31.10.2008
QUE DIRE A UN HOMME DE 20 ANS?
Que dire à un homme de 20 ans ?
Quand on a connu tout et le contraire de tout,
quand on a beaucoup vécu et qu'on est au soir de sa vie,
on est tenté de ne rien lui dire,
sachant qu'à chaque génération suffit sa peine,
sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause
font partie de la noblesse de l'existence.
Pourtant, je ne veux pas me dérober,
et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci,
en me souvenant de ce qu'écrivait un auteur contemporain :
«Il ne faut pas s'installer dans sa vérité
et vouloir l'asséner comme une certitude,
mais savoir l'offrir en tremblant comme un mystère».
A mon jeune interlocuteur,
je dirai donc que nous vivons une période difficile
où les bases de ce qu'on appelait la Morale
et qu'on appelle aujourd'hui l'Ethique,
sont remises constamment en cause,
en particulier dans les domaines du don de la vie,
de la manipulation de la vie,
de l'interruption de la vie.
Dans ces domaines,
de terribles questions nous attendent dans les décennies à venir.
Oui, nous vivons une période difficile
où l'individualisme systématique,
le profit à n'importe quel prix,
le matérialisme,
l'emportent sur les forces de l'esprit.
Oui, nous vivons une période difficile
où il est toujours question de droit et jamais de devoir
et où la responsabilité qui est l'once de tout destin,
tend à être occultée.
Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela,
il faut croire à la grandeur de l'aventure humaine.
Il faut savoir,
jusqu'au dernier jour,
jusqu'à la dernière heure,
rouler son propre rocher.
La vie est un combat
le métier d'homme est un rude métier.
Ceux qui vivent sont ceux qui se battent.
Il faut savoir
que rien n'est sûr,
que rien n'est facile,
que rien n'est donné,
que rien n'est gratuit.
Tout se conquiert, tout se mérite.
Si rien n'est sacrifié, rien n'est obtenu.
Je dirai à mon jeune interlocuteur
que pour ma très modeste part,
je crois que la vie est un don de Dieu
et qu'il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît
comme l'absurdité du monde,
une signification à notre existence.
Je lui dirai
qu'il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves,
cette générosité,
cette noblesse,
cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde,
qu'il faut savoir découvrir ces étoiles,
qui nous guident où nous sommes plongés
au plus profond de la nuit
et le tremblement sacré des choses invisibles.
Je lui dirai
que tout homme est une exception,
qu'il a sa propre dignité
et qu'il faut savoir respecter cette dignité.
Je lui dirai
qu'envers et contre tous
il faut croire à son pays et en son avenir.
Enfin, je lui dirai
que de toutes les vertus,
la plus importante, parce qu'elle est la motrice de toutes les autres
et qu'elle est nécessaire à l'exercice des autres,
de toutes les vertus,
la plus importante me paraît être le courage, les courages,
et surtout celui dont on ne parle pas
et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeunesse.
Et pratiquer ce courage, ces courages,
c'est peut-être cela
«L'Honneur de Vivre»
Hélie DENOIX de SAINT-MARC
http://www.heliedesaintmarc.com
11 février 2008
09:51 Publié dans Les nôtres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hélie de saint-marc, avoir 20 ans
LES IMMIGRES DEUX FOIS PLUS AU CHÔMAGE QUE LES NON-IMMIGRES
Le taux de chômage des immigrés, qui sont principalement ouvriers ou employés, est deux fois plus élevé que celui des non-immigrés, avec des différences selon les qualifications, le sexe et l'origine, souligne une étude de l'Insee réalisée en 2007 et publiée vendredi. En 2007, 361.000 immigrés de 15 ans ou plus étaient au chômage, d'après l'enquête Emploi de l'Institut national de la statistique.
