29.06.2009

IRAN: NOUVELLE PREUVE DE L'INFLUENCE DU LOBBY SIONISTE EN FRANCE

Très rapidement après l’élection présidentielle iranienne, les médias français ont repris à leur compte les accusations de fraude propagées par les partis battus. Pourtant, en approfondissant le sujet, on trouve extrêmement peu d’indices allant dans ce sens. Libération n’hésite pourtant pas à sous-titrer : Comment la communauté internationale a-t-elle réagi à la fraude électorale en Iran ? Le Point donne la parole à des experts affirmatifs : "Une victoire difficile à comprendre sans fraude massive" . Pourtant dans l’article aucune précision, juste quelques vagues suppositions. L’Express voit les choses en grand affirmant que : la réélection en elle-même d’Ahmadinedjad, jette aujourd’hui des millions d’Iraniens dans la rue, et pas seulement à Téhéran, pour que la volonté populaire soit respectée dans un article à sens unique. Sur quoi repose cette certitude ? Sur extrêmement peu de choses : Le peu prudent site Rue89 les énumère : - Mir Hossein Moussavi, Mehdi Karoubi et Mohsen Rezaee, les trois candidats battus à l’élection présidentielle ont d’ailleurs annoncé avoir déposé plainte auprès du Conseil des gardiens de la Constitution, après avoir constaté 646 irrégularités. Des opposants contestant des résultats, ce n’est pas nouveau. On a aucune précision sur les 646 irrégularités. - Toujours d’après Rue89, The Guardian rapporte que le site Ayandeh, resté neutre pendant la campagne, a constaté un taux de participation qui a dépassé 100% dans 30 villes d’Iran. En ajoutant plus loin : ces déclarations sont impossibles à vérifier. En cherchant un peu, on trouve quand même des précisions sur le site "neutre" Ayandeh : c’est une vitrine de l’Iran Futurist Foundation, une fondation d’Iraniens américaine, qui adhère apparemment à tous les thèmes défendus par les USA. Pas tout à fait une source sûre. - Enfin, des informations stupéfiantes d’un mystérieux informateur anonyme, fonctionnaire du ministère de l’intérieur, qui aurait été arrêté par les autorités iraniennes, et qui parle de bassidji (“volontaires” des milices islamiques) qui auraient pris le contrôle des terminaux de totalisation des votes. Après quelques recherches, on s’aperçoit que Libération est la seule source de cette information, qu’on ne connaît pas l’identité de la personne, qu’aucune autre source ne parle de cela, que rien ne permet de le confirmer. Tout cela se termine en roman-photo : "Selon « Libération », des témoins l’ont vu se faire empoigner par des policiers le lendemain, alors qu’il s’apprêtait à sauter par la fenêtre du neuvième étage du bâtiment.". Apparemment, les médias français n’hésitent pas à sauter sur la première info non vérifiée qui passe et à la reproduire stricto-senso : "Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est de nouveau accusé d’être impliqué dans l’assassinat d’un opposant kurde à Vienne en 1989, révèle ce jeudi un parlementaire autrichien, qui a rendu public un témoignage inédit dans cette affaire." Suivent des explications vagues qui suscitent le rire ou la consternation, au choix. Le gouvernement français n’est pas en reste. Mr Sarkozy dénonce "l’ampleur de la fraude", alléguant que celle-ci "est proportionnelle à la violence de la réaction" tandis que monsieur Kouchner se dit "convaincu que quelque chose s’est passé". Rama Yadé va jusqu’à affirmer "L’ambassade de France attaquée", avant de se voir