30.01.2009
QUAND LE SIONISME A BESOIN DE L'ANTIJUDAISME par Rudolf BKOUCHE
Depuis les massacres perpétrés à Gaza par l'armée israélienne, on a vu se développer en France des actes antisémites plus ou moins graves, depuis les graffitis jusqu'à des incendies de synagogues ou une agression contre une collégienne juive.
Aussitôt certains ont mis en garde contre le transfert en France du conflit israélo-palestinien et le risque de dérapages des manifestations pro palestiniennes incontrôlées, pro palestiniennes faut-il préciser, car on a moins parlé des manifestations de soutien à Israël qui, au moment où l'armée israélienne détruit la bande de Gaza et massacre ses habitants, sont autant de provocations. Comment peut-on soutenir la barbarie israélienne ? C'est la question première à partir de laquelle on peut essayer de comprendre, ce qui ne revient pas à les justifier, les actes antijuifs de quelques uns qui s'imaginent ainsi marquer leur soutien aux Palestiniens.
La barbarie israélienne, un grand mot pourrait-on dire lorsqu'il s'agit d'un pays considéré comme participant de la civilisation, de la "vraie" civilisation faudrait-il préciser, puisqu'il est considéré par ses partenaires de l'Union Européenne comme un pays européen, officieusement il est vrai. Mais le siècle dernier nous a appris que civilisation et barbarie savaient s'entendre quand nécessaire et l'hégémonie occidentale sait user de cette double face. On comprend alors pourquoi ce bastion de civilisation face à la barbarie comme le présentait Herzl soit considéré, quoiqu'il fasse, comme une part de l'Occident. On peut alors aisément se donner belle conscience en présentant l'intervention israélienne comme "disproportionnée", autrement dit, « vous avez le droit de tuer quelques uns de ces "vrais" barbares que sont les Palestiniens, mais pas trop, cela risquerait de ternir votre image ». Double langage de l'Occident qui ne peut que déclencher ce que Jean Ziegler, dans un livre remarquable, appelle "la haine de l'Occident". Et ce double langage joue d'autant plus qu'ici la haine frappe ces anciennes victimes de l'Occident que sont les Juifs, eux qui n'ont été reconnus Européens qu'après des siècles d'antijudaïsme européen et le massacre de six millions d'entre eux il y a quelque soixante ans. Mais, en devenant Européens, les Juifs sont passés de l'état de peuple paria à l'état de peuple persécuteur, d'autant que leur européanisation s'est traduite pas la création d'un Etat dit juif sur une terre qu'ils ont conquises par les armes et dont ils ont chassés les habitants. Ainsi le sionisme, idéologie minoritaire parmi les Juifs avant le grand massacre, devenait l'idéologie officielle juive et intégrait la majorité des Juifs à la face sombre de l'Europe, celle des conquêtes coloniales et de l'impérialisme. Aujourd'hui, alors que se lèvent en Occident des mouvements dénonçant cette face sombre, le sionisme, au nom de la défense des Juifs, tend à maintenir les Juifs européanisés dans le côté sombre de l'Europe. Réflexe de défense d'un sionisme qui a compris que sa survie, dans le climat de violence qu'il a installé en Palestine depuis la création de l'Etat d'Israël, dépend d'une part de son emprise sur la majorité des Juifs, d'autre part du soutien de l'Occident. On comprend alors que le sionisme, s'il s'est défini, à la fin du XIXe siècle, en réaction à l'antisémitisme européen, a besoin aujourd'hui de l'antisémitisme pour survivre. C'est en ce sens que les manifestations de soutien à Israël peuvent être considérées comme de véritables provocations, ce que savent ceux qui se proclament les représentants de la "communauté juive", qui le sont peut-être, mais cela importe peu, et qui cherchent à maintenir cette "communauté" dans l'enfermement sioniste. C'est cela qui conduit ces représentants à identifier Juifs et Sionistes et qui réussissent en partie puisque certains croient qu'en s'attaquant de façon inconsidérée aux Juifs, il s'attaque au sionisme et à l'Etat d'Israël. Tout cela ne justifie en rien des actes antijuifs. Que ceux-ci relèvent de réactions spontanés ou qu'ils soient des actes réfléchis, ces actes sont inacceptables et par conséquent condamnables. Mais cette condamnation nécessaire ne saurait dédouaner les provocations de ceux qui soutiennent une politique criminelle et qui ont besoin de l'équation "juif = sioniste" pour faire marcher leur machine de guerre. C'est donc cette équation "juif = sioniste" qu'il faut casser, ce qui exige que s'affirment des juifs antisionistes avec ce double objectif- dénoncer les crimes auxquels conduit l'idéologie sioniste- mettre en évidence l'impasse dans laquelle cette idéologie enferme les Juifs.