Les immigrés (nés étrangers à l'étranger mais qui ont pu devenir Français) représentent ainsi 16% des chômeurs, alors qu'ils ne constituent que 9% de la population active (2,4 millions d'immigrés sur 27,8 millions d'actifs). Le taux de chômage parmi les immigrés (15,2%) est deux fois plus élevé que parmi les non-immigrés (7,3%). Cet écart est en partie dû aux différences de qualifications. "Les immigrés sont plus nombreux à occuper des emplois peu ou non qualifiés et sont donc davantage exposés au chômage", explique l'Insee. Parmi les 30-64 ans, les immigrés actifs sont trois fois plus nombreux que les non-immigrés à ne posséder aucun diplôme (37% contre 12%). Mais, à diplôme égal, les immigrés actifs, dont un quart sont diplômés de l'enseignement supérieur, demeurent plus souvent au chômage que les autres. Ainsi, le taux de chômage de ces immigrés diplômés est près du triple de celui des autres actifs de niveau équivalent. "Les formations qu'ils ont pu suivre à l'étranger ne sont pas forcément reconnues en France", souligne Pascale Breuil (Insee) qui se dit "prudente sur la question des discriminations". Les femmes immigrées sont également plus touchées par le chômage que les hommes immigrés (17,3% contre 13,5%) et elles travaillent plus fréquemment à temps partiel que les autres actives (34% contre 28%). Même constat chez les jeunes immigrés : 28% des 15-24 ans sont au chômage, contre 13% des 50 ans et plus. L'Insee note également que les immigrés actifs nés dans l’Union européenne sont beaucoup moins exposés au chômage que les autres. "Les immigrés qui viennent d'Espagne, d'Italie ou du Portugal, qui sont présents depuis plus longtemps en France", ont même un "taux de chômage inférieur" d'un point à celui des actifs non immigrés, précise Mme Breuil. À l'inverse, les natifs d'Algérie ou de Turquie ont un risque de chômage triple de celui des non-immigrés. Globalement, 62% des immigrés occupent des emplois d'ouvriers ou d'employés, contre 51% des autres actifs ayant un emploi. Les immigrés venus des pays d'Europe, autres que l'Espagne, l'Italie et le Portugal, sont davantage cadres ou professions intermédiaires. Quant aux femmes immigrées, un tiers d'entre elles occupent des postes d'employées non qualifiées, contre une sur cinq pour les non immigrées. Comme le reste de la population en emploi, les immigrés travaillent majoritairement dans le tertiaire (73%). Et dans des secteurs comme le nettoyage, les services domestiques et les entreprises de sécurité, plus de 20% de la main d’œuvre est constituée d'immigrés. L'Insee précise qu'en Ile-de-France, 69% des salariés des entreprises de nettoyage sont des immigrés.
09:42 Publié dans Immigration | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration, chômage
29.10.2008
TONY HILLERMAN, MAÎTRE DU POLAR AMERICAIN
L'écrivain, auteur de «La Voie de l'ennemi», est décédé dimanche à l'âge de 83 ans. Ce n'est plus une série noire, c'est une hécatombe. Après Fajardie en mai, Van de Wetering en juillet, James Crumley en septembre, la planète polar voit s'éteindre une autre étoile de première grandeur en la personne de Tony Hillerman.
Né le 27 mai 1925 à Sacred Heart, Oklahoma, dans une famille de fermiers blancs, Hillerman, très jeune, fréquente des enfants d'origine indienne, notamment Pottawatomies et Séminoles. En 1943, il entre dans l'armée et participe aux combats en Alsace où il est gravement blessé aux membres et à la face. Sa bravoure est récompensée par la Silver Star et la Purple Heart. Il quitte l'armée en 1945 et retourne en Oklahoma poursuivre des études de journalisme à l'université. Cette année-là, il vit une expérience essentielle dans le Grand Ouest américain en entrant dans la Grande Réserve navajo. Il assiste même, brièvement, au cérémonial de « la voie de l'ennemi », destiné à remettre sur pied les marines navajos de retour de la guerre du Pacifique. En 1948, il épouse Marie Unzner, avec qui il restera marié soixante ans et aura six enfants. De 1948 à 1962, il occupe divers postes dans la presse dont celui de responsable du New Mexican de Sante Fe. Il évoquera cette expérience dans Une mouche sur le mur, l'un des meilleurs livres écrits sur le journalisme. En 1970, Hillerman publie son premier roman, La Voie de l'ennemi, qui inaugure un cycle de 18 romans policiers situés dans la Grande Réserve. Le polar ethnologique américain était né.
