27.02.2009
LA CRISE ECONOMIQUE ET FINANCIERE VA-T-ELLE DEGENERER EN VIOLENTES EXPLOSIONS SOCIALES ?
La crise économique et financière va-t-elle dégénérer en violentes explosions sociales ? En Europe, aux Etats-Unis ou au Japon, la guerre civile est-elle pour demain ? C'est le pronostic quelque peu affolant que dressent les experts du LEAP/Europe 2020, un groupe de réflexion européen, dans leur dernier bulletin daté de mi-février.
Dans cette édition où il est question que la crise entre, au quatrième trimestre 2009, dans une phase de "dislocation géopolitique mondiale", les experts prévoient un "sauve-qui-peut généralisé" dans les pays frappés par la crise. Cette débandade se conclurait ensuite par des logiques d'affrontements, autrement dit, par des semi-guerres civiles. "Si votre pays ou région est une zone où circulent massivement des armes à feu (parmi les grands pays, seuls les Etats-Unis sont dans ce cas), indique le LEAP, alors le meilleur moyen de faire face à la dislocation est de quitter votre région, si cela est possible." Selon cette association, formée de contributeurs indépendants issus des milieux politiques et économiques et de professionnels européens de différents secteurs, les zones les plus dangereuses sont celles où le système de protection sociale est le plus faible.
La crise serait ainsi à même de susciter de violentes révoltes populaires dont l'intensité serait aggravée par une libre circulation des armes à feu. L'Amérique latine, mais aussi les Etats-Unis sont les zones les plus à risques. "Il y a 200 millions d'armes à feu en circulation aux Etats-Unis, et la violence sociale s'est déjà manifestée via les gangs", rappelle Franck Biancheri, à la tête de l'association. Les experts du LEAP décèlent d'ailleurs déjà des fuites de populations des Etats-Unis vers l'Europe, "où la dangerosité physique directe restera marginale", selon eux.
FAIRE DES RÉSERVES
Au-delà de ces conflits armés, le LEAP alerte sur les risques de pénuries possibles d'énergie, de nourriture, d'eau, dans les régions dépendantes de l'extérieur pour leur approvisionnement et conseille de faire des réserves. Cette perspective apocalyptique pourrait faire sourire si ce groupe de réflexion n'avait, dès février 2006, prédit avec une exactitude troublante le déclenchement et l'enchaînement de la crise. Il y a trois ans, l'association décrivait ainsi la venue d'une "crise systémique mondiale", initiée par une infection financière globale liée au surendettement américain, suivie de l'effondrement boursier, en particulier en Asie et aux Etats-Unis (de - 50 % à - 20 % en un an), puis de l'éclatement de l'ensemble des bulles immobilières mondiales au Royaume-Uni, en Espagne, en France et dans les pays émergents. Tout cela provoquant une récession en Europe et une "très Grande Dépression" aux Etats-Unis. Doit-on en conclure que la crise mondiale peut se transformer en guerre mondiale ? "Les pronostics de LEAP sont extrêmes, mais la violence sociale pointe", admet Laurence Boone, économiste chez Barclays. Reste un espoir, une "dernière chance" selon le LEAP, qui résiderait dans la capacité du G20, qui se réunira le 2 avril à Londres, à arrêter un plan d'action "convaincant et audacieux". Dans ce cas, le monde ne serait toutefois pas tiré d'affaire, puisque les experts ne manquent de rappeler que se profile aussi une sévère crise climatique... Claire Gatinois (Source : Le Monde)
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PALESTINE: ACCORD EN VUE AU CAIRE ENTRE LES DIFFERENTES COMPOSANTES DE LA RESISTANCE PALESTINIENNE
Les responsables d’une douzaine de partis politiques palestiniens, dont le Fatah et le Hamas, se sont retrouvés au Caire ce jeudi lors d’une conférence de réconciliation organisée par l’Egypte. Le dialogue a bien repris et les participants à cette conférence sont tombés d'accord pour former un gouvernement d'entente nationale d'ici la fin mars.
