31.08.2008

ISLAM: LE MOIS DE RAMADAN DEBUTE LE LUNDI 1er SEPTEMBRE EN FRANCE

Le mois de ramadan va débuter lundi 1er septembre en France, a annoncé dimanche dans un communiqué Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM). «A cette occasion, le Conseil français du Culte musulman présente ses meilleurs vœux à toute la communauté musulmane de France et souhaite que ce mois sacré soit celui de la piété, du partage et de l'ouverture», ajoute le communiqué. mecque2.jpgLe CFCM «profite de l'annonce de cet événement religieux pour exprimer à l'ensemble de la communauté nationale sa volonté de favoriser le dialogue et l'échange. Nous implorons Allah pour qu'Il accepte notre jeûne et qu'Il nous comble de Sa Clémence et de Sa Miséricorde», conclut-il. Dans un communiqué séparé, le recteur de l'Institut musulman de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a également annoncé que le mois de ramadan débuterait lundi en France. Le ramadan, qui commémore la révélation du Coran et correspond au neuvième mois lunaire de l'année musulmane, est l'un des cinq piliers de la religion musulmane, avec la profession de foi, la prière, l'aumône et le pèlerinage. Du lever au coucher du soleil, le musulman pratiquant doit s'abstenir de manger, de boire et d'avoir des relations sexuelles. Il doit se purifier, contenir ses passions et ses désirs et éviter tout ce qui peut blesser son prochain. A cette occasion, CHRONIQUE DU TEMPS QUI PASSE adresse ses meilleurs vœux à la Communauté musulmane de France.



 

 

30.08.2008

RENE GUENON: A PROPOS DE "LA DEFENSE DE L'OCCIDENT"

« Ce n’est point être « antioccidental », si l’on peut employer ce mot, que d’être résolument « antimoderne », puisque c’est au contraire faire le seul effort valable pour essayer de sauver l’Occident de son propre désordre ; et, d’autre part, aucun Oriental fidèle à sa propre tradition ne peut envisager les choses autrement que nous le faisons nous-même ; il y a certainement beaucoup moins d’adversaires de l’Occident comme tel, ce qui d’ailleurs n’aurait guère de sens, que de l’Occident en tant qu’il s’identifie à la civilisation moderne. reneguenon1932.jpgQuelques uns parlent aujourd’hui de « défense de l’Occident », ce qui est vraiment singulier, alors que, comme nous le verrons plus loin, c’est celui-ci qui menace de tout submerger et d’entraîner l’humanité entière dans le tourbillon de son activité désordonnée ; singulier, disons-nous, et tout à fait injustifié, s’ils entendent, comme il le semble bien malgré quelques restrictions, que cette défense doit être dirigée contre l’Orient, car le véritable Orient ne songe ni à attaquer ni à dominer qui que ce soit, il ne demande rien de plus que son indépendance et sa tranquillité, ce qui, on en conviendra, est assez légitime. La vérité, pourtant, est que l’Occident a en effet grand besoin d’être défendu, mais uniquement contre lui-même, contre ses propres tendances qui, si elles sont poussées jusqu’au bout, le mèneront inévitablement à la ruine et à la destruction ; c’est donc « réforme  de l’Occident » qu’il faudrait dire, et cette réforme, si elle était ce qu’elle doit être, c’est à dire une vraie restauration traditionnelle, aurait pour conséquence toute naturelle un rapprochement avec l’Orient » La crise du monde moderne pp60-61) Editions Folio Essais.