apparemment tancée par Mr Sarkozy. Alors, devant un tel déferlement, que faut-il penser ? On n’a pas beaucoup d’éléments disponibles, mais il y en a qui apparaissent peu à peu. D’abord, des sondages préélectoraux très favorables à Ahmadinejad : ”Le sondage d’opinion mené à Téhéran ainsi que dans 29 autres capitales provinciales et dans 32 villes importantes du 3 au 4 mai, indique que 58,6% personnes interrogées voteront en faveur d’Ahmadinejad, alors que 21,9% choisiront Moussavi. Dans un autre sondage plus récent mené à Téhéran, 44,8% de personnes interrogées ont estimé que eu égard au choix entre Ahmadinejad et Mousavi, ils opteraient pour l’actuel président pendant que quelque 29% éliraient Moussavi. "Le "Payam magazine", le journal de la communauté iranienne de Los Angeles, cité par Courrier International, allait dans ce sens : "Le président iranien se présente pour un deuxième mandat le 12 juin. Malgré une forte contestation en Iran, il a toutes les chances d’être réélu, estime Payam magazine." Alors, truquées les élections ? En cherchant un peu, d’autres vérités apparaissent, comme 7sur7.be : Les experts manquent de preuves pour conclure à la fraude électorale en Iran. Mais alors qu’une poignée seulement d’observateurs indépendants étaient sur le terrain pour rendre compte du déroulement du vote, les experts de l’Iran qui se sont penchés sur les résultats sont dans l’embarras pour établir une analyse claire de la situation et, le cas échéant, révéler une éventuelle fraude. Ken Ballen, président du groupe de réflexion "Terror Free Future" basé à Washington, avait conduit il y a trois semaines un sondage par téléphone auprès de 1.001 Iraniens. Cette enquête, conforme aux résultats de samedi, donnait une confortable avance pour Mr Ahmadinejad, avec 34% des intentions de vote, contre 14% pour Mr Moussavi. "Mr Ahmadinejad était devant, à deux contre un. Est-il plausible qu’il ait remporté l’élection ? Oui", avance Mr Ken, tout en soulignant que 27% des personnes interrogées au moment du sondage étaient indécises et que "tout a pu changer" le jour de l’élection. Les partisans de Mr Moussavi pointent eux la grande rapidité avec laquelle des millions de voix ont été comptées ou encore la victoire surprise de Mr Ahmadinejad dans la propre ville de Mr Moussavi. Mr Moussavi fait partie de la minorité azéri, importante dans cette région, dont les électeurs auraient -théoriquement- dû voter pour lui, remarque Ali Alfoneh, un expert de l’Iran de l’American Enterprise Institute. Mais là encore, les analystes en restent au stade de la spéculation, d’autant que le sondage mené par Mr Ballen montre que seulement 16% des Iraniens azéris entendaient voter pour M. Moussavi, contre 31% pour Mr Ahmadinejad. Walter Mebane, un universitaire du Michigan (nord), a également passé à la loupe les résultats de l’élection, grâce à une série d’outils statistiques conçus pour détecter les fraudes, baptisés "autopsie d’élection". Les moyens d’analyse divergent, mais les résultats sont finalement les mêmes : en comparant les données de 366 districts avec ceux de la précédente élection présidentielle en 2005, Mr Mebana a relevé que les résultats de samedi étaient conformes aux tendances qui existaient précédemment. "En 2009, Mr Ahmadinejad a fait ses meilleurs scores dans les villes où il bénéficiait déjà de ses plus forts soutiens en 2005", explique le spécialiste, tout en soulignant que les informations