31.12.2008

PALESTINE: LES MEDIAS OCCIDENTAUX AU SECOURS DE L'AGRESSEUR ISRAELIEN A GAZA

Il est évident qu’Israël n’aurait jamais pu lancer ses F 16 contre Gaza sans l’assurance d’une impunité internationale totale. Comme on s’y attendait, Washington a proclamé le « droit d’Israël à se défendre ». Plus hypocrites, le conseil de sécurité de l’ONU et l’UE ont appelé tous les protagonistes à cesser les hostilités, renvoyant dos à dos agresseur et agressé, colonisateur et colonisé, au mépris du droit international. Face à cette agression criminelle, les Etats arabes sont plus que jamais divisés entre la complicité des uns, à commencer par l’Egypte de Moubarak, et l’impuissance des autres qui se contentent de dénoncer une agression militaire par des communiqués de presse…palestine4.jpg

Si les retombées humaines et politiques de l’agression israélienne sont d’une gravité qui interpelle la conscience morale de tous les hommes libres, le rôle joué par les médias occidentaux dans la couverture de cette agression n’est pas moins abject. A défaut de pouvoir soutenir efficacement les vivants, nous insulterions la mémoire des morts de Gaza si nous ne démasquions pas la propagande sournoise des médias occidentaux dans cette bataille qui vise à asservir les esprits et à prévenir tout mouvement de solidarité avec le peuple palestinien en lutte pour ses droits nationaux légitimes.

Dès le lendemain des frappes israéliennes, tous les médias occidentaux ont repris la fable consistant à présenter l’agression israélienne comme une réponse au lancement des roquettes du Hamas ! La disproportion des deux types d’action suffirait à susciter le doute parmi des enfants mais qu’importe pour ces médias pro-israéliens ! Le plus important est qu’ils s’acquittent de la tâche qui leur a été confiée dans cette guerre et sans laquelle l’opération israélienne risquait de perdre ses dividendes politiques. En effet, l’essentiel est de cacher le fait capital que cette agression a été préméditée et préparée depuis six mois dans le cadre d’un agenda stratégique régional qui dépasse de loin le conflit israélo-palestinien, agenda qui a sans doute été précipité par la perspective de la prochaine élection législative israélienne et la perspective de l’investiture du nouveau président américain.

On peut toujours discuter des choix tactiques du Hamas et notamment de sa décision de ne pas reconduire une trêve qui s’est avérée un piège visant à étrangler la société palestinienne de Gaza en vue de neutraliser l’esprit de résistance de la population en recourant notamment à un embargo illégal et criminel. Mais il n’y a pas plus grand crime aujourd’hui que de chercher à faire endosser la responsabilité de l’agression israélienne par le Hamas comme tentent de le faire les régimes vendus de Moubarak et de Mahmoud Abbas. Ce que les médias occidentaux ne diront jamais est que l’agression israélienne contre Gaza, outre qu’elle était préméditée et préparée secrètement par l’état-major israélien depuis six mois, s’inscrit dans une logique stratégique bien définie, en concertation avec Washington, visant à imposer la « pax americana » dans la région du Moyen Orient.

Dans ce projet de « pax americana », les rôles des acteurs régionaux sont définis par avance. L’Iran et la Syrie doivent être neutralisés par la mise en œuvre d’une stratégie de la tension graduelle. Isolement diplomatique, embargo économique et guerre psychologique devraient préparer le terrain à une agression militaire le cas échéant. La guerre de l’été 2006 contre le Hezbollah s’inscrivait dans cette logique visant à la fois à précipiter l’effondrement du front intérieur libanais, à créer un conflit artificiel entre la Syrie et le Liban et à enlever à la Syrie et à l’Iran un allié aux capacités mobilisatrices certaines. L’agression israélienne contre le Liban a lamentablement échoué grâce à la résistance admirable du Hezbollah mais aussi grâce à la maturité de la société libanaise dans son ensemble qui a déjoué le plan israélo-américain qui escomptait un scénario de guerre civile.

L’évolution de la scène politique en Irak n’est pas pour rassurer les Américains et les Israéliens. Les actions suspectes de la soi-disant nébuleuse d’al Qaeda contre la population civile chiite n’ont pas donné le résultat escompté à savoir une guerre civile. Les forces de la résistance sunnite contre l’occupant américain ont compris le jeu américain et se sont retournés contre les groupes criminels d’al Qaeda et sont entrés dans une négociation intelligente avec le gouvernement irakien visant à redessiner la carte politique intérieure autour de la revendication majeure du retrait des forces d’occupation étrangère. La perspective d’une agression israélienne contre ses sites nucléaires a poussé, entre-temps, l’Iran à modérer son discours et sa politique à l’égard des Etats arabes voisins dans le but de leur enlever tout prétexte à une action hostile.