Rudolf Bkouche, le 12 janvier 2009
Membre de l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix) et de l'IJAN (International Jewish AntiZionist Network)
Je distingue ici l'antijudaïsme provoqué par le sionisme et la politique israélienne de l'antisémitisme européen qui visait les Juifs en tant que Juifs et qui a contribué à en faire un peuple paria.
10:14 Publié dans Libres propos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, israël, sionisme, antijudaisme, antisémitisme
29.01.2009
PALESTINE: PAS DE DIFFERENCE DE POLITIQUE ENTRE BUSH ET OBAMA SUR LA QUESTION ISRAELIENNE SELON LE HEZBOLLAH
Il n'y a pas de différence entre le président américain Barack Obama et son prédécesseur George W. Bush sur la question israélienne, a estimé jeudi le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah.
"Le comportement de la nouvelle administration vis à vis d'Israël, c'est un soutien total. Je n'ai pas le sentiment jusqu'à présent qu'il existe une différence entre les deux administrations", a déclaré Hassan Nasrallah, qui s'exprimait au cours d'une conférence vidéo d'un lieu non divulgué au Liban. Le chef du Hezbollah a dénoncé l'offensive israélienne à Gaza, la qualifiant d'"échec politique et militaire".
21:18 Publié dans Palestine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, hezbollah, politique américaine
PALESTINE: LA JUSTICE ESPAGNOLE OUVRE UNE ENQUÊTE CONTRE DE HAUTS RESPONSABLES MILITAIRES ISRAELIENS POUR "CRIMES CONTRE L'HUMANITE"
La justice espagnole a ouvert jeudi une enquête pour "crimes contre l'Humanité" visant l'ex-ministre israélien de la Défense Benjamin Ben-Eliezer et six hauts responsables militaires israéliens, pour un bombardement meurtrier à Gaza en 2002. Cette annonce a provoqué la colère d'Israël, où le ministre de la Défense Ehud Barak a réagi en affirmant qu'il "fera tout" pour obtenir l'annulation de cette enquête "délirante".
"La réaction d'Israël est la réaction d'Israël et la réaction du gouvernement espagnol est de respecter la justice", a déclaré pour sa part le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos. Le juge madrilène Fernando Andreu a jugé recevable une plainte du Centre palestinien pour les droits de l'Homme sur le bombardement qui avait tué un dirigeant du Hamas, Salah Chehadeh et 14 civils palestiniens, "en majorité des enfants et des bébés", le 22 juillet 2002. Quelque 150 Palestiniens avaient également été blessés lors de cette attaque, par l'explosion d'une bombe d'une tonne larguée par un F-16 israélien à Gaza, sur une maison du quartier Al Daraj. Le magistrat a pris cette décision en vertu du principe de juridiction universelle reconnu par l'Espagne en matière de crimes contre l'Humanité, de génocide et de terrorisme. Le juge espagnol estime que les faits dénoncés "présentent des indices de crimes contre l'Humanité", dans son procès-verbal auquel l'AFP a eu accès. "En effet, écrit-il, nous serions confrontés à l'existence d'une attaque contre la population civile, illégitime dès le départ, car ayant pour objectif un assassinat, celui de Chehadeh". Evoquant une "action qu'on devine clairement disproportionnée et excessive", le juge affirme qu'Israël ne pouvait ignorer "les conséquences possibles" du lancement d'une bombe de "grande puissance" sur une zone habitée. Outre l'ancien ministre israélien Benjamin Ben-Eliezer, la plainte vise six hauts responsables militaires. Il s'agit du commandant des forces aériennes israéliennes au moment des faits, Dan Haloutz, du général Doron Almog, du président du Conseil national de sécurité israélien Giora Eiland, du secrétaire militaire du ministre de la Défense, Michael Herzog, du chef d'état-major des Forces armées Moshe Yaalon et du directeur du Service général de sécurité, Avi Dichter. Sommé à l'époque par la gauche israélienne et des organisations de défense des droits de l'Homme en Israël de s'expliquer, le général Haloutz avait dit que l'attaque contre Chehadeh ne l'empêchait "pas de dormir". Nous ne pouvons qu’espérer voir la « loi internationale » s’appliquer également aux dirigeants israéliens, responsables de crimes de guerre. La récente agression israélienne à Gaza, dont les civils furent les principales victimes, justifierait que les responsables politiques et militaires israéliens comparaissent devant le Tribunal Pénal International pour répondre de leurs crimes. Combien de temps encore, l’Etat sioniste bénéficiera-t-il de l’impunité ?