LE GENERAL PUGA DEVIENT DIRECTEUR DU RENSEIGNEMENT MILITAIRE

Le général Benoit Puga (photo) devient ce week-end Directeur du renseignement militaire. A la tête de la DRM, il succède au général Michel Masson, un aviateur qui quitte le service actif après trente-huit ans sous l'uniforme. puga.jpgPilote de transport, Michel Masson était également devenu un spécialiste des relations internationales. Le général Puga était jusqu'à présent sous-chef opérations à l'Etat-major des armées. A ce titre, il vient de gérer l'affaire afghane en direct depuis Paris. Agé de 55 ans, Benoit Puga est un fantassin qui a notamment servi au 2ème REP, avant de la commander. Avec les paras Légion, Puga a sauté sur Kolwezi en 1978. De 2004 à 2007, il a été à la tête du Commandement des opérations spéciales. Catholique très engagé, Benoit Puga conjugue finesse d'esprit et austérité morale. Très méfiant à l'égard des médias, il a dû cette semaine déroger à sa règle en tenant une conférence de presse sur l'embuscade en Afghanistan. (Discutable à notre avis).Officier unanimement respecté, il est l'un des plus "ops" (opérationnels) de sa génération. (Source: blog Secret défense)

29.08.2008

AFGHANISTAN: "LES TALIBANS ONT PRIS UNE RACLEE"

L'opération était "réussie, n'en déplaise à certains tacticiens en herbe ou en chambre qui viennent porter un jugement à 7.000 km, confortablement installés dans leur fauteuil.  L’adversaire a été mis en fuite, il a pris une sacré raclée, nous avons détruit des dépôts d’armes et nous nous adaptons à lui ». h-3-1246850-1219146785.jpgVoilà ce qu'a déclaré ce jeudi le général Puga, un responsable de l'état-major des armées pendant une conférence de presse, concernant l'opération pendant laquelle sont morts 10 soldats français, le 18 août dernier. Franchement, il fallait oser …Comme dirait Audiard : « Les cons, ça ose tout, c’est même à cela qu’on les reconnaît ! »…En quelque sorte, c’est à qui perd gagne… A ce petit jeu, la « victoire » ne fait aucun doute. C’est comme un relent de communiqué de l’état-major américain pendant la guerre du Vietnam. Dix hommes au tapis, c’est une façon comme une autre de « s’adapter » à l’adversaire…qui court toujours les montagnes ! Le plus dur est à venir, mon général, et sans trop nous avancer, nous pouvons prévoir que la raclée des troupes qui occupent l’Afghanistan sera une nouvelle fois mémorable. Cela fait quelques décennies que cela dure… En attendant ce sont des soldats français qui tombent pour des intérêts américains.

 