fournies par les autorités iraniennes ne sont pas assez détaillées pour faire une analyse exhaustive. "Le décompte des voix que j’ai vu est relativement réaliste, mais cela n’exclut en rien la possibilité d’une manipulation", dit-il, expliquant par exemple que ses propres résultats auraient été globalement identiques même si le gouvernement iranien avait légèrement gonflé le décompte des voix. Le Grand Soir partage ces évidences, s’appuyant sur un article du Washington post : "Et pourtant la forte participation, estimée à environ 85%, était présentée comme la garantie d’une victoire écrasante d’Ahmadinejad, considéré comme l’allié des iraniens plus traditionnels des classes ouvrières et paysannes. C’est ce qu’affirment Ken Ballen and Patrick Doherty dans un article du Washington Post qui citent les conclusions d’un sondage qu’ils ont mené à travers tout le pays au mois de mai et qui prévoyait pratiquement la même avance en voix - de l’ordre de 2 pour 1 en faveur d’Ahmadinejad - que celle annoncée à la sortie des urnes. Ballen et Doherty démolissent aussi un des principaux arguments avancés par de nombreux observateurs qui affirment qu’il y a eu fraude. Cet argument est que Moussavi, un Azeri, avait très certainement gagné dans les circonscriptions à majorité Azeri mais où Ahmadinejad est sorti vainqueur. Cependant, Ballen et Doherty rappellent que « notre sondage montre… que les deux tiers des Azeri préfèrent Ahmadinejad à Moussavi ». Leur sondage contredit aussi une idée largement partagée par les grands médias selon laquelle la jeunesse branchée sur Internet soutient Moussavi. Ils ont trouvé que seul 1 Iranien sur 3 a accès à l’Internet et que « les intentions de vote en faveur d’Ahmadinejad parmi les 18-24 ans étaient plus fortes que dans toute autre tranche d’âge de la population »." Si vous voulez une analyse plus profonde des rapports de force en Iran, vous en trouverez des éléments dans cet article de Planète non-violence. Certainement pas dans le déferlement à sens unique des médias, qui ne parlent de l’atmosphère de liberté qui a régné pendant la campagne que pour mieux décrire aujourd’hui une "atmosphère de terreur", où pourtant l’opposition peut défiler tous les jours et poser des recours contre l’élection. Certains médias commencent à mettre la pédale douce, comme dans cet article du Monde, qui finit par lâcher : De légers soupçons de fraude, aucune preuve. Car, lecteurs de TSS, nous voyons devant nous l’expression assez incroyable d’une presse et de médias partisans, partiaux, engagés, ne citant que les éléments allant à charge dans le sens d’une vision prédéfinie, dans la négation de toute objectivité. Le déferlement d’une pensée unique sans partage. Un spectacle effarant, et pourtant bien réel. Je ne m’étendrai pas sur les mécanismes démocratiques de l’Iran, qui ne marchent pas si mal. Je ne parlerai pas non plus des nombreux organismes d’influence/propagande/manipulation soutenus par des services occidentaux, spécialement Américains, contre l’Iran et ce de notoriété publique, comme Voice Of America. Je vous inviterai simplement à vous demander pourquoi une nième fraude dans un état africain par un dictateur corrompu, qui reçoit immédiatement les félicitations de Mr Sarkozy, fait dix lignes en bas d’une page, alors qu’on en fait des tonnes pour une élection qui jusqu’à présent ne présente aucun élément significatif de contestation. (Source : Tout sauf Sarkozy)