21:07 Publié dans Palestine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, crimes de guerre israéliens, justice espagnole
FORTE MOBILISATION CONTRE LA POLITIQUE DE NICOLAS SARKOZY
Forts d'une mobilisation d'une rare ampleur en France, surtout en province, les syndicats et l'opposition ont appelé jeudi Nicolas Sarkozy à "entendre la rue" en répondant aux attentes sociales face à la crise. Les organisations estiment avoir réussi leur pari de mobiliser autant qu'en 2006 contre le projet de "contrat première embauche" du précédent gouvernement (un à 2,6 millions de manifestants), malgré une participation mitigée aux grèves.
Plus de 1,4 million de personnes ont participé dans la moitié des villes à la journée d'action syndicale, selon la CGT, tandis que Solidaires, qui regroupe les syndicats Sud, revendiquait au total plus de deux millions de manifestants. Dès le début de la matinée, les cortèges étaient particulièrement fournis en province avec 24.000 manifestants à Marseille selon la police, 300.000 d'après la CGT et FO, 56.000 à 90.000 à Toulouse, 20.000 à 53.000 à Lyon, 34.000 à 80.000 à Bordeaux, 25.000 à 50.000 à Rennes, 30.000 à 40.000 à Nantes. Des salariés du privé, notamment de l'automobile, de la distribution, des banques ou des télécommunications, se sont joints un peu partout aux défilés.
20:49 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mouvements sociaux, grèves et manifestations, sarkozy
28.01.2009
RUSSIE: ELECTION DU NOUVEAU PATRIARCHE DE L'EGISE ORTHODOXE
Le concile, qui s'était ouvert mardi en fin de matinée en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou pour élire le nouveau chef de l'Eglise orthodoxe russe n'a pas attendu pour se prononcer, comme l'avaient annoncé des porte-paroles du patriarcat s'exprimant en privé.
Le métropolite de Smolensk et de Kaliningrad, Kirill a été élu au premier tour, à la majorité absolue des voix parmi les trois personnalités pré-sélectionnées dimanche par l'église. Il assurait déjà l'intérim à la tête du patriarcat, et était présenté comme le favori, tant de l'assemblée ecclésiastique que des participants au sondage de patriah2009 (72,2%). Ce 16e patriarche de Moscou et de toutes les Russies est le premier à être élu depuis la disparition de l'URSS, en décembre 1991. Cet homme de 62 ans a obtenu trois fois plus de suffrages (97) que son principal concurrent, le métropolite de Kalouga et de Borovsk Kliment (32), quand quelque 200 dignitaires ont désigné à bulletin secret les candidats au poste suprême. Le métropolite de Minsk et de Sloutsk Filaret, 73 ans, n'en a, quant à lui, eu que 16, même si des analystes pensaient qu'il serait en mesure de remporter le vote si la dispute entre les deux favoris menaçait de diviser l'Eglise.
Le président russe, Dmitri Medvedev, lui a adressé ses vœux dans un message. Il dit espérer «une poursuite du développement de la coopération fructueuse entre l'Eglise orthodoxe russe et l'Etat».
17:08 Publié dans Christianisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : russie, église orthodoxe, christianisme, élection patriarche, kirill
27.01.2009
PALESTINE: PREMIERS ACCROCHAGES A GAZA
Un soldat israélien a été tué mardi par une explosion près de la bande de Gaza où des tirs israéliens ont coûté la vie à un Palestinien, ont rapporté des médias arabes et des sources médicales. Il s'agit des premières violences dans la bande de Gaza depuis l'arrêt des combats le 18 janvier après une offensive israélienne de 22 jours dans le territoire palestinien contrôlé par les islamistes du Hamas.