Dans ces conditions, il restait aux Américains et aux Israéliens de frapper le « maillon faible » de la résistance régionale qui se trouve être malheureusement Gaza. Pourquoi Gaza qui constitue pourtant un symbole de la résistance héroïque du peuple palestinien est-il devenu un « maillon faible » dans le dispositif de la résistance ? La densité démographique, la radicalisation politique de la population comme en témoigne la victoire électorale du Hamas de juin 2007 et l’existence d’une organisation paramilitaire aguerrie auraient milité pour une insertion autrement plus honorable de Gaza dans le dispositif de la résistance régionale à la « pax americana ». Mais c’était sans compter sur l’acharnement criminel d’acteurs internationaux et régionaux autrement plus puissants à commencer par Israël qui n’a pas cessé depuis 2007 de planifier et d’exécuter un embargo criminel visant la capitulation de Gaza.

Ce que les médias occidentaux ne diront jamais est que l’agression israélienne contre Gaza n’est que la continuation militaire de cette guerre qui ne dit pas son nom qui a commencé depuis juillet 2007. Ce que les médias occidentaux ne diront jamais est que cette guerre qui a déjà fait plus de 300 morts et un millier de blessés a commencé non pas le jour où les F 16 se sont lancés contre une ville sans défense aérienne mais bien le jour où Américains et Européens ont unanimement décidé de déclarer comme « terroriste » et de geler ses comptes bancaires une organisation qui vient de bénéficier de la majorité des suffrages de sa population !

La guerre médiatique occidentale a bien précédé la guerre tout court de l’aviation israélienne. L’isolement diplomatique de Gaza par les puissances occidentales qui a précédé et accompagné l’embargo économique et social exécuté par Israël a été facilité par la complicité des régimes arabes qui se sentaient politiquement menacés par la victoire électorale du Hamas. Cette complicité prend des formes variées. Le régime égyptien se charge d’enfermer la population de Gaza en faisant surveiller par son armée la seule porte d’entrée qui reste pour les habitants (Rafah).

La monarchie saoudienne contribue à financer la bureaucratie de l’autorité palestinienne vendue de Mahmoud Abbas pour lui permettre de jouer son rôle policier contre la résistance. Il faut savoir que sans la corruption de l’argent saoudien et européen, la pseudo-autorité palestinienne ne tiendrait pas un seul jour. Les bureaucrates et les politiques européens n’hésitent pas à justifier leur « aide » économique et humanitaire à la population de Gaza par leur volonté de diminuer l’influence du Hamas, et plus généralement des organisations islamistes, parmi la population palestinienne !

Au-delà des F 16 israéliens, le peuple palestinien de Gaza a affaire à une véritable conspiration criminelle internationale que les médias occidentaux cherchent à couvrir en se faisant les relais passifs de la propagande israélienne. Le peuple palestinien paie dans le sang et la douleur les frais de l’Après-11 septembre. Sinon comment expliquer l’aveuglement généralisé dont font preuve ces médias qui ne ratent pourtant aucune occasion de se lamenter sur les atteintes aux droits humains sous d’autres cieux ?

Mais ce que les médias occidentaux ne diront jamais est que le Hamas palestinien est un mouvement de libération nationale dont les noyaux fondateurs appartiennent à une mouvance idéologique, les Frères Musulmans, qui, tout en soutenant la résistance armée légitime contre l’occupation étrangère en Palestine, en Afghanistan et en Irak, s’est démarquée depuis longtemps de la violence politique dans les pays arabes et musulmans comme moyen d’accès au pouvoir et ce, malgré la répression systématique des régimes autoritaires en place. Cette mouvance condamne périodiquement les attentats terroristes qui ciblent aveuglément les civils dans le monde et qui sont généralement revendiqués par des groupuscules dits « salafistes » sans aucun rapport avec les Frères Musulmans.