Cette réunion intervient à quatre jours de la conférence internationale prévue lundi à Charm el-Cheikh, où la communauté internationale doit s'engager à apporter une aide massive pour la reconstruction de Gaza. Toutes les factions palestiniennes réunies au Caire ont convenu de la procédure visant à former le gouvernement de conciliation nationale. Cela passera par cinq commissions constituées jeudi et qui devront commencer leurs travaux le 10 mars au Caire. Ces commissions discuteront de la composition du nouveau gouvernement, des préparatifs et dates des prochaines élections présidentielle et législatives, de la réforme des services de sécurité, de la refonte de l’Organisation de libération palestinienne, pour qu’elle intègre le Hamas et le Jihad islamique, et enfin de la réconciliation interne. Une sixième commission comprenant l’Egypte et la Ligue arabe sera chargée d’aplanir les éventuels problèmes. En signe de bonne volonté, le Fatah et le Hamas ont convenu de libérer les prisonniers politiques détenus en Cisjordanie et Gaza et aussi de mettre un terme à leur guerre médiatique. L’ambiance lors de la conférence de presse de jeudi était décontractée, et les représentants du Hamas et du Fatah ont même échangé des boutades.
09:46 Publié dans Palestine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, résistance palestinienne, olp, hamas, conférence du caire
26.02.2009
APPEL POUR LE RETRAIT DU HAMAS DE LA LISTE EUROPEENNE DES ORGANISATIONS TERRORISTES
Au début du mois de mars, l'appel pour supprimer le Hamas palestinien et les autres organisations de libération de la liste européenne des organisations terroristes sera rendu publique, avec la première liste des signataires.
Cette liste est déjà impressionnante (Gilad Atzmon, Tariq Ramadan, José Saramago, Tariq Ali, François Houtart, Jiulietto Chiesa, Mairead Maguire ....), mais en même temps, il y a beaucoup de députés , des écrivains, des professeurs, des activistes pour la paix et contre la guerre en Palestine, des syndicalistes, les artistes que nous ne sommes pas arrivés à contacter pour le moment. Pouvez-vous nous aider ? Pouvez-vous s'il vous plaît signer cet appel et l'envoyer à vos contacts ? Cet appel sera envoyé à tous les candidats sur les listes pour les élections européennes, et publié dans un maximum de journaux autour de l'Europe. Une fois la première liste de signataires établie, un site web spécial sera créé, où les gens pourront signer. Pour l'instant, l'appel peut être signé en le retournant par mail à vervaetluk@gmail.com en mentionnant votre nom, prénom, fonction, pays. Luk VERVAET, Rue van Artevelde 161, boite 19, 1000 Bruxelles 0478653378
Voici l’appel
Appel pour le retrait du Hamas de la liste européenne des organisations terroristes !
Bruxelles, 1er février 2009.
A l'occasion des élections européennes de juin 2009, nous adressons un appel urgent à tous les candidats aux 736 sièges du Parlement européen. Nous leur demandons de s'engager à obtenir le retrait immédiat et inconditionnel du Hamas et de toutes les organisations de libération palestiniennes de la liste européenne des organisations terroristes. Nous demandons que l'Union européenne reconnaisse le droit à l'autodétermination du peuple palestinien. Cela implique la reconnaissance du Hamas par l'Union européenne comme un mouvement légitime de libération nationale. Indiquer : Nom, prénom, fonction et pays.
21:05 Publié dans Palestine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, hamas, élections européennes
25.02.2009
ISLAM: LES NOUVEAUX CONVERTIS EN FRANCE
Le phénomène toucherait 3 600 personnes par an en France. À côté d'une séduction intellectuelle et spirituelle, c'est dans les banlieues que ces conversions sont les plus fréquentes. Jean Gouraud a embrassé l’islam il y a huit ans. Il avait 18 ans. « J’étais de culture catholique, mais j’avais arrêté de pratiquer », raconte ce jeune homme de la région parisienne, âgé aujourd’hui de 26 ans. Arrêt de la pratique catholique, mais poursuite de la quête spirituelle. Ailleurs. Et d’abord avec « beaucoup d’amis musulmans que je fréquentais », explique-t-il.
