29.09.2009
HISTOIRE: LE "CRÂNE DE HITLER" CONSERVE A MOSCOU EST CELUI D'UNE FEMME
Un fragment de crâne censé être celui d'Adolf Hitler est en fait celui d'une femme non identifiée, selon une étude américaine qui ravive les questions entourant la mort du dirigeant nazi. L'os, troué par une balle, alimente la thèse selon laquelle Hitler s'est suicidé dans son bunker à Berlin à l'arrivée des troupes soviétiques en avril 1945.
Des doutes sur la succession des événements -et même des spéculations sur une possible fuite du "Führer"- persistent depuis des décennies.
Le morceau de crâne avait été exposé pour la première fois par le Département des archives à Moscou en 2000. Les Russes affirment détenir également la mâchoire d'Hitler.
Or, des professeurs de l'Université du Connecticut (nord-est) assurent que leurs analyses démontrent que le crâne est celui d'une femme, d'un âge compris entre 20 et 40 ans.
Archéologue et spécialiste des ossements humains, Nick Bellantoni affirme avoir immédiatement pensé qu'il s'agissait d'une femme en raison de la structure du crâne.
Partenaire dans ce projet, Linda Strausbaugh, directrice du centre de recherche génétique de l'Université du Connecticut, a accepté d'effectuer des recherches ADN.
Nick Bellantoni s'est alors rendu à Moscou, où il a prélevé un échantillon, et l'équipe s'est mise au travail au laboratoire de l'université en mai dernier. Il leur a fallu trois jours pour boucler leurs analyses.
Les chercheurs craignaient initialement que l'état du squelette rende les résultats illisibles, parce que le crâne avait été conservé à température ambiante et que le morceau qui leur avait été remis était brûlé par le projectile.
Mais l'intérieur du fragment était intact et l'équipe a pu effectuer ses analyses. Pour arriver à un résultat étonnant.
"L'ADN nous dit qu'il s'agit d'une femme", a affirmé Mme Strausbaugh à l'AFP, interrogée lundi.
Cette révélation fait l'objet d'un documentaire diffusé sur History Channel et intitulé "La fuite d'Hitler", qui avance à nouveau l'idée que le dictateur ait pu fuir Berlin.
La chercheuse explique pour sa part que les analyses ne prouvent rien sur le sort d'Hitler et se contente d'affirmer que le crâne n'est pas le sien.
En fait, même à Moscou, certains scientifiques ont déjà exprimé des doutes quant à l'origine du fragment de crâne.
Une question reste en suspens: à qui appartient le crâne de Moscou? Selon Mme Strausbaugh, si des échantillons d'ADN de parents des personnes mortes dans le bunker pouvaient être obtenus, un peu de clarté pourrait être faite. Mais pour l'instant, son identité reste une énigme.
21:55 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hitler, suicide
28.09.2009
POURQUOI LA FRANCE DOIT QUITTER L'AFGHANISTAN par Alain de BENOIST
Tandis que les violences redoublent en Afghanistan, les opinions publiques européennes semblent se lasser. C’est tout particulièrement vrai en France. En 2008, 55 % des Français déclaraient souhaiter le retrait des troupes d’Afghanistan. Ils sont désormais 68 %, soit plus des deux tiers de la population, à désapprouver la décision de Nicolas Sarkozy d’envoyer de nouvelles troupes à Kaboul.
Cette position est même majoritaire (53 %) dans le propre parti du président – les sympathisants du Front national étant les seuls à se singulariser, en étant pratiquement aussi nombreux à approuver la guerre américaine qu’à s’y opposer. Lors de la création, le 20 décembre 2001 par le Conseil de Sécurité de l’ONU, de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS), la tâche de l’armée française se bornait à assurer la sécurisation de Kaboul et de ses environs, à lutter contre les narcotrafiquants et à participer à la « reconstruction » du pays, tout en permettant à certaines de ses forces spéciales de participer à des missions ciblées de lutte antiterroriste. Mais très vite, le conflit s’est transformé. Au départ, deux opérations distinctes se juxtaposaient : une opération multinationale sous contrôle européen, celle de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS), et une opération américaine. Cette distinction s’est ensuite effacée. Le tournant a eu lieu en août 2003, lorsque la FIAS est passée sous le commandement de l’OTAN, c’est-à-dire de fait sous l’autorité de Washington, ce qui a eu pour effet d’élargir le mandat de la Force internationale. Progressivement, la situation a été de moins en moins maîtrisée. Sur place, la confusion s’est instaurée, du fait d’une absence totale de concertation et de stratégie globale, tant en matière d’objectifs que de moyens. A Paris, alors que Jacques Chirac avait limité la participation des troupes françaises au strict minimum, Nicolas Sarkozy a voulu faire du zèle pour satisfaire ses amis américains. Au sommet de l’OTAN de Bucarest, en avril 2008, l’envoi d’un contingent supplémentaires de 700 soldats a été annoncé. Peu après, la France décidait de réintégrer l’OTAN, que le général de Gaulle avait quitté en 1966. Il y a maintenant 12 500 militaires français déployés en Aghanistan et dans la région (un chiffre supérieur à celui des contingents allemand et italien). Ces troupes sont engagées dans de très mauvaises conditions de cohérence opérationnelle, du fait que leurs actions dépendent de l’appui et du renseignement tactique de moyens de la coalition. 26 soldats français ont été tués, dont dix dans une embuscade tendue dans la vallée d’Uzbin le 21 août 2008. Le adversaires de la guerre avancent deux raisons : cette guerre n’est pas la nôtre, et elle ne peut pas être gagnée. Alors que le gouvernement répète sans convaincre qu’un désengagement favoriserait le retour d’un régime taliban à Kaboul et la réimplantation d’Al-Qaïda dans une région géopolitique sensible, les Français constatent que les Talibans, expression de l’identité tribale pachtoune, la principale ethnie du pays, ne sont pas des exportateurs de violence, et que la France et les Afghans n’ont aucun objet de litige. Ils constatent surtout que, sur le terrain, jamais la situation n’a été aussi mauvaise : les forces internationales ont plus perdu d’hommes en juillet dernier qu’en aucun autre mois depuis le début de la guerre. Le président Hamid Karzaï, chef d’un gouvernement faible et corrompu, ne bénéficie que d’une légitimité douteuse et d’un contrôle très réduit de son propre pays (quelques grandes villes et axes stratégiques). Ben Laden n’a toujours pas été capturé. La population afghane vit dans l’insécurité permanente, à la merci des exactions des chefs de guerre, des Talibans, des forces officielle et de militaires américains peu regardants sur le choix de leurs cibles. La vaste majorité des Afghans éprouvent en fait un violent sentiment de rejet vis-à-vis de l’étranger installé sur leur sol. Quant à la lutte contre le narcotrafic, principale source de revenus des Talibans, elle s’est soldée par une augmentation de la production du pavot, qui touche aujourd’hui 195 000 hectares, soit une surface supérieure à celle consacrée en Amérique latine à la culture de la coca. Alors que la stratégie américaine vise maintenant à étendre la guerre dans l’ouest du Pakistan, extension qui contient en germe une probable déstabilisation de ce pays, il apparaît chaque jour un peu plus qu’il n’y a pas de solution militaire à ce conflit aux allures de bourbier. Au cours de sa visite à Washington en novembre 2007, Nicolas Sarkozy déclarait : « La France restera engagée en Afghanistan aussi longtemps qu’il le faudra, car ce qui est en cause dans ce pays, c’est l’avenir de nos valeurs et celui de l’Alliance atlantique ». Des « valeurs » qui semblent se confondre avec la possible ouverture d’un gazoduc qui, passant par l’Afghanistan, devrait un jour relier la mer Caspienne à la côte pakistanaise de l’océan Indien.