28.08.2008

LA GRANDE MOSQUEE DE DAMAS

Damas, actuelle capitale de la Syrie,  a joué un rôle essentiel dans l’histoire de l’art musulman. La Grande mosquée de Damas a été édifiée sous le règne du calife Omeyyade al-Walid  Ier (705-715) à Damas, alors capitale du vaste empire musulman. Cette mosquée se range parmi les trois grandes mosquées, avec celle de Médine et celle du Dôme du Rocher à Jérusalem. Construite dans les premiers temps de l’Islam, la Grande mosquée des Omeyyades, était à l’origine admirablement décorée de mosaïques d’or, de marbres polis et de dessins variés. damas_mosquee_omayyad_cour_.jpgOn a prétendu pendant longtemps que cette mosquée avait été élevée sur les soubassements d’une ancienne basilique. Aujourd’hui, il est prouvé que c’est faux. La Grande Mosquée est mise en chantier par al-Walid, en 705, pour être le signe éclatant de la suprématie politique et du prestige moral de l’islam. Construite en dix ans, elle atteint pleinement le but recherché par l’ampleur et la majesté de ses proportions la richesse de son décor, la splendeur de ses matériaux et l’importance de son rôle culturel. Malheureusement, le décor d’origine a en grande partie disparu à la suite d’incendies (incendie de 1893 notamment), de tremblements de terre et de pillages. Malgré tout, elle a conservé beaucoup de sa beauté d’antan. Al-Walid y a consacré de très importantes ressources et a fait venir des artistes de fort loin. La Grande mosquée est bien la première grande réalisation architecturale qui réponde aux besoins du culte et aux prescriptions de l’islam. La Grande mosquée est constituée d’un grand rectangle de 157 mètres sur 100 qui est divisé en deux parties : Une cour (sahn) et une salle de prière Précédée par des porches à vestibule et par une grande cour, bordée de portiques ou s’élève un joli édicule octogonal posé sur huit colonnes corinthiennes (maison du Trésor), la mosquée est  flanquée de trois minarets sur plan carré. C’est un long édifice couvert en plafond, à trois nefs parallèles coupées en leur milieu par une haute travée conduisant au mihrab. En 1082, à la croisée de la nef centrale et de la travée, les Seldjoukides ont aménagé une coupole en remplacement des deux antérieures, disparues. A l’origine, l’élément dominant du décor de la mosquée était formé par ses mosaïques. Des panneaux de marbre et des fenêtres à claustra complétaient l’ornementation. Ces fenêtres ne laissaient entrer dans la salle de prière qu’une lumière très douce. Dès cette époque, la figure est exclue de l’art musulman dans les bâtiments sacrés. Il n’y a donc ni formes humaines, ni formes animales. Ce sont des motifs végétaux qui se renouvellent. Mais, exceptionnellement, à ces motifs végétaux ont été ajoutés des représentations d’architectures intégrées à un paysage. Ce style décoratif est d’inspiration Occidentale. C’est sans doute pour cela que cet essai d’art figuratif religieux n’a jamais eu de suite. Il n’a été repris dans aucune autre mosquée. Cet art se situe dans une période de transition au cours de laquelle l’art islamique cherche à forger ses propres thèmes et techniques. On peut supposer que cet essai iconographique était trop proche de la démarche chrétienne pour s’implanter en milieu islamique. Avec la Grande mosquée de Damas, le minaret devient l’un des symboles du culte musulman. De forme carrée ou en fuseau, effilé ou en spirale, le minaret est une tour, d’où le muezzin appelle les fidèles à la prière cinq fois par jour. Le premier minaret construit est celui de Damas. Sa forme carrée a été adoptée au Maghreb et en Andalousie comme en témoigne la Giralda de Séville. Les petites mosquées n’ont qu’un minaret alors que les grandes peuvent en avoir jusqu’à sept comme à la Mecque. Contrairement à ce que l’on peut parfois lire, l’art islamique n’a pas banni la représentation des êtres vivants. C’est uniquement dans le décor des édifices religieux que les formes humaines et animales ne figurent pas. Cette absence dans l’art religieux ne relève pas d’une interdiction exprimée par le Coran. En effet, le Livre sacré est muet sur la question. En revanche, le Coran met en garde contre le culte des images ou idolâtrie. Cela aboutit à ne pas pouvoir illustrer une doctrine religieuse de manière visuelle. Il existe de rares exceptions à cette règle, comme les faïences ornées d’oiseaux ou d’éléphants qui font partie du décor des parois de mosquées en Iran. C’est pourquoi, les motifs géométriques et végétaux ainsi que la calligraphie forment l’essentiel du décor de l’art religieux islamique. La calligraphie occupe une place très importante dans l’art musulman. On peut dire qu’elle est l’expression plastique du sacré, tout comme la psalmodie du Coran est son expression musicale. Par contre, les être vivants sont largement représentés dans l’art profane comme par exemple sur les peintures qui décorent les palais des Omeyyades et des Abbassides. (Voir l'album photo: La Grande Mosquée de Damas)