Une première approche de l’islam, prolongée et nourrie par des lectures et de rencontres avec des musulmans… convertis de la première génération, il y a une vingtaine d’années. Notamment ceux qui ont fondé l’Institut des hautes études islamiques d’Embrun, lié à la Mosquée de Lyon. « C’est avec eux que j’ai pu avancer », explique-t-il. Et embrasser définitivement l’islam, en prononçant la shahada, la profession de foi islamique tirée du Coran : « J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité que Dieu et que Mohammed est Son Envoyé. » Unique rituel – à faire devant deux témoins – nécessaire pour devenir musulman. Comme Jean il y a huit ans, prénommé désormais Abd Al Wadoud, ils seraient aujourd’hui une dizaine par jour à se convertir à l’Islam en France, « selon les remontées que nous font les responsables associatifs musulmans », signale Didier Leschi, chef du bureau des cultes au ministère de l’intérieur. Soit 3 600 convertis par an environ.
Entre 30 000 et 70 000 convertis à l'Islam en France
Combien sont-ils aujourd’hui en estimation cumulée ? Difficile à dire, mais des chiffres circulent. Évaluation basse : 30 000. Haute : 70 000. « Il y a toujours eu des conversions à l’islam, rappelle Didier Leschi. Ce qui change aujourd’hui, c’est le type de mouvements vers lequel les jeunes convertis se dirigent. » Il y a vingt ans, en effet, la grosse majorité des convertis français issus de la culture judéo-chrétienne passaient par le soufisme, au terme d’une quête spirituelle dans le sillage notamment d’un René Guénon, qui a joué un rôle spirituel très important dans les conversions à l’islam après-guerre. Aujourd’hui, les convertis découvrent de plus en plus l’islam dans le cadre d’une proximité vécue avec celui des banlieues. Et, contrairement à Jean « Abd Al Wadoud » Gouraud, plutôt dans la lignée des convertis de la première génération, un nombre croissant optent pour un islam radical, notamment via le salafisme, précise Didier Leschi. Échappant aux mosquées et aux grandes organisations islamiques françaises, quelles qu’elles soient. « Jeunes en rupture familiale, en conflit générationnel avec leurs parents, ils n’ont pas la valeur “familialiste” que les grandes organisations prônent, et n’ont pas la même rigueur dans la pratique », souligne encore le responsable du bureau des cultes.
Conversion de proximité
La conversion de proximité : un phénomène déjà décrit par la sociologue Fatiha Ajbli, membre de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), auteur d’un mémoire de DEA sur la conversion dans le Nord, département où certains jeunes non musulmans côtoient l’Islam au quotidien à l’école. Un phénomène que constate aussi Éric « Younès » Geoffroy, islamologue à l’université Marc-Bloch de Strasbourg. Lui s’est converti en 1984 via le soufisme, après une quête spirituelle « de longue haleine » le faisant passer par le catholicisme – sa religion d’origine –, la pratique zen, le bouddhisme, le christianisme orthodoxe, puis l’islam. « Jusqu’à il y a une quinzaine d’années, la plupart des conversions étaient comparables à la mienne et passaient par un intérêt spirituel, explique l’universitaire alsacien. Ce qui est nouveau, ce sont les conversions de proximité, dans les cités, où des jeunes Européens, pas toujours “français” d’origine, côtoient des musulmans. Ce sont des conversions plus simples que la mienne. Et là-dedans, il y a des conversions salafistes ou même djihadistes. Ce dernier phénomène est incontestable, mais marginal. »
Un phénomène qui avait attiré l'attention des RG
Un phénomène perçu notamment lors des récentes tentatives d’attentats en Grande-Bretagne, et qui avait attiré l’attention des Renseignements généraux (RG) français en juin 2005. Un rapport remis alors au ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy par les RG présentait les conclusions d’une étude menée sur 1.610 convertis, repérés par la police comme étant prosélytes, impliqués dans des faits de délinquance – certains passant par la prison – ou ayant des relations avec des radicaux. Dans 37 % des cas étudiés, l’environnement social et les fréquentations étaient à l’origine de l’apprentissage de l’Islam. Loïc Le Pape, doctorant à l’École des hautes études en sciences sociales de Marseille, a étudié certains cas de conversions à l’Islam, sur les secteurs de Strasbourg et Marseille. Il distingue pour sa part quatre types de convertis aujourd’hui : « Un tiers sont des convertis mystiques à l’issue d’une quête spirituelle, un tiers le sont par proximité avec des musulmans, notamment dans les banlieues, et un autre tiers sont des convertis par le mariage avec un conjoint musulman », constate-t-il. Car même si un musulman peut se marier avec une adepte d’une autre religion monothéiste, une musulmane doit épouser un coreligionnaire.