En construisant une œuvre unique aux États-Unis, Hillerman ne cache pas sa dette à l'égard de l'écrivain australien Arthur Upfield, créateur de Napoléon Bonaparte, métis Blanc et Aborigène, surnommé le « détective du bush ». Pour le reste, Hillerman ne doit rien à personne sinon à sa grande connaissance de la société navajo, de ses rituels et coutumes, de sa puissante et fascinante mythologie, de ses décors sublimes et arides. L'intrigue policière, dans ses livres, bien que très structurée, compte finalement moins que les mœurs d'un peuple confronté aux problèmes de l'Amérique, à la violence, à la drogue, aux défauts du genre humain. Pour comprendre le crime avant de le punir, Hillerman a créé deux personnages de policiers très différents : le lieutenant Joe Leaphorn et le jeune Jim Chee. Le premier, veuf, est un homme placide, solide, cartésien ; le second est plus fougueux, hésitant entre laisser parler son instinct et se fier à la religion. Chee ambitionne de devenir un shaman comme son oncle. Entre les deux, ni amitié ni rivalité. Les premiers romans mettent en scène Leaphorn puis apparaît Chee, et les deux sont associés de près ou de loin aux enquêtes. Très vite, le succès critique et publique est énorme. Entre deux volumes de sa série, Hillerman publie des essais, des livres pour enfants, et, avec son frère, un magnifique album intitulé Hillerman Country (chez Rivages, comme toute son œuvre). En 1996, l'écrivain déclare : « J'ai 71 ans, je souffre d'arthrite chronique, des suites d'un cancer et d'une crise cardiaque, j'ai un œil presque borgne, une cheville et deux genoux ruinés par la guerre. »En 2001, il publie ses Mémoires dans lesquels il reconnaît que sa plus grande fierté c'est la plaque qui lui a été remise par le Conseil tribal navajo sur laquelle est écrit : « grand ami du Peuple ». Bruno Corty (Source : Le Figaro)
14:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tony hillerman, polar américain, joe leaphorn, jim chee
28.10.2008
UNE NOUVELLE REVUE NON-CONFORMISTE ET POLITIQUEMENT TRES INCORRECTE: "FLASH"
Comme tous mes lecteurs le savent sans doute, on trouvera le 30 octobre, dans la plupart des kiosques de France et de Navarre, un nouveau périodique bimensuel du nom de Flash. Les collaborateurs-phares de son premier numéros – Alain de Benoist, Alain Soral, Dieudonné – à côté desquels on trouve Philippe Randa, Jean Bourdier, Topoline, Nicolas Gauthier et bien d’autres (dont moi-même qui suis en charge des pages internationales) sont révélateurs de ce que ce journal aspire à être : un organe résolument non-conformiste et politiquement très incorrect.
L’ennemi d’ailleurs ne s’y trompe pas. Ainsi, La lettre du Crif a déjà mis en garde contre un journal qu’elle soupçonne de devoir mener à l’avenir « une dénonciation virulente de la domination américaine et d’Israël », tandis que le Bloch identitaire nous a dénoncé, via sa pseudo agence de presse, comme un organe « insidieusement islamophile et pro-immigrationniste»… Il est vrai qu’en cette période de crise créer un nouveau journal, le mettre en kiosque et rassembler une équipe de journalistes de haut niveau est une gageure qui a de quoi inquiéter les uns et rendre jaloux les autres. Cela étant, je ne vous cache pas que l’opération n’est pas encore gagnée pour nous et que nous avons impérativement besoin de votre aide. Flash est édité à 15.000 exemplaires, ses journalistes sont rémunérés… Je vous laisse deviner les engagements financiers que ses créateurs ont pris. Pour que notre budget annuel soit en équilibre, pour que l’aventure de Flash perdure, il faut que nous réunissions, rapidement, 3000 abonnés. Cela est faisable si tous ceux qui refusent la domination de l’empire et le goulag mou se sentent concernés. Tous les lecteurs de cette chronique doivent se mobiliser et nous apporter leur aide…Une aide qui n’est pas bien importante (50 euros) et qui est pour la bonne cause : donner à notre camp un organe de presse combatif et de qualité. Je sais que je peux compter sur vous tous comme vous savez que vous pouvez compter sur moi pour dénoncer nos véritables ennemis… Alors abonnez-vous ! Le plus simple est de le faire en ligne à http://www.tilsafe.com/libfr/RVFS.html Cependant, si vous le préférez, vous pouvez adressez un chèque à Flash, 10 rue Primatice, 75013 Paris. Tél. 06 67 48 75 58 (Chèque de 50 €, pour 26 numéros par an, à l’ordre de Flash.) Par ailleurs n’hésitez pas à nous proposer des contributions ou à nous transmettre des informations exploitables. Je suis, comme toujours, personnellement à votre disposition via l’adresse mail de ce site. Christian Bouchet (voxnr.com)
23:37 Publié dans Revue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : flash, revue, résistance au nouvel ordre mondial
ECONOMIE: INDUSTRIELS ET MENAGES INQUIETS POUR L'EMPLOI
La perception de l'évolution du marché du travail par les ménages français et les industriels s'est fortement dégradée en octobre et ne laisse augurer rien de bon pour les prochains mois, montrent deux enquêtes publiées par l'Insee.