 

23.06.2009

ISLAM: LE GRAND AYATOLLAH FADLALLAH DEMANDE A NICOLAS SARKOZY DE RECONSIDERER SA POSITION SUR LA BURQA

Les femmes musulmanes ne doivent pas être forcées à porter la burqa, mais si elles décident de revêtir de leur propre chef le voile intégral, leur volonté doit être respectée, a estimé le religieux chiite libanais. Au lendemain des propos sur le voile islamique intégral de Nicolas Sarkozy devant le congrès, le grand ayatollah Fadlallah, le plus influent religieux chiite libanais, a appelé mardi 23 janvier le président français à reconsidérer sa position sur la burqapour respecter la volonté des femmes musulmanes qui choisissent de dissimuler leur visage sous le voile. Les femmes musulmanes ne doivent pas être forcées à porter la burqa, mais si elles décident de revêtir de leur propre chef le voile intégral, leur volonté doit être respectée a-t-il estimé. "La liberté, (…) l'un des sujets sacrés pour les êtres humains, (…) doit venir de la volonté de la personne, pas des lois qui sont imposées par des personnes", a-t-il ajouté.

 

IRAN: LE PEUPLE IRANIEN A BIEN VOTE AHMADINEJAD

Le résultat des élections en Iran est peut-être le reflet de la volonté du peuple iranien. De nombreux experts affirment que la marge de victoire du sortant, le Président Mahmoud Ahmadinejad, est le résultat d’une fraude électorale ou d’une manipulation, mais notre sondage de l’opinion publique iranienne effectué dans tout le pays trois semaines avant l’élection a montré qu’Ahmadinejad menait par une marge de 2 contre 1 – plus que celle sortie des urnes vendredi dernier. Alors que les médias occidentaux signalaient depuis Téhéran, dans les jours qui ont précédé l’élection, une vague d’enthousiasme en faveur de Mir Hossein Mousavi, principal opposant d’Ahmadinejad, notre sondage scientifique effectué dans les 30 provinces du pays révélait une nette avance pour Ahmadinejad. Les sondages indépendants et non censurés à l’échelle nationale sont rares en Iran. D’une manière générale, les sondages préélectoraux sont effectués ou contrôlés par le gouvernement et sont notoirement indignes de confiance. Par contraste, le sondage effectué par notre ONG du 11 au 20 mai était le troisième d’une série effectuée au cours de ces deux dernières années. Dirigé par téléphone à partir d’un pays voisin, le travail sur le terrain a été effectué en langue Farsi par un institut de sondage dont le travail dans la région pour ABC News et la BBC a reçu un prix Emmy Award. Notre sondage était financé par le Rockefeller Brothers Fund. L’étendue du soutien à Ahmadinejad était perceptible dans notre enquête préélectorale. Par exemple, pendant la campagne, Mousavi a mis en avant ses origines Azéries, le deuxième groupe ethnique en Iran après les Perses, pour soudoyer les électeurs Azéris. Cependant, notre enquête a montré que les Azéris préféraient Ahmadinejad à Mousavi, à 2 contre 1. De nombreux commentaires ont présenté la jeunesse iranienne et les internautes comme des partisans du changement dans cette élection. Mais notre sondage a montré que seul un tiers des Iraniens a accès à Internet et que la tranche d’âge des 18-24 ans constituait le groupe le plus favorable à Ahmadinejad parmi toutes les tranches d’âge de la population. Selon notre sondage, les seuls groupes démographiques favorables à Mousavi ou divisés entre lui et Ahmadinejad étaient les étudiants et les diplômés ainsi que les Iraniens ayant les niveaux de revenus les plus élevés. Lorsque notre sondage fut effectué, presqu’un tiers des Iraniens se déclarait indécis. Néanmoins les chiffres obtenus par notre enquête reflètent les résultats annoncés par les autorités et semblent indiquer qu’il n’y a pas eu de fraude à grande échelle. Certains pourraient nous opposer que le soutien déclaré à Ahmadinejad que nous avons trouvé n’était que le résultat de la réticence des sondés à répondre honnêtement. Mais l’intégrité de nos résultats est confirmée par les réponses politiquement risquées que les sondés ont bien voulu nous donner. Par exemple, prés de quatre Iraniens sur cinq – y compris une majorité de partisans d’Ahmadinejad – ont déclaré qu’ils souhaitaient un changement du système politique qui leur permettrait d’élire le Guide Suprême, qui n’est pas actuellement élu par suffrage universel. De même, les Iraniens ont déclaré que les élections libres et la liberté de la presse étaient leurs principales priorités pour leur gouvernement, pratiquement à égalité avec l’économie nationale. On ne peut pas dire que ces réponses étaient d’une nature « politiquement correcte » pouvant être exprimées à haute voix et en public dans une société largement autoritaire. De fait, et cela a été confirmé par les trois enquêtes effectués ces deux dernières années, plus de 70 pour cent des Iraniens ont exprimé leur soutien à une totale liberté d’accès aux inspecteurs en armement et la garantie que l’Iran ne développera pas d’armes nucléaires, en échange d’une aide et des investissements étrangers. Et 77 pour cent des Iraniens se déclarent favorables à une normalisation des relations avec les Etats-Unis, autre résultat confirmé par nos précédents sondages. Les Iraniens considèrent leur soutien à un système plus démocratique et des relations normalisées avec les Etats-Unis est compatible avec leur soutien à Ahmadinejad. Ils ne veulent pas le voir maintenir une ligne dure mais le considèrent plutôt comme leur meilleur négociateur, la personne la mieux placée pour obtenir des conditions favorables – pas comme un Nixon version perse qui se rendrait en Chine. Les accusations de fraude et de manipulation ne feront qu’isoler l’Iran un peu plus et probablement renforcer sa belligérance et son intransigeance envers le monde extérieur. Avant que des pays, y compris les Etats-Unis, ne tirent des conclusions hâtives sur les élections présidentielles en Iran, avec les graves conséquences que cela pourrait provoquer, ils feraient mieux d’examiner l’information indépendante. Le fait est que le peuple iranien a peut-être tout simplement choisi de réélire le Président Ahmadinejad.