Des conversions plus idéologiques qu'avant
« Certaines de ces conversions existent pour faire plaisir à la belle-famille ou au conjoint », précise Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée de Lyon. Et ne débouchent pas forcément sur une conversion réelle. « Il reste un quatrième type de conversion, radicale, touchant une population jeune qui en d’autres temps se serait engagée dans la bande à Baader », souligne Loïc Le Pape. Sans forcément être synonymes de radicalité, certaines conversions sont en tout cas « plus idéologiques, contiennent un rejet de la société occidentale, comme avant on pouvait adhérer à un parti politique », souligne Bruno « Abd Al Haqq » Guiderdoni, astrophysicien, converti, il y a vingt ans. « Pour certains, l’Islam est devenu un moyen de marquer sa différence », souligne aussi Marc « Aberrachid » Bossa, qui a prononcé la shahada il y a vingt-cinq ans devant le recteur de la Grande Mosquée de Paris d’alors, Si Hamza Boubakeur.
"Des jeunes en recherche de repères"
« Les jeunes gens issus des quartiers qui se convertissent sont en recherche de repères, constate Kamel Kabtane. Ils rencontrent l’Islam autour d’eux, et c’est l’islam qui vient répondre à leur questionnement sur la famille, l’autorité, etc. En venant à la mosquée, les jeunes convertis retrouvent un environnement, une démarche communautaire, et ils se sentent entourés. » Ainsi, là où les convertis français d’il y a vingt ans voyaient leur démarche comme un prolongement et un aboutissement de leur origine judéo-chrétienne, dans une optique spirituelle et apolitique, les jeunes issus des banlieues qui se convertissent aujourd’hui à l’Islam accompagnent cette démarche de convictions sociales ou politiques, en rupture avec la société actuelle. « Il y a un vide de formation », souligne Éric Geoffroy. Les organisations musulmanes françaises ont des difficultés à s’adapter à cette donne, qui n’est pas assimilable au phénomène de « re-conversion » de jeunes de culture musulmane, réel lui aussi.
Des formations spécifiques dans les mosquées
Pour accompagner la démarche des nouveaux convertis, certaines mosquées ont cependant mis en place des formations qui leur sont notamment destinées. La Grande Mosquée de Paris, par exemple, propose des cours d’initiation religieuse et fait passer un test de connaissances aux candidats, avant de délivrer un certificat de conversion. Ce dernier étant demandé surtout dans le cadre d’un mariage en pays musulman, d’un pèlerinage à La Mecque ou pour un futur enterrement. De son côté, le conseil des imams de Marseille a créé l’an dernier des sessions qui ont lieu tous les quinze jours, visant à transmettre les bases de l’islam, souligne l’imam Azzedine Aïnouche : « On propose aux convertis ou à ceux qui veulent se convertir de suivre trois à quatre séances de cette formation… » La suivent d’abord ceux qui veulent se marier avec un musulman, ou d’autres « qui sont en contact prolongé avec des musulmans dans les quartiers ». Quelles que soient leurs raisons, ces convertis sont un « objet d’étonnement » pour Azzedine Aïnouche : « Ils ne connaissent pas grand-chose de leur religion d’origine… » Pierre SCHMIDT (Source : Blog Marc-Claude de Portebane)
Des sportifs convertis à l’islam
Franck Ribéry. À 23 ans, le footballeur professionnel de l’Olympique de Marseille est membre de l’équipe de France. Il a grandi à Boulogne-sur-Mer, où certains de ses copains étaient musulmans. Issu d’une famille modeste et marié avec Wahiba, d’origine algérienne. Il s’est converti durant son adolescence et prie sur les terrains avant les matchs. « Cette religion, c’est moi qui l’ai choisie. C’est aussi elle qui me donne de la force », a-t-il expliqué au mois de juin dans Paris Match.
