est confrontée à une sorte de racisme qui a terni l’image de l’humanité à l’aube du troisième millénaire, a poursuivi le Président iranien. « Le sionisme mondial personnifie le racisme » qui recourt à la religion et à l’abus des sentiments religieux pour cacher sa haine et son visage hideux, a-t-il déclaré. Il est important de mettre à jour les objectifs politiques de certaines des puissances mondiales et de ceux qui contrôlent d’énormes intérêts économiques et richesses dans le monde. Ils mobilisent toutes leurs ressources, y compris leur influence économique et politique et les médias du monde pour soutenir le régime sioniste et insidieusement chercher à minimiser l’indignité et la disgrâce de ce régime. Des efforts doivent être déployés pour mettre un terme aux abus des sionistes et de leurs soutiens ; les gouvernements doivent être encouragés et soutenus dans leurs efforts visant à éradiquer ce racisme barbare. « Il ne fait aucun doute que vous êtes tous conscients de la conspiration de certaines puissances et des cercles sionistes contre les buts et objectifs de cette Conférence d’examen », a déclaré M. Ahmadinejad. Il devrait être reconnu que le fait de boycotter une telle session indique clairement le soutien à l’exemple flagrant du racisme. Il est nécessaire de restructurer les organisations internationales existantes et leurs arrangements respectifs. Aussi, cette Conférence constitue-t-elle un terrain d’essai. Le monde connaît des changements fondamentaux ; le craquement des piliers de l’oppression mondiale peut maintenant être entendu et les principales structures politiques et économiques sont sur le point de s’effondrer. Les crises politiques et sécuritaires augmentent. La crise de l’économie mondiale, qui s’aggrave et pour laquelle aucune perspective d’éclaircissement n’est en vue, témoigne amplement de la marée montante des changements globaux de grande ampleur qui sont en train d’intervenir. « La gestion injuste et inéquitable du monde se trouve maintenant en fin de route », a assuré le Président iranien. Cette impasse était inévitable étant donné que la logique de cette gestion imposée était oppressive, a-t-il ajouté. La victoire du bien sur le mal et l’instauration d’un système mondial juste ont été promis par Dieu et ses Messagers et ont constitué un objectif commun de différentes sociétés et générations au cours de l’histoire, a poursuivi le Président iranien, qui a par ailleurs affirmé que le libéralisme occidental, comme le communisme, touche à sa fin car il n’est pas parvenu à percevoir la vérité profonde du monde et de l’être humain. Il est absolument possible d’améliorer la situation actuelle dans le monde dans le contexte actuel, a assuré M. Ahmadinejad ; mais cela ne pourra se faire que par le biais de la coopération de tous les pays.
Par ailleurs, a poursuivi le Président iranien, eu égard à l’inefficacité des systèmes politiques, économiques et sécuritaires actuels, il convient, en particulier, de réformer rapidement la structure du Conseil de sécurité et notamment d’éliminer le droit de veto discriminatoire qui y prévaut, ainsi que de modifier le système financier et monétaire mondial. Il est évident que ne pas comprendre l’urgence des changements équivaut à devoir assumer les coûts beaucoup plus élevés de remettre à plus tard ces changements.
12:52 Publié dans Iran | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : durban 2, ahmadinejad, sionisme, racisme, israel
03.04.2009
JUDAÏSME: UNE ASSOCIATION JUIVE CLAQUE LA PORTE DU CRIF
Il aura fallu les massacres de Gaza pour que l’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide (UJRE) se décide à claquer la porte du CRIF. L’UJRE, comme son nom le suggère, est une association née au cours de la deuxième guerre mondiale, sous l’Occupation, à l’initiative de résistants communistes d’origine juive.
Au sortir de la guerre, le CRIF (Conseil Représentatif des Israélites de France) était d’ailleurs lui-même proche du Parti Communiste. Pourtant, quand le CRIF, à partir des années 1960, a radicalisé son soutien inconditionnel à Israël, l’UJRE a laissé faire, restant membre de cette institution sioniste, dont elle aura donc été pendant des décennies la caution « de gauche ». Dans la période récente, l’alliance ouverte entre le CRIF et les dirigeants de la droite française, à commencer par Sarkozy, a évidemment accru le malaise au sein de l’UJRE, dont la posture d’équilibriste devenait de plus en plus difficile à tenir. La tuerie de Gaza en a eu raison. L’UJRE a publié début janvier un communiqué dénonçant la manifestation de soutien aux crimes israéliens organisée par le CRIF, et elle a appelé ses propres adhérents à participer à la manifestation de solidarité avec le peuple palestinien du 10 janvier 2009 à Paris. La quinzaine dernière, l’UJRE a fermé le ban, en annonçant son départ du lobby sioniste. On ne s’en plaindra pas. L’UJRE publie le magazine Presse Nouvelle, qui contient des articles intéressants, notamment sur les horreurs véhiculées par la presse juive majoritaire. Un éditorial, dans le numéro mars-avril de la revue, en donne quelques exemples. Ainsi du président du Consistoire Central Joël Mergui, pour qui « les critiques officielles d’Israël contreviennent au droit international ». Ou cette éructation de Guy Kononicki, qui déclare, dans la feuille « Information Juive », que les manifestations de soutien au peuple palestinien lui ont fait penser ... à l’entrée des troupes nazies en Autriche en 1938 ! (Source :CAPJPO-EuroPalestine )
11:47 Publié dans Judaïsme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : judaïsme, sionisme, crif, union des juifs pour la résistance et l'entraide
30.01.2009
QUAND LE SIONISME A BESOIN DE L'ANTIJUDAISME par Rudolf BKOUCHE
Depuis les massacres perpétrés à Gaza par l'armée israélienne, on a vu se développer en France des actes antisémites plus ou moins graves, depuis les graffitis jusqu'à des incendies de synagogues ou une agression contre une collégienne juive.