La publication de ces données coïncide avec le discours sur l'emploi que doit prononcer le président Nicolas Sarkozy en fin de matinée à Rethel, dans les Ardennes, à deux jours de l'annonce des chiffres du chômage de septembre. Le moral des ménages, qui avait enregistré le mois dernier sa première amélioration de l'année, est retombé en octobre principalement sous l'effet des anticipations de hausse du chômage, selon l'enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages de l'Insee. L'indicateur résumé de l'opinion des ménages en données corrigées des variations saisonnières a reculé de trois points à -47 contre -44 en septembre, soit un point de moins que le consensus établi par Reuters. Il retrouve ainsi son niveau de juillet qui était un plus bas depuis la création de l'enquête en janvier 1987. La dégradation s'explique principalement par les craintes sur le niveau de vie futur en France et sur les perspectives d'augmentation du chômage qui flambent de 17 points à 69, après avoir pris 29 points entre juin et septembre. L'Insee a publié au même moment son enquête trimestrielle dans l'industrie, qui montre là aussi une détérioration sensible des anticipations concernant le marché du travail. Cette enquête complète l'enquête mensuelle publiée la semaine dernière qui montrait que la confiance des entreprises était à son plus bas depuis la récession de 1993."Selon les chefs d'entreprise, la baisse des effectifs s'est de nouveau accentuée au cours du troisième trimestre (...) et elle pourrait s'intensifier au cours des trois prochains mois", écrit l'institut national de la statistique.
14:10 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économi, chômage, crise financière
27.10.2008
ISLAM: POURQUOI JE ME SUIS CONVERTIE A L'ISLAM par Fabienne MARTI
A mes parents
C’est en proie à un profond dilemme intérieur, symptomatique du climat délétère et hostile à l’islam qui assombrit malheureusement chaque jour notre ciel hexagonal, que je me présente à vous, dissimulée sous un pseudo, pour vous livrer ce témoignage empreint d’une vibrante émotion et de la plus grande sincérité.