Ce que les médias occidentaux ne diront jamais est que l’agression israélienne censée contribuer à la « croisade » universelle contre le « terrorisme islamique », si elle réussissait à briser militairement et politiquement le Hamas à Gaza, risquerait de détruire le seul véritable rempart contre le « salafisme » armé. Ce n’est pas le pouvoir corrompu du Fatah de Mahmoud Abbas qui pourra endiguer la déferlante « salafiste » qui risque de trouver dans la tragédie de Gaza et la défaite du Hamas de quoi nourrir son discours apocalyptique et revanchard ! A moins que ce ne soit le but inavoué des stratèges de Washington et de Tel Aviv qui trouveraient ainsi dans le « choc des civilisations » un nouveau souffle dans cette période de morosité économique…

Le fait de dénoncer la propagande mensongère des médias occidentaux ne doit à aucun moment nous amener à occulter la responsabilité des mouvements de libération arabe.La douleur et l’émotion légitimes suscitées par les scènes d’horreur des corps palestiniens déchiquetés par les missiles de l’aviation et de la marine israéliennes ne devraient pas nous empêcher de réfléchir sérieusement sur les voies et moyens à mettre en œuvre en vue de faire face à la guerre médiatique qui cultive l’amalgame entre islamisme et terrorisme. La tragédie de Gaza montre que l’enjeu de cette guerre médiatique n’est plus seulement d’ordre stratégique mais conditionne jusqu’à la mobilisation pacifiste à court terme contre un massacre à huis clos.

Il n’est pas aisé de relever ce défi d’une guerre médiatique menée par des lobbies transnationaux possédant des ressources financières, technologiques et humaines sans commune mesure avec celles dont disposent les organisations militantes. Mais ce n’est pas une raison pour négliger cette bataille capitale. En fait, ce qui fait la force de frappe essentielle des médias occidentaux dans leur guerre mensongère contre la résistance du peuple palestinien, et des peuples musulmans en général, c’est la faiblesse idéologique et politique du front de résistance anti-impérialiste et anti-sioniste dans la région. Un des symptômes les plus évidents de cette faiblesse est l’incapacité à rendre plus visible aux yeux de l’opinion publique internationale et occidentale en particulier, sa nette démarcation de toutes les formes de terrorisme aveugle visant des populations civiles innocentes où que ce soit dans le monde.

La résistance à l’occupation étrangère et à la tyrannie politique de régimes dictatoriaux perdrait de son efficacité si elle était déconnectée de la lutte contre l’intégrisme religieux qui nourrit le terrorisme aveugle, divise le front intérieur sur des bases artificielles et affaiblit les chances d’une solidarité internationale conséquente. Aujourd’hui, même les acteurs stratégiques qui devraient compter parmi les alliés objectifs et naturels du mouvement de libération arabe, comme la Russie et la Chine, restent dans l’expectative. Et pour cause. Eux aussi ont affaire à des mouvements sécessionnistes d’obédience musulmane sunnite qu’ils considèrent, à tort ou à raison, comme une menace pour leur sécurité nationale. Ils craignent par-dessus tout que ces mouvements soient manipulés par les Américains directement ou indirectement via l’Arabie saoudite.

Même les syndicats européens semblent passifs face à la tragédie de Gaza, travaillés de l’intérieur par de puissants courants pro-israéliens, liés notamment à l’Internationale socialiste. Or ces courants n’auraient jamais influencé ces organisations avec l’aisance actuelle sans les provocations stupides des courants « salafistes » qui développent en Europe un discours réactionnaire qui se retourne finalement contre les peuples musulmans en butte au sous-développement et à la dictature et contre la communauté musulmane d’Europe qui souffre d’un climat de racisme et d’islamophobie croissant.

Nul n’est besoin de chercher à savoir si les groupuscules de la mouvance pseudo-salafiste sont ou non manipulés par le Mossad et la CIA même si plusieurs indices ont montré dans un passé récent que pareille hypothèse n’est pas une vue de l’esprit. Il suffit de savoir qu’ils font objectivement le jeu des stratèges américains et israéliens et constituent le pain quotidien de la propagande des médias occidentaux pour les dénoncer et les combattre ! Ce qui se passe aujourd’hui à Gaza augure malheureusement de jours encore plus sombres pour toute la région. Si, en plus de notre incapacité à venir en aide à nos frères de Gaza, nous ne voulons pas insulter leur mémoire, ayons au moins le courage de comprendre d’où provient la force de nos adversaires, non pas pour capituler devant elle, mais pour mieux la démonter pierre après pierre. Mohamed Tahar Bensaada (Source Oumma.com)

 

30.12.2008

PALESTINE: ISRAËL OU LA BARBARIE FECONDE

« …Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ? Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez, ne mourons-nous pas ? Si vous nous faites tort, ne nous vengerons-nous pas ? Si nous vous ressemblons dans le reste, nous vous ressemblerons aussi en cela... »   William Shakespeare

Ainsi, c’est par un massacre que l’Etat d’Israël a choisi de clore l’année 2008. Toutes les télévisions du monde ont donné à voir ces effroyables images de policiers palestiniens de la bande de Gaza, agonisant dans d’effroyables souffrances après avoir été fauchés par les bombardements de l’armée israélienne. Deux cent cinquante morts pour la seule journée du 27 décembre. Des civils (les policiers ne sont pas des combattants) victimes d’un raid où il s’agissait de tuer massivement, afin de semer la terreur, d’effrayer.oppression-in-palestine.jpg