Nicolas Anelka. À 27 ans, le footballeur joue actuellement à Fenerbahçe, en Turquie. Il a grandi à Trappes, en région parisienne. Ses parents sont venus de Martinique et travaillaient pour l’éducation nationale. Il se serait converti vers 16 ans, alors qu’il était stagiaire au PSG. Il ne parle pas ou peu de religion dans ses interviews, sauf dans un entretien dans L’Équipe magazine, en avril 2005 : « Je vis ma religion sereinement, sans prosélytisme. »
Philippe Troussier. L’ex-footballeur professionnel de 51 ans a entraîné notamment le Nigeria et l’Olympique de Marseille. Il vit au Maroc depuis une dizaine d’années, et s’est converti au printemps, avec sa femme. Il a expliqué dans L’Équipe magazine du 8 avril 2006 que sa conversion correspondait à un «long cheminement». Par ailleurs, d’après lui, sa conversion va lui permettre de faire des trois petites filles qu’il a adoptées au Maroc ses héritières, tout en les élevant dans leur culture.
Tariq Abdul-Wahad (ex-Olivier Saint-Jean). Le basketteur de 31 ans est le premier Français à avoir joué en NBA, en 1997. Il est né à Maisons-Alfort, en banlieue parisienne, de parents venus de Guyane. Il s’est converti en 1997, aux États-Unis, où il jouait pour l’université de San Jose et où il a rencontré un musulman dont la force de caractère et la générosité l’ont poussé à vouloir en savoir plus. Il affiche sa religion (il y a d’ailleurs toute une rubrique sur l’Islam sur son site Internet personnel). Il est marié avec une Française d’origine marocaine, Khadija, qui porte le foulard. Ils ont trois enfants.
17:26 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, conversion en france
IRAN: FIN DE LA CONSTRUCTION DE LA CENTRALE NUCLEAIRE DE BOUCHEHR
La Russie a achevé la construction de la centrale nucléaire de Bouchehr, située dans le sud de l'Iran. Les responsables russe et iranien doivent annoncer, mercredi 25 février, sa date de mise en service. Selon le chef de l'Agence fédérale russe de l'énergie atomique, Sergueï Kirenko, la centrale est actuellement au stade de "pré-mise en service".
Les différents systèmes – "le circuit primaire [d'énergie], les systèmes de secours et les unités de soutien" – sont vérifiés un à un "pour éliminer tout incident lors du lancement". Le projet, confié initialement à l’allemand Siemens, remonte à l’époque du Shah. Il est interrompu par la révolution islamique de 1979, et la guerre Irak-Iran (1980-1988) L'Allemagne ayant convaincu Siemens de se retirer, à cause des risques de prolifération nucléaire, Téhéran se tourne vers la Russie, qui reprend le contrat en janvier 1995. Il s'agit d'un réacteur à eau pressurisée d'une puissance de 1 000 mégawatts. L'Iran, qui est le quatrième producteur mondial de pétrole, a pour objectif de s'équiper d'un parc nucléaire d'une capacité de 20 000 mégawatts. - Le 5 février, M. Kirienko avait affirmé qu'un lancement "technique" de la centrale était possible d'ici à fin 2009. Ce lancement "technique" permet de tester les équipements et précède le lancement "énergétique", après lequel commence la production de l'énergie, qui pourrait suivre sous deux à trois mois. La construction de la centrale a été retardée à de multiples reprises sur fond de tensions autour du programme nucléaire iranien, les Occidentaux craignant qu'il ne dissimule un projet militaire. Téhéran affirme qu'il a uniquement un objectif civil. La République islamique fait l'objet de cinq résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, dont trois assorties de sanctions, à cause de son manque de coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique et de son refus de suspendre son programme d'enrichissement d'uranium. L'Iran a justifié ce programme par sa volonté d'alimenter elle-même ses futures centrales en combustible.
17:20 Publié dans Iran | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, nucléaire civil, centrale de bouchehr
EMPLOI: 90 000 CHÔMEURS DE PLUS EN JANVIER
Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant l'avait avoué à demi-mot mercredi matin sur LCI : les chiffres du chômage en janvier, attendus en fin de journée, ne seraient "pas meilleurs", voire pires que "les mois précédents".