Luttant contre des sentiments ambivalents qui me tiraillent sans répit, oscillant entre une culpabilité intransigeante et une sourde révolte, j’ai finalement choisi la prudence en masquant mon identité pour retracer le long cheminement qui m’a menée vers l’essentiel : ma conversion à l’islam. Si bien des obstacles jalonnent encore ma route, si de cruelles questions existentielles me plongent parfois dans le désarroi, ma foi en Dieu est ce précieux flambeau qui illumine ma vie de sa vaste clarté et me fait percevoir un hymne d’amour dans tout ce qui m’entoure. L’existence terrestre, ma propre existence prennent alors tout leur sens. Devant nos yeux, les ténèbres de l’ignorance banalisée et du racisme instrumentalisé nous conduisent inexorablement vers l’abîme. Il ne tient qu’à nous de montrer qu’en marchant vers Dieu nous bâtissons des ponts entre les hommes. Pour comprendre mon parcours, il me faut évoquer en premier lieu l’Algérie. Cette terre ensoleillée aux couleurs azurées de la méditerranée, qui enfant me semblait si lointaine, a marqué de son empreinte indélébile toute mon histoire familiale. Oran, Mostaganem, Arzew, Tlemcen, Saint-Leu, cinq noms de ville qui ont bercé la douce quiétude de ma petite enfance, et dont les paysages exotiques me faisaient rêver, m’imaginant là-bas, sous d’autres cieux, dans d’autres circonstances. Cinq noms synonymes de souffrance quand, vers dix ans, j’ai lu la nostalgie inconsolable dans les yeux de mes très chers parents, et que j’ai ressenti au tréfonds de mon être l’intensité de leur douleur à l’idée de l’impossible retour. Je suis fille et petite-fille de pieds-noirs, arrivés en 1830 et partis en 1963. Mon frère est né à Oran, j’ai vu le jour en France, et je nourris l’espoir de découvrir cette contrée qui m’est depuis si longtemps familière. L’Algérie et son long cortège d’épreuves, de part et d’autre, des familles endeuillées, décimées, déracinées, des générations sacrifiées. L’Algérie, c’est l’éveil de ma conscience politique, c’est le désir inassouvi de connaître la vérité, sans complaisance, de tirer des enseignements, de tisser des liens, riche des récits de mes parents qui regorgeaient de belles histoires d’amitié, de respect et de fraternité. L’Algérie, c’est ma première rencontre avec l’islam, cette troisième religion du Livre, celle qui inconsciemment m’attirait, m’intriguant irrésistiblement parce qu’elle est la dernière révélation divine. Elevée dans la plus pure tradition catholique, j’ai toujours cru en Dieu. La foi relève de l’indicible, et l’élévation spirituelle à laquelle j’aspirais était celle du cœur. A l’adolescence, mon élan vers Dieu se traduisait par une profonde quête de sens, et une litanie de questions critiques dont j’abreuvais ma chère maman, au demeurant très pieuse, au sujet de notre religion. Jusqu’au jour où j’ai dû me rendre à l’évidence : je croyais en Dieu, mais je rejetais le dogme catholique.
« Moi, je vais devant moi ; le poète en tout lieu
Se sent chez lui, sentant qu’il est partout chez Dieu »
C’est par ces vers que Victor Hugo a fait son entrée dans ma vie à l’âge de quatorze ans, provoquant en moi un choc et un émoi littéraires inégalés, qui depuis ne se sont jamais taris.Cet immense poète romantique, ce dramaturge, ce romancier à la stature incomparable, cet artiste du verbe, virevoltant avec les mots, cet homme engagé a su toucher l’intériorité de mon âme. Son culte ineffable à Dieu, son amour absolu de la nature, de l’humanité, et de l’univers ont résonné en moi avec une rare intensité. Je ne crains pas de dire que son œuvre magistrale, ses interrogations les plus intimes, sa proximité unique avec Dieu m’ont révélée à la foi, tout en développant progressivement mon intérêt pour l’islam. Au panthéon de mes auteurs favoris, Hugo m’a accompagnée tout au long de ces dernières années, et lorsque j’ai appris qu’il s’était peut-être converti à l’islam, une certitude inébranlable m’a peu à peu envahie : je ne devais écouter que mon cœur, et faire abstraction des préjugés les plus funestes et destructeurs qui allaient bon train dans ma sphère socio-professionnelle.
« Et puis laisse ton cœur ouvert !
Le cœur, c’est la sainte fenêtre.