Y a-t-il une différence avec les massacres qui ont récemment été perpétrés en Inde par des jeunes gens fanatisés, ou avec les attentats meurtriers qui se déroulent presque quotidiennement en Irak ? La qualification de « crime terroriste » serait-elle réservée aux groupes qui ne sont pas officiellement mandatés par des Etats ? Israël prétend agir ainsi pour sa sécurité, en réponse aux attaques dont son espace territorial fait régulièrement l’objet de la part de combattants palestiniens. Mais que produit un pareil massacre ? Davantage de haine. Encore plus de désir de détruire Israël. Une rage encore plus grande chez les jeunes Palestiniens qui ne peuvent nourrir aucun autre rêve que celui de se venger.

Israël vit dans l’illusion que c’est en terrorisant les populations des Etats voisins, qui lui sont globalement hostiles, qu’il garantira son avenir. Il croit dans la religion de la force. Mais plus l’Etat hébreu agit ainsi, plus il suscite des vocations de combattants, et particulièrement des vocations de kamikazes. Devant les images de civils palestiniens agonisant, ce sont tous les Arabes et les Musulmans du monde entier qui éprouvent des sentiments de colère et des envies de châtier Israël à son tour. Depuis 1948, année de sa création, l’Etat d’Israël est parvenu, de fait, à venir à bout de toutes les menaces qui ont pesé sur son existence.

Mais combien de temps cela peut-il encore durer ? Les trois cents millions d’humains qui entourent Israël sont des barils de colère. Trois cents millions d’êtres qui n’en peuvent plus de l’humiliation à travers le déni et le mépris que subissent leurs frères palestiniens. Selon Olivier Abel « Le fort devient toujours plus barbare avec le faible, il faut donc armer le faible d’un contre pouvoir. Pour que la barbarie s’arrête, il faudrait retrouver le sens « épique » : traiter l’ennemi avec équité, avec respect, avec admiration même, comme David épargnant Saül ».

Gaza, ce terrifiant ghetto où sont enfermés, emmurés, un million et demi d’hommes et de femmes qui s’efforcent de survivre dans une misère insoutenable et cette terrifiante pénurie d’eau potable. Comment imaginer que, dans pareille situation, plusieurs dizaines de milliers de jeunes ne sont pas prêts à combattre jusqu’à la mort ? Israël peut tuer deux cents d’entre eux chaque jour, il y en aura toujours autant, et plus encore, qui seront prêts à aller se faire exploser au coeur des quartiers juifs quand l’occasion s’en présentera. Folie d’Israël qui creuse lui-même sa tombe.

Folie d’Israël qui génère la violence dont il se protège. Folie d’Israël qui, à l’époque de la suprématie de l’OLP, a tout fait pour favoriser le développement d’un mouvement islamiste voulu comme concurrent, et qui aujourd’hui fait tout pour le diaboliser. Or quand Israël agit avec barbarie, Israël œuvre pour la gloire de ce Hamas. Dans toute la Palestine d’abord. Dans tout le monde arabo-musulman in fine. Rachid Benzine (Source Oumma.com)

 

29.12.2008

PALESTINE: APPEL DE 15 ORGANISATIONS PALESTINIENNES DE DEFENSE DES DROITS DE L'HOMME

Communiqué urgent

27 Décembre 2008

Les organisations palestiniennes de défense des droits de l’homme condamnent fermement les récentes attaques militaires menées par les forces d’occupations israéliennes dans la bande de Gaza le 27 décembre 2008. Les attaques ont commencé à environ 11h30 et ont durées environ trois heures. Ces attaques ont détruit la plupart des bureaux de la sûreté de Gaza, y compris les commissariats, entraînant la mort de plus de 200 Palestiniens. Plus de 400 ont été blessés dont plus de 120 grièvement.gaza27enfant.jpg

Le nombre de décès résultant de ces attaques indique un ciblage délibéré des forces de police civiles de cette région ainsi qu’une violation claire de l’interdiction des assassinats. Les assassinats sont une violation grave de la quatrième convention de Genève en vertu de l’article 147 et sont donc considérés comme des crimes de guerre. Le choix du moment et du lieu de ces attaques indique également l’intention malveillante d’infliger le plus de victimes possible puisque de nombreux commissariats sont situés dans des zones densément peuplées et que l’heure des attaques coïncidait avec la sortie des écoles ce qui a entraîné la mort de nombreux enfants.