Selon une information LCI, le nombre de chômeurs a augmenté de 90.000 en janvier, soit deux fois plus qu'en décembre. En décembre, le nombre de demandeurs d'emplois avait augmenté de 45.800 à 2,1 millions. Sur l'ensemble de 2008, le chômage a augmenté de plus de 215.000 personnes, soit la plus forte hausse depuis 1993. L'Unedic, qui a fusionné avec les Assedic pour former Pôle Emploi, prévoit 282.000 chômeurs de plus cette année.
17:11 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, chômage
24.02.2009
PAKISTAN: CESSEZ-LE-FEU CONTRE SHARIA DANS LA VALLEE DE SWAT
Cet accord, qui prévoit l'application de la loi islamique comme seul système judiciaire dans cette région himalayenne, avait suscité les inquiétudes des alliés occidentaux du Pakistan, les Etats-Unis et l'Otan en particulier craignant qu'il ne laisse le champ libre aux fondamentalistes.
La vallée de Swat, à seulement 120 kilomètres au nord-ouest d'Islamabad, était l'une des régions les plus touristiques du pays avant de tomber à l'automne 2007 aux mains d'un groupe de talibans pakistanais dirigé par le maulana Fazlullah, qui depuis menait campagne pour y imposer la charia. Le gouvernement du Pakistan, sous pression des Etats-Unis pour lutter plus activement contre les islamistes, a prévenu que l'accord ne serait appliqué que si les talibans cessaient durablement les combats. Les combattants islamistes ont également annoncé qu'ils relâchaient «tous les prisonniers de façon inconditionnelle. Aujourd'hui, nous avons libéré quatre paramilitaires et nous relâcherons tous les membres des services de sécurité entre nos mains dans un geste de bonne volonté», a indiqué à l'AFP Muslim Khan, porte-parole du groupe de Fazlullah. Le porte-parole de l'armée, le général Athar Abbas, a déclaré à l'AFP que l'armée avait déjà interrompu ses opérations dans la vallée de Swat et observerait aussi un cessez-le-feu. «L'armée ne mènera aucune offensive», a-t-il souligné. «Nous accueillons du fond du coeur l'annonce du cessez-le-feu par les talibans, qui ouvre la voie à une paix durable», a réagi Syed Mohammad Javed, un haut responsable du gouvernement local.
16:25 Publié dans Politique internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pakistan, vallée de swat, talibans, sharia, cessez-le-feu
19.02.2009
KIRGHIZISTAN: FERMETURE DE LA BASE AMERICAINE DE MANAS
Le Parlement du Kirghizstan a approuvé jeudi la fermeture de la base de Manas, la dernière des Etats-Unis en Asie centrale, une installation clé pour l'approvisionnement des forces en Afghanistan, alors que Washington veut renforcer ses opérations contre les talibans. Le texte annulant l'accord américano-kirghiz de 2001 autorisant l'installation de cette base aérienne a été approuvé par 78 des 81 députés présents au moment du vote.
Un seul parlementaire a voté contre. "C'est une très bonne décision, qui tombe bien et qui est dans l'intérêt de la souveraineté du Kirghizstan", a déclaré le député du parti pro-présidentiel Ak-Jol, Avtandil Arabaïev, s'exprimant devant ses collègues tout juste avant le vote. "Désormais, la loi dénonçant l'accord avec les Etats-Unis sur la base doit être signée par le président kirghiz (Kourmanbek Bakiev). Ensuite Bichkek devra informer par note diplomatique la partie américaine et alors les Etats-Unis auront 180 jours pour retirer leur base du territoire du Kirghizstan", a expliqué un autre député de Ak-Jol, Zaïnidine Kourmanov. La base aérienne située à l'aéroport Manas non loin de Bichkek est une installation clé pour l'approvisionnement des forces de la coalition internationale engagée en Afghanistan. La décision du Kirghizstan de fermer cette base pose un grave problème de ravitaillement des troupes, alors que les Etats-Unis comptent renforcer leur opération contre les talibans. Cette question est d'autant plus importante que l'approvisionnement des soldats en Afghanistan depuis le Pakistan voisin est compliqué par les attaques des talibans dont sont victimes les convois. Afin d'assurer le transport du matériel dont a besoin la coalition internationale, des accords de transit sont en cours de négociation avec la Russie, le Kazakhstan et le Tadjikistan. Ces pays ont déjà donné leur accord de principe sur cette question. L'Ouzbékistan, autre