Le soleil de brume est couvert ;
Mais Dieu va rayonner peut-être ! »
Oui, laissons nos cœurs ouverts à l’autre, dans toute sa différence et son individualité. La quintessence du message du Coran ne nous enjoint-elle pas à faire de nos différences une vraie richesse, à nous « entre-connaître » pour ne former qu’une seule et même communauté, celle de l’humanité. Quelle ironie cinglante d’observer qu’à l’heure de la multiplicité des circuits de communication, entreprendre la simple démarche d’apprendre à connaître son prochain, de le respecter, d’échanger avec lui, constitue une véritable gageure pour nos sociétés occidentales ! J’ai franchi le pas de la conversion il y a un an de cela. Ce pacte scellé avec Dieu m’a procuré une source inestimable de plénitude, de sérénité et d’apaisement, comme une renaissance de l’âme. En effet, après avoir été confrontée à la condamnation et l’ostracisme implacables d’un environnement relationnel médusé, aux yeux de qui j’incarnais l’exemple atypique à marginaliser d’urgence – la conversion à l’islam d’une femme occidentale, indépendante, autonome, cadre, sportive, passionnée par la culture, les voyages, bref une française de son temps - je m’engageais enfin spirituellement. Après une longue phase de réflexion, de maturation, au cours de laquelle je me dois de le reconnaître « 2001 », le terrorisme et le poids du patriarcat ont été autant de facteurs de doutes et de questionnements, je choisissais enfin ma voie. Si vous me croisiez aujourd’hui dans la rue, vous verriez qu’aucun « signe ostentatoire » ne me distingue, et que rien dans mon attitude n’indique de prime abord que je suis musulmane. Il faut dépasser le carcan réducteur des apparences pour discerner l’âme de croyante qui m’anime. Certes, je le concède avec amertume, je me vois aujourd’hui contrainte de donner le change en permanence dans ma vie quotidienne et professionnelle, et de jouer à ce que je ne suis pas, à ce que je n’ai jamais vraiment été... Face à ce que je qualifie d’inquisition inique et anachronique qui sévit de manière intolérable au « pays de Voltaire », permettez-moi de clamer non pas un « J’accuse ! », mais un humble « Je déplore ! » :
- Je déplore que notre classe politique, nos élites intellectuelles et les grands décideurs des médias français se rendent complices d’une stigmatisation orchestrée de l’islam et de ses fidèles, en conditionnant l’opinion à travers des représentations systématiquement négatives qui tronquent la réalité, abusent nos concitoyens, et au final déchaînent les passions.
- Je déplore que notre pays ne favorise pas l’émergence sur le devant de la scène d’une nouvelle génération de français musulmans, de toutes origines, susceptible d’apporter une réelle plus-value à notre société tant sur le plan intellectuel, politique, économique que scientifique, et pas uniquement sportif… (c’est une férue de sport qui parle…)
- Je déplore que l’on entretienne la peur pour mieux régner, que l’on caricature pour mieux humilier, que l’on exclut pour mieux affaiblir.
- Je déplore que les bienfaits de la loi sur la laïcité soient dévoyés pour être érigés en doctrine au détriment du spirituel, quel qu’il soit.
- Je déplore qu’en cette période de crise économique sans précédent, ceux qui nous gouvernent continuent de nous manipuler en surmédiatisant des « affaires » qui ne sont que des leurres.
- Je déplore enfin que l’essentiel soit perdu de vue : l’universalité de nos civilisations, de nos cultures, de nos religions, de nos langues, du sens même de notre existence.
Par-delà la brume épaisse du sectarisme et de l’islamophobie qui couvre, menaçante, notre horizon, je veux plus que jamais croire que le cœur de chaque homme, de chaque femme, peut à tout moment transpercer le rideau de l’indifférence, de l’ignorance et de la haine, pour rayonner. Lundi 27 octobre 2008 Fabienne MARTI (Source : Oumma.com)
15:39 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, conversion
ECONOMIE: 25 000 MILLIARDS DE DOLLARS PARTIS EN FUMEE
Octobre, mois maudit pour les marchés boursiers. Après 1929, 1987 et 1989 : 2008. En trois semaines et demie, Wall Street et les autres places ont chuté de 25 %. "Peut-être l'automne a-t-il une influence psychologique particulière sur l'humeur des milieux financiers : l'hiver approche", notait l'économiste John Kenneth Galbraith dans son livre consacré au krach de 1929. Vendredi 24 octobre, qui marquait le 79e anniversaire du plongeon à Wall Street, les Bourses ont connu une nouvelle journée noire.