09:25 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.09.2009
AFGHANISTAN: MORT DE QUATRE NOUVEAUX SOLDATS FRANCAIS
Quatre soldats français sont morts accidentellement dans l'est de l'Afghanistan depuis samedi soir, trois en raison d'un violent orage dans la nuit, et un autre dimanche quand son véhicule est tombé dans un ravin. Cinq autres ont été blessés, dont plusieurs très grièvement, dans ce dernier accident, a annoncé la présidence française.
Ces décès portent à 35 le nombre de militaires français, dont 3.000 sont engagés en Afghanistan, ayant perdu la vie depuis l'arrivée de troupes françaises en décembre 2001. Lors d'une opération dans la nuit de samedi à dimanche, trois soldats français ont été victimes d'un violent orage, l'un foudroyé et les deux autres noyés dans une rivière en crue, a expliqué à l'AFP l'amiral Christophe Prazuck, de l'état-major. L'opération conduite par quelque 250 militaires français et afghans, a-t-il précisé, se déroulait en vallée d'Afghanya, dans la province de Kapisa, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Kaboul avec pour "objectif des poseurs d'IED" (Improvised Explosive Device, bombes artisanales). "Lorsqu'un premier soldat a été foudroyé, un médecin et l'infirmier ont essayé de le ranimer sans succès", a indiqué l'amiral Prazuck. "L'opération a été suspendue pour tenter de le sauver puis de l'évacuer, mais l'orage s'est déchaîné et un autre militaire a été emporté par une rivière en crue une dizaine de minutes plus tard alors qu'il progressait sur une piste", a-t-il ajouté. "Un de ses camarades, parti à sa recherche, a été emporté à son tour par la rivière et ils ont été retrouvés tous deux noyés au lever du jour", a précisé l'amiral Prazuck. Toujours selon lui, l'orage, qui a été "très violent et très local", "n'était pas prévu par la météo". Un quatrième soldat est décédé et cinq autres blessés dimanche, dont plusieurs très grièvement, lorsque leur blindé est tombé dans un ravin dans le district de Surobi, voisin de la province de la Kapisa. Un sondage publié en août indiquait que 64% des Français étaient opposés à la participation française aux forces de l'Otan en Afghanistan. L'armée française y a subi sa plus grande perte les 18 et 19 août 2008 lorsque 10 soldats étaient tombés dans une embuscade des talibans en vallée d'Uzbin, à l'est de Kaboul. Les soldats français meurent aujourd’hui en Afghanistan pour des intérêts qui ne sont pas ceux de la France. L’intervention française en Afghanistan doit cesser au plus vite.
22:15 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, coalition occidentale, contingent français, otan
24.09.2009
ENTRETIEN AVEC CHRISTIAN BOUCHET (Propos recueillis par Alexandre LASTA)

Christian Bouchet bonjour et merci de répondre à mes questions. Tout d’abord, pourriez-vous vous « présenter » de façon synthétique ?
Je suis enseignant de profession et, dans le même temps, je suis aussi journaliste - à la fois sur le net et dans des organes de la presse traditionnelle - ainsi qu’écrivain et éditeur. Comme je ne dédaigne pas non plus le militantisme politique de terrain, je vous laisse imaginer à quel point mes journées sont bien remplies… Je suis de ceux qui disent : « Les 35 heures je suis pour, mais pas tous les jours ! »
Vous avez eu un parcours varié au sein de la « mouvance nationale » française et européenne, comment le résumeriez-vous aujourd’hui avec un peu de recul ?
En réalité, mon parcours n’a pas été si varié que cela. Bien au contraire, j’ai tendance à penser qu’il se caractérise par une grande constance. Je suis entré en politique durant le second semestre 1969. J’avais à l’époque 14 ans et demi. Après un court passage dans les milieux monarchistes, dû à mon origine familiale, je me suis rattaché à un courant que je n’ai jamais quitté depuis : celui du nationalisme-révolutionnaire. Il s’en est suivi presque trente ans d’activisme politique, comme militant d’abord puis comme cadre dirigeant, dans des groupuscules dont le nombre d’adhérents a varié, selon les périodes, entre quelques dizaines et quelques centaines. Alors que j’ai sacrifié beaucoup de choses à cet engagement groupusculaire, je n’ai jamais réellement cru à ses chances de réussite politique. On peut donc se demander pourquoi j’ai persisté… C’est tout simplement parce que si je ne croyais pas à la réussite organisationnelle, j’étais en revanche convaincu – et je le suis toujours – par la justesse des idées et par leur influence possible. Ainsi, je me retrouve assez bien dans cette citation de Gilles Martinet, qui a passé, pour sa part, une partie de sa vie dans des groupuscules de la gauche dure : « Je n’ai jamais cru à l’avenir des petites organisations se situant en marge des grandes formations historiques. Et pourtant, j’ai participé moi-même à la constitution et à la direction de plusieurs de celles-ci. C’est que je croyais que leur existence et que leur combat pouvaient entraîner des changements au sein des grands partis. » Ce rôle les NR français l’ont joué au sein du mouvement national. En plus de lui fournir quelques cadres de très haut niveau, il ont servi de laboratoire idéologique et de passeurs d’idées. C’est ce qu’a très bien vu Nicolas Lebourg, un universitaire hostile mais honnête, qui, dans sa thèse Les nationalistes-révolutionnaires en mouvements (1962-2002), écrit (p. 704) : « Au sein même du système politique concurrentiel, les groupuscules trouvent leur importance en leur travail de “veilleur” et de fournisseur de concepts et d’éléments discursifs aux structures populistes qui ont, quant à elles, accès à l’espace médiatique. Si on y regarde bien, les nationalistes-révolutionnaires ont donné trois idées au Front national : l’anti-immigration, l’anti-américanisme, l’anti-sionisme, et l’ont ainsi armé lexico-idéologiquement. » Mais pour jouer ce rôle de formateur de cadres, de laboratoire idéologique et de passeur d’idées, encore faut-il avoir une structure, une presse, des activistes, etc. C’est ce qui a justifié les constructions groupusculaires auxquelles j’ai participé et c’est ce qui justifie toujours mon combat.