27.08.2008

LES AMERICAINS VONT PERDRE LA GUERRE EN IRAQ

Spécialiste de la politique étrangère des Etats-Unis et co-auteur du célèbre The Israel Lobby and U.S. Foreign Policy (2007), le professeur de sciences politiques à l’Université de Chicago, John Mearsheimer, analyse la politique américaine au Proche-Orient et en Afghanistan. Al-Ahram Hebdo : Vous soutenez dans vos écrits l’idée que les Etats-Unis vont perdre leurs guerres en Iraq et en Afghanistan. Pourquoi ? John Mearsheimer : Les Américains vont effectivement perdre leurs guerres en Iraq et en Afghanistan. En Iraq, les Etats-Unis appliquent une stratégie qui vise non seulement la diminution de la violence, mais aussi la création de conditions qui permettraient aux parties en conflit de régler leurs divergences de manière à aider à l’établissement d’un ordre politique stable. mearsheimer_john_print.jpgC’est à ce moment seulement que les Etats-Unis pourront quitter l’Iraq. La question principale n’est pas de savoir si les Etats-Unis, avec l’augmentation de leurs troupes, ont pu réduire la violence en Iraq. Il est normal qu’avec l’augmentation des troupes, on constate une baisse de la violence. La question centrale est de savoir s’il existe un véritable progrès sur la scène politique iraqienne dans le sens d’un règlement des différends entre les sunnites, les chiites et les Kurdes. Car c’est entre ces différentes communautés que l’on pourrait créer un ordre politique stable. Mais si vous regardez la situation actuelle en Iraq, on constate qu’on est loin de pouvoir résoudre les divergences interethniques. Donc, il n’est plus désormais question que les troupes américaines rentrent chez elles. Il est plutôt question de garder d’importantes troupes en Iraq pour plusieurs années. L’erreur initiale et monumentale faite par les Etats-Unis était de penser qu’ils pourraient reconstruire l’Etat iraqien sur de nouvelles bases.— Les Etats-Unis vont-ils aussi perdre, selon les mêmes raisons, leur guerre en Afghanistan ?— Oui. Les Etats-Unis ont marqué une victoire éclatante contre les Talibans en Afghanistan fin 2001 et début 2002. Ils ont cependant décidé de maintenir d’importantes troupes pour empêcher tout retour des Talibans et créer les conditions favorables à l’établissement d’un gouvernement viable à Kaboul qui pourra administrer l’ensemble du pays. Mais ce qui s’est passé, c’est que les Talibans sont revenus en force. Ils sont actuellement plus puissants que jamais, à tel point que les Etats-Unis sont obligés d’apporter un soutien militaire au gouvernement afghan plus important que celui prodigué au pouvoir central en Iraq, et que les commandants militaires américains parlent de la nécessité de retirer des soldats d’Iraq pour les envoyer en Afghanistan. Cela veut dire que la situation sur le terrain est de plus en plus mauvaise pour les Américains et leurs alliés en Afghanistan. Et je ne suis pas sûr si les troupes américaines pourraient régler les problèmes qui se posent en Afghanistan. Ce qui me semble plus probable est que les Etats-Unis vont perdre en Afghanistan, comme ce fut le cas pour l’ancienne Union soviétique et, avant elle, la Grande-Bretagne. Comme en Iraq, les Américains ont pensé au début, à tort, qu’ils pourraient reconstruire l’Etat et la Nation en Afghanistan. Or, les Talibans sont toujours là et narguent le gouvernement pro-américain de Hamid Karzai.— Pensez-vous qu’à terme, les Talibans pourraient renverser le régime actuel en Afghanistan ?— Il y a effectivement de fortes chances que le régime afghan soit renversé. Il est évident que ce régime bénéficie de peu de soutien en dehors de la capitale Kaboul. En même temps, les Talibans se renforcent militairement et s’emploient à affaiblir le gouvernement de Karzai. Si les troupes des Etats-Unis se retirent aujourd’hui d’Afghanistan, il est évident que le gouvernement à Kaboul s’effondrera. (Source: voxnr.com)

26.08.2008

RENE GUENON: A PROPOS D'UN RAPPROCHEMENT DE L'OCCIDENT AVEC L'ORIENT

« Dans un rapprochement avec l'Orient, l'Occident a tout à gagner ; si l'Orient y a aussi quelque intérêt, ce n'est point un intérêt du même ordre, ni d'une importance comparable, et cela ne suffirait pas à justifier la moindre concession sur les choses essentielles ; d'ailleurs, rien ne saurait primer les droits de la vérité. reneguenon1932.jpgMontrer à l'Occident ses défauts, ses erreurs et ses insuffisances, ce n'est point lui témoigner de l'hostilité, bien au contraire, puisque c'est la seule façon de remédier au mal dont il souffre, et dont il peut mourir s'il ne se ressaisit à temps. La tâche est ardue, certes, et non exempte de désagréments ; mais peu importe, si l'on est convaincu qu'elle est nécessaire ; que quelques-uns comprennent qu'elle l'est vraiment, c'est tout ce que nous souhaitons. » Orient et Occident, 1924.