La chaîne Al-Arabiya, basée à Dubaï, a affirmé, en citant l'un de ses correspondants en Israël, qu'un soldat israélien avait été tué, côté israélien de la frontière avec la bande de Gaza, dans l'explosion d'une charge. Trois militaires israéliens ont été blessés, selon Al-Arabiya. La chaîne concurrente Al-Jazira du Qatar a indiqué, en citant également l'un de ses correspondants en Israël, qu'un groupe de soldats israéliens postés près de la frontière de la bande Gaza avaient été la cible d'un tir d'obus. Elle a fait état d'un soldat israélien mort. Des sources sécuritaires israéliennes se sont bornées à faire état de l'explosion d'une charge au passage d'une patrouille israélienne près du point de passage de Kissoufim, dans le sud de la bande de Gaza. Des témoins palestiniens à Khan Younès (sud) ont fait état d'une explosion dans le secteur de Kissoufim, suivie d'un accrochage entre des soldats israéliens et des combattants palestiniens. Des chars et hélicoptères israéliens ont ensuite ouvert le feu en direction des terres palestiniennes avant de procéder à une opération de ratissage, selon les témoins. Des avions israéliens ont survolé le secteur. Un Palestinien de 24 ans, Anwar Al-Dreim, a été tué par des tirs israéliens dans ce même secteur de Kissoufim, ont indiqué des sources médicales à l'hôpital Nasser à Khan Younès. Il s'agit des premiers échanges de tirs depuis le cessez-le-feu proclamé le 18 janvier par Israël et la Hamas, chacun de son côté.
15:56 Publié dans Palestine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, gaza, cessez-le-feu, accrochagess
RUSSIE: OUVERTURE DU CONCILE POUR DESIGNER LE NOUVEAU PATRIARCHE DE MOSCOU ET DE TOUTES LES RUSSIES
Un concile s'est ouvert mardi en fin de matinée en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou pour élire le nouveau chef de l'Eglise orthodoxe russe, après la mort en décembre d'Alexis II, selon des images retransmises en direct par la télévision.
Plus de 700 personnes venues de 64 pays, les principaux dignitaires de l'Eglise, mais aussi de simples croyants, se sont rassemblées à l'intérieur de l'imposante cathédrale du Christ Sauveur, en plein cœur de la capitale russe, en vue de désigner le patriarche de Moscou et de toutes les Russies. Le concile, qui a débuté par un service religieux peu après midi (09h00 GMT), doit durer jusqu'à jeudi.
15:48 Publié dans Christianisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : église orthodoxe, concile, patriarche de moscou
25.01.2009
PALESTINE: LES JOURNALISTES ETRANGERS PEUVENT DESORMAIS CIRCULER LIBREMENT A GAZA... IL N'Y A PLUS RIEN A VOIR...
La Cour suprême israélienne a ordonné dimanche au gouvernement d'autoriser l'accès à la Bande de Gaza aux journalistes étrangers Saisie par l'Association de la presse étrangère (FPA), la Cour a estimé que le gouvernement israélien devait autoriser l'accès aux journalistes lorsque les points de passage sont eux-mêmes ouverts.
Elle a expliqué baser son avis sur l'hypothèse que les points de passage ne seraient fermés "que dans les circonstances graves d'un danger concret". La FPA avait saisi la Cour suprême au nom des journalistes basés en Israël et dans les Territoires palestiniens pour protester contre le refus du gouvernement israélien de laisser les journalistes étrangers pénétrer dans la Bande de Gaza pendant la récente offensive israélienne. Les journalistes étrangers peuvent à nouveau se rendre dans la Bande de Gaza depuis que l'armée israélienne a cessé ses massacres… Il n’y a plus rien à voir…
21:50 Publié dans Palestine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, gaza, liberté de la presse
L'ORDRE REGNE A PARIS par Christian BOUCHET
J’étais hier à Paris, monté de ma province pour manifester mon soutien au peuple palestinien. J’avais convié les lecteurs de cette lettre hebdomadaire à faire de même et à se joindre comme moi au cortège qui, derrière une banderole Front uni contre le sionisme, devait rassembler des français patriotes, pour les uns « de souche », pour les autres « de branche ».