Récemment sont apparues, dans la scène politique et au sein des partis, de nouvelles lignes de fractures : atlantisme/continentalisme, sionisme/anti-sionisme, mondialisme/anti-mondialisme, libéralisme/anti-libéralisme, etc. Elles touchent tous les partis politiques y compris la mouvance nationale à un point tel qu’il est difficile de s’y retrouver. Quelles sont pour vous aujourd’hui les principales, et quelles sont celles que vous prônez ?
Ces lignes de fractures sont, du moins pour ce qui est de la mouvance nationale française, beaucoup plus anciennes qu’on ne le croit et on les retrouve déjà clairement dans les années 1950/1960. Il me semble que la situation est la même, à des niveaux différents, pour les autres forces politiques françaises, à l’exclusion sans doute des communistes. Cela étant, ce qui est sans doute nouveau et plus prometteur, c’est que des recompositions, dans l’immédiat fort timides cependant, se produisent et qu’elles se font en fonction de ces lignes de fracture et non pas en fonction du schéma gauche-droite. C’est ce, qu’en d’autres temps, j’avais défini comme les « nouvelles convergences » et qu’un Thierry Meyssan a très bien décrit en faisant part de sa surprise quand il les a découvertes : « Lorsque j’ai publié L’Effroyable imposture, je m’attendais à des réactions selon le clivage droite-gauche, parce que j’avais toujours vécu avec. Je me suis rendu compte qu’une autre ligne de partage apparaissait, que j’avais des amis et des adversaires dans tous les camps. » A cette occasion, Thierry Meyssan précisait : « Je pense que nous devons tous nous repositionner en fonction de la question principale, celle de la souveraineté des peuples face à l’impérialisme. ». C’est une opinion que je partage et qui contient la réponse à votre question, soit en clair que les lignes de fracture principales se structurent autour de l’opposition continentalisme/atlantisme, anti-sionisme/sionisme, anti-libéralisme/société marchande, etc. On a souvent l’impression que le FN n’était qu’une bouée pour une grande majorité d’électeurs frustrés, qu’il faisait tout le temps le grand écart (absence de programme économique clair, prises de positions géopolitiques contradictoires, etc..) mais qu’il était maintenu soudé et en position de force par son président, Jean Marie Le Pen.
Comment envisagez-vous l’après Le Pen ? Êtes vous gollnischien ou mariniste ?
Je me garderais bien de me définir par rapport à une personne quelconque… Si j’ai fait un choix, et celui-ci est clair et notoire, il a été non pas lié à une sympathie humaine particulière mais à une réflexion idéologique et stratégique sur la nécessité de développer en France un mouvement national populaire et sur la personnalité la plus apte à l’incarner. Pour me résumer, je reprendrais à mon compte les termes d’une tribune libre d’Alain de Benoist publiée sur le site voxnr.com peu de temps après les dernières législatives : « Le Front national paraît avoir mis du temps à comprendre que la culture de ses électeurs n’était pas forcément la même que celle de ses militants. L’avenir du FN dépendra de sa capacité à comprendre que son “ électorat naturel ” n’est pas le peuple de droite, mais le peuple d’en-bas. L’alternative n’est pas pour lui de s’enfermer dans le bunker des “ purs et durs ” ou, au contraire, de chercher à se “ banaliser ” ou à se “ dédiaboliser ”. L’alternative à laquelle il se trouve confronté aujourd’hui de manière aiguë est toujours la même : vouloir encore incarner la “ droite de la droite ” ou se radicaliser dans la défense des couches populaires pour représenter le peuple de France dans sa diversité. » Mon combat et celui de mes amis est là : à l’intérieur ou à l’extérieur du FN contribuer a ce qu’il devienne, selon les termes d’Alain de Benoist, « une force de transformation sociale dans laquelle puissent se reconnaître des couches populaires au statut social et professionnel précaire et au capital culturel inexistant, pour ne rien dire de ceux qui ne votent plus. » Qu’il devienne en clair le véritable « parti du peuple de France ». Quand je lis dans une déclaration de Marine Le Pen à 20 minutes « Je ne me sens pas à l’aise dans les quartiers bourgeois. Je suis plus à l’aise dans les quartiers populaires », quand je vois le FN axer sa campagne contre l’immigration sur les aspects économiques et sociaux de celle-ci ou organiser une manifestation devant le siège des patrons-voyous de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière, quand je vois les excellents résultats obtenus à Hénin-Beaumont, je me dis que si nous n’avons pas encore gagné, il se pourrait bien que nous en prenions le chemin.
L’étiquette souverainiste a-t-elle pour vous un quelconque sens à l’heure de la mondialisation, où l’on assiste dans le monde à une sorte de renaissance des grands espaces en Asie (Chine, Inde), dans le monde musulman (Turquie, union panafricaine), en Eurasie (Russie), en Amérique du sud (Brésil, Venezuela). La France a-t-elle une chance de survivre (démographiquement, culturellement, économiquement) sans l’Europe ?
Si par souverainisme on entend « la France seule » et une politique étrangère d’enfermement obsidional réduite à la défense du pré-carré, ce terme n’a pour moi aucun sens. Il en a en revanche, s’il recouvre une volonté de redonner à la France les moyens d’avoir une politique étrangère et économique indépendante et de pouvoir agir tant pour recréer l’indispensable axe Paris-Berlin-Moscou, que pour structurer une Europe active et indépendante. Disons, pour résumer à l’extrême, que la politique étrangère que je souhaite à la France correspond mille fois plus à celle que mena Dominique de Villepin qu’à celle que défend Philippe de Villiers.
Paradoxalement alors que l’on assiste à cette renaissance des grands espaces, l’Europe semble incapable d’unité politique, tant les dissensions semblent fortes entre « vieille Europe » (continentale ?) et « nouvelle Europe » (atlantiste ?), comment l’expliquez-vous ?
Sans aucun doute par l’influence et l’action du « parti américain ». Dans les années 1960, Jean Thiriart parlait des « centaines de petits Quisling » qui agissaient en Europe de l’Ouest. Il y en a maintenant des milliers à l’œuvre en Europe orientale…De plus, il y en a aussi beaucoup chez nous, et à des postes dirigeants. Il y aurait beaucoup à dire par exemple sur les structures du type French American Foundation – il en existe des similaires dans presque tous les pays – qui sélectionnent parmi les élites locales ceux qu’il faut séduire. Actuellement, en France, ce type de think tanks s’intéresse de très près aux meilleurs jeunes éléments issus des communautés immigrées pour préparer l’avenir et les gagner à la cause du Grand Occident.