 

 

JULIUS EVOLA: CE QUI COMPTE AUJOURD'HUI

“Seul compte, aujourd'hui, le travail de ceux qui savent se tenir sur les lignes de crête : fermes sur les principes ; inaccessibles à tout compromis ; insensibles devant les fièvres, les convulsions , les superstitions et les prostitutions sur le rythme desquelles dansent les dernières générations. Julius_Evola.jpgSeule compte la résistance silencieuse d'un petit nombre, dont la présence impassible de “convives de pierres” sert à créer de nouveaux rapports, de nouvelles distances, de nouvelles valeurs, à construire un pôle qui, s'il n'empêchera certes pas ce monde d'égarés et d'agités d'être ce qu'il est, permettra cependant de transmettre à certains la sensation de la vérité - sensation qui sera peut-être aussi le déclic de quelque crise libératrice.” (Révolte contre le monde moderne).

LA RUSSIE RECONNAIT L'INDEPENDANCE DE L'OSSETIE DU SUD ET DE L'ABKHAZIE

Le président Dmitri Medvedev a annoncé la reconnaissance par la Russie de l’indépendance des régions séparatistes géorgiennes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie. "J'ai signé des décrets sur la reconnaissance par la Fédération de Russie de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'indépendance de l'Abkhazie", a déclaré le chef du Kremlin dans une allocution télévisée. medvedev.jpgAvec cette décision, Moscou se place en opposition directe à l'Occident, qui n'a cessé d'exhorter les Russes à ne pas reconnaître les deux régions sécessionnistes et à préserver l'intégrité territoriale de la Géorgie. Le Kremlin a fait savoir que Medvedev avait ordonné au ministère des Affaires étrangères d'établir des relations diplomatiques avec les deux régions rebelles, et que le ministère allait mettre en forme des traités de coopération et d'amitié avec elles. Le ministère russe de la Défense garantira la paix en Abkhazie et en Ossétie du Sud jusqu'à la signature des traités d'amitié, a ajouté le Kremlin.

 

25.08.2008

LE SENAT RUSSE RECONNAIT L'INDEPENDANCE DE L'OSSETIE DU SUD ET DE L'ABKHAZIE

La chambre haute du parlement russe a voté une résolution reconnaissant l'indépendance des régions séparatistes géorgiennes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, un geste qui risque de détériorer encore les relations de Moscou avec les pays occidentaux. Le Conseil de la Fédération - le sénat russe - a voté par 130 voix contre zéro ce texte, qui appelle le président Dmitri Medvedev à reconnaître l'indépendance des deux provinces. 4217527355-le-senat-russe-reconnait-l-independance-de-l-ossetie-du.jpgMoscou a envoyé des troupes en Géorgie le 8 août en réaction à une tentative de Tbilissi de reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud. "Il est aujourd'hui clair qu'après l'agression géorgienne contre l'Ossétie du Sud, les relations Géorgie-Ossétie du Sud et Géorgie-Abkhazie ne peuvent revenir à leur état antérieur", a déclaré le président du Conseil de la Fédération, Sergueï Mironov, lors des débats. "Les peuples d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie ont le droit d'obtenir l'indépendance." La Douma d'Etat, chambre basse du parlement russe, devait approuver dans la matinée une résolution similaire. "Nous examinerons aujourd'hui les demandes des peuples d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud à la reconnaissance de l'indépendance de ces républiques, et je pense que toutes ces décisions seront approuvées", a affirmé le président de la Douma, Boris Grizlov. Ce texte n'est toutefois pas contraignant pour le président russe. Aucun pays n'a à ce jour reconnu l'indépendance des deux provinces géorgiennes, proclamée par leurs dirigeants séparatistes dans les années 1990. L'adoption de résolutions en faveur de la reconnaissance de l'indépendance de ces régions pourrait avoir pour but de renforcer Medvedev dans ses négociations avec l'Ouest sur le statut des forces russes dans les régions séparatistes.

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