A Paris, l'indice CAC 40 a terminé la séance en baisse de 3,54 %, après avoir perdu plus de 10 % en cours de journée et être passé sous la barre des 3 000 points. Tokyo a cédé 9,60 %, Bombay 11 %. A Wall Street, l'indice Dow Jones a reculé de 3,59 % à l'issue d'une séance marquée par des mouvements de panique. "Une séance comme celle-là ne fait que prolonger l'agonie", a estimé Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management, interrogé par l'AFP. "De la peur à l'état pur", a observé pour sa part Gina Martin, de Wachovia Securities. Les chiffres donnent le vertige. Depuis le début de l'année, les grandes places boursières internationales ont perdu presque la moitié de leur capitalisation. Cela signifie qu'environ 25 000 milliards de dollars sont partis en fumée, soit près de deux fois le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis. Certaines places ont presque disparu du paysage. La Bourse de Reykjavik a perdu 94 % de sa valeur , Moscou 72 %, tout comme Bucarest. Rien n'y fait. Ni la mise en oeuvre de gigantesques plans de sauvetage bancaires, ni l'annonce de plans de relance économique massifs ou les appels au calme lancés par les dirigeants politiques et monétaires ne parviennent à enrayer la chute des Bourses. Les investisseurs sont de plus en plus convaincus que l'économie mondiale n'échappera pas à une récession longue et douloureuse. Le dernier espoir qui subsistait, celui que les pays émergents résistent à la crise, est en train de s'envoler. En Chine, le marché immobilier donne des signes de craquement, ce qui risque de fragiliser l'ensemble du système bancaire. Les fermetures d'usines se multiplient, les entreprises se trouvant privées de leurs débouchés dans les pays occidentaux. En Russie et dans tous les pays producteurs de pétrole, les revenus tirés des ventes de brut fondent au fur et à mesure que le prix du baril s'écroule. Le cours du brent est tombé vendredi à 62 dollars, soit une baisse de plus de 55 % en trois mois. La crise des subprimes dégénère en crise économique globale, qui menace les pays les plus faibles. Vendredi, l'Islande, au bord de la faillite, a annoncé avoir signé un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) pour un prêt de 2,1 milliards de dollars (1,7 milliard d'euros). Et la liste des pays en grande difficulté ne cesse de s'allonger : Ukraine, Pakistan, Argentine, Hongrie,etc. Aux Etats-Unis et en Europe, la contamination de"l'économie réelle "commence à se matérialiser. Selon les chiffres publiés vendredi, l'économie britannique s'est contractée de 0,5 % au troisième trimestre, soit le recul le plus important depuis 1990. En Espagne, le taux de chômage est remonté à son plus haut niveau depuis quatre ans. En France, le climat des affaires est tombé à son plus bas niveau depuis 1993. Quant au marché immobilier , il donne des signes de craquement. Le nombre de transactions devrait chuter de 25 % en 2008, ont indiqué jeudi les notaires. Certains secteurs vacillent. Au premier rang d'entre eux, l’automobile. Renault va fermer ses usines en Europe de l'Ouest durant les vacances de la Toussaint. Le président du conseil de surveillance de Volkswagen, Ferdinand Piëch, prédit "une traversée du désert". Au vu de cette détérioration du paysage économique, les opérateurs boursiers s'attendent à un effondrement des profits des entreprises. Tous les secteurs sont touchés. Selon une étude du courtier Cazenove, les plus exposés sont, dans l'ordre, la construction, les mines, les grands magasins, l’assurance vie et la banque. Les valeurs refuges défensives se réduisent à une peau de chagrin : produits de grande consommation, spiritueux... A la Bourse de Paris, la moins mauvaise performance revient à GDF Suez, qui affiche un recul de 21,66 % depuis le début de l'année. La plus mauvaise est le fait de Renault, dont l’action a baissé de 77,12 % depuis le1er janvier. L'inquiétude des investisseurs est d'autant plus grande que les marges de manœuvre monétaires et budgétaires commencent à s'épuiser. En premier lieu, les taux d’intérêt s'approchent de leur plancher. Aux Etats-Unis, la Réserve fédérale (Fed) pourrait annoncer, mardi, une nouvelle baisse de son taux directeur, fixé aujourd'hui à 1,5 %. En Europe, les opérateurs s'attendent aussi à un geste de la Banque centrale européenne, dont le taux principal s'établit à 3,75 %. Au Japon, la banque centrale est dans l'incapacité d'agir, son taux directeur se situant à 0,5 %. Sur le plan budgétaire, les injections de fonds publics pour sauver les banques vont se traduire par une hausse sensible des dettes publiques et par un recours massif à l’emprunt de la part des Etats. Cet afflux d’obligations du Trésor sur les marchés financiers risque de provoquer une forte remontée des taux d’intérêt à long terme qui jouent un rôle majeur dans le financement de l'économie. "Les marchés broient du noir et imaginent le pire avec un caractère autoréalisateur, notent les économistes du Crédit agricole. La question de la confiance reste centrale, et personne ne sait bien aujourd'hui quel élément catalyseur est susceptible de la restaurer de manière durable." (Source : Le Monde.fr) "La catastrophe serait qu'il n'y ait pas de catastrophe!"