La France vient de faire le choix de réintégrer le commandement armé de l’OTAN. Pourtant au même moment, l’administration Sarkozy semble jouer l’adoucissement avec la Russie. En gros Nicolas Sarkozy joue sur les deux tableaux. Dans le même temps, des voix se font entendre (mouvances d’extrême gauche, divers intellectuels gaullistes…) pour que la France intègre l’Organisation de la coopération de Shanghai. Quelle est votre opinion à ce sujet et comment jugez-vous ce grand écart du président Français ?
Il n’est pas exclu que notre président se laisse emporter par une volonté d’exister par lui-même en politique étrangère. Il est suffisamment égocentrique pour le faire et ceci pourrait expliquer cela. Toutefois, il sait que la laisse est courte et ses dissidences sont toujours très contrôlées et balisées…Pour ce qui est d’une intégration de la France à l’Organisation de la coopération de Shanghai, dans l’état actuel des choses, même si l’idée est sympathique, elle me semble relever de l’utopie.
A l’heure de la crise financière, tout le monde s’accorde à dire, enfin, que « peut être » la globalisation libérale à « échoué », et que le modèle Occidental pour l’humanité n’est peut être pas le « meilleur ». D’après vous d’où viendront les nouveaux modèles civilisationnels et économiques ?
D’où viendront-ils ? Je ne sais. Sans doute seront-ils multiples et adaptés aux zones civilisationnelles. La finance islamique, qu’il est de bon ton de dénoncer dans la mouvance nationale, est sans doute un exemple d’alternative économique intéressante. Quant à nous, notre courant ne manque pas d’idées. Dans un texte récent intitulé « Le solidarisme comme alternative à la crise », Emmanuel Leroy a proposé une troisième voie économique dont je dont je vous invite à lire le développement ici puisque je ne suis pas de taille à concevoir une argumentation supérieure à la sienne
http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EkVplZpkEFUySZGCbr.shtm...)
Vous êtes très présent sur la scène géopolitique et notamment auprès du mouvement Eurasien d’Alexandre Douguine (dont le programme politique généralement peu connu est détaillé sur ce blog). Pouvez nous nous en parler ? Y a-t-il une volonté de la part de nationalistes révolutionnaires comme vous de créer des structures eurasistes en Europe ?
Il existe en Europe occidentale des cercles eurasistes au moins au Portugal, en Italie, en Allemagne et en France. Le site evrazia.info est mis régulièrement à jour dans quatorze langues dont huit sont parlées en Europe de l’Ouest. L’an passé, lors des « Journées de la dissidence » qui regroupent traditionnellement tous les ans, au mois de novembre, les cadres NR européens à Madrid, Dimitri Kutzenov, qui est d’une certaine mesure l’ambassadeur du Mouvement international eurasiste avait fait le voyage de Moscou pour s’entretenir avec nous. Vous pouvez en conclure qu’il y a bien une volonté d’organiser une nébuleuse eurasiste « à l’Ouest ». Cela étant, nous n’avons pas d’ambitions strictement politiques, nous nous contentons de répandre des idées, de les faire connaître… Parfois avec un succès indéniable : la revue Eurasia, qui a des éditions en langue italienne et française, publie des textes d’universitaires et de géopoliticiens reconnus qui ne craignent pas de s’afficher dans nos colonnes.
Le projet eurasien vous semble-t-il compatible avec le projet paneuropéen de nombre de nationalistes d’Europe ?
Si vous faîtes allusion aux projets du type de ceux élaborés par Guillaume Faye ou par les proches de Pierre Vial, je vous répondrais bien sûr non. Il est d’ailleurs piquant que ceux-ci, qui rêvent à une grande Europe blanche, écrivent eux-mêmes qu’« il est malheureusement possible que l’Eurasie soit un concept plus réaliste dans l’immédiat que celui d’Eurosibérie que nous soutenons. » (Terre et peuple n° 37, 2008. En revanche, l’eurasisme qu’Alexandre Douguine développe actuellement en Russie, et qui est pour partie redevable à Ernst Niekisch et à Jean Thiriart, est parfaitement compatible avec le paneuropéisme nationaliste-révolutionnaire. Pour la petite histoire, il semble même être, aux yeux de certains hiérarques du Front national, compatible avec le nationalisme français. Du moins dans l’esprit de Jean-Marie Le Pen qui, lors de la convention d’Arras du FN du 15 mars dernier, a déclaré : « Nous voulons une Europe puissante, indépendante et respectée englobant les nations du continent boréal de Brest à Vladivostok. (…) Cette Europe-là, elle va, comme disait le Général de Gaulle, de l'Atlantique à l'Oural, et même jusqu’à Vladivostok, dessinant l’arc septentrional de nos solidarités culturelles et de nos intérêts communs. (…) Cette Europe enrichie des cultures grecques et latines, magnifiée par le christianisme, sublimée par la Renaissance, cette Europe transmise de génération en génération jusqu’à nous et nos enfants, elle englobe bien sûr l’immense Russie. La France, l’Allemagne, l’Italie, nous avons tous besoin des gigantesques ressources en énergies fossiles de la Sibérie. La Russie, quant à elle, qui est entrée depuis longtemps dans la nuit glaciale de l’hiver démographique, a besoin d’hommes, d’ingénieurs, d’ouvriers, de colons, pour aménager l’espace sibérien et contenir l’expansion démographique naturelle de la Chine. La grande Europe continentale a, incontestablement, la taille critique pour contrebalancer la superpuissance américaine, et contribuer à l’équilibre des forces qui est le meilleur garant de la paix mondiale. »
Pour les Français et les Européens, les grandes inquiétudes du futur sont le plausible leadership économique Chinois et l’explosion démographique des populations musulmanes, notamment à l’intérieur de l’Europe. Comment estimez-vous compatible/incompatible ces deux éléments ?