Ken Ballen et Patrick Doherty  (Source : voxnr.com)

15.06.2009

IRAN: ARROGANCE OCCIDENTALE par Christian Bouchet

L’onde de choc de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad a été ressentie dans toute l’Europe et bien sûr aux Etats-Unis. Et pour cause ! Le candidat qui portait les espoirs de Washington, Tel Aviv, Paris, Berlin et Londres, Mir Hossein Moussavi , a été battu à plate couture par la figure emblématique de l’axe du mal le président Mahmoud Ahmadinejad. 346613-03-43_n.jpgEt c’est le cauchemar qui continue pour les pays occidentaux qui croyaient avoir trouvé le dirigeant iranien qui leur permettrait de faire rentrer ce pays dans le concert des nations asservies au Nouvel ordre mondial et de neutraliser une position géopolitique de la plus haute importance. Avec un score sans appel de 62,63% des suffrages exprimés Mahmoud Ahmadinejad a balayé son rival qui n’a recueilli que 33,75% des voix. La surprise a été de taille car le conditionnement médiatique était tel que la victoire de Moussavi était considérée comme quasiment acquise avant même que le peuple iranien n’aille aux urnes. Cela étant, il y a plusieurs choses à retenir de cette élection. Tout d’abord que le peuple iranien ne prête pas son oreille à ce qui se dit dans les cénacles occidentaux. Le fait est que, comme l’a relevé le chroniqueur d’al-Watan, Hassan Moali , « bon ou mauvais, populiste ou agressif, Ahmadinejad a eu largement les faveurs de son peuple qui a trouvé en lui l’homme qui entend restituer la grandeur de l’antique Perse. La vision de l’Occident selon laquelle Ahmadinejad incarnait le parfait provocateur qui s’amuse à réduire jusqu’à la caricature le fameux « holocauste » et qui s’accroche à son droit de développer l’industrie nucléaire, est perçue différemment à Téhéran. Dans son pays, et cette présidentielle l’a prouvé, Ahmadinejad est élevé au rang de héros national qui tient tête aux puissants de ce monde, même sous embargo. » Ensuite, il n’est pas inutile de se pencher sur le choix de l’Occident, aussi hypocrite qu’étonnant. Comme l’a soulignée Zeina el-Tibi, Présidente de l’observatoire d’études géopolitiques de Paris et codirectrice de la revue Études géopolitiques : « Moussavi n’était pas un personnage plus « recommandable » qu’Ahmadinejad. Il ne faut pas oublier qu’il a été Premier ministre sous Khomeiny et l’un des jusqu’au-boutistes de la guerre contre l’Irak. En plus, c’est sous son gouvernement que la terreur et la répression ont été les plus dures. » Cela les grands médias l’avaient soudain volontairement oublié pour lui donner l’image d’un Obama ou d’un Kennedy iranien…Enfin, on ne peut qu’être choqué par l’arrogance occidentale dont les dirigeants qui n’ont que le mot de démocratie à la bouche, contestent le suffrage populaire dès qu’ils ne confirme pas leurs options. Quand le vice-président américain, Joe Biden, déclare « Vu la façon dont ils répriment la liberté d'expression, la façon dont ils répriment la foule, la manière dont les gens sont traités, il y a de vrais doutes sur la légitimité de la réélection du président Ahmadinejad », quand le représentant spécial de la France pour l'Afghanistan et le Pakistan, Pierre Lellouche, exprime ses « doutes » sur la validité de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, quand les Pays-Bas « sont certains que la présidentielle a été influencée » , etc., on ne peut que s’interroger sur ce qu’aurait pensé les opinions française ou américaine si des pays du Tiers Monde avaient émis les mêmes doutes sur l’élection de Nicolas Sarkozy ou de Barack Obama, pourtant aussi démocratiques et aussi incontestables que celle de Mahmoud Ahmadinejad. Mais il est vrai que comme l’écrivait Pascal : « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ». Cela étant écrit, ne cachons pas notre joie. La victoire de Mahmoud Ahmadinejad, c’est aussi d’une certaine mesure notre victoire, celle des mal-pensants et celle des résistants… Christian Bouchet (Source voxnr.com)