L’actuel blocus de la bande de Gaza a laissé les installations médicales dans l’incapacité de répondre aux besoins des centaines d’autres personnes qui ont été blessées, ce qui aboutira probablement à une augmentation du nombre de décès. Selon des responsables israéliens, ces attaques ne sont que le début d’une campagne militaire ouverte dans la bande de Gaza. Il est donc impératif que la communauté internationale ne reste pas silencieuse tandis qu’Israël avance en toute impunité.

Malgré les appels répétés des organisations palestiniennes de défense des droits de l’homme concernant Gaza, la communauté internationale ne s’est pas résolue à agir. Nous sommes maintenant au bord d’une explosion de violence à la suite de cet échec et sommes amenés une fois de plus à appeler à l’action.

À la lumière de ce qui précède, les organisations de défense des droits de l’homme palestiniennes demandent instamment que :

* le conseil de sécurité des nations unies convoque une session extraordinaire et adopte des mesures concrètes, y compris des sanctions, afin de s’assurer qu’Israël s’acquitte de ses obligations en vertu du droit humanitaire international.

* les Hautes Parties contractantes aux Conventions de Genève s’acquittent de leurs obligations en vertu de l’article 1 commun pour assurer le respect des dispositions de la Convention et prennent les mesures appropriées pour obliger Israël à respecter ses obligations en vertu du droit humanitaire international, en particulier qu’elles soulignent l’importance cruciale du respect et de la protection des civils contre les effets des hostilités.

* les Hautes Parties contractantes s’acquittent de leur obligation légale, en vertu de l’article 146 de la quatrième Convention de Genève, de poursuivre les auteurs responsables de graves violations de la Convention.

* les institutions de l’UE et les États membres à faire un usage efficace des directives de l’Union européenne sur la promotion du respect du droit humanitaire international (2005 / C 327/04) pour veiller à ce qu’Israël se conforme au droit humanitaire international en vertu des paragraphes 16 (b), (c) et (d) de ces directives, y compris l’adoption immédiate de mesures restrictives et de sanctions, ainsi que la cessation de tout dialogue avec Israël.

Ends - Al-Haq Addameer Prisoners’ Support & Human Rights Association Ad-Dameer Association for Human Rights Al-Mezan Center for Human Rights Defence for Children International Ensan Center for Democracy & Human Rights Independent Commission for Human Rights (ICHR) Jerusalem Legal Aid & Human Rights Center (JLAC) Palestinian Centre for Human Rights (PCHR) Palestinian Center for the Independence of the Judiciary and the Legal Profession, Musawa Ramallah Center for Human Rights Studies (RCHRS) Women’s Center for Legal Aid and Counseling (WCLAC) Women’s Studies Center The Palestinian Non-Governmental Organizations’ Network - PNGO

PALESTINE: LOURD BILAN DE L'AGRESSION SIONISTE A GAZA

Les avions et les navires de guerre sionistes poursuivent leur agression contre la population palestinienne de Gaza. On dénombre ce soir plus de 350 tués, dont de nombreuses victimes civiles, femmes et enfants, et 1400 blessés.massacregaza_300_0.jpg "Le nombre des citoyens civils massacrés par les raids aériens israéliens, est toujours en progression, et on est très  choqué par les centaines de citoyens qui tombent en martyrs, d'une manière inhabituelle et effrayante, ainsi que par les centaines d'autres blessés pour lesquels on  ne peut rien faire compte tenu de la situation catastrophique provoquée par le blocus israélien ", a déclaré le ministre de la santé à Gaza, Bassem Naïm. "Les habitants de la Bande de Gaza sont sauvagement attaqués par les avions de guerre sionistes, alors que le blocus israélien inhumain  a complètement isolés ces innocents du monde extérieur", a déclaré le chef des urgences et des secours à Gaza, le Dr Mouaouia Hassanine. Il a ajouté :"les ambulances sont en panne, les médicaments n'existent plus, les appareils ne fonctionnent plus, notamment ceux qui sont utilisés pour sauver les blessés qui se trouvent dans un état critique". "Quelle position méprisable, honteuse et inhumaine du monde envers ces victimes innocentes, assassinées par des armes puissantes et infernales, qui montrent la sauvagerie des responsables criminels sionistes!!". Où sont maintenant ceux qui prônent le respect des droits de l'homme, des valeurs de la démocratie, et qu’en est-il des décisions, règles, lois, chartes des Nations unies et de la communauté internationale?", ont déclaré des sources palestiniennes.

28.12.2008

MYTHIQUE CAP HORN !