Je ne suis pas convaincu que telles soient réellement les grandes inquiétudes des Français et des Européens. Du moins des simples citoyens. Il me semble que, selon la classe sociale à laquelle ils appartiennent et en suivant, d’une certain mesure, la pyramide de Maslow, ceux-ci s’inquiètent pour les uns des risques de chômage, de l’insécurité, de leur paupérisation, pour les autres des OGM, du réchauffement climatique, voire de la montée de l’antisémitisme…S’inquiéter de problèmes géopolitiques ou démographiques n’est pas une attitude commune ni courante. Cela étant, il faut différencier deux choses : un « péril jaune » tant économique que démographique, qui est réel, et auquel il faut apporter des réponses géopolitiques qui justifient les thèses eurasistes et un éventuel péril démographique musulman qui lui me semble relever d’un problème mal posé. Vous me parlez en effet de « l’explosion démographique des populations musulmanes, notamment à l’intérieur de l’Europe ». Dois-je en conclure que la seule explosion démographique du tiers-monde qui vous préoccupe soit celle des musulmans ? De même, dois-je conclure que la seule immigration – car tel est le véritable problème – qui vous chagrine soit celle des mahométans ? Je suis convaincu que non, mais votre question, par sa formulation même, montre que vous avez inconsciemment subis l’influence des lobbies qui nous désignent qui nous devons aimer et qui nous devons haïr. Maintenant soyons sérieux, qu’il y ait un problème d’explosion démographique dans les pays du tiers-monde, je suis d’accord même s’il faudrait mettre quelques bémols à cette analyse. Qu’il y ait un problème d’immigration en Occident, je le suis aussi. Mais à mes yeux, tout d’abord, l’ennemi ce n’est pas l’immigré, c’est celui qui le fait venir, c’est ce patronat qui délocalise ainsi à domicile et qui se sert des travailleurs qu’il importe pour maintenir un chômage élevé et donc des salaires bas. Ensuite, il n’y a pas pour moi d’immigration non-européenne qui soit pire ou qui soit meilleure du fait de la religion. Un musulman marocain en tant qu’immigré vaut un tamoul hindouiste ou un ivoirien catholique. Nos amis espagnols qui connaissent une importante immigration de sud-américains catholiques ne font guère de différence en terme de nuisance entre celle-ci et l’immigration maghrébine musulmane… Or, la manœuvre de nos ennemis, de ceux justement qui font venir les immigrés, c’est de nous en désigner certains comme mauvais pour que nous trouvions les autres meilleurs, donc acceptables…
Alain Soral ou vous (entre autres) donnez l’impression de jouer à fond la carte « arabo-musulmane », par exemple vous êtes notamment régulièrement présents dans les manifestations pro Palestiniennes, E&R jouant la carte de la « mixité » bleu-blanc-rouge, etc. Ces « terrains » étaient pourtant jusqu’alors réservés à l’extrême gauche ?
Sur les positions d’Alain Soral et de ses partisans, dont je ne suis pas, je peux difficilement vous répondre. La seule chose que je peux vous dire est que mon agenda et le leur sont notablement différents. En ce qui me concerne, je soutiens effectivement la résistance palestinienne et j’appelle régulièrement ceux qui me suivent à faire de même, y compris en participant à d’éventuelles manifestions ou actions organisées par d’autres que nous. Je suis surpris que cela semble être quelque chose de nouveau à vos yeux, puisque Jean Thiriart, Maurice Bardèche, François Duprat et bien d’autres s’y sont déjà engagés dès le milieu des années 1960, à une époque où l’extrême gauche était bien timide sur ce point. Il faut se rappeler, qu’en France, une des toutes premières associations de solidarité avec la Palestine a été le Rassemblement pour la libération de la Palestine créé en 1967 par François Duprat. De même, il est important d’insister sur le fait que le premier européen tombé dans les rangs de la résistance palestinienne, Roger Coudroy, n’était pas une membre de la gauche radicale, bien au contraire, c’était un des nôtres puisqu’il avait milité à Jeune Europe avant de rejoindre les commando naissants de l’OPL. A titre tout à fait personnel, j’ajouterais que mon engagement en faveur de la Palestine ne date pas d’hier. En effet, le tout premier article que j’ai donné à la presse nationaliste-révolutionnaire, à la fin des années 1970, fut un article de soutien au FPLP.
Est-ce que ce soutien est tactique ? Est-ce par antiaméricanisme et/ou antisionisme ?
Mon soutien, comme celui de mes amis, est légitimé par deux arguments. Tout d’abord par une révolte, bien naturelle, contre une injustice faite à tout un peuple à qui on a volé sa terre. Ensuite par un souhait d’être libres chez nous de nos choix de politique extérieure et intérieure. Je m’explique. La création puis la survie de l’entité sioniste n’a été rendue possible que par le soutien des pays occidentaux. Pour obtenir celui-ci, les sionistes ont du développer des lobbies, plus ou moins importants et plus ou moins actifs, afin de faire pression sur les gouvernements et les hommes politiques. En France, tout particulièrement, ce lobby n’a jamais cessé d’agir afin que notre pays modifie sa politique étrangère, non pas dans notre intérêt mais dans un sens favorable à l’État d’Israël. Par ailleurs, à la fois pour inquiéter les juifs de France et les pousser ainsi à faire leur Alyah, et pour mettre en mauvaise posture notre gouvernement et l’obliger à « faire des gestes positifs », il n’a cessé de crier au loup afin de faire croire à un péril antisémite. Dans cette manœuvre, il a désigné un bouc émissaire particulier, le mouvement national dans son ensemble, quelle que soit d’ailleurs sa position réelle vis-à-vis d’Israël, et ce faisant, il a largement contribué à sa démonisation et à sa marginalisation politique. Combattre l’entité sioniste et son lobby c’est donc, à mes yeux, revendiquer le droit pour la France d’avoir la politique étrangère qui convient à ses intérêts et pour les Français le droit de voter pour qui ils l’entendent et non pas uniquement pour ceux que le CRIF désigne comme cacher.
Ne serait-il pas préférable d’adopter une ligne « ni keffieh, ni kippa » ?
Alain de Benoist nous a récemment démontré la stupidité d’une telle thèse. Interrogé sur la neutralité dans le conflit palestino-sioniste que suppose cette ligne il a répondu : « Carl Schmitt nous l’a rappelé : s’affirmer neutre, c’est encore prendre position. Quand il y a un agressé et un agresseur, la neutralité d’un tiers profite objectivement à ceux qui agressent. Dominique de Villepin le disait très justement : l’équidistance est impossible à tenir lorsque l’on est en présence d’un conflit asymétrique. Or, c’est précisément ce type de conflits qui se développe aujourd’hui un peu partout. (…) Dans l’idée que ce qui se passe à Gaza « ne nous concerne pas », je vois surtout, plus profondément, la marque lamentable, pathétique, de ce que l’on appelle en philosophie la métaphysique de la subjectivité, ou de façon plus familière le nombrilisme tribal. L’individualisme consiste à ne s’intéresser qu’à soi-même, et à se désintéresser des autres. Le nombrilisme tribal élargit le « je » en « nous », mais en conservant le même raisonnement : le moi collectif est à la fois le bien absolu et le seul critère de vérité. (…) Il fut une époque où l’on trouvait conforme à l’honneur de se battre pour une cause noble et juste, même lorsqu’elle n’était pas la nôtre. On jugeait également honorable d’être activement solidaire des populations martyrisées et de ceux qui résistaient à l’oppression. Avec le nombrilisme tribal, cette époque s’achève. On s’oriente vraiment vers le degré zéro de la réflexion. » Je n’ai rien à ajouter à cette brillante analyse que je partage totalement.
Seriez-vous de ceux qui pensent que le nationalisme français ne se régénérera que par l’immigration, même de non Européens ?