Aussitôt certains ont mis en garde contre le transfert en France du conflit israélo-palestinien et le risque de dérapages des manifestations pro palestiniennes incontrôlées, pro palestiniennes faut-il préciser, car on a moins parlé des manifestations de soutien à Israël qui, au moment où l'armée israélienne détruit la bande de Gaza et massacre ses habitants, sont autant de provocations. Comment peut-on soutenir la barbarie israélienne ? C'est la question première à partir de laquelle on peut essayer de comprendre, ce qui ne revient pas à les justifier, les actes antijuifs de quelques uns qui s'imaginent ainsi marquer leur soutien aux Palestiniens.
La barbarie israélienne, un grand mot pourrait-on dire lorsqu'il s'agit d'un pays considéré comme participant de la civilisation, de la "vraie" civilisation faudrait-il préciser, puisqu'il est considéré par ses partenaires de l'Union Européenne comme un pays européen, officieusement il est vrai. Mais le siècle dernier nous a appris que civilisation et barbarie savaient s'entendre quand nécessaire et l'hégémonie occidentale sait user de cette double face. On comprend alors pourquoi ce bastion de civilisation face à la barbarie comme le présentait Herzl soit considéré, quoiqu'il fasse, comme une part de l'Occident. On peut alors aisément se donner belle conscience en présentant l'intervention israélienne comme "disproportionnée", autrement dit, « vous avez le droit de tuer quelques uns de ces "vrais" barbares que sont les Palestiniens, mais pas trop, cela risquerait de ternir votre image ». Double langage de l'Occident qui ne peut que déclencher ce que Jean Ziegler, dans un livre remarquable, appelle "la haine de l'Occident". Et ce double langage joue d'autant plus qu'ici la haine frappe ces anciennes victimes de l'Occident que sont les Juifs, eux qui n'ont été reconnus Européens qu'après des siècles d'antijudaïsme européen et le massacre de six millions d'entre eux il y a quelque soixante ans. Mais, en devenant Européens, les Juifs sont passés de l'état de peuple paria à l'état de peuple persécuteur, d'autant que leur européanisation s'est traduite pas la création d'un Etat dit juif sur une terre qu'ils ont conquises par les armes et dont ils ont chassés les habitants. Ainsi le sionisme, idéologie minoritaire parmi les Juifs avant le grand massacre, devenait l'idéologie officielle juive et intégrait la majorité des Juifs à la face sombre de l'Europe, celle des conquêtes coloniales et de l'impérialisme. Aujourd'hui, alors que se lèvent en Occident des mouvements dénonçant cette face sombre, le sionisme, au nom de la défense des Juifs, tend à maintenir les Juifs européanisés dans le côté sombre de l'Europe. Réflexe de défense d'un sionisme qui a compris que sa survie, dans le climat de violence qu'il a installé en Palestine depuis la création de l'Etat d'Israël, dépend d'une part de son emprise sur la majorité des Juifs, d'autre part du soutien de l'Occident. On comprend alors que le sionisme, s'il s'est défini, à la fin du XIXe siècle, en réaction à l'antisémitisme européen, a besoin aujourd'hui de l'antisémitisme pour survivre. C'est en ce sens que les manifestations de soutien à Israël peuvent être considérées comme de véritables provocations, ce que savent ceux qui se proclament les représentants de la "communauté juive", qui le sont peut-être, mais cela importe peu, et qui cherchent à maintenir cette "communauté" dans l'enfermement sioniste. C'est cela qui conduit ces représentants à identifier Juifs et Sionistes et qui réussissent en partie puisque certains croient qu'en s'attaquant de façon inconsidérée aux Juifs, il s'attaque au sionisme et à l'Etat d'Israël. Tout cela ne justifie en rien des actes antijuifs. Que ceux-ci relèvent de réactions spontanés ou qu'ils soient des actes réfléchis, ces actes sont inacceptables et par conséquent condamnables. Mais cette condamnation nécessaire ne saurait dédouaner les provocations de ceux qui soutiennent une politique criminelle et qui ont besoin de l'équation "juif = sioniste" pour faire marcher leur machine de guerre. C'est donc cette équation "juif = sioniste" qu'il faut casser, ce qui exige que s'affirment des juifs antisionistes avec ce double objectif- dénoncer les crimes auxquels conduit l'idéologie sioniste- mettre en évidence l'impasse dans laquelle cette idéologie enferme les Juifs.