république ex-soviétique voisine de l'Afghanistan, ne s'est pas encore exprimé sur ce problème, mais le général David Petraeus, chef des opérations américaines en Irak et en Afghanistan, était à Tachkent cette semaine. Rien n'a cependant filtré sur le contenu des pourparlers. Le président kirghiz avait annoncé début février lors d'une visite à Moscou qu'il voulait fermer Manas. La Russie, qui souhaitait depuis longtemps le démantèlement de la base, assure qu'elle n'a pas fait pression sur Bichkek, alors même que la décision kirghize est intervenue au moment où Moscou accordait un crédit de deux milliards de dollars au Kirghizstan, un pays plongé dans la pauvreté. Le président Bakiev a notamment justifié son choix de fermer l'installation américaine par le refus de Washington d'augmenter le loyer versé pour l'utilisation de l'aéroport Manas. Le Kirghizstan a menacé à plusieurs reprises depuis 2005 de fermer cette base en raison de divers incidents impliquant des soldats américains et à cause de disputes sur le montant des dédommagements versés par Washington. Avec la fermeture de cette base, les Etats-Unis perdent leur dernière installation militaire en Asie centrale. L'Ouzbékistan avait en effet fermé fin 2005 la base des Etats-Unis sur son territoire en raison des critiques américaines qui avaient suivi la répression d'un soulèvement à Andijan (est). La Russie, elle, dispose toujours d'une basé aérienne au Kirghizstan, à Kant, à seulement quelques dizaines de kilomètres de l'aéroport Manas.
15:37 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kirghizistan, afghanistan, manas, coalition occidentale
18.02.2009
AFGHANISTAN: LES RENFORTS AMERICAINS A PIED D'OEUVRE D'ICI L'ETE
Les renforts américains en Afghanistan seront à pied d'oeuvre d'ici l'été, avant l'élection présidentielle prévue en août, a déclaré mercredi le commandant des forces américaines et de l'Otan dans le pays. La décision d'envoyer 17.000 soldats supplémentaires dans le pays a été ordonnée mardi par le président Barack Obama.
Les Etats-Unis comptent pour le moment 38.000 hommes en Afghanistan, l'effort représente donc une hausse de 40%. "J'utiliserai la majeure partie de ces forces pour la partie sud de l'Afghanistan, une région où notre présence sécuritaire n'est pas suffisante", a déclaré le général David McKiernan lors d'une conférence de presse à Washington. L'effectif des forces américaines en Afghanistan devrait dans les mois à venir être porté à 60.000 hommes. Les renforts envoyés par Obama représentent l'équivalent de deux brigades de combat. Le général McKiernan a demandé au total l'envoi de trois brigades supplémentaires mais les 17.000 militaires suffiront d'ici l'été, a-t-il estimé. Alors que la pression de la résistance afghane se renforce ces dernières semaines, il ne semble donc pas que la "coalition occidentale" soit au bout de ses peines.
22:44 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistant, coalition occidentale, renforts américains
EXCLUSIF BLOG "SECRET DEFENSE": LES PLANS POUR RENFORCER LES TROUPES FRANCAISES EN AFGHANISTAN
Selon nos informations, les état-majors travaillent actuellement sur trois scénarios pour renforcer le contingent français en Afghanistan, avec des effectifs allant de 100 à 800 hommes supplémentaires. Aucune décision politique n'est prise et, officiellement, le ministère de la Défense exclut toujours l'envoi de tels renforts pour des raisons d'opportunité politique.
Le premier scénario, minimal, consiste en l'envoi d'une poignée d'hélicoptères de combat Tigre [ dont ce serait le premier déploiement opérationnel ] et d'une centaine d'hommes pour les soutenir. Les deux autres scénarios (600 et 800 hommes) consistent en l'envoi d'un nouveau bataillon [Groupement tactique interarmes - GTIA ], ainsi que d'équipes d'OMLT (Operational Mentoring Liaison Team) au sein de l'armée nationale afghane.
Le dispositif français en Afghanistan sera de toute manière profondément réorganisé dans les prochains mois, avec le transfert prévu de la sécurité de la région de Kaboul aux autorités afghanes. Cette réarticulation permettra de transférer des militaires français vers d'autres secteurs du pays. (Source : blog Secret défense)
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