Non, je ne le pense absolument pas. Il n’est, cependant, pas exclu que certains descendants d’immigrés deviennent des nationalistes français et participent ainsi au mouvement national. Il y en a déjà un certain nombre. Mais je crains quand même qu’un tel phénomène reste marginal. Il me semble que le sentiment nationaliste des « français de branche » a plus de chance de se manifester dans un rattachement plus ou moins fantasmé à la terre ou à la culture de leurs ancêtres. Je ne serais donc pas surpris si le phénomène d’apparition de partis ethniques ou religieux à connotation nationaliste auquel on assiste déjà en France - avec le Parti des musulmans de France, le Parti antisioniste, le Mouvement des indigènes de la république ou le Mouvement des damnés de l’impérialisme – prenait dans les années à venir une certaine ampleur. Cela étant dit, l’idée de régénération des idées que l’on pourrait qualifier comme étant celles de la « droite des valeurs » par l’immigration a été brillamment défendue par Gilbert Comte, dans le numéro du printemps 2006 du magazine Eléments : « Quand à la droite, mes propos sonnent sans doute à ses oreilles comme du chinois ou du bambara. Aux familles bourgeoises apeurées qu’elle rassemble parfois électoralement, je souhaite seulement d’avoir encore assez d’énergie pour produire des “grands frères” sourcilleux comme il faut l’être sur l’honneur, à commencer par celui des filles. L’immigration a transplanté aux périphéries de nos villes des peuples restés encore très traditionnels. Ils y subissent depuis trente ans l’agression d’une modernisme destructeur sous toutes ses formes, à commencer par la permissivité et la domination de l’argent. Si la droite clabaudeuse avait été autre chose que ce qu’elle est, c’est-à-dire un ramassis de petits bourgeois bruyants mais apeurés, c’est là qu’elle aurait envoyé des missionnaires, afin d’y lever des secours. Mais il lui aurait fallu une audace qu’elle n’imagine même pas dans ses ronrons de nonagénaires. » C’est une idée que l’on retrouve chez Alain Soral, évoquée en ces termes : « La culture musulmane ne produit pas des délinquants drogués et suicidaires, mais des hommes élevés dans des valeurs. Des valeurs de dignité et de respect qui ressemblent beaucoup, finalement, à celles qu’on inculquait aux hommes de France, et à moi-même, avant la déferlante du néo-matriarcat à l’américaine importé par mai 68. »
Des mouvements régionalistes et identitaires se développent en Italie, et également en France. Ces mouvements comme les Identitaires (en France) ou la Ligue du Nord (en Italie) prônent une identité à triple échelle : régionale, nationale et Européenne, et sont farouchement opposées au jacobinisme républicain, quelle est votre opinion sur ces mouvements ?
Vous auriez aussi pu citer le Vlaams Belang, la Plate-forme pour la Catalogne ou des groupes plus marginaux comme Alsace d’abord ou Adsav en Bretagne… Mon opinion à leur sujet est bien entendu négative. Comment pourrait-il en être autrement ? Bien sur, défendre les identités locales est un engagement louable avec lequel nous sommes tous d’accord. Mais il y a aussi un risque d’hétérotélie, de dérive perverse, qui, au final, peut aboutir à favoriser la landerisation de l’Europe et son affaiblissement. Et, c’est, malheureusement, dans cette optique qu’agissent les divers groupes identitaires actifs au niveau européen. Leur l’Europe aux cents drapeaux c’est une Europe aux cents Kossovo… C’est une Europe où toute solidarité disparaît, où l’on arrive à des prises de position odieuses et grotesque comme celle de ce dirigeant identitaire breton qui déclarait récemment qu’en Bretagne, il ne voyait pas de différence entre un immigré poitevin et un immigré africain ! C’est aussi une Europe encore plus divisée qu’elle ne l’est actuellement, donc dont les composantes les plus faibles sont encore plus manipulables, et en définitive c’est une Europe totalement impuissante. Une Europe que l’on pourrait comparer à l’Allemagne d’après le traité de Westphalie, divisée en 350 États, qui pendant plus de 200 ans regarda l’Histoire être écrite par d’autres. Quand je vois que ceux qui prônent ce démembrement de notre pays et de l’Europe osent dans le même temps au mépris de toute réalité géopolitique faire campagne sur le thème de l’Europe puissance, je ne peux que m’interroger sur leur intelligence ou leur sincérité.
Vous citez le Kossovo, justement, le 24 mars dernier, c’était l’anniversaire des bombardements de 1999 sur la Serbie. Depuis un an, le Kosovo « serait » un état indépendant... Que vous inspire ces évènements ?
Que voulez-vous qu’ils m’inspirent d’autre que de la révolte ? Cela étant, votre question me permet de revenir sur la précédente. Si la mouvance identitaire, en France, a beaucoup médiatisé les modestes actions caritatives qu’elle a menées en faveur des Serbes du Kossovo, elle s’est bien gardée de faire ressortir les contradictions idéologiques internes dans laquelle l’affaire kossovare la plaçait. La question centrale ici, qui est rarement posée, est pourquoi l’indépendance du Kossovo est-elle inadmissible ? Est-ce parce qu’elle est la résultante d’une action des USA, par OTAN interposé, pour s’implanter un peu plus dans une région européenne géopolitiquement stratégique ? Ou est-ce parce que les Kossovars sont musulmans ? Si pour moi, il est évident que la première réponse est la bonne, il est tout aussi évident que pour les Identaires de France, c’est la seconde qui est justifiée. Les Kossovars n’auraient pas été musulmans, ils auraient applaudi des deux mains la « libération d’un peuple défendant son identité », ce que n’ont pas manqué de faire d’ailleurs un certain nombre de mouvements identitaires en Belgique, en Bretagne et ailleurs, plus sensibles, pour une fois, aux thèses de Yann Fouéré qu’à celles de Guillaume Faye…
Pour finir, pouriez-vous conseiller 5 ouvrages clefs a lire, 5 sites/blogs a consulter ? Cinq ouvrages c’est bien peu…Julius Evola : Les Hommes au milieu des ruines et Révolte contre le monde moderne. Alain de Benoist : Les Idées à l’endroit. Alexandre Douguine : Le Prophète de l’eurasisme. Jean Thiriart : L’Europe, un empire de 400 millions d’hommes. Francis-Parker Yocker : Imperium. Cela en fait six ! Quant aux sites là aussi c’est difficile : le portail Eurasia d’Alexandre Douguine, le Réseau Voltaire, Alterinfo, Géostratégie et Voxnr, sans oublier Dissonnances. Là aussi j’en suis à six…
Avez vous quelque chose à ajouter pour lecteurs du blog Dissonance ?
Seulement quelques citations à méditer… Charles Maurras : « En politique le désespoir est bêtise absolue », Johann Wolfgang Goethe : « Au commencement était l’action », Guillaume d'Orange : « Où il y a une volonté, il y a un chemin ».
10:25 Publié dans Libres propos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christian bouchet, nationaliste-révolutionnaire, immigration, anti-sionisme, identitaire
20.09.2009
ISLAM: AÏD MABRUK !
Les musulmans de France ont fêté ce dimanche la fête de l’Aïd al-Fitr, qui marque la fin du mois de jeûne de Ramadan.