Rudolf Bkouche, le 12 janvier 2009
Membre de l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix) et de l'IJAN (International Jewish AntiZionist Network)
Je distingue ici l'antijudaïsme provoqué par le sionisme et la politique israélienne de l'antisémitisme européen qui visait les Juifs en tant que Juifs et qui a contribué à en faire un peuple paria.
10:14 Publié dans Libres propos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, israël, sionisme, antijudaisme, antisémitisme
09.11.2008
SHALOM BARACK ! par Christian BOUCHET
L’obamania, cette sidération médiatique dans laquelle communient depuis plusieurs mois les opinions publiques des pays occidentaux a été décuplée par l’élection, mercredi, du candidat métis (et non pas noir, la différence est de taille !) à la présidence des USA. Drauche et goite la partagent et tous s’imaginent – ou veulent simplement nous faire croire – qu’un changement d’image peut être un changement politique, comme si pour changer le contenu d’une boîte de conserve il suffisait de modifier son étiquette…
Dominique de Villepin a été un des rares hommes politiques français à rester lucide et à nous mettre en garde en déclarant au Journal du Dimanche « Obama est séduisant, mais n'allons pas réinventer l'atlantisme ! Obama, comme McCain l’aurait fait, défendra les intérêts de son pays, qui ne sont pas exactement les nôtres. Il développe des thèmes sociaux qui renvoient à Roosevelt. Mais il est aussi choisi par des lobbies financiers: la moitié du financement d'Obama vient des grands groupes, de dollars venus de Goldman Sachs... ». En ces quelques mots, l’ex-Premier ministre qui avait osé tenir tête à l’Empire du mal - et qui fut éliminé de la course à l’Élysée pour cela - a résumé la véritable situation : les USA se sont donné le président choisi par les lobbies. Tout le reste n’est que poudre aux yeux et manipulation médiatique. Comment peut-on imaginer un seul instant que la présidence de Barack Obama va changer quelque chose au niveau de la politique sociale et économique des USA quand on sait qui le soutient ? Les lobbies de la finance, de l’assurance et de l’immobilier (dont Warren Buffet, l’homme le plus riche du monde, ami de Bill Gates, et pressenti pour être le secrétaire au trésor, l’équivalent de notre ministre des finances) ont fait des dons si généreux pour sa campagne électorale qu’il a refusé, pour la première fois dans l’histoire des Etats-Unis, la subvention de l'Etat fédéral…Comment peut-on imaginer un seul instant que la présidence de Barack Obama va changer quelque chose au niveau la politique internationale des USA quand on sait qui le soutient ? Si 77 % des électeurs de la communauté juive américaine (dont on connaît l’orientation ultra-sioniste) ont choisi Obama, ce n’est pas par hasard mais bien parce qu’il avait donné des gages… Et le choix, dans les 48 h qui ont suivi son élection, de Rahm Emanuel comme directeur de cabinet de la Maison-Blanche – un des postes les plus élevés dans la hiérarchie du système politique américain, considéré par beaucoup comme plus important que celui du Vice-Président élu – est plus que signifiant. Le véritable numéro 2 de l’exécutif américain, exerçant une large influence sur la politique présidentielle, est ainsi un homme familialement issu du sionisme le plus extrémiste qui a choisi volontairement de servir comme auxiliaire dans Tsahal et que le quotidien Haaretz considère comme « israélien ». Si quelque chose doit changer, ce sera, comme le souligne le quotidien Le Temps dans son édition de jeudi passé, un peu moins de soldats en Irak et beaucoup plus en Afghanistan, avec un appel tout particulier aux alliés pour qu’ils renforcent leur contingent. Soyons clair, les partisans de l’Occident ont un nouveau maître… et c’est tout. Un maître qui incarne le rêve de Samuel Huntington, c’est-à-dire : « L’image idéale d’une Amérique cosmopolite, celle d’une société aux frontières ouvertes, encourageant les identités ethniques, raciales, et culturelles infranationales…et dirigée par des élites s’identifiant de plus en plus avec des normes et des règles mondiales plutôt que nationales. Cette Amérique sera multiethnique, multiraciale et multiculturelle »( in Qui sommes-nous, p. 354 ; éd. Odile Jacob, 2004). Pour nous, il reste que l’Amérique, comme Carthage, doit être détruite… Christian BOUCHET (voxnr.com)
21:20 Publié dans Libres propos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, sionisme, israël, lobbies