14:31 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, crise boursière, 25 000 dollars partis en fumée
AFGHANISTAN: ENQUÊTE SUR DE NOUVELLES VICTIMES CIVILES DE BOMBARDEMENTS AMERICAINS
Les autorités afghanes enquêtent sur des informations faisant état de la mort de 20 agents de sécurité afghans dans un bombardement aérien de l'armée américaine, a-t-on appris de sources autorisées.
Selon un responsable de la province de Ghazni, au sud de Kaboul, les forces américaines seraient intervenues pour repousser un assaut lancé par des insurgés contre plusieurs postes tenus par une société afghane de sécurité sur le chantier d'une route en construction. "D'après les informations que nous avons reçues, vingt employés de cette compagnie ont été tués dans l'attaque de la coalition", a dit un autre responsable provincial. L'armée américaine a dit ne disposer d'aucune information sur ce sujet. Comme toujours, voir note précédente. L’Afghanistan, qui connaît une forte augmentation des actions menées par la Résistance, est de plus en plus sensible aux "victimes collatérales" des opérations entreprises par l'armée américaine ou les forces de l'Otan. Des centaines de civils ont péri depuis le début de l'année lors de bombardements alliés. On reconnaît bien là le « modus operandi » américain.
11:21 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, bombardements américains, victimes civiles
LA SYRIE VICTIME D'UNE ATTAQUE AMERICAINE
Un poste-frontière syrien avec l'Irak a été dimanche la cible d'une attaque d'hélicoptères militaires américains, ont annoncé les autorités à Damas.
Selon l'agence de presse officielle Sana, quatre hélicoptères américains sont intervenus dans le secteur de Bou Kamal, principal point de passage entre l'Irak et la Syrie. La télévision publique syrienne a précisé de son côté que des militaires américains avaient donné l'assaut à un bâtiment civil en construction. Selon des habitants, les hélicoptères ont pris pour cible une habitation dans laquelle sept personnes ont été tuées - un homme et ses quatre fils, ainsi que deux travailleurs. L'agence Sana évoque pour sa part un bilan de huit civils tués dans le raid. A Washington, un porte-parole du Pentagone a affirmé ne détenir aucune information sur le sujet. Quant à un porte-parole militaire américain à Bagdad, il a répondu que ces informations de source syrienne faisaient actuellement l'objet de vérifications. De leurs côtés, la Maison Blanche et la CIA se refusent à tout commentaire. Tiens donc!
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ISLAM: INAUGURATION DE LA PLUS VASTE MOSQUEE D'ALLEMAGNE
Plus de 8.000 personnes se sont rassemblées à Marxloh, une banlieue de cette ville du nord-ouest du pays, pour fêter l'ouverture de la mosquée, qui pourra accueillir 1.200 fidèles.
Dans une atmosphère festive, musulmans et chrétiens ont partagé doner kebabs et thé. "Nous n'avons rien à cacher, il est temps de dire adieu aux mosquées cachées dans des cours intérieures", a déclaré Mehmet Ozay, président du syndicat turco-islamique Ditib, à l'origine du projet. Environ 3,2 millions de musulmans vivent en Allemagne, pour la plupart des Turcs. Duisbourg, une ville industrielle, compte une forte communauté turque.
11:02 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, allemagne, mosquée, duisbourg