12.06.2009

CENSURE FRANCAISE... par Christian Bouchet

Vincent Geisser n’est incontestablement pas de ma paroisse, mais ce qui lui arrive mérite d’être raconté et qu’on se solidarise avec lui. Spécialisé dans la recherche sur l’islam contemporain et sur les populations immigrées, Vincent Geisser est chargé de recherche au CNRS, chercheur à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman et président du Centre d’information et d’études sur les migrations internationales, il est aussi soupçonné par de mauvais esprits de vouloir constituer un « lobby arabo-musulman » au sein du CNRS… blanrue.jpgC’est dire si, aux yeux de certains, il est un élément à abattre. Un mail de soutien, imprudemment publié sur un blog, à une étudiante venant de se voir retirer sa bourse de doctorante au motif qu’elle portait le voile, le voit être convoqué devant la Commission administrative paritaire du CNRS qui devrait le sanctionner pour un manquement à l'obligation de réserve qui s'impose aux fonctionnaires. Accusation surprenant quand des dizaines de ses collègues font part chaque jour de leurs opinions, souvent mille fois plus virulentes, dans les médias sans qu’on leur reproche quoique ce soit… Le manquement à l'obligation de réserve est donc, de toute évidence, un faux-nez pour bâillonner la parole d’un politologue dont le seul tort est de s’intéresser de trop près à l’islam et aux musulmans, et d’être l’auteur de nombreux ouvrages qui ont eu le mérite de mettre en lumière l’hypocrisie de la bien-pensance d’une certaine élite. Pensons par exemple à l’excellent Discriminer pour mieux régner, enquête sur la diversité dans les partis politiques (L’Atelier, 2008) où il montrait l’instrumentalisation des descendants d’immigrés par la classe politique (on pouvait, entre autre, y lire cette extraordinaire remarque de Chafia Mentalecheta : « C’est au parti socialiste que j’ai compris que j’étais une immigrée. Ce n’est pas dans la société française mais au sein du PS que l’on m’a expliquée que, comme je m’appelais Chafia, je ne pouvais pas accéder à un certain nombre de responsabilités. ») Cela étant, soixante-dix chercheurs, parmi lesquels Edgar Morin, Esther Benbassa et Pascal Boniface, ont adressé une lettre ouverte à la ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, en réaction à la procédure disciplinaire lancée à l'encontre de Vincent Geisser, je les en félicite mais, en même temps, je me demande bien pourquoi ils sont tous resté silencieux quand Serge Thion fut soumis à une procédure similaire qui occasionna son licenciement du CNRS… Y aurait-il au yeux de ces chercheurs des collègues que l’on peut sanctionner et censurer et pas d’autres ? Un autre cas de censure est celui qui frappe le livre Sarkozy, Israël et les Juifs de Paul-Éric Blanrue (Éditions Oser Dire). Son auteur collaborateur de la revue Historia depuis des années, est un écrivain de livres à succès (dont Carla et Nicolas, Chronique d'une liaison dangereuse et Le Joueur, Jérôme Kierviel seul contre tous) qui se sont vendus chacun à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires. En 2009, il décide, après une enquête fouillée, de publier un ouvrage sur les liens extrêmement troubles entre le Président Sarkozy et l'Etat d'Israël, intitulé: Sarkozy, Israël, et les Juifs. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque tous les éditeurs auxquels il s'adressa lui répondirent : Non (Editions Apic, Agone, La Fabrique...) ou pire, restèrent muets (Le Temps des cerises, La Découverte....) La réponse de Franck Spengler, fondateur des éditions Blanche, se voulut franche et directe: « pour le publier, c'est hélas non, car outre les risques (mesurés malgré tout) de sortir ce livre, on aura pas une ligne de presse et encore moins de média télé ou radio du fait de ceux dont on ne peux pas dire le nom et de leur affidés. Et ce ne sont pas quelques remous sur internet qui feront vendre le livre en librairie… » Paul-Éric Blanrue dut donc choisir de se faire éditer en Belgique, par la courageuse maison Oser Dire car il s'attaquait à un sujet trop sensible pour les éditeurs français. Mais il n’en avait pas fini avec ses problèmes. En effet aucun diffuseur français de livre n’a, à ce jour, accepté de distribuer le livre en France ! Censure ? Oui, mais censure non-dite, feutrée et peu perceptible au commun. Une censure identique à celle, hypocrite, qui vient de frapper le film Sans forme de politesse : regard sur la mouvance Dieudonné. Celui-ci n’est nullement interdit, mais vous ne pourrez pas le voir dans une salle de cinéma puisque aucune n’accepte de le programmer. La seule qui s’y était risquée, L’Entrepôt, a du y renoncer après avoir été menacée a demi-mots par Bertrand Delanoë (« Dans la mesure ou l’Entrepôt reçoit une subvention de la ville, nous avons pris contact avec son exploitant et lui avons fait savoir le plus clairement du monde notre désapprobation totale dans l’hypothèse où ce film serait effectivement projeté »). Tout ceci se passe dans la patrie de Voltaire. Tout ceci ne sert que les intérêts de quelques uns, de ce que l’on pourrait, au risque d’être censuré, nommer un lobby. (Source voxnr.com)