La cérémonie à la Mosquée de Paris a, pour la première fois, été retransmise en direct à la télévision, sur la chaîne publique France 2. A cette occasion, CHRONIQUE DU TEMPS QUI PASSE présente tous ses vœux d’AÏD MABRUK à la communauté musulmane de France.
21:53 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, ramadan, aïd al-fitr
18.09.2009
LE BATALLON DE SAN PATRICIO, UN EXEMPLE D'UNION DES PEUPLES CATHOLIQUES CONTRE LES USA par Albert JACQUEMIN
Lors de la seconde guerre du Golfe, nombre de journalistes ont insisté sur le fait que, connaissant des problèmes de recrutement parmi ses nationaux, l’armée des USA avait intégré dans ses rangs un nombre non-négligeable d’étrangers en leur promettant la nationalité américaine à l’issue de leur engagement. Pour surprenante quelle soit, cette pratique n’est pas nouvelle au sein de l’US Army. Pratiquée sur une grande échelle au milieu du XIXème siècle, elle a été la cause d’un des épisodes figurant parmi les plus occultés de l’histoire des USA : la création du Batallón de San Patricio.
Dans les années 1830-1850, les États-Unis entreprirent de se rendre maître des territoires, alors sous domination mexicaine, situés au Sud et au Sud-Est de leur frontière. Le moment le plus important de cette marche vers le sud fut l’annexion du Texas en 1845, dix années après que les colons anglo-saxons qui y résidaient se soient soulevés contre le Mexique et aient déclaré leur indépendance. Cette annexion fut la cause la guerre américano-mexicaine qui se déroula de 1846 à 1848. Connaissant une pénurie d’homme de troupe qu’elle ne réussissait pas à combler en faisant appel à ses nationaux, l’armée américaine eut alors l’idée d’enrôler, plus ou moins de force, les immigrants célibataires à leur descente des navires les amenant d’Europe. Ainsi, nombreux furent, parmi les soldats qui combattirent contre les Mexicains, ceux originaires d’Irlande d’où la « Grande famine » occasionnait alors une immigration particulièrement conséquente. Ces soldats, à qui on avait promis la nationalité américaine et quelques arpents de terre à l’issue de la guerre, eurent rapidement de multiples raisons de regretter leur engagement dans les troupes de l’oncle Sam. D’une part, dirigée par des officiers wasp (white anglo-saxon protestant), ils devaient subir le racisme ethnique et religieux de ceux-ci qui se manifestait par le mépris, par des mauvais traitements ainsi par des difficultés à pouvoir pratiquer la foi catholique. D’autre part, cette même foi les poussait à être solidaires des Mexicains et à considérer comme inacceptable le comportement au combat de l’US Army caractérisé par des exécutions sommaires, des pillages et des viols. C’est en conséquence de cela qu’un nombre important d’entre eux, menés par un lieutenant du nom de John Riley, choisirent, selon les termes de l’historien Peter Quinn « de combattre au côté des Mexicains catholiques contre les protestants américains, formant le régiment de saint Patrick qui est le seul exemple dans toute l’histoire américaine d’une désertion de masse en temps de guerre pour se mettre au service de l’ennemi. ». Exclusivement irlandais à l’origine les San Patricios furent rapidement rejoints par d’autres déserteurs de religion catholique et de souche européenne : Français, Italiens, Polonais, Espagnols et Suisse. Au nombre de huit cents, ils s’illustrèrent lors des combats de Monterrey Angostura, Churubusco et Chapultepec, où leurs capacité d’artilleurs et leur ardeur au combat firent des miracles. Vaincu militairement, le Mexique dut accepter de signer, le 2 février 1848, le traité de Guadalupe par lequel il abandonna aux États-Unis, contre une indemnisation minime, le Texas, la Californie, le Nevada, l’Utah, le Colorado, l’Arizona, le Nouveau-Mexique et le Wyoming, soit les deux tiers de son territoire national… Il n’oublia cependant pas les étrangers qui avaient servi dans ses rangs. Rendus à la vie civile en 1850, ceux ci furent décorés, reçurent la nationalité mexicaine et il se virent attribuer des terres agricoles. Ceux qui, par contre, eurent le malheur d’être capturés par les troupes yankees furent tous condamnés à mort et exécuté par pendaison. Si aux USA, cet épisode fut dès l’origine totalement occulté et y suscite toujours une très grande réticence, il fut l’objet au Mexique et en Irlande d’une glorification qui n’a jamais cessée. Chaque 12 septembre, anniversaire du jour où les San Patricios prisonniers furent pour la plupart pendus, leur souvenir est commémoré au Mexique par des cérémonies officielles. À Monterrey et à Mexico, des rues portent leurs noms et une plaque apposée sur le Parlement mexicain relate en lettres d’or leur sacrifice pour une nation qui n’était pas la leur. En Irlande, à Clifden, ville natale de John Riley, une statue, offerte par le gouvernement mexicain, évoque son histoire sur la place centrale de la ville et chaque année, le 12 septembre, la ville pavoise aux couleurs mexicaines. Dans le champ politique, les San Patricios sont aussi depuis quelques temps régulièrement invoqués. Le sous-commandant Marcos de l’Armée zapatiste de libération en a fait un exemple d’union des peuples contre l’impérialisme américain et, aux États-Unis même, depuis quelques années, une partie de la droite catholique se revendique de leur souvenir, voyant dans l’augmentation de la proportion des latinos dans la population une occasion pour les catholiques de prendre leur revanche sur l’Amérique protestante qui les a si longtemps considérée comme des citoyens de seconde zone. (Source voxnr)
11:43 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ballon san patricio, guerre usamexique, irlande
17.09.2009
AFGHANISTAN: SIX SOLDATS ITALIENS TUES DANS UNE ATTAQUE A KABOUL
Dix civils afghans et six militaires italiens ont péri à Kaboul dans une attaque à la voiture piégée contre un convoi de l'Otan sur une artère très fréquentée de la capitale, annonce le ministère afghan de la Défense. Cinquante-deux civils afghans ont également été blessés dans l'explosion, ajoute-t-il.
A Rome, le ministre italien de la Défense Ignazio La Russa a précisé que quatre militaires italiens avaient aussi été grièvement blessés mais que leur pronostic vital n'était apparemment pas engagé. Il s'agit de l'attentat le plus sanglant contre des Italiens à l'étranger après une attaque en 2003 à Nassiria en Irak, qui avait tué 17 militaires et deux civils. Il porte à 20 le nombre de victimes italiennes en Afghanistan. L'attentat s'est produit au passage de deux véhicules d'escorte en provenance de l'aéroport et qui se dirigeaient vers le quartier général de l'Isaf (Force internationale d'assistance à la sécurité), a précisé le ministère italien de la Défense. Des militaires afghans ont été vus transportant des civils blessés vers des ambulances près de l'épave d'un véhicule portant le sigle de l'Isaf sous commandement de l'Otan. Plusieurs autres véhicules ont été détruits par la déflagration, qui s'est produite sur une route très fréquentée par les forces étrangères, non loin du quartier diplomatique du centre de Kaboul.