Mythique Cap Horn ! Rêve d’enfant. Rêve d’adolescent. Rêve d’adulte. Loin, loin, très loin au bout de ses rêves… Cap Horn 2.jpgDemain peut-être !  Mythique Cap Horn,  dont  le navigateur  Pierre Stefan disait : « Trempés mais heureux, nous laissons le Horn dans notre sillage. Nous ne serons jamais plus les mêmes. Nous serons pires. »  Carnets du Cap Horn, Pierre Stefan, Editions Arlea. (Voir album photos)  Wolff

PALESTINE: AGRESSION SIONISTE A GAZA, 280 MORTS

Israël poursuivait aujourd'hui ses attaques aériennes à Gaza, qui ont fait 280 morts en moins de 24 heures, menaçant le Hamas qui contrôle le territoire palestinien d'une possible opération terrestre. Réuni d'urgence, le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé dimanche à New York à la fin immédiate de toutes les activités militaires dans la bande de Gaza.hamas_flags.jpg L'opération dite "plomb durci", d'une violence jamais vue depuis l'occupation des territoires palestiniens par Israël en 1967.  Les attaques israéliennes ont fait 280 morts, en majorité des policiers du Hamas, et plus 600 blessés, selon un nouveau bilan des services d'urgence palestiniens. Entre temps, six nouvelles roquettes tirées depuis la bande de Gaza se sont abattues dimanche dans le sud d'Israel sans faire de victimes. Mais l'une d'elles, de type Grad, a atteint pour la première fois Gan Yavné près du port d'Ashdod, à plus de trente kilomètres de Gaza, selon les secours israéliens. Le Hamas a affirmé avoir visé Ashdod avec deux roquettes de type Grad. Plusieurs raids ont été signalés dimanche matin dans la ville de Gaza, dans le camp de Jabaliya, dans le nord du territoire, ainsi que dans le sud, à Khan Younès et Rafah, selon des témoins. L'une des frappes à détruit le "Saraya", un complexe abritant la principale prison de Gaza et un QG des services de sécurité du Hamas, selon des témoins. Dans une autre attaque une dizaine de policiers du Hamas ont été blessés dans un poste de police. Le bâtiment du "Conseil des ministres" du Hamas à Gaza également été frappé. L'aviation israélienne a en outre détruit le bâtiment abritant le siège du gouvernorat de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, selon des témoins. Dans la nuit, des appareils israéliens ont frappé des studios de la télévision du Hamas, Al-Aqsa, mais celle-ci continuait de diffuser dimanche. Les rues de la ville de Gaza étaient quasi désertes tandis que des files se formaient devant les boulangeries. Les magasins et écoles sont restés fermés en signe de deuil. Des policiers du Hamas bloquaient les accès à certains axes. Une grève des commerces était également observée en Cisjordanie, à Jérusalem-est et dans les villes arabes d'Israël. Mais Israël semblait décidée à ne pas s'en tenir aux raids aériens, d'autant que les tirs de roquettes se poursuivaient de façon sporadique. 86 roquettes ont été tirées depuis samedi, tuant un civil israélien. Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak cité par son porte-parole a affirmé dimanche qu'une opération terrestre contre le Hamas était possible. Le chef du gouvernement du Hamas Ismaïl Haniyeh a affirmé samedi que les attaques israéliennes ne feraient pas plier son mouvement.

10.12.2008

QUI SONT LES PROFANATEURS? par Christian BOUCHET

Pour la troisième fois en moins de deux ans, le carré musulman du cimetière militaire de Notre-Dame-de-Lorette, près d'Arras, a été l’objet de dégradation. Ces actes inqualifiables scandalisent, à juste titre, la France entière, y compris tous les nationaux qui n’oublient pas le nombre de musulmans qui se tinrent aux côtés des Français catholiques dans les moments les plus difficiles de notre histoire. Notre-Dame_de_Lorette_1.jpgL’abjection et le scandale de ces actes est encore renforcé par l’exploitation qu’en fait la propaganda staffel du système. Ainsi, on tente de nous convaincre que leurs auteurs des profanations seraient membres de “ groupuscules néo-nazis ”. Cela sans plus de précisions, et pour cause : il y a en effet bien longtemps que les dits groupuscules ont disparu de la vie politique française, y compris de sa lunatic fringe… Soyons clair, je n’exclue pas que cet acte immonde soit l’objet de quelques hilotes et QI à deux chiffres, de blaireaux à poils courts, de skinheads ou d’assimilés. Mais derrière les auteurs des faits, il faut voir ceux dont les écrits peuvent les avoir décidé à agir… Et là, on cherche en vain la moindre trace de “ néo-nazisme ” ! En effet, qui a, peu avant la première profanation, diffusé sous le titre Fitna, un petit film appelant à la haine du musulman ? Des néo-nazis ?  Pas le moins du monde… Un député hollandais, d’origine libérale, qui déclare être “ très proche d’Israël la seule démocratie au Moyen-Orient”, dont la fréquentation est pour lui “ un antidote qui le prémunit contre l’extrême droite européenne. ”  De même sont-ce des néo-nazis qui ont fait leur fonds de commerce de la démonisation de l’Islam ? Fallaci, Redeker, Rioufol, Fourest ou Val sont-ils des néo-nazis ?… Non pas, par contre il est acquis qu’ils sont tous de grands amis de l’entité sioniste et des dénonciateurs virulents de la religion musulmane. (Les milieux identitaires français ne sont pas en reste dans la haine anti-musulmane. Wolff). Comme le sont tous les sites, qui d’Occidentalis à Islamovigilance en passant par Novopress et celui de la Ligue de défense juive, exploitent le même filon, dans l’impunité la plus totale. D’ailleurs, qui nous dit que les profanateurs de Notre-Dame-de-Lorette ne se sont pas inspirés d’une autre profanation d’un cimetière musulman qui s’était produite la semaine précédente… en Palestine occupée ? Elle avait été le fait de jeunes colons juifs qui avaient tagué les tombes d’un cimetière proche d’Hébron, exactement comme cela a été fait dans la nécropole militaire d’Arras… Christian Bouchet (voxnr.com)