Une telle perspective était intolérable pour les vigiles du politiquement correct. C’est ce qui fait que je n’ai pas eu l’occasion de manifester mais de respirer des gaz lacrymogènes et de voir les flics auxiliaires du service d’ordre de la Confédération nationale du travail (1) unir leurs efforts avec les CRS contre un ennemi commun : ceux qui se revendiquaient du drapeau tricolore. Pour faire simple, l’opération s’est déroulée en trois temps. Tout d’abord, le lieu de rendez-vous de notre manifestation a été attaqué par un commando d’une cinquantaine de gros bras cénétistes portant sur leur manche un brassard jaune comme signe de reconnaissance (2). Montrant qui ils haïssaient le plus ils s’en sont tout particulièrement pris aux jeunes femmes voilées et aux militants arabes qui étaient présents sur les lieux. Les robocops des unités anti-émeutes ne sont intervenus qu’une fois que l’échauffourée était terminée et se sont, bien sûr, abstenus d’interpeller quiconque dans les rangs de nos agresseurs. Malgré cet incident violent qui a fait quelques blessés, notre cortège s’est formé et a entrepris de se déplacer pour se fondre dans la manifestation officielle. Nous étions environ deux cents, très représentatifs de la France d’aujourd’hui puisqu’il y avait parmi nous des beurs et des beurettes (certaine voilées), des blacks, des métis et des souchiens. Sous des drapeaux tricolores et au cri de « Sioniste, casse-toi la France n’est pas à toi ! » nous avons progressé de quelques dizaines de mètres avant de nous affronter de nouveau aux même agresseurs. Enfin, nous avons été repoussés par les CRS à coup de grenades lacrymogène et ce sont ceux-ci qui, finalement, devant l’échec de leurs auxiliaires anarchistes, nous ont empêchés de participer à la manifestation. Je pourrais conclure mon texte ici tant tout ce qui précède est clair et significatif d’une alliance objective entre l’extrême gauche et le système. Les uns comme les autres ne craignent qu’une chose : que les Français issus de l’immigration s’émancipent politiquement et prennent leur autonomie. L’évolution de Dieudonné ces dernières années, l’ovation qu’il a recueillie – au grand dam des SO totalement impuissants des partis collabos de Buffet et Besancenot – quand il a pris la parole à l’issue de la manifestation pour la Palestine du 10 janvier, tout comme le rapport de force de Strasbourg à la même date (300 personnes dans le défilé des mouvements de gauche, 3000 dans celui du Parti des musulmans de France…), l’influence du mouvement de Kemi Seba dans la jeunesse noire prolétarisée, tout cela montre que quelque chose change, que le contrôle exercé par la gauche et ses pseudopodes sur les Français de branche est en train de se déliter et que ceux-ci se dotent de leurs leaders organiques. Des leaders qui ne se sentent ni particulièrement « de gauche », ni particulièrement obligés de communier dans le politiquement correct. Cela inquiète le système, cela inquiète ses laquais, cela explique ce qui s’est passé hier tout comme la répression judiciaire qui s’acharne contre Dieudonné et Kemi Seba, et qui est identique, sur le fond, à celle qui s’est exercée hier, et qui s’exerce toujours, contre Jean-Marie Le Pen. Christian BOUCHET (voxnr.com)
Notes:
1 - CNT, une organisation qui, curieusement, se revendique de l’anarchie tout en veillant à faire régner un ordre viril et musclé dans les manifs auxquelles elle participe.
2 – Sans doute en subliminal hommage aux milices sionistes du Betar et de la LDJ dont c’est la couleur de reconnaissance.
21:34 Publié dans Libres propos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, gaza, solidarité avec la résistance palestinienne, manif du 24 janvier à paris
24.01.2009
LE GENERAL CHRETIEN LIBANAIS MICHEL AOUN DECLARE: "L'ONU EST L'INSTRUMENT D'UN ETAT QUI COMMET DES CRIMES DE GUERRE!"
Interrogé samedi à la télévision sur la guerre de Gaza, le chef du CPL, le général Michel Aoun, a estimé que le « prestige et les chartes des Nations unies sont morts » et que cette organisation est devenue « un instrument d’exécution au service d’un État qui commet des crimes de guerre ».
« Ce qui se passe (à Gaza) dépasse l’imagination criminelle. Tout sentiment humain est révulsé face à ces actes », a ajouté le général Aoun. « Politiquement, toutes les lois internationales sont tombées à Gaza et avec elles les Nations unies, et en particulier le Conseil de sécurité et en son sein les cinq pays membres permanents, à qui on avait attribué le droit de veto afin qu’ils soient en mesure de faire cesser un tel massacre et de le condamner. » Selon lui, « une résistance peut perdre parfois militairement, mais elle ne meurt pas ». « Sa défaite est provisoire et elle renaît parce qu’elle reflète la volonté d’un peuple qui la reçoit en legs jusqu’à ce qu’il recouvre ses droits. Personnellement, je considère que la résistance à Gaza a gagné dès le premier jour, car telle est la volonté du peuple. La frappe israélienne ressemble à un coup d’épée dans l’eau. Qu’Israël s’attarde ou non à Gaza, le peuple de Gaza demeure et sa volonté demeurera tant qu’il y aura un soldat portant les armes et décidé à combattre », a-t-il dit.
22:31 Publié dans Palestine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, gaza, liban, général michel aoun