Cette attaque est la quatrième du genre à Kaboul au cours du mois écoulé. L'un a visé le quartier général de l'Isaf avant l'élection présidentielle du 20 août, un autre a pris pour cible une base de l'Otan sur l'aéroport.
16:25 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, coalition occidentale, resistance afghane
AFGHANISTAN: LA FARCE ELECTORALE
Le président sortant Hamid Karzaï a recueilli 54,6% des voix au premier tour de l'élection présidentielle du 20 août en Afghanistan, selon les résultats globaux publiés le 16 septembre par la commission électorale. Bourrage d’urnes, centaines de bureaux de vote fantômes… les nombreuses et flagrantes irrégularités observées dans toutes les provinces au cours du scrutin inquiètent la communauté internationale.
Observateurs et diplomates occidentaux sont divisés sur la conduite à tenir. On les comprend : la communauté internationale a tout de même englouti la coquette somme de 225 millions de dollars dans l’organisation de ce scrutin loufoque, censé apporter aux Afghans les joies de la démocratie triomphante. Que faire pour atténuer, sinon rattraper ce ratage ?
Le 6 septembre, la Commission électorale afghane (IEC), présidée par un juriste nommé par le chef de l’État (et candidat) Hamid Karzaï, avait évoqué la possibilité d’annuler 400 000 bulletins avant de se rétracter, dès le lendemain. Elle n’en a finalement annulé « que » 200 000, avant de proclamer des résultats partiels, portant sur 93% des bulletins : Karzaï (54%) devancerait nettement Abdullah Abdullah (28%). Mais l’ancien ministre des Affaires étrangères soutient, depuis le soir du scrutin, qu’il a été volé comme dans un bois. De fait, il semble que les fraudes constatées favorisent le chef de l’État sortant.
De son côté, la Commission des plaintes électorales (ECC), un organisme indépendant présidé par le canadien Grant Kippen, a ordonné de recompter les bulletins chaque fois qu’une urne en contenait plus de six cents, et chaque fois que l’un des candidats avait recueilli plus de 95% des suffrages. Cette mesure sera-t-elle suffisante pour convaincre les Afghans que Karzaï, certes arrivé en tête,c a franchi la barre des 50% nécessaires pour être élu au premier tour ? Rien n’est moins sûr.
Dès lors, faut-il le pousser à accepter un second tour ? Richard Holbrooke, l’envoyé spécial des États-Unis dans la région, n’y était pas parvenu, le 23 août. Leur discussion avait même été houleuse. Aujourd’hui encore, Karzaï s’y refuse. Bref, l’onctueux Pachtoune est en pleine rébellion. Il ne veut plus passer pour la marionnette de Washington – l’un des griefs qui lui était le plus souvent fait, avec la corruption et l’inefficacité de son gouvernement. En parallèle, les diplomates occidentaux s’attellent, en coulisses, à lui faire accepter un gouvernement d’alliance dans lequel son rival, Abdullah Abdullah, deviendrait son « super-Premier ministre ». Un compromis que le bouillant Tadjik rejette avec la même virulence que Karzaï, du moins pour le moment.
Toutes ces gabegies font le jeu des talibans, qui progressent dans l’ensemble du pays et commettent désormais des attentats jusque dans Kaboul. Sur le plan militaire, la situation est préoccupante : plus de 300 soldats de la coalition occidentale ont été tués, depuis le début de 2009. Un record depuis le début de cette guerre, en 2001. La France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne réclament la tenue d’une conférence internationale. « L’Afghanistan, ce n’est pas le Vietnam », s’est empressé de déclarer Barack Obama à un journaliste du New York Times. Voire… Mais en attendant, c’est une belle pagaille ! (Source : Jeune Afrique)
11:20 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, élections présidentielles
CHOMAGE: LE PIRE EST A VENIR
Selon l'OCDE, qui appelle les Etats à rééquilibrer leurs plans de relance en faveur de l'emploi, la montée du chômage pourrait compromettre la reprise. Le pire de la récession s'agissant de l'emploi est à venir et les pays de l'OCDE risquent de voir s'installer un chômage de longue durée préjudiciable à la reprise, selon l'organisation qui a mis ce mercredi les gouvernements au défi de "rééquilibrer" leurs plans de relance.
En moins de trois ans, entre fin 2007 et fin 2010, le nombre de chômeurs aura progressé de plus de 25 millions, soit à peu près autant qu'en dix ans lors des deux grands chocs pétroliers, souligne l'organisation de coopération et de développement économiques. Dans son 28ème rapport annuel sur l'emploi, publié à Paris, elle a calculé que si les plans de relance axés notamment sur le soutien aux banques et à l'automobile sauveront 3,2 à 5,5 millions d'emplois d'ici 2010, le budget des services de l'emploi rapporté au nombre de chômeurs a presque partout diminué, sauf en Suisse et au Danemark. Dans l'immédiat, l'OCDE a maintenu le sombre pronostic d'une poursuite de l'augmentation du taux de chômage moyen qui bat déjà tous les records depuis l'après-guerre à 8,3% en juin et devrait flirter avec la barre des 10%, avec des pointes à 19,8% en Espagne et 15,1% en Irlande. Aux Etats-Unis, le taux de chômage, qui depuis 1990 oscillait entre 4 et 6%, devrait atteindre 10,1% en fin d'année prochaine. Le taux de chômage devrait atteindre en France 11,3%, fin 2010, 11,8% en Allemagne et 10,5% en Italie.
09:43 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : economie, crise économique et financière, chomage, rapport ocde
08.09.2009
AFGHANISTAN/IRAK: NOUVELLES PERTES POUR L'ARMEE AMERICAINE
Quatre soldats américains tués en Afghanistan et quatre autres en Irak: la journée de mardi a été particulièrement meurtrière pour les troupes américaines opérant dans ces deux pays.
A Kaboul, l'armée américaine a annoncé que quatre de ses hommes avaient été tués lors d'une attaque dans l'est de l'Afghanistan.
La porte-parole des forces américaines, Elizabeth Mathias, a précisé qu'ils avaient été pris dans "une attaque complexe" mardi matin dans la province de Kunar, qui jouxte le Pakistan.
En Irak, quatre soldats américains ont également été tués mardi, cette fois par l'explosion de bombes placées en bordure de routes, selon l'armée américaine.
La première bombe a explosé au passage d'une patrouille dans le sud de Bagdad, tuant un soldat américain. Peu de temps après, une autre bombe a explosé dans le nord de l'Irak, également au passage d'une patrouille, tuant trois soldats américains.
19:18 Publié dans Afghanistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, irak, coalition occidentale