DES TOMBES DE SOLDATS MUSULMANS ET JUIFS TOMBES POUR LA FRANCE PROFANEES

Environ 500 tombes musulmanes du cimetière militaire Notre-Dame-de-Lorette, près d'Arras, ont été profanées dans la nuit du dimanche au lundi 8 décembre, par des tags à caractère raciste et des croix gammées, pour la troisième fois en deux ans, a-t-on appris auprès des gendarmes.Profanation.jpg "Plusieurs centaines de tombes du carré musulman ont été profanées, notamment avec des inscriptions et des tags. Les faits ont été découverts par des anciens combattants, tôt" lundi matin, jour de la grande fête musulmane de l'Aïd el-Kébir, a-t-on précisé de même source. Plusieurs tombes israélites du cimetière ont également été profanées, a-t-on appris un peu plus tard auprès de la gendarmerie. "Entre une dizaine et une vingtaine de tombes israélites", situées dans le prolongement de celles du carré musulman, "ont subi des dégradations du même type", a précisé la gendarmerie, ajoutant qu'"il n'y a pas d'inscription antisémites sur les tombes israélites", qui sont au nombre d'une soixantaine au total. Sur plusieurs centaines de tombes du carré musulman, qui compte en tout 576 sépultures orientées vers La Mecque, de grandes lettres tracées à la peinture noire forment des inscriptions insultant la religion musulmane et citant également nommément la ministre de la Justice Rachida Dati. Sur quelques sépultures, des croix gammées ont également été tracées, et au moins une affichette insultant l'islam a été collée sur une stèle. Les dégradations ont été découvertes lundi matin, jour de la fête musulmane de l'Aïd el-Kebir, par un promeneur, a précisé à la presse sur place le procureur de la République d'Arras Jean-Pierre Valensi. "A priori, cela semble ressembler à la précédente profanation", commise en avril 2008, a ajouté Jean-Pierre Valensi. Quelque 80 gendarmes étaient dès lundi matin à pied d'oeuvre et plusieurs centaines devraient prendre part à l'enquête. Ce cimetière militaire situé dans le Pas-de-Calais avait déjà été profané à deux reprises depuis 2007: dans la nuit du 5 au 6 avril 2008, 148 tombes avaient été recouvertes d'inscriptions injurieuses visant directement l'islam, et dans la nuit du 18 au 19 avril 2007, 52 tombes musulmanes avaient également été profanées. Inauguré en 1925 sur 13 hectares, le cimetière Notre-Dame-de-Lorette, situé sur une colline, commémore notamment les combats de 1915, à l'un des endroits les plus disputés du front occidental au début de la Première Guerre mondiale. Environ 40.000 combattants y reposent, dont la moitié dans des tombes individuelles. Le carré musulman compte 576 tombes orientées vers La Mecque.  A force de n’envisager qu'en terme de lutte contre l'Islam  les problèmes tout à fait essentiels, posés, en France et en Europe, par une immigration non maîtrisée, les apprentis sorciers, du « souverainiste » Philippe de Villiers  aux identitaires de Pierre Vial, malgré leurs dénégations offusquées, contribuent, par leur cécité politique et leur aveuglement idéologique, à inciter de pauvres abrutis, souvent manipulés, à de tels comportements ignobles. A vomir.