11.06.2009

ECONOMIE: LE COURS DU PETROLE REPART A LA HAUSSE

Les cours du pétrole brut ont poursuivi leur hausse mercredi, dépassant les 71 dollars le baril, soit un niveau sans précédent pour 2009. T054764A.jpgLe baril de pétrole Brent pour livraison en juillet a gagné 1,32 dollar pour atteindre 71,33 dollars le baril sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). C'est la deuxième fois en deux jours que les cours du pétrole dépassent leur record de cette année à la clôture. Les investisseurs placent de l'argent sur les marchés pétroliers pour se prémunir contre un dollar faible.

ZONE EURO: LE TAUX DE CHÔMAGE ATTEINT SON PLUS HAUT NIVEAU DEPUIS 5 ANS

Le taux de chômage dans les 16 pays de la zone euro a atteint en mars son plus haut niveau depuis près de cinq ans, à 8,9% de la population active, comme en novembre 2004, contre 8,7% en février, a annoncé récemment Eurostat. article_photo_1233586503169-1-0.jpgSur la totalité de l'Union européenne, le chômage frappait 8,3% de la population active en mars, contre 8,1% en février, précise l'institut européen des statistiques. Quelque 20 millions de personnes sont à la recherche d'un emploi, soit 4 millions de plus qu'en mars. Le chômage poursuit donc sa progression en cette période de récession économique. La construction et l'industrie restent très pénalisées par une faible demande. L'Union Européenne table sur environ 3,5 millions d'emplois perdus sur l'ensemble des 27 Etats-membres en 2009, mais les patrons plus pessimistes évoquent 4,5 millions. L'Espagne, particulièrement touchée par la crise de la construction, affiche le taux de chômage le plus élevé des Vingt-Sept, à 17,4%. Dans ce pays, plus d'un tiers des moins de 25 ans cherchent un travail. Les trois autres éléments du peloton de queue sont les pays baltiques -Lettonie (16,1% de chômage), Lituanie (15,5%) et Estonie (11%)-, qui ont connu une forte croissance depuis leur entrée dans l'Union Européenne en 2004 mais sont très éprouvés par la crise mondiale actuelle.

 

10.06.2009

LIBAN: LE HEZBOLLAH PARTICIPERA PEUT-ÊTRE AU NOUVEAU GOUVERNEMENT

Le chef de la Coalition du 14 mars, victorieuse des élections législatives au Liban, Saad Hariri, ne s'oppose pas à une entrée du Hezbollah dans le nouveau gouvernement. Dans une interview accordée à La Libre Belgique, Saad Hariri, fils de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri assassiné en 2005, et vainqueur des législatives qui se sont déroulées ce dimanche, n'exclut pas une participation du Hezbollah au nouveau gouvernement. HassanNasrallah.jpg"Le meilleur moyen de servir les intérêts du pays est d'essayer d'unifier les efforts de tout le monde pour ramener la stabilité, la sécurité et améliorer l'économie", a-t-il déclaré. Et le leader de la Coalition du 14 mars de préciser qu'il veut opter pour un "dialogue calme afin d'élire le président de la Chambre et former un nouveau gouvernement". Satisfait de l'énorme progrès réalisé ces derniers mois dans les relations avec le parti d'opposition, Saad Hariri estime que son souci majeur dans les jours qui viennent sera de déterminer la forme de gouvernement la plus adéquate qui permette de prendre des décisions qui répondent aux besoins de la population libanaise. Et la participation du Hezbollah n'y est pas exclue. Le futur probable Premier ministre reconnaît en effet le réalisme et la maturité avec lesquels le mouvement mené par Hassan Nasrallah a accepté les résultats donnant la victoire à la Coalition soutenue par l'Occident.

 

04.06.2009

ECONOMIE: BRUTALE AUGMENTATION DU CHÔMAGE EN FRANCE

Le taux de chômage en France a fait un bond "brutal" de 1,1 point au premier trimestre 2009, touchant 8,7% de la population active en métropole, contre 7,6% (chiffre révisé) au quatrième trimestre 2008, a annoncé jeudi la ministre de l'Emploi Christine Lagarde. Il faut remonter au troisième trimestre de l'année 2006 pour trouver un taux de chômage de 8,8% en métropole et de 9,3% avec les Dom. "On a un chiffre du chômage pour le premier trimestre 2009, qui est de 8,7%. chomage-01.jpgAu quatrième trimestre 2008, le chiffre a été révisé en amélioration à 7,6%. C'est une progression très forte: 1,1% de plus, c'est brutal", a déclaré Mme Lagarde sur Europe 1, devançant la publication officielle des chiffres. "C'est évidemment un mauvais chiffre (...) on a une dégradation de la situation de l'emploi qui est tout simplement la conséquence de la dégradation de la situation économique depuis six mois de manière absolument nette", a ajouté la ministre. Si l'on inclut les départements d'Outre-mer, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT), a même bondi à 9,1% en moyenne (+1,1 point) de la population française au premier trimestre 2009, a annoncé ensuite l'Insee. La ministre de l'Emploi a souligné que ce "mauvais résultat" se situe "dans la moyenne de l'Union européenne" et que la situation "se dégrade moins vite qu'ailleurs" en citant les cas de l'Espagne, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. La France, qui avait atteint pendant une partie de l'année 2008 le plus bas niveau depuis 25 ans, avait terminé 2008 sur une nette remontée du chômage (+0,3 point sur un an), qui reculait depuis 2006. Au premier trimestre, toutes les catégories d'âge et de sexe sont affectées par l'envolée du chômage, mais les jeunes actifs sont encore les plus fortement touchés. Pour les moins de 25 ans, le taux de chômage a crû fortement (+2,4 points) pour atteindre 22,7% en métropole et 23,5% avec les Dom, restant presque trois fois supérieur à celui des 25-49 ans. Il y avait 634.000 jeunes actifs au chômage en France métropolitaine à la fin mars.

 

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