09.12.2008

RUSSIE: FUNERAILLES DU PATRIARCHE ORTHODOXE ALEXIS II

L'office, qui a débuté à 08H00 (05H00 GMT), a duré trois heures dans l'immense édifice blanc au vaste dôme doré, dynamité par Staline en 1931 et reconstruit dans les années 1990. Il a été suivi d'un office funèbre à 11H00 (08H00 GMT) et de l'inhumation du défunt à la mi-journée. Alexis2.jpgLe cercueil, ouvert selon la tradition orthodoxe, reposait sur un vaste catafalque entouré de roses blanches et de lys, au centre de l'imposante cathédrale, illuminée. Le visage d'Alexis II, qui était patriarche de Moscou et de toutes les Russies depuis 1990, était couvert d'un voile blanc, comme le veut la tradition pour les funérailles de dignitaires de l'Eglise. Un tissu vert, couleur du patriarche, était posé sur le cercueil. Le successeur provisoire d'Alexis II, le métropolite Kirill de Smolensk et Kaliningrad, a présidé le début de la liturgie en présence de 200 évêques et prêtres portant des bures blanches, incrustées de fils d'or et de perles, symbole du passage à la vie éternelle. Dans la foule, des représentants de l'Etat et des régions russes étaient présents, des personnalités de la culture tel le cinéaste Nikita Mikhalkov ainsi que la grande-duchesse Maria Vladimirovna, héritière autoproclamée du dernier tsar de Russie Nicolas II. Des représentants des autres Eglises orthodoxes ainsi que du Vatican, les cardinaux français Roger Etchegaray et allemand Walter Kasper, assistaient également à l'office, a constaté une journaliste de l'AFP. Le président russe Dmitri Medvedev et le Premier ministre Vladimir Poutine, qui a contribué à restaurer l'influence de l'Eglise orthodoxe en Russie au côté d'Alexis II lorsqu'il était au Kremlin (2000-2008), étaient arrivés dans la matinée aux funérailles. Les présidents bélarusse Alexandre Loukachenko et serbe Boris Tadic, deux pays de tradition orthodoxe, étaient également présents. Dmitri Medvedev a demandé la suppression de tous les programmes de divertissement mardi, notamment à la télévision, signe du quasi-statut de religion d'Etat retrouvé par l'orthodoxie dans la Russie post-soviétique. Plus de 80.000 fidèles se sont pressés depuis samedi dans la cathédrale du Christ-Sauveur pour rendre un dernier hommage à la dépouille d'Alexis II, a indiqué le service de presse de la police cité par l'agence Itar-Tass. Alexis II a été inhumé à 13H00 (10H00 GMT) à la cathédrale de l'Epiphanie à Moscou, conformément à sa volonté. Un synode a nommé samedi comme patriarche intérimaire ou "gardien du trône" le métropolite Kirill, 62 ans, puissant chef du département des relations extérieures du Patriarcat. Un autre synode décidera mercredi de la date de l'élection du prochain patriarche, qui doit intervenir dans les six mois suivant le décès d'Alexis II.

 

PAKISTAN: ATTAQUES REPETEES CONTRE DES CAMIONS DE L'OTAN

 

Des insurgés ont incendié dans le nord-ouest du Pakistan une centaine de véhicules de l'Otan, dont 50 camions servant à approvisionner les troupes étrangères en Afghanistan, a annoncé lundi la police pakistanaise, au lendemain d'une attaque similaire. Camions otan 2.jpgL'attaque contre un terminal de conteneurs situé à côté de la ville de Peshawar. Quelque 100 véhicules ont été incendiés, dont des jeeps et une vingtaine de camions, a précisé la police, ajoutant que les pompiers avaient pu sauver une quarantaine de véhicules. Selon un garde, quelque 200 hommes armés ont attaqué le terminal tôt lundi matin, arrosant les véhicules d'essence avant d'y mettre le feu. Ces attaques relèvent d'une stratégie visant à couper les lignes de ravitaillement des forces occidentales en Afghanistan. 75% des flux logistiques passent par le Pakistan, où les troupes occidentales ne peuvent pas intervenir pour protéger les convois, confiés à des sous-traitants privés. Par ailleurs, le NEW-YORK TIMES annonce que les Etats-Unis s'apprêtent à envoyer 20.000 hommes supplémentaires en Afghanistan, principalement dans la région de Kaboul. Une décision qui montre que la capitale semble effectivement menacée par la progression de la résistance afghane. Les troupes d’occupation occidentales ne semblent pas tirées d’affaire. Elles ne gagneront jamais cette guerre et doivent quitter l’Afghanistan. Le plus tôt sera le mieux !

 

 